On a parlé de nos lectures footballesques préférées dans les 4 bonnes questions de la semaine 11 et suite aux réactions positives, nous ressusciterons le club de lecture, une chronique des débuts du site. Commençons avec une récapitulation des trois meilleurs livres de football que votre humble serviteur a lu de son vécu...
Ces trois critiques ont été publiées en 2007 et 2008 mais peu de choses ont changé depuis. C'est du repiquage de qualité.
You’re
Okay It’s Just a Bruise du Dr Rob Huizenga.
Le
Dr Huizenga a été le médecin officiel des Raiders de
83 à 90 alors qu’ils jouaient à Los Angeles. Même s’ils
n’évoluaient plus dans le Black Hole, les Raiders étaient encore
composés de joueurs colorés et de repris de justice à qui leDark
Overlord Al Davis avait
donné une seconde chance. On croise des joueurs célèbres
comme Lyle
Alzado, Matt Millen (qui,
croyez-le ou non, perd encore plus de crédibilité), Howie
Long, Marcus Allen,
etc…
Le livre se concentre principalement sur l’aspect médical du football et les nombreuses magouilles que les joueurs et l’équipe pratiquaient de façon routinière pour garder le « competitive edge ». Davis aimait bien donner des chances à des alcoolos et des bums de tous les acabits mais en retour il s’attendait à avoir des joueurs qui seraient sur le terrain malgré les blessures, aussi importantes soient-elles. On se retrouvait donc avec des gars qui craignaient constamment d’être coupés et par conséquent se gavaient de stéroïdes, d’antidouleurs et autre candy d’usage. Toute cette consommation créait évidemment une ambiance explosive dans l’équipe et ajoutait au côté wild des Raiders. Les anecdotes sont nombreuses…
À l’heure actuelle, alors que les stéroïdes et la sécurité des joueurs sont constamment dans l’actualité, il est étonnant que le nom de Lyle Alzado ne revienne pas plus souvent. Alzado était un DL vedette avec les Broncos et par la suite avec les Raiders et il devrait être le poster boy des dommages causés par les stéroïdes. Le livre couvre très bien sa descente aux enfers: il passe de superstar de la NFL à vedette médiatique (il a même eu son propre sitcom) à cadavre ambulant atteint de multiples tumeurs au cerveau.
Le livre se concentre principalement sur l’aspect médical du football et les nombreuses magouilles que les joueurs et l’équipe pratiquaient de façon routinière pour garder le « competitive edge ». Davis aimait bien donner des chances à des alcoolos et des bums de tous les acabits mais en retour il s’attendait à avoir des joueurs qui seraient sur le terrain malgré les blessures, aussi importantes soient-elles. On se retrouvait donc avec des gars qui craignaient constamment d’être coupés et par conséquent se gavaient de stéroïdes, d’antidouleurs et autre candy d’usage. Toute cette consommation créait évidemment une ambiance explosive dans l’équipe et ajoutait au côté wild des Raiders. Les anecdotes sont nombreuses…
À l’heure actuelle, alors que les stéroïdes et la sécurité des joueurs sont constamment dans l’actualité, il est étonnant que le nom de Lyle Alzado ne revienne pas plus souvent. Alzado était un DL vedette avec les Broncos et par la suite avec les Raiders et il devrait être le poster boy des dommages causés par les stéroïdes. Le livre couvre très bien sa descente aux enfers: il passe de superstar de la NFL à vedette médiatique (il a même eu son propre sitcom) à cadavre ambulant atteint de multiples tumeurs au cerveau.
Huizenga
écrit comme quelqu’un qui n’a rien à cacher et, surtout, qui ne
craint pas de perdre ses précieux contacts dans la NFL. Ca donne un
livre qui ne ménage personne et n’a pas peur de dénoncer
l’hypocrisie dans le sport professionnel.
Un must pour tous les vrais fans de football, un livre qui donne une idée de ce qui se passe vraiment dans un vestiaire de la NFL.
Un must pour tous les vrais fans de football, un livre qui donne une idée de ce qui se passe vraiment dans un vestiaire de la NFL.
America’s
Game par Michael MacCambridge
Bien
des livres sportifs se concentrent sur un sujet ou un athlète précis
mais America’s
Game ratisse
bien plus large. On parle ici d’un historique complet de la NFL,
des casques en cuir jusqu’à 2004. L’auteur nous faite revivre
tous les moments-clés de l’histoire de la ligue en grand détail
et les jeux de coulisse sont mis à jour.
Les chapitres sur les tout débuts de la ligue sont un peu plus laborieux car ils portent sur des gens qu’on connait moins mais dès que Paul Brown arrive à la barre des Browns en 1946, l’intérêt augmente de façon marquée. On a alors affaire à des propriétaires d’équipe plus connus comme Mara, Rooney, Bidwill et les tractations se font plus concrètes pour le lecteur.
Le livre atteint ses sommets avec le chapitre sur les Colts de Baltimore et Johnny Unitas et demeure palpitant jusqu’à la toute fin. Les années soixante sont particulièrement fascinantes car on assiste à la rivalité AFL-NFL, à la naissance du Super Bowl, à l’arrivée de la NFL à la télé nationale et j’en passe. Tout est raconté en grand détail et on ressort de la lecture avec une nouvelle vision des choses. Le commissaire de l’époque Pete Rozelle est le personnage principal de ces chapitres et on a l’image d’un homme de première classe.
Le livre va jusqu’à 2004 alors toutes les dynasties y passent, des Steelers aux Pats en passant pas les fabuleux Niners des années 80. On a droit au récit de l’instauration du plafond salarial et autres dossiers contemporains et ça aussi, c’est captivant. Pour les vrais fans de la NFL, il est difficile d’imaginer un livre plus approprié. On apprend tellement de choses, c’est quasiment trop.
Il faut se rappeler que le livre est une solide brique de 576 pages alors c’est pas un Harlequin ou un Livre dont vous êtes le Héros. C’est de la grosse lecture pour les hardcore fans et les gens qui ne s’intéressent pas aux jeux de coulisse risquent de trouver ça long.
Ces facteurs n’affectent cependant pas notre verdict: America’s Game est le meilleur livre sur la NFL que j'ai lu.
Les chapitres sur les tout débuts de la ligue sont un peu plus laborieux car ils portent sur des gens qu’on connait moins mais dès que Paul Brown arrive à la barre des Browns en 1946, l’intérêt augmente de façon marquée. On a alors affaire à des propriétaires d’équipe plus connus comme Mara, Rooney, Bidwill et les tractations se font plus concrètes pour le lecteur.
Le livre atteint ses sommets avec le chapitre sur les Colts de Baltimore et Johnny Unitas et demeure palpitant jusqu’à la toute fin. Les années soixante sont particulièrement fascinantes car on assiste à la rivalité AFL-NFL, à la naissance du Super Bowl, à l’arrivée de la NFL à la télé nationale et j’en passe. Tout est raconté en grand détail et on ressort de la lecture avec une nouvelle vision des choses. Le commissaire de l’époque Pete Rozelle est le personnage principal de ces chapitres et on a l’image d’un homme de première classe.
Le livre va jusqu’à 2004 alors toutes les dynasties y passent, des Steelers aux Pats en passant pas les fabuleux Niners des années 80. On a droit au récit de l’instauration du plafond salarial et autres dossiers contemporains et ça aussi, c’est captivant. Pour les vrais fans de la NFL, il est difficile d’imaginer un livre plus approprié. On apprend tellement de choses, c’est quasiment trop.
Il faut se rappeler que le livre est une solide brique de 576 pages alors c’est pas un Harlequin ou un Livre dont vous êtes le Héros. C’est de la grosse lecture pour les hardcore fans et les gens qui ne s’intéressent pas aux jeux de coulisse risquent de trouver ça long.
Ces facteurs n’affectent cependant pas notre verdict: America’s Game est le meilleur livre sur la NFL que j'ai lu.
Friday
Night Lights de Buzz Bissinger
L’auteur H.G. «Buzz»Bissinger a suivi pendant un an les Panthers de Permian, une dynastie du High School football texan. On découvre le Texas de l’Ouest, une région ravagée par le ralentissement de l’industrie pétrolière et où le racisme et l’hypocrisie religieuse sont solidement ancrés dans les mœurs. Il nous relate donc en grand détail le cheminement de l’équipe, la situation socio-économique de la ville et la passion extrême des partisans. On rencontre des jeunes de 17-18 ans qui portent toute la fierté et l’ambition d’une ville sur leurs épaules. Les joueurs sont de milieux et de couleurs différents mais ils ont tous en commun d’avoir possiblement vécu les meilleurs moments de leur vie à un très jeune âge. Peu d’entre eux continueront leur carrière dans la NCAA… Le niveau de détail rend le récit de la saison de football tout simplement fascinant. On vit vraiment les angoisses des joueurs et Bissinger a savamment choisi les joueurs mis en vedette, optant pour plusieurs styles de personnalités différents. Chaque joueur a ses raisons pour jouer au football et ils ont tous des rapports particuliers avec le sport.
Le tout se déroule en 1988, ce qui fait que c’est assez récent pour être pertinent et assez vieux pour être «historique». Les Texans de l’époque trippaient sur trois choses: Ronald Reagan, Jésus et le Football. Les Panthers demeurent le sujet principal du livre mais Bissinger passe plusieurs pages à nous situer dans l’espace-temps. L’auteur voulait visiblement écrire un livre qui dépassait les cadres du «livre sportif». Il a réussi mais conséquemment le livre a les défauts de ses qualités, il ratisse large mais certains sujets peuvent laisser le lecteur indifférent.
L’ensemble demeure toutefois extrêmement intéressant et on a affaire ici à un livre de grande qualité. Même si vous avez vu le film, n’hésitez pas à vous procurer le livre, les deux ont peu en commun. Friday Night Lights est reconnu comme un classique et c’est pas pour rien.
NOTE: notre fidèle lecteur Jean472 nous a demandé des suggestions de lectures en français, on cherche encore....
Si vous avez des suggestions de livres, lâchez-vous lousse dans les commentaires.




Concernant les livres en francais, je ne sais pas si ce sont des livres traduits en France, si tel est le cas ouch que ca doit être mauvais
RépondreSupprimerBien, merci pour les recherches, mais s'il y en avaient, tu les aurais déjà trouvés. Le football américain n'a pas assez de racines au Canada pour une traduction des livres importants. Plus facile pour moi d'améliorer mon anglais que de trouver un livre en français. jean472.
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