Êtes-vous prêts à jaser football? J-R vous résume le premier
week-end hors-concours.
On ne vous blâmera pas si les sons qui ont dominé votre week-end
ont davantage ressemblé au crépitement d’un feu de camp ou aux « splashs »
dans une piscine, mais pendant qu’on se la
coule douce, chaque équipe de la NFL a désormais un match préparatoire derrière
la cravate. Voici quelques faits saillants de cette première.
Heeeeeeeere’s
Johnny : Y avait-il un début plus attendu que celui de Johnny
Football? Le quart du Brun qui a fait ses premiers pas dans la grosse ligue au
Ford Field de Détroit hier soir. S’amenant en relève à Brian Hoyer qui a mené
les siens à 2 placements en 3 poussées offensives malgré des statistiques
plutôt quelconques (6 en 14, 92 verges), Manziel a soufflé le chaud et le froid lors des 4 possessions offensives qu’il a dirigées. Plutôt précis dans ses
passes, il a complété 7 de ses 11 relais pour des gains de 63 verges en plus d’amasser
27 bornes par la voie terrestre. Son travail a permis à son équipe d’inscrire 3
points. Utilisant principalement le jeu de l’option, le # 2 a démontré ses
talents d’improvisateur sur une longue course, mais il s’est aussi rendu compte
que les défenseurs de la NFL, fussent-ils les substituts des Lions, sont plus
forts et rapides que ceux du collège. En effet, Manziel n’a pas brisé de
plaqués et la plupart de ses classiques courses improvisées n’ont résulté qu’en
de courts gains.
En bref, personne ne s’est clairement détaché dans la
bataille pour s’établir comme partant du Brun le 7 septembre prochain, mais
nous avons apprécié la longue audition offerte aux 2 principaux protagonistes
(3 séries pour Hoyer, 4 pour Manziel). De plus, plusieurs rumeurs indiquent que c’est la recrue de Texas
A&M qui débutera la prochaine confrontation des Browns, lundi prochain à
Washington. Une lutte à suivre!
Vengeance à Denver :
43-8. On présume que ce score maudit hante encore le sommeil des
membres des Broncos de Denver. Une partie préparatoire ne permettra jamais d’effacer
ce mauvais souvenir, mais ne serais-ce qu’en comparant le temps de jeu de
Peyton Manning (qui était encore sur le terrain en début de 2e
quart) par rapport à ses habituelles sorties lors du premier rendez-vous du
mois d’août, il était clair que les chevaux sauvages voulaient triompher de
leurs bourreaux cette fois-ci. Manning
et son long front ont complété 10 passes en 13 tentatives pour 78 verges et une de
ses 2 séquences offensives s’est conclue dans la zone payante. Russel Wilson a
aussi concrétisé sa seconde poussée offensive, mais au final les Rocheuses ont eu le dessus 21-16. Un petit baume pour les Broncos, mais le
test qui comptera pour vrai aura lieu le 21 septembre au bruyant domicile des
Seahawks.
Malaise à
Baltimore : Il me semble que les partisans des Ravens auraient pu
se garder une petite gêne avant d’offrir une (autre) ovation debout à Ray Rice lors de la présentation des joueurs ce jeudi. Bien sûr, il faut savoir appliquer
les nuances. Les supporteurs mauves ne cautionnaient pas de leurs
applaudissements l’agression de Rice sur sa femme cet hiver, ils serraient
plutôt le rang derrière un porte-étendard de leur formation, une notion tout à
fait courante dans le sport professionnel. Il y a fort à parier que n’importe
quel groupe de partisans aurait réagit de la même façon aux 4 coins de la
ligue.
N’empêche. Ce n’est pas un beau jeu que les partisans ont
applaudi en début de rencontre; l’ovation offerte était clairement en réponse
aux incidents de février dernier. Un genre de « ce n’est pas grave, on te
pardonne » ou plutôt « on s’en fout, tant que tu inscrives un TD
contre Pittsburgh ». Je ne veux pas jouer les puritains (je suis un fan
des Bengals après tout!!), mais cette ovation-là était franchement déplacée. La
réponse de Rice, le genre « je persévère dans l’adversité, merci de me
supporter » (« It means the
world to me after everything I went through ») nous démontre qu’il a tendance à oublier rapidement sa responsabilité dans cette triste saga. On se souvient d’ailleurs que
la première fois que le RB avait commenté publiquement ses actes, il ne s’était
pas excusé envers sa conjointe, en fait c’est plutôt le contraire qui s’était produit. Remarquez
qu’en comparant la discipline imposée à Rice par la NFL à celle appliquée aux
simples fumeurs de cannabis, la ligue a elle-même déclarée qu’elle se foutait
éperdument qu’un de ses joueurs assomme sa femme, donc peut être que les
partisans ne faisaient que suivre ce leadership.
Certaines choses
ne changeront jamais : Ridiculisée l’an dernier et privée de
certains de ses meilleurs éléments comme DeMarcus Ware et Sean Lee, la défensive
des Cowboys n’a rien fait pour rassurer les partisans d’America’s Team lors de
sa première sortie à San Diego jeudi soir. Philip Rivers s’est amusé lors de sa
seule séquence offensive et seule une échappée plus attribuable au porteur Ryan Matthews qu’au brio de la défensive étoilée a
empêchée cette séquence de se terminer par un majeur. Peu importe le groupe défensif envoyé sur le
terrain, Mon Dieu que ça semblait difficile de maintenir une couverture de
passe ou de réussir des plaqués. Tony Romo est mieux d’être pleinement remis de
sa blessure comme il l’affirme, car les Boys accorderont encore des points et
des verges à la tonne cet automne.
Une vedette en
devenir dans la Bayou : Depuis le début du camp d’entraînement, coéquipiers
et entraîneurs des Saints n’en ont que pour leur choix de premier tour, le
receveur Brandin Cooks. Que ce soit sur les retours de bottés ou les jeux de
passes, le marchand de vitesse déborde ses couvreurs pratiquement à chaque
pratique. Même s’il n’a pas frappé de coup de circuits notamment sur les
retours de bottés, Cooks a impressionné à son premier test, captant 5 ballons pour 55 verges et un
majeur concrétisé grâce à un changement de direction pas piqué des
vers). Qu'est-ce que ce sera lorsque Drew Brees se pointera sur le terrain pour distribuer la peau de cochon? Voilà un joueur à
surveiller dans une attaque qui n’avait pas besoin de plus de punch!!!
Ryan Mallett ou l’histoire
d’une balloune qui se dégonfle tranquillement : Certains partisans des Patriots pensent encore
avoir réalisé le vol du siècle en réclamant Ryan Mallett au 3e tour
du repêchage 2011. Ils espèrent, soit avoir trouvé un successeur à Tom Brady
lorsqu’il accrochera ses crampons, soit recevoir un pactole en retour des
services du jeune homme. Même certains des meilleurs analystes du football, toujours
attirés par les grands QB traditionnels au bras canon, tombent encore sous son charme à chaque camp d’entraînement. Pourtant, 3 ans plus tard et même si le QB
fut souvent montré en vitrine, l’offre mirobolante n’est jamais venue, et les
Pats ont même senti le besoin de repêcher un nouveau QB du futur au 2e
tour ce printemps. Sa performance de jeudi soir, comme partant face aux
Redskins (pourtant pas une défensive phare) permet de comprendre pourquoi. En
une demie de jeu se divisant en 5 séquences offensives, Mallett n’a complété
que 5 de ses 12 passes pour 55 verges sans mettre aucun point au tableau. En 3
ans de carrière, il revendique le même
nombre d’interception (1) que de passes complétées en saison régulière. Je ne
dis pas que le kid n’a pas de qualités, mais il n’a rien démontré pour le
moment qui justifie l’enthousiasme des partisans des Pats ou des membres des
médias à son endroit.
C’est tout pour l’instant, je vous laisse avec ces 2 liens
de RDS qui documentent les progrès de 2 joueurs de ligne québécois qui tentent
de percer en Caroline et à Kansas City. Nous allons continuer de les suivre et on remet tout cela dans une semaine!

Wow, excellent résumé
RépondreSupprimerOn voit que vous avez hâte au début de la saison, tres bon article, comme d'habitude.
RépondreSupprimerEncore une très bonne Job
RépondreSupprimerAlléluia.
RépondreSupprimerContinuez votre excellent travail. Nous vous lisons quotidiennement !!
RépondreSupprimerJe crois encore que c'est Brian Hoyer qui va débuter la saison pour Les Bruns. Manziel n'était pas un choix des entraîneurs lord du repêchage, mais un choix du propriétaire.
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