Tempête de neige à Chicago, toit effondré au Minnesota, décidément l’hiver s’est invité à la fête dans la NFL la fin de semaine dernière. Tant mieux, le combo football et mauvaise température donne toujours un bon spectacle. En voici 10 exemples mémorables. 10 ) Ni Favre, ni la « Frozen Tundra » ne peuvent arrêter les Giants : Quand on y regarde de plus près, la marche du NYG vers le Super Bowl de 2008 est assez exceptionnelle. Leur saison avait débuté dans la controverse, gracieuseté du nouveau retraité Tiki Barber qui avait mis en doute les qualités de leader d’Eli Manning. Après s’être qualifiés comme Wild Card, les G-Men allèrent remporter 3 matchs éliminatoires sur la route, dont un à Dallas contre la meilleure équipe de la NFC en saison régulière. Puis arriva le match de championnat de la NFC, sur la Frozen Tundra du Lambeau Field. La température atteignait les -18 (celcius; toutes les températures données dans cet article seront en celcius) au botté d’envoi, avant de descendre jusqu’à -31 en cours de rencontre faisant de celle-ci la 3e plus froide de l’histoire de la NFL. Et question d’apprécier le froid encore plus longtemps, les 2 équipes ont fait du surtemps, le match se décidant en prolongation. Après 2 placements ratés au 4e quart, le botteur des Giants Lawrence Tynes a converti sa 3e chance pour envoyer les siens au Super Bowl, dans la contrastante chaleur de l’Arizona. Et on connaît tous la suite… Pour revenir au match, l’image qui l’a marqué est sans doute celle de la face de Tom Coughlin progressant du rouge surgelé au mauve-la-crise-de-cœur-n’est-pas-loin en cours de rencontre.
9 ) Il neige à Dallas : La température moyenne à Dallas en novembre est d’environ 20 degrés. Donc de voir de la neige sur le terrain du vieux Cowboys Stadium lors du traditionnel match de l’action de grâces américaine en 1993 était plutôt inhabituel. En fait, c’était la première fois que Dallas voyait ses Cowboys jouer sous la neige à domicile, une scène qui ne s’est répétée qu’une seule fois depuis. Remportée 16-14 par une autre équipe qui n’a pas vu souvent neiger (les Dolphins de Miami), la rencontre est restée gravée dans les mémoires à cause de la crampe au cerveau de Leon Lett déjà évoquée dans le top-10 des pires jeux sur les unités spéciales plus tôt en saison. Juste pour le plaisir, rions de nouveau de l’ami Leon…
8 ) Même au Super Bowl : On le sait, la NFL a une obsession quasi-maladive que le Super Bowl soit disputé dans des conditions météo contrôlées. Le Super Bowl de cette année, tout comme celui de l’an prochain seront disputés sous un toit, ce qui fut aussi le cas de 13 autres rencontres jusqu’à présent. Tout cela rend l’attribution du SB à New York en 2014 encore plus excitante. Suis-je le seul à souhaiter une tempête de neige? Mais même en jouant en Floride ou en Californie, il arrive que la météo s’invite quand même à la fête, comme lors du Super Bowl IV, disputé sur un terrain mouillé et sous des alertes à la tornade. Plus près de nous, au Super Bowl XLI, les Colts et les Bears ont eu le douteux plaisir d’être les premiers participants au grand match à disputer la rencontre sous une pluie constante. Peut être est-ce pour cela que Rex Grossman a passé la partie à s’enfarger dans ses souliers?
7 ) Le Mud Bowl, Canadian Style : De par sa géographie et ses moyens plus limités, la CFL a aussi beaucoup donné dans les conditions météo difficiles. Comme en 1950, lors de la Coupe Grey qui fut surnommée le Mud Bowl. Des précipitations abondantes de neige s’étant abattues sur Toronto la vieille de l’affrontement, les organisateurs ont fait appel à de la machinerie lourde pour déblayer le terrain. Ils ont effectivement enlevé la neige, le seul problème étant qu’ils ont arraché une partie du gazon avec! Ajoutez à ce joyeux combo, une pluie persistante le jour du match et vous avez une rencontre disputée sur un terrain de sloche et de bouette qui s’est détérioré au fur et à mesure, au point où distinguer les numéros des joueurs est devenu à peu près impossible. En fait dans certains cas, on peinait même à déterminer qui jouait pour quelle équipe tellement les uniformes étaient sales! Pour ceux qui ont le temps, TSN fait un bon récapitulatif ici.
6 ) Le « Snow Plow Game » : Ce n’est pas d’hier que les Pats sont de sales tricheurs! On remonte à 1982. Des averses torrentielles s’abattent sur Boston la vieille du match et sur la surface synthétique du Foxboro Stadium qui gèle durant la nuit. Et juste pour en rajouter, une tempête de neige s’abat sur la région vers le début du match. Les arbitres demandent souvent l’aide des déneigeurs pour tenter d’entretenir le terrain et au moins voir les lignes. À 4 minutes de la fin d’une rencontre toujours à égalité 0-0, l’entraîneur des Pats demande de dégager le terrain avant que son équipe tente un placement. Arrive Mark Henderson, un prisonnier en réinsertion dans la collectivité, qui conduit son John Deere armé d’une brosse directement au point où le kicker allait botter le ballon plutôt que de tracer une ligne droite sur le terrain comme il devait faire. Les Pats ont réussi le placement et gagné le match. Devant la controverse, Henderson (à qui il restait 4 ans à sa sentence) a nargué les fans de Miami en demandant : « What are they gonna do ? Throw me in jail? »
5 ) Raiders et Steelers se les gèlent pour le championnat de l’AFC : La rivalité entre les Raiders et les Steelers dans les années 70 a été intense, les 2 équipes se bataillant souvent la suprématie dans l’AFC. Ce fut le cas le 4 janvier 1976 où pour la 4e année consécutive, ces équipes s’affrontaient en séries. De forts ventes balayèrent Pittsburgh ce week end-là, ce qui ne manqua pas de geler la surface synthétique du Three Rivers Stadium, surtout que ce dernier était situé à la jonction des 3 rivières qui se rejoignent à Pittsburgh, un endroit un peu venteux donc. Les efforts des préposés à l’entretien de Pittsburgh pour conserver la surface de jeu en bon état furent un échec, faisant en sorte que les Raiders accusèrent l’organisation des Steelers de l’avoir fait exprès pour nuire au jeu aérien californien. Le vénérable John Clayton, alors un étudiant à l’université Duquesne, plonge dans ses souvenirs et raconte les vains efforts pour préserver le terrain dans un état convenable ici. (allez au point # 8, mais le reste de l’article est intéressant aussi).
4 ) Le brouillard interrompt un match : Il y a eu des matchs interrompus brièvement par la foudre ou par des pannes d’électricité. Il y en a eu d’autres qui furent remis à cause de la météo, dont un pas plus tard que la semaine dernière. Mais interrompre un match, de championnat qui plus est, et devoir le suspendre jusqu’au lendemain à cause d’un brouillard persistant, c’est assez inusité. C’est pourtant ce qui arriva lors de la Coupe Grey de 1962 alors que le brouillard s’abattit sur Toronto vers la fin du 2e quart et est devenu tellement intense au 4e quart que les receveurs ne voyaient plus le ballon sur les passes et que les retourneurs de bottés laissaient tomber la roche au sol pour deviner son emplacement au son. Et on ne parle même pas des spectateurs… Le match fut donc interrompu et complété le lendemain. La NFL a aussi eu ses épisodes de brouillard intense, le plus mémorable survenant en 1988 alors que les Eagles et les Bears durent braver l’épaisse brume enveloppant le Soldier Field.
3 ) The Freezer Bowl : Où a été joué le match le plus froid de l’histoire de la NFL? Bizarrement, ce n’est pas à Green Bay, Buffalo ou Clevaland, mais plutôt à Cincinnati, pourtant bien nichée sous le 40e parallèle. Mais ça ne paraissait pas le 10 janvier 1982 alors que les Bengals accueillirent les Chargers de San Diego (qui devaient se sentir très loin de chez eux). La température ambiante était d’un confortable (!!) -23, mais un vent soutenu d’une quarantaine de kilomètres heure poussa le mercure à -38 en moyenne avec des rafales qui refroidirent le tout jusque dans les -50. Le pire, c’est que les 2 équipes comptaient plutôt sur leur attaqué aérienne pour dominer à cette époque, mais le froid eu raison de celle de San Diego alors que les Bengals l’emportèrent 27-7 en route vers une participation au Super Bowl.
2 ) The Tuck Rule Game : La portion glorieuse de l’histoire des Patriots a débuté en 2001, une saison qui n’annonçait pourtant rien de bon. Après une gênante défaite à Cincinnati en ouverture de saison, la bande à Belichick perdit son QB régulier Drew Bledsoe à son 2e match. Entre alors dans l’équation un jeune blanc-bec nommé Tom Brady et le reste appartient à l’histoire… N’empêche qu’il semblait bien que les 12 coups de minuit avaient sonné pour les surprenants Patriots lors des finales de division contre les Raiders de Jon Gruden dans la tempête à Foxboro. En retard 13-10 avec moins de 2 minutes à faire au match, Brady se fit plaquer par Charles Woodsen qui lui arracha le ballon au moment où le QB décochait sa passe. Mais la Nouvelle-Angleterre fut sauvée par le règlement 3, section 21.2.2, le Tuck Rule, qui dit que si le QB a commencé sa motion vers l’avant pour décocher la passe, le ballon n’est pas échappé, la passe est plutôt incomplète. Les Pats reprirent le ballon et Adam « clutch » Vinateri en profita pour égaler la marque sur un long placement de 45 verges contre le vent et la neige avant de concrétiser la victoire des siens en prolongation.
1 ) The Ice Bowl : Impossible d’aller ailleurs pour le premier choix, le légendaire Ice Bowl qui a traversé le temps et qui est encore dans les mémoires de tous. C’est le match le plus froid à n’avoir jamais été disputé dans la NFL en termes de température (Le Freezer Bowl au # 3 était plus froid, mais c’est en incorporant le facteur vent). En plus du froid, quand même -25 degrés avec des pointes allant jusqu’à -44, c’est aussi la rivalité entre les 2 équipes qui s’étaient affrontées l’année précédente en finale de la NFL (l’équivalent aujourd’hui du championnat de la NFC) qui éleva l’affrontement au statut de légende. Green Bay a finalement battu Dallas 21-17 suite à une mémorable poussée offensive menée par Bart Starr dans les 5 dernières minutes de la partie. Peut être le plus grand match de l’histoire de la NFL, mais certainement le plus mémorable dans lequel la météo fut un facteur.
On ne peut que se souhaiter d’autres rencontres comme celles-là dans le futur.
-ARTICLE ÉCRIT PAR JR-
Dans le cas de Brady, le tuck rule s'est appliqué parce qu'il avait fait une motion pour lancer le ballon (une feinte) et était en train de ramener le ballon à son corps après sa feinte, ce qui fait encore partie de la motion de lancer le ballon, même s'il l'a pas lancé. C'est du réglement stretché en osti, typique de la NFL.
RépondreSupprimerAnyway, c'est exactement à partir de ce moment-là que j'ai commencé à détester les Pats. What a bullshit victory!
Tu peut te préparrer a les détester pour plusieurs année encore, avec les jeunes qu'ils ont présentement, la reconstruction est déjà terminer!!!
RépondreSupprimerC'est incroyable de voir comment il y as des gens qui n'aime pas les PATS, pourtant ils sont un exemple d'organisation, ils repêchent presque a la perfection,ils ramassent des joueurs que les autres ne veulent pas (Welker, Woodhead, Green-Ellis, etc...)et ils en font des Superstar, dans le fond ils sont le contarire du Canadiens de Montréal,en passant qui est mon équipe de hockey.
RépondreSupprimerLes gens les déteste tellement que sur le site de NFL.com, il y as le joueurs FEdex de la semaine, et Brady a les meilleurs Statistiques depuis 3 semaines, et il a été élu seulement 1 fois (La semine passé)il y as deux semaines,il a décapiter la défensive des Jets, 21-29,326VGs,4 TD, 148.9 de rating, et c'est Rodgers qui a été nommé,avec de belle statistiques, mais en dessous de ceux de Brady, et contre une équipe ordinaire(San Francisco)il a eu 21-30, 3TD, 135 de rating. Donc le monde vote pas pour le meilleur joueur, mais il vote contre les Pats où Brady.
Des équipes qui défoncent tout, ça ne plait pas aux supporters des équipes adverses.
RépondreSupprimerLes gens aiment les cendrillons, les types bons mais humains malgré tout. Quand Brady a accumulé les records et les titres, il ne faisait plus trop cendrillon.
Ce qui fait rêver, ça n'est pas de voir une équipe finir 19-0 mais plutôt de voir une équipe de wild-card battre cette équipe qui défonce toutes les autres.
@Anonyme
RépondreSupprimerC'est incroyable de voir comment les gens qui aiment les Pats se surprennent de voir qu'y'en a d'autres qui les aiment pas. Quand une équipe domine pendant une décennie complète, c'est à la base normal que d'autres soient écoeurés de les voir.
C'est vrai que leur succès est tout à leur honneur : ils repêchent bien, ils sont bien coachés, ils ont un super QB et ils réussissent avec des joueurs peu connus.
Sauf qu'en même temps, ils ont eu la marde au cul pendant TELLEMENT longtemps (le Tuck Rule game n'en est qu'un exemple), ils ont été des ostis de bullies en 2007 alors qu'ils boostaient leur score en faisant encore des longues passes de TD avec Brady encore sur le jeu alors qu'ils menaient 45-7 avec 1:30 à faire au 4e quart, ils ont été pris à tricher avec le Spygate, leur fan le plus bruyant (le Sports Guy d'ESPN) est le champion poids lourd des envie-d'chier et leur coach est une des personnes les plus désagréables de la ligue même si c'est le meilleur coach.
Fak oui, ils sont bons mais, considérant tout ça, peux-tu vraiment encore te demander pourquoi y'en a une bonne gang qui les aime pas?
C'est assez clair que les Pats sont l'équipe qui ne laisse personne indifférent dans le football. Je ne pense pas que ce soit tant le succès que la manière qui est le problème à N-E. Les Colts ont eu leur large part de succès au cours de cette décennie, mais ne génèrent pas le quart de l'animosité des Pats. Faut dire que Tony Dungy (et Jim Caldwell maintenant) ne sont pas le même genre d'êtres humains que Bill Belichick.... Idem au hockey avec la domination des Red Wings par exemple, dont l'organisation est aussi bonne dans son art que celle des Pats dans le sien, mais sans être une gang de chiens sales qui pensent qu'il faut être un chien sale pour réussir. Et c'est vrai qu'ils ont tous les breaks, comme le fait d'avoir à affronter les Packers avec un QB substitut ce soir. Faut leur donner ce qu'ils ont, je le fais beaucoup trop souvent à mon goût, mais je rejoins Pick avec plaisir dans le groupe des haters
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