La guerre d’égo entre Jim Harbaugh et Pete Carroll ainsi qu’un
retour en force de l’hiver occupent l’avant-scène de cet avant-match.
Une guérilla
personnelle
Dans le cadre de cette chronique, j’aime présenter des
rivalités historiques, des batailles qui remontent aux débuts de la NFL. La
rivalité 49ers – Seahawks n’appartient pas à cette catégorie. Le duel de cet
après-midi marquera seulement la 29e fois que les 2 rivaux s’affronteront.
Il faut dire que Seattle n’est de retour dans la NFC que depuis 2002.
Toutefois, la rivalité entre les deux organisations est intense,
voire même personnelle, tout cela en raison des 2 instructeurs chefs impliqués,
soit Pete Carroll et Jim Harbaugh. La haine entre adversaires est un concept
galvaudé dans le monde du sport, mais de dire que les 2 hommes se détestent n’est
pas exagéré.
Les premières salves ont été lancées depuis l’université.
Lorsque le toujours intense Harbaugh
accepta le défi de redresser le programme de Stanford, les Trojans de USC,
menés par Carroll, faisaient la loi dans le Pac-10. En 2007, après avoir laissé
plané des rumeurs sur le futur de Carroll (ce qui déplut souverainement au
principal intéressé), Harbaugh et les Cardinals surprirent les Trojans 24-23 à Los Angeles, une des plus grosses surprises de l’histoire de cette conférence.
USC prit sa revanche l’année suivante,
mais en 2009, lorsque Harbaugh y alla d’un converti de 2 points tard dans une
volée administrée à USC sur son terrain, il déclencha l’ire de Carroll qui lui fit savoir son mécontentement lors de la poignée de main d’après-match. Dans un bon article explicatif de la rivalité
entre les 2 coachs, ce journal de Seattle rapporte les paroles des 2 belligérants à cette occasion. Néanmoins, avantage Harbaugh à l’école.
La rivalité s’est évidemment transportée dans la NFL lorsque
Harbaugh prit le contrôle des 49ers, une équipe évoluant dans la même division
que son meilleur ennemi. Qui plus est, Harbaugh et Carroll dirigent des
formations similaires sur papier (grosse défensive, attaque au sol punitive et
jeunes QB mobiles), augmentant ainsi l’emphase mise sur le travail des
entraîneurs. Risée de la ligue à l’arrivée des 2 coachs, la NFC Ouest est
maintenant la division alpha de la NFL et les duels Niners – Seahawks menacent
de prendre la place des traditionnels Ravens – Steelers en terme de brutalité.
Pour ça, il faudra toutefois que les matchs soient plus serrés, car les 2
derniers affrontements ont été complètement à l’avantage du club de Carroll.
Invincibles à domicile, les habits de pyjama n’ont pas fait de cadeaux à San
Francisco lors de ces 2 parties, et on peut penser que Carroll a savouré chaque
instant. Pour l’instant, le jovial coach des Seahawks a le dessus sur son rival
dans la grosse ligue. Toutefois, le dernier affrontement à Candlestick (remontant
à la semaine # 7 en 2012) fut nettement plus contesté, la bataille défensive tournant
à l’avantage des protégés de l’ancien QB des Colts 13-6.
Harbaugh et Carroll ne s’apprécient pas plus qu’à l’époque
du collège, comme en fait foi cet échange par journaux interposés en début de
saison lorsque le coach d’Alcatraz a accusé des rivaux de tricher en raison des nombreuses violations de la politique anti-dopage des Hawks. Des propos qui sont toujours d’actualité, il
faut l’admettre.
Au classement, l’affrontement du jour ne sera pas aussi
déterminant qu’espéré. Seattle a pour ainsi dire déjà remporté la division
Ouest de la NFC. Cependant, l’affrontement est crucial pour les Niners qui
jouent mieux dernièrement, mais qui sont impliqués dans une féroce lutte pour
participer aux éliminatoires. Ne comptez pas sur Pete Carroll pour leur
simplifier la tâche!
On jase là…
Quelques petits détails et nouvelles qui attirent mon
attention en vue des matchs d’aujourd’hui.
- Comme c’est souvent le cas, il y a une corrélation directe
entre les succès des Panthers et la qualité de leur repêchage. Cependant, ce
qui surprend de leur cas est la vitesse à laquelle leurs choix contribuent à la
cause, particulièrement du côté défensif. Premiers et deuxièmes choix en 2013,
Star Lotulelei et Kawaan Short sont déjà dominants à l’intérieur de la ligne
défensive, sans compter l’extraordinaire Luke Kuechly, déjà un des meilleurs
secondeurs du football à sa deuxième saison. De plus, la Caroline excelle à
trouver des perles dans les rondes tardives, comme Captain Munnerlyn (CB – 7e
ronde) et Greg Hardy (DE- 6e ronde). Toutefois, leurs adversaires de
ce soir peuvent aussi vanter leurs recruteurs, le super safety Kenny Vaccaro (1ere
ronde) et le dangereux marchand de vitesse Kenny Stills (5e ronde)
provenant de l’encan d’avril dernier. Allez voir les clubs de fond de
classement et je vous parie que vous ne trouverez pas ce genre de contributeurs…
- Je vous ai parlé il y a quelques années du roman de John Grisham « Playing for pizza »
ou « La revanche » en français. Dans cette nouvelle, un ancien QB de
la NFL en disgrâce se retrouvait en Italie, dans l’uniforme des Panthers de
Parme de la ligue italienne. Les Panthers existent pour vrai et ils ont
remporté le Super Bowl italien au dépends des Seaman de Milan l’an dernier. Afin
de franchir la dernière étape, ces derniers empruntent maintenant une page du
livre de Grisham et ont soumis une offre à un QB américain en déroute, Tim Tebow! Comme quoi la réalité dépasse parfois la fiction!!! Évidemment, il serait
extrêmement surprenant que Tebow accepte l’offre, même si de nombreuses langues
sales sur internet ont fait remarquer que le Jesusback se rapprocherait ainsi
du Vatican!!
- Cowboys et Bears s’affronteront demain dans le cadre du
match du lundi soir. Ce sera le premier match des Boys en décembre, un mois
pénible où, si on se fie à notre mémoire collective, les casques étoilés s’écrasent
toujours. Pourtant, depuis 2009, Dallas présente une raisonnable fiche de 10-10
en décembre tandis que Chicago ne présente qu’un dossier de 9-12, lequel
comprend la défaite de dimanche dernier. Doit-on davantage s’inquiéter des
troupiers de Mark Trestman que de ceux de Jason Garrett?
- Bengals et Colts en viendront aux prises à 13h. Personne
ne doute du fait qu’Andrew Luck est un QB nettement supérieur à son vis-à-vis
des Bengals Andy Dalton. En fait, le rouquin est souvent vu comme LA faiblesse
principale des tigrés. Pourtant, le Red Rifle domine largement son rival dans
la plupart des catégories statistiques comme les passes de touché (22 vs 15),
les verges par la passe (3144 vs 2793), le % de passes complétées (61,4% vs
58.1 %) et le QB rating (85.1 vs 82.4). A l’inverse, alors qu’on se lamente
souvent sur le jeu de course des fers à cheval et que toutes les analyses en
prévision du match accordent un large avantage aux tigrés dans ce domaine, les
statistiques montrent que Cincinnati n’amasse en moyenne que 3 verges de plus
qu’Indianapolis au sol. On va classer toutes ces données dans la catégorie « les
statistiques ne disent pas tout!!! ».
- Parlant de stats qui ne racontent qu’une partie de l’histoire,
l’unité défensive des Eagles vient encore à l’avant-dernier rang du football au
niveau des verges accordées. Pourtant, sur la période de 8 matchs depuis qu’ils
ont atteint le fond du baril face aux Broncos à la semaine # 4, les défenseurs
verts n’ont jamais concédé plus de 21 points, maintenant une fort raisonnable
moyenne de 17 points accordés par partie. Durant la même période, l’unité
défensive du Détroit, leurs adversaires du jour, a permis 186 points, soit 23
par affrontement. Pourtant, les Lions sont 15e au classement des
défensives!
L’hiver fera des
siennes
Ce n’est pas parce que la neige a complètement disparu de
mon terrain que l’hiver ne fera pas sentir sa présence sur les matchs d’aujourd’hui.
En effet, il fera frais sur le midwest et le nord-est américain, et des flocons
sont attendus à plusieurs endroits. Ceci affectera plusieurs duels ayant un
impact sur la lutte aux séries. Voyons voir :
- A Pittsburgh (contre Miami) et Baltimore (contre
Minnesota), le mercure frôlera le point de congélation, avec 70-80 % de chutes
de neige pouvant totaliser 5 cm.
- A Washington (contre KC), l’histoire sera semblable à
celle décrite plus haut, mais la neige devrait se changer en ce que weather.com
nomme savamment un « Wintry Mix », à savoir, du grésil, de la neige,
de la pluie verglaçante… Un beau petit cocktail de marde finalement!
- Cincinnati (contre Indy) aura aussi droit au susmentionné
Wintry Mix en plus d’un petit nordais d’une vingtaine de kilomètres qui fera
baisser la température ressentie aux alentours de -10 degrés Celcius.
- Il ne neigera pas à Green Bay (contre Atlanta) et Denver
(contre Tennessee), mais il faudra traîner un petit flasque d’alcool pour se
remonter. Le froid ressenti sera d’environ -15 aux 2 endroits. Cependant, le
match à Denver débutant à 15h heure locale, il fera encore plus froid (-18)
lorsque le soleil ira se coucher.
- Du côté de la ville de l’amour fraternel (contre Détroit),
la neige devrait arriver au 4e quart (probabilité de 80 % à compter
de 15h) pour mettre un peu de piquant à la fin de la rencontre.
- A New York (Jets contre Oakland) et Boston (contre
Cleveland), les parties devraient pouvoir être jouées avant que la neige ne se
pointe. Les températures tourneront autour du point de congélation.
- Finalement San Diego (contre le NYG) et San Francisco
(contre Seattle) vivront des conditions fraîches pour la Californie (10 à 15
degrés), mais que le reste de l’Amérique prendrait avec joie, à l’exception
notable de Tampa Bay (contre Buffalo) où il fera 28 degrés Celcius avec un beau
gros soleil. On les emmerde!!!
Pendant ce temps là au Québec, le mercure plongera dans le
négatif. Nous connaîtront bien pire, mais les premiers froids ne sont jamais
faciles, donc mettre une bûche dans le poêle et s’écraser sur le sofa en
regardant de la NFL me semble un très bon plan. Nick T., Wallette et moi-même
seront affectés aux résumés du jour, donc revenez nous lire.

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Le retour de Tebow près du Saint-Père, ce serait tout un exploit. Si Tebow, plus sérieusement, aurait été un bon joueur, maudit qu'y aurait été populaire. Y en aurais-tu vendu des T-shorts! jean472
RépondreSupprimerMan, enfin du football d'hiver!
RépondreSupprimerÇa commence de plus en plus tard...
Je comprend toujours pas comment Star Lotulelei a pu descendre jusqu'au 14e rang du repêchage! Je sais qu'il a eu un mauvais diagnostique a propros de son coeur lors du combine mais ça été prouvé par après qu'il était en parfaite santé et que le diagnostique était dut a un virus. Selon moi il était le meilleur prospect du draft! Les raiders doivent regretté d'avoir repêché dj hayden!
RépondreSupprimerMan, mon +54.5 Detroit vs Philadelphie vient de prendre le bord en sacrament.
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