Les Steelers se réveillent juste à temps pour éviter la
catastrophe.
Steelers 27
Titans 24
Après le désastre de la semaine dernière, tous s’attendaient
à voir les Steelers sortir en lions et c’est ce qui se produit. Le’Veon
Bell court 6 fois de suite et amasse un total de 37 verges qui permet aux
visiteurs d’inscrire le placement. C’est plutôt la défensive qui marque le
coup, car dès la reprise, la toute première passe de Zach Mettenberger est
derrière son receveur. William Gay l’intercepte et la ramène jusqu’au bout.
10-0 Pittsburgh, sentez-vous cette odeur de massacre qui se profile doucement
dans le ciel du Tennessee?? Si oui, votre nez n’est pas très fin, car Kendall
Wright et Bishop Sankey unissent leurs efforts pour assurer la réplique. C’est
Sankey qui enfonce le clou final sur une course de 9 verges. 10-7 Steelers.
Les 2 formations s’échangent ensuite des placements, de
sorte qu’il faut attendre la 6e séquence offensive de la partie pour
voir un dégagement. Il faut dire que tranquillement pas vite, la pression
défensive des Titans commence à se rendre jusqu’au gros Ben. Le # 7 est
clairement affecté, car sa précision fait défaut sur de nombreuses passes. Ce
ne sera jamais aussi évident que sur sa misérable tentative de rejoindre
Antonio Brown dans la zone des buts en fin de 2e quart qui est
facilement interceptée par le demi de coin McCourty. Tennessee reprend la balle
à sa ligne de 20 et moins d’une minute à jouer. Le temps de mettre le genou au
sol? Non madame! Le CB Gay mord à la feinte de Nate Washington qui se
retrouve fin seul dans la zone adverse pour capter la bombe de Mettenberger.
BANG, touché 80 verges! Gaffe monumentale de couverture des Steelers si tard en fin de demie et on
retraite aux vestiaires avec les Titans en avance, 17-13. Tiens, tiens…
Le trou se creuse davantage au 3e quart. Pendant
que les défenseurs des Titans s’amusent à rabattre Big Ben pour déjà la 5e
fois de la soirée, l’offensive bleue poudre progresse méthodiquement sur une
longue séquence de 11 jeux qui écoule plus de 5 minutes au cadran. Le TE Coffman
complète acrobatiquement dans la zone de buts. 24-13 Tennessee… What the
fuck?!?!
Heureusement pour les noirs et jaunes, l’heure est
maintenant au Le’Veon Bell show! Ce dernier taille en pièces la défensive
adverse et 5 des 8 jeux de la séquence offensive l’impliquent, dont le dernier
qu’il transforme en course de 9 verges pour le majeur au début du dernier
quart. 24-20, l’espoir renaît. Bell remet cela sur la possession suivante. 38
des 65 verges accumulée sur la séquence lui reviennent, mais c’est toutefois
Antonio Brown qui inscrit ce qui sera le touché gagnant. Tennessee ne touchera
au ballon qu’une seule autre fois, car lorsque Bell et le Pittsburgh reprennent
la roche avec plus de 6 minutes à jouer, ils dominent les tranchées et égrennent l'horloge grâce à 4 premiers jeux dans les dents d’une D-Line incapable de s’ajuster.
Pittsburgh s’en sort, 27-24.
Tous les barbus à la Brett Kiesel poussent un soupir de
soulagement, car il s’en est fallu de peu pour que les Steelers se fassent de
nouveau surprendre par une opposition plus faible. Toutefois, seul le résultat
compte et en bout de ligne, la fiche de 7-4 du Pittsburgh est suffisante pour le
2e rang de la division. Les 3 autres clubs de l’AFC Nord ont un
match en main, mais encore doivent-ils le gagner!!! Quant aux Titans, chapeau
pour l’effort, mais leur saison est foutue depuis longtemps. Néanmoins, il s’agit
d’une équipe qui a réussi à laisser une
bonne impression dans une rare apparition sous les projecteurs. Il manque
encore plusieurs pièces au casse-tête, mais il y a des morceaux intéressants
sur lesquels bâtir.
Les dernières réflexions
Cette semaine, le focus va principalement sur les receveurs et
porteurs de ballon recrues qui ont pris la ligue d’assaut.
La force des jeunes! Yep un vieux slogan des
Nordiques pour débuter! C’est qu’à peine 10 matchs à l’intérieur de leur
carrière, les jeunes receveurs sélectionnés lors du dernier repêchage laissent
déjà leur marque sur la grosse ligue, avec des performances qui font
écarquiller les yeux et qui permettent de penser que l’encan 2014 aura été un
grand cru pour les receveurs de passes. Le héros de la semaine fut Mike Evans
des Bucs, auteur d’une performance astronomique de 209 verges et 2 majeurs Evans pointe maintenant au 10e
rang des receveurs de la ligue pour les verges accumulées, devant Dez Bryant,
Randall Cobb … et devant Kelvin Benjamin, la recrue des Panthers classée 13e!
Avec ses 8 touchés, Benjamin est aussi à égalité au 8e rang de la
NFL à ce chapitre. Qui a dit que les WR avaient besoin d’une période d’adaptation
avant de dominer dans le grand circuit? Ces deux-là sont déjà les cibles
dominantes de leurs formations respectives, tout comme Sammy Watkins à Buffalo,
pris en sandwich entre Andre Johnson et Larry Fitzgerald au 22e rang
des verges accumulées, malgré le haut degré de pourriture avec lequel il doit
négocier au poste de quart-arrière. Les 2 autres receveurs choisis au premier
tour, Bradin Cooks (Saints) et Odell Beckham Jr. (Giants) connaissent aussi de
bons moments et performent au-delà des attentes.
Il n’y a pas que les choix de premier tour qui s’imposent. Après
avoir passé ses 6 premières semaines à apprendre le livre de jeu, Martavis
Bryant a pris la ligue d’assaut, amassant 310 verges et inscrivant 6 touchés à
ses 4 premiers départs avant de connaître une première soirée en dents de scie
ce soir. Pas mal pour un lointain choix de 4e ronde! A Philadelphie,
Jordan Matthews (2e ronde), revendique lui aussi 6 majeurs cette
saison et vient de connaître 2 prestations consécutives supérieures à 100
verges, tandis qu’en Arizona, John Brown (3e ronde) est devenu un
spécialiste du long jeu qui revendique déjà quelques touchés gagnants à son
actif. Finalement, n’oublions pas Jacksonville où les blessures de Marquise Lee
ont permis à l’autre choix de seconde ronde, Allan Robinson de grimper au
sommet de l’échelle des receveurs de l’équipe grâce à sa constance (au moins 4
attrapés par rencontre depuis la semaine #2) et à ses 548 verges de gains.
Bref, ce repêchage s’enligne pour être un des plus productifs de l’histoire
chez les receveurs.
Vous saviez déjà ce bout-là remarquez bien. Cependant, il
faut noter que les porteurs de ballons sélectionnés en mai dernier font aussi
leur marque cette saison. Évidemment, avec les comités en place désormais, les
stats sont moins impressionnantes, mais plusieurs RB tirent leur épingle du
jeu, à commencer par Jeremy Hill (2e
ronde – Bengals) et Alfred Blue (6e
ronde – Texans) qui ont connu des week-end d’enfer, dans le bon sens du terme! Pour
un, Hill a démontré aux tigrés qu’ils devront continuer de lui réserver une
place importante dans le livre de jeux lorsque Gio Bernard reviendra. Le
premier RB choisit en mai était en action ce soir, soit Bishop Sankey des
Titans qui connaît une saison difficile. Toutefois, Carlos Hyde (2e
ronde – 49ers), Tre Mason (3e ronde – Rams), Terrance West (3e
ronde – Browns), Jerick McKinnon (3e ronde – Vikings), Devonta
Freeman (4e ronde – Falcons) et Andre Williams (4e ronde –
Giants) ont tous connu leurs parts de bons moments cette saison et ont tous une
chance réaliste de devenir le # 1 au sein de leurs clubs respectifs dans un
futur rapproché. Ce ne sont évidemment pas des résultats aussi spectaculaires
que chez les receveurs, mais c’est quand même bien.
Cincinnati n’est
pas New York : Reconnaissons au moins une qualité à Andy Dalton,
le rouquin a du cran. Après une autre horrible prestation qui lui a valu une énième volée de bois vert à titre de risée de la NFL la semaine dernière, the Red Rifle a
remis les pendules à l’heure en éclipsant Drew Brees, au Superdome en plus.
Évidemment, le match n’était pas présenté aux heures de grande écoute, un gros
plus pour ti-rouge! Sauf qu’une autre chose qui l’aide, c’est d’évoluer dans un
petit marché, un peu à l’abri de l’essaim de journalistes qui commentent la NFL
nuit et jour. Une fois que les médias nationaux eurent ridiculisés Dalton au
lendemain de sa putride sortie face aux Browns, ils sont passés à autre chose et
le QB a pu se préparer à rebondir dans une relative quiétude. Oh, je suis
convaincu que les lignes ouvertes de Cincinnati ont été brutales à son sujet
depuis 10 jours, mais imaginez si Dalton évoluait à New York! Geno Smith, et
Mark Sanchez avant lui, pourraient lui en parler. Les 2 lascars ne se sont
évidemment pas aidés, mais à titre de QB des Jets, leurs erreurs furent
grossies à la loupe et le spin négatif n’a jamais cessé, 24 heures par jour, 7
jours par semaine. Je ne crois pas vraiment en « The Sanchize » (et
pour les records, je ne crois guère plus en Geno Smith ou en Dalton), mais c’est
entre autres pour ça que j’ai hâte de voir si dans un environnement moins fou,
il pourra relancer sa carrière. C’est un peu comme le hockey à Montréal, ça ne
convient pas à tout le monde.


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