Tout d’abord, mes excuses pour le délai de publication. Internet m’a
fait dans les mains lundi soir, donc je n’ai pas pu publier cette chronique. Le
résumé du match est inutile au point où nous sommes rendus, mais au moins, malgré
le retard, voici vos réflexions
Les fleurs
aux Vikings, le pot aux Eagles : Une des choses que j’aime du football
est le respect de la plupart des équipes (à l’exception notable des Redskins de
Mike Shanahan) pour l’intégrité du jeu, même lorsque leur saison est foutue.
C’est pourquoi je suis heureux qu’une équipe comme les Vikings ait finalement
été récompensée pour ses efforts. Après une défaite crève-cœur la semaine
passée et quelques autres déceptions les semaines précédentes, les Vikes
auraient pu jeter la serviette, surtout en l’absence de Peterson et Gerhart. Sauf
qu’ils ont plutôt choisi de se battre et en ont tiré une victoire. C’est tout à
leur honneur ainsi qu’à celui de leur coach Leslie Frazier. Je sais que ce
dernier sera probablement remercié à la fin de la saison, mais j’espère qu’il
se retrouvera rapidement du boulot, car sa compétence n’est pas en cause dans
les insuccès des Vikings. Il est clairement une victime du manque de talent de
son équipe.
De l’autre côté, que dire des Eagles? Nick Foles a continué sa saison
de rêve, mais on a revu la défensive misérable des premières semaines. C’était
Matt Cassell, l’homme au talent à peine digne des Tiger Cats qu’ils
affrontaient! Heureusement pour eux que les Cowboys sont les Cowboys, car après
5 victoires de suite, c’est assez évident que le succès leur est monté à la
tête. Dans une saison de 16 matchs, les ballounes se pètent vite et personne ne
peut se permettre de prendre des dimanches de congé.
Opportunités ratées : En
fait, on s’est attardé sur le cas des Eagles, mais le thème de la semaine est
sans aucun doute celui des opportunités ratées par les ténors. La déconfiture
du Philadelphie ouvrait toute grande la porte aux Cowboys qui ont trouvé une
autre invraisemblable manière de se la refermer sur le nez. Seulement cette
saison, les Boys ont perdu en raison d’une interception en fin de match contre
Denver, en permettant une folle remontée aux Lions conclue de manière allumée par
Matthew Stafford et maintenant l’effondrement contre Green Bay. Dans leurs cas,
ça arrive trop souvent pour croire à la simple coïncidence et même s’il fait
partie du problème, c’est trop simple de faire porter tout le blâme à Tony Romo
comme coach Garrett l’a fait dimanche. Dallas
n’est pas la seule organisation à porter le bonnet d’âne. La Nouvelle-Orléans
s’est compliquée la vie en s’effondrant à St-Louis, tandis que dans la AFC, la
défaite des Broncos a ouvert la porte aux Pats qui n’ont su en profiter,
donnant ainsi la chance aux Bengals qui se sont plantés eux aussi.
Pourtant,
le piège (trébucher contre des plus faibles qui n’ont rien à perdre) est vieux
comme le monde. Notre équipe de hockey à Montréal se spécialise dans la chose,
elle qui bat Boston pour mieux perdre contre la Floride. Au football, je
présume que Marvin Lewis, Sean Payton, Chip Kelly et les autres ont passé la
semaine à avertir leurs ouailles des dangers potentiels de relâchement, mais
toutes ces formations sont arrivées sur le terrain complètement amorphes et ont
été surprises par un adversaire moins fort, mais orgueilleux. J’hésite à tirer
des conclusions à long terme sur ces équipes suite à ces mauvaises
performances, mais pour chacune d’entre-elles, même si elle demeure favorable,
la route menant vers les séries s’est compliquée. Je ne sais pas comment
expliquer ces mauvaises défaites qui reviennent chaque année tous sports
confondus, mais j’ose espérer que Bengals - Eagles et Saints ont appris leur
leçon, car une autre prestation aussi minable que celle de dimanche pourrait
leur être fatale.
Home Sweet Home : À
moins que l’explication réside dans le fait que nous évoluons dans une ligue de
« Homers » Malgré leur victoire de lundi soir plus attribuable à l’ineptie
des Lions et des appels généreux des arbitres, les Ravens ne sont pas le même
club sur la route là où ils ne revendiquent que deux succès. Leurs échecs à
Buffalo et Cleveland notamment pèsent lourd dans la balance et handicapent leurs
chances de se qualifier au tournoi éliminatoire. Évidemment, l’équipe qui
illustre le mieux ce phénomène demeure néanmoins les Saints. Invincibles au
SuperDome, ils se transforment en une formation bien ordinaire lorsqu’ils
doivent quitter les marécages de la Nouvelle-Orléans. Ça augure mal pour le
déplacement de dimanche prochain à Charlotte! Le constat est aussi valable pour
les Bengals (6-0 à la maison, 3-5 à l’étranger) et les Patriots (invaincus à
domicile, fiche perdante (3-4) sur la route). Même les premiers de classe; les
Seahawks, sont nettement moins intimidants loin de leurs bruyants supporteurs.
L’avantage du terrain avait perdu de son importance ces dernières années, mais
dans la course au Lombardi qui s’en vient, le sort de nombre de prétendants
sérieux réside en partie dans le nombre de matchs qu’ils disputeront à
domicile
C’était
mes réflexions à publication tardive. En espérant que les Dieux des internets
soient avec moi dans le futur!

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