On a éteint la grosse chandelle hier à San Francisco.
Falcons 24
49ers 34
Après une première possession sans histoire des visiteurs,
San Francisco s’inscrit au pointage grâce à un long placement de Dawson. C’est
déjà 3-0 et on craint le massacre.
Comme vous savez sans doute, on ferme le Candlestick Park ce
soir. Il faut bien admettre que le stade semble dater d’une autre époque quand
on le compare aux autres, mais il n’est vieux que de 54 ans, ce qui nous
rappelle qu’on change les stades aux 25 ans maintenant. Un peu débile…
Par contre, en regardant les plans du nouveau terrain de jeux que les NIners sont en train de construire, parions que le Candlestick sera
vite oublié!
De retour au football, Atlanta réplique au second
quart. Matty Ice rejoint un certain Drew
Davis qui fait une pirouette et galope sur 59 verges. Drew Davis?!?! Ce n’est
pas lui qu’on avait en tête quand on parlait des WR formidables des Falcons en
début de saison n’est-ce-pas! Toujours est-il qu’Atlanta est à la porte des
buts. Une pénalité douteuse enragera les fans qui commencent à crier des choses
non conformes à l’esprit des fêtes aux arbitres. Steven Jackson tourne le fer
dans la plaie avec une course de 2 verges qui confirme le TD. 7-3 Falcons.
L’attaque des locaux ne produit rien face à la très
ordinaire défense d’Atlanta et Vernon Davis passe beaucoup de temps sur le
banc. Ça non plus ce n’était pas prévu.
Pour en ajouter, une bonne gestion de l’horloge permet aux
visiteurs d’inscrire un placement juste avant la demie et de retraiter au
vestiaire en avance 10-3. Une semaine de fous deviendra-t-elle encore plus
folle?
Pour la demie, quelques moments mémorables du vieux stade :
le dernier concert des Beatles avant leur séparation (les scènes étaient plus « simplicité volontaire »
qu’aujourd’hui !), le tremblement de terre pendant la Série Mondiale, et bien sûr, the Catch, l’immortel
attrapé de Dwight Clark qui lança la dynastie des Niners.
Plus récemment, le sensationnel match éliminatoire face aux Saints en janvier 2012 a signalé la relance de la concession et représente le dernier
grand moment du vénérable édifice.
Les chercheurs d’or débutent la seconde mi-temps avec le
ballon, mais semblent devoir dégager rapidement. Toutefois, ils sont sauvés par
une pénalité contre Umenyiora. Cette fois les fans applaudissent les arbitres à
tout rompre, go figure!! SF profite de sa deuxième chance, d’abord avec un long
gain de Crabtree, suivi d’un TD de Boldin. L’égalité est créé 10-10.
C’est au tour de l’attaque d’Atlanta de passer au neutre,
ils n’amassent qu’un premier jeu durant tout le quart. C’est tout le contraire pour San Fran. Une autre
pénalité douteuse leur permet d’aller chercher un placement et lorsque
Kaepernick porte lui-même la roche jusqu’au gazon rouge, c’est 20-10.
Atlanta réagit finalement. Deux passes consécutives vers
Rowdy Roddy White couvrent un total de 57 verges. 20-17.
Gore réplique pour les Niners après une belle course de
Kendall Hunter, mais les Falcons refusent de mourir et Tony Gonzalez rétrécit
de nouveau l’écart à 3 points avec un catch de 2 verges. 27-24 et nous voici impliqués
dans un shootout!
N’ayant rien à perdre avec 2 minutes à jouer, Mike Smith
commande le botté court exécuté à la perfection. Grand comédien, le botteur
feint d’aller d’un côté avant d’aller de l’autre. Navarro Bowman tente d’arrêter
le ballon en utilisant le style papillon, mais il se fait battre du côté du
bloqueur, un mauvais but Pierre! Jason Snelling paraît beaucoup mieux et
recouvre la peau de cochon d’une main en restant à l’intérieur du terrain. Good
job!!! Atlanta peut déjà rêver au placement égalisateur.
Toutefois, Bowman répare rapidement son erreur en
interceptant Matt Ryan qu’il ramène 90 verges plus loin pour le TD qui
officialise la victoire et le billet pour les séries. 34-24 Alcatraz. Sur le
jeu, le weedeater va toutefois à Tremaine Brock, le demi de coin qui a littéralement
arraché la balle à Harry Douglas avant qu’elle ne rebondisse dans les mains de
Bowman.
A moins d’un improbable match de séries, il s’agissait du
chant du cygne pour le Candlestick Park. Même si ultimement c’est le résultat
qui compte, la victoire fut acquise plus difficilement que prévu. Si Frisco offre
le même genre de performance en séries, ils repartiront surement avec leur
petit bonheur.
Les dernières
réflexions
En cette semaine célébrant une naissance, je ressuscite une
vieille idée en plus de quelques petites observations notamment sur les Eagles,
les Panthers et les Bengals.
Injustice :
De cette fin de semaine particulièrement déroutante, je retiendrai surtout la
très belle victoire des Cards sur la route à Seattle. Complètement ignorés des parieurs (les Rams
étaient vus comme l’équipe qui pouvait chatouiller les meneurs dans la NFC
Ouest en début d’année), les rouges viennent d’en coller trois de suite et ont
remporté 7 de leur 8 derniers rendez-vous. Bruce Arians a complètement relancé
cette concession et leur défensive mérite que vous y portiez attention.
Malheureusement, à moins d’une extrêmement improbable défaite des Saints à la
maison face aux Bucs, l’Arizona (même avec une fiche potentielle de 11-5)
regarderont les séries bien calés dans leurs fauteuils comme chacun d’entre
nous.
Pour remédier à cette situation saugrenue, je propose de nouveau d’emprunter
une page du livre de la CFL et d’importer dans la NFL le système de « cross-over ».
Ne touchons pas aux champions de division, mais si dans les wild-cards une formation
éliminée a plus d’une victoire d’avance sur une équipe qui fait les séries dans
l’autre association, elle devrait pouvoir prendre sa place. Dans ce cas-ci, l’Arizone
et sa fiche de 11-5 seraient des opposants beaucoup plus méritoires (et
dangereux) que quiconque s’accapara du dernier droit d’accès dans la AFC avec
une fiche de 9-7. La situation ne se présente pas souvent (seuls les Pats de
2008 auraient pu en bénéficier récemment), mais voir une équipe de 11-5 rater
les séries défie l’entendement et est profondément injuste. Les Cards ne sont pas sexy, donc bien peu de
gens s’émouvront de leur absence au tournoi hivernal, mais si les Saints ou les
Niners se retrouveraient dans cette position, je pense que nous serions
nettement plus nombreux à dénoncer l’absurdité de cette situation.
Ce qu’on a appris… en
vrac : Quelques petites leçons apprises dimanche…
- Il faudra prendre les Eagles au sérieux, non seulement
dimanche prochain face aux Cowboys, mais aussi pour la suite des choses (en assumant
qu’ils gagneront bien entendu, ce qui n’est jamais garanti dans cette ligue du
n’importe quoi…). La défensive a excellé dernièrement, à l’exception notable de
la débâcle salutaire au Minnesota, et l’attaque fait flèche de tout bois. De
plus, ils peuvent gagner tant à domicile qu’à l’étranger. Je ne les vois pas
aller jusqu’au bout, mais ils seront fatigants pour quiconque devra les
affronter.
- Les Bengals à domicile constituent toute une machine de
football. Pour la 4e fois consécutive au Paul Brown Stadium, ils ont
enfoncé plus de 40 points dans la gorge d’un rival, et ça, c’est en prenant le
dernier quart off. Malheureusement pour eux, ils sont loin d’être aussi bons
sur la route et tout indique qu’ils devront gagner 2 matchs à l’extérieur pour
représenter l’AFC au Super Bowl.
- Parlant de l’AFC, la blessure de Von Miller confirme
encore plus à quel point personne ne peut être établi favori pour sortir de
cette conférence en vue du Super Bowl. La démolition des Ravens permet aux Pats
de pointer légèrement devant le peloton, mais vraiment, je ne me souviens pas d’une
situation où personne n’émerge en leader comme c’est le cas cette année.
- La cuvée de recrues 2013 fait moins parler d’elle que les
extraordinaires QB de 2012, mais Keenan Allen (encore un touché dimanche),
Giovani Bernard (une autre course houdini) et Eddie Lacy (2 touchés dans la défaite) représentent de très belles prises pour leurs organisations respectives.
- Les jeunes Panthers méritent tout le crédit pour leur
qualification improbable en séries. Le joueur de la semaine est
incontestablement Luke Kuechly et ses 24 plaqués. 24!!!!! Pour vous donner une
idée de la valeur de son exploit, si c’était son total de plaqués de la saison,
ça le placerait au 10e rang de son équipe! Une machine! Oh, et Cam
Newton en séries, ne me dites pas que ça ne sera pas excitant à regarder!
En conclusion, je vous laisse aller déballer vos cadeaux avec
cette merveilleuse ode à la bêtise humaine que fut le spectacle de la mi-temps de
dimanche à Cincinnati! Des fois, je suis tellement fier de mon équipe!!!


Sur le Candlestick, le 13 septembre 1992, les Bills battent les 49ers 34 à 31 et c'est le premier match de NFL sans AUCUN punt.
RépondreSupprimerjoyeuses fêtes à vous chèrs amis du québec....bravo pour vos comptes rendus footballesque....
RépondreSupprimerLaurent,ardèche,France.....allez Biiills!!!
J'aime bien cette idée de cross over. Mais je pense pas que l'idée de voir un superbowl entre deux membres d'une même conférence plaise à tous (pour autant, je me dis que des superbowl packers-bears, patriots-dolphins ou saint-panthers auraient de l'allure).
RépondreSupprimerMais je pense que le match de seattle-nouvelle orléans en 2011 fait jurisprudence contre un changement des règles. Une équipe à 7-9 qui sort un gros match pour sortir les champions du superbowl, une foule déchainée, le TD de Lynch.
Wow, les singes-bergers sur des chiens. Excellente idée.
RépondreSupprimerLe cross-over aussi est une excellente idée.
Heille, un p'tit mot pour remercier l'équipe 6VB pour l'excellent boulot. Vous mettez vraiment le «pertinence» dans «impertinence» et c'est le sourire aux lèvres que je reviens pour ma dose quasi-quotidienne. Un joyeux temps des fêtes à vous et du succès dans vos pools pour 2014 !
RépondreSupprimerJean Martin
Hahahahahaha trop fort les singes. J'ai peur que mes tigres se fassent déranger grave à l'extérieur...
RépondreSupprimerMerci à tous pour vos bon voeux!
RépondreSupprimerBravo à toute l'équipe pour la belle année 2013 et que 2014 nous amène autant de plaisir.
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