Cette semaine, les meilleures défensives de la ligue, les
chances de Toronto d’accueillir une franchise et une petite incursion dans la
NCAA.
D-Fence!
Nous voici au premier décembre, ce qui veut dire que des
milliers d’hommes se précipiteront sur leurs rasoirs! Dans la NFL, le mois de
Noël est synonyme de l’effondrement des Cowboys, mais aussi de temps froid et
de football plus défensifs. Certains clubs sont mieux équipés pour faire face à
cette réalité. Voici mon top-5 des défensives cette saison.
5 ) Ravens de
Baltimore : La performance de cette unité demeure dans l’ombre en
raison de la saison en dents de scie de l’équipe, mais ils mènent la ligue pour
les sacks et ils ne concèdent pas grand-chose, surtout à domicile. La tertiaire
est plutôt moyenne, mais avec Ngata, Suggs et Dumervil, le front-7 domine.
4 ) 49ers de San Francisco :
Voici un autre groupe dont nous parlons moins, mais qui se maintien dans toutes
les catégories statistiques d’importance. Le duo de secondeurs Navarro
Bowman - Patrick Willis est le meilleur
du football et lorsque Aldon Smith est davantage concentré sur son jeu plutôt
qu’à trouver des façons de détruire sa carrière, il est le meilleur pour
presser le quart. Malgré tout, j’ai encore des doutes sur la capacité de ce
groupe à dominer un match important contre une puissance offensive.
3 ) Chiefs de Kansas City : Justin
Houston et Tamba Hali sont les meneurs de cette unité et appliquent une
pression démente sur le quart qui parmi à leurs équipiers de se signaler. On a
vu en leur absence les limites de cette unité qui devra se surpasser pour
mettre un terme à la glissade des Chiefs. Cette défensive opportuniste qui
remporte outrageusement la bataille des revirements excelle à convertir ceux-ci en touchés importants.
2 ) Seahawks de Seattle : Sur le
terrain, ils n’ont pas de faiblesses, sauf qu’à l’extérieur de celui-ci, ils
font paraître Von Miller pour un enfant d’école! Les pertes de joueurs
importants sur suspension rendent le Legion of Boom très vulnérable, mais la
D-Line conserve sa rapidité et les secondeurs se débrouillent bien. De plus, lorsqu’ils
évoluent à domicile, les bruyants partisans offrent aux Hawks une demie-seconde
supplémentaire en empêchant toute communication offensive.
1) Panthers de la
Caroline : Qui avaient cette unité au premier rang de la NFL en début
de saison? Pourtant, ils méritent ce titre, eux qui concèdent le moins de
points du football. La beauté de la chose est que nous parlons d’un très jeune
groupe mené par des choix de repêchage de qualité comme Star Lotulelei, Kawann
Short et la machine à plaquer Luke Kuechly. En plus, ils frappent des coups de circuit dans les rondes tardives comme les
demis de coin partants Captain Munnerlyn (7e ronde) et Melvin White
(agent libre non repêché). Ils ont dont le potentiel d’être dominants
longtemps.
Les autres :
J’ai bien failli ajouter la saveur défensive du mois, les Cardinals de l’Arizona à ce palmarès, mais il leur faudra maintenir
la cadence d’ici la fin de l’année pour être reconnus. De leur côté, les Bengals auraient pris la place des
Ravens dans cette liste, n’eut été des blessures aux joueurs clés. Personne ne
contre mieux le jeu au sol que les Jets
qui éprouvent toutefois quelques ennuis par la passe et qui sont évidemment
très sollicités en raison de leurs ennuis offensifs, tandis que les Patriots et les Saints comptent sur des unités défensives meilleures que prévues
qui rendent ces formations très bien nanties offensivement extrêmement
dangereuses en vue du tournoi éliminatoire qui s’en vient.
Toronto
Ça ne fait pas l’affaire des joueurs, encore moins contre un club habitué de
jouer dans un dôme, mais les Bills effectuent leur pèlerinage annuel dans la
ville Reine aujourd’hui. C’est la société Rogers qui allonge les dollars pour organiser
cette visite au salon mortuaire aussi connu sous le nom de Rogers Centre.
Cette série annuelle de parties en Ontario constitue-elle un
premier pas vers une l’obtention d’une franchise permanente en sol canadien? La
question est revenue dans l’actualité cette semaine après les rumeurs voulant
que le chanteur Jon Bon Jovi achète les Bills dans le but de les déménager dans
la ville plate. La rumeur fut démentie, mais il n’y a pas de fumée sans feu. D’abord,
avouez c’est assez rare de compter sur un maire qui peut ouvrir le chemin pour
le jeu de course! Plus sérieusement, selon Dave Naylor, un
journaliste torontois crédible spécialisé dans le football, les astres s’enlignent
pour une présence canadienne dans la NFL d’ici une dizaine d’années.
Premièrement, l’actuel propriétaire des Bills est plus vieux
que Mr. Burns dans les Simpsons et il a clairement laissé savoir qu’à son
décès, l’équipe serait mise en vente au plus offrant. Deuxièmement, si la
formation a signé un bail de 10 ans pour occuper son stade actuel aux USA, le
prix pour casser le bail dans 7 ans n’est pas très prohibitif (une trentaine de
millions comparativement à 400 millions pour casser le bail durant les 6
premières années). Troisièmement, la NFL est de plus en plus corporative, donc
la loyauté et la passion des amateurs de Buffalo ne pèseront pas lourd dans la
balance si l’argent est en Ontario. Quatrièmement, la NFL a clairement des
visées internationales et si elle semble privilégier Londres, installer une
franchise au Canada serait nettement plus simple au niveau logistique. De son côté, Toronto est probablement la plus
américaine des villes internationales et les amateurs de la ville expriment on
ne peut plus clairement leur rejet du football canadien. Finalement, outre Bon
Jovi, des sociétés importantes s’intéressent au projet. Maple Leafs Sports
& Entertainment, une machine à imprimer de l’argent accessoirement propriétaire
de concessions sportives moribondes, est dans le coup, tout comme l’instigateur de la série « Bills in Toronto »Ted Rogers
qui a montré cette semaine qu’il avait les poches profondes.
Bref, il y a énormément de chemin à faire avant que les
Bills de Buffalo deviennent les Bed of Roses de Toronto, mais l’hypothèse n’est
peut être pas aussi farfelue qu’on le pense. Après tout, combien d’entre vous
auriez parié que TVA Sports deviendrait le réseau du CH!?!?
Sortez le papier
de toilette!
Je ne veux pas jouer dans les plates-bandes de l’ami
Wallette, mais jasons de collégial un brin, pour vous montrer l’incroyable fin de match entre Auburn et Alabama. Les 2 universités se disputaient l’Iron Bowl, une
rencontre phare de la NCAA n’importe quelle année, mais encore plus accentuée
cette saison puisque les 2 formations débutaient la rencontre dans le top-4
national. Cependant, seule l’université gagnante allait poursuivre sa route jusque
potentiellement au championnat national. Tous favorisaient le puissant Crimson
Tide, mais comme ils l’ont fait il y a 2 semaines, c’est Auburn qui a triomphé grâce à un miracle en fin de match. La réaction des
partisans qui ont envahi le terrain à une vitesse folle valait de l’or aussi.
Ça va fêter fort sur un campus, tandis que ce sera la désolation chez les
troupiers de Nick Saban. Cependant, personnellement, je trouve que ça fera du
bien de voir d’autres universités se disputer les grands honneurs.
Météo : un
retour à la normale
Après le carnage à Chicago il y a 2 semaines et le froid
sibérien combiné avec le vent de la semaine dernière, c’est le calme plat du
côté de Dame Nature cette semaine. Plusieurs rencontres seront disputées dans le
nord-est, là où les probabilités de précipitations sont faibles, où le mercure
oscillera entre 5 et 10 degrés Celsius et les vents modérés. Une semaine de
congé au plan météo donc.
Toutefois, sur 6VB, nous ne prenons pas congé. Revenez donc
nous voir plus tard aujourd’hui alors que Tony, Wallette et moi-même vous
tiendront informés des résultats. Bon football!



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