jeudi 22 novembre 2007

Du taux d’efficacité d’un quart-arrière

Suite à la totale domination des Pats sur les pauvres Bills en fin de semaine dernière, j’ai voulu savoir quelle était le taux efficacité de Tom Brady qui en découlait. Voici ce que j’ai pu découvrir.

La question qui me vint à l’esprit à la vue de ces statistiques phénoménales est pourquoi le taux d’efficacité de Brady contre Buffalo (146.1) était plus bas que celui obtenu lors du match de la première semaine contre les Jets (146.6) ou de la 3e semaine contre ces mêmes Bills (150.9) bien que Brady ait lancé plus de TDs (sans INT), a obtenu plus de verges par la passe et avait un taux de passes complétées plus élevé. La réponse est la suivante.



Le taux d’efficacité d’un quart arrière est déterminé par 4 composantes statistiques : 1) % de passes complétées par tentatives (C); 2) gain moyen par tentative (Y); 3) % de passes de touché par tentative (T); et 4) % d’interceptions par tentative (I). Chacune de ces composantes est calculée et obtient un résultat entre 0 et 2.375 basé sur une moyenne historique. Si le résultat d’une composante est négatif, le résultat est entré comme étant 0. Si le résultat maximum d’une composante est 2.375.

Attachez-vous parce que ça se complique maintenant.

C = {[(comp/att)X100] – 30}/20

Y= [(yds/att)-3] X 0.25

T= (TD/att) X 20

I= 2.375 – [(INT/att) X25]

On additionne ensuite les composantes C+Y+T+I, on les divise par 6 et on les multiplie par 100. Et ça donne le taux d’efficacité d’un quart arrière. Va savoir pourquoi… Grâce aux ordinateurs, plus besoin de petits nerds à lunettes pour calculer tout ça.

En regardant cette manière de calculer le taux d’efficacité, on comprend rapidement pourquoi les taux de la semaine 1 et 3 étaient plus élevés que la dernière puisque le nombre de passes tentées par Brady était significativement plus élevé dimanche dernier affectant ainsi la variable Y.

On comprend maintenant l’importance des verges gagnées par tentatives. C’est pourquoi un taux d’efficacité parfait de 158.3 d’un Dave Krieg (Seattle) lors d’un match contre les Broncos en 1983 est possible. Ses statistiques? 12/13, 200v, 3TDs, 0INT. Même chose pour Ben Roethlisberger, plus récemment en 2005 contre les Titans; 9/11, 218v, 2TDs, 0INT. Les journées de 400 verges de gain sont habituellement loin de garantir un taux d’efficacité élevé.

2 commentaires:

  1. Intéressant et éducatif.

    Je pense bien que Peyton Manning a eu un match parfait de 158.3 contre les Saints en 2003. Il avait eu quelque chose comme 5 TDs sur 8 passes en première demi et Dungy, rempli de classe et de compassion, l'avait assis tôt en deuxième demi.

    Cette stat est un peu archaïque je trouve et récompense beaucoup les QBs West Coast qui font du "dink and dunk" et ont un % de passes compétées élevé...

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  2. Le nombre de TD importe peu (va voir la formule) car le max qu'on peut avoir pour chaque composante est de 2.375. En y regardant de plus près et en analysant la formule, je trouve que c'est représentatif d'une bonne journée de travail. Ça empêche des QB qui font 250 garbage yards en fin de matchs en 54 tentatives d'avoir un au coefficient d'efficacité.

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