Cette semaine, en attendant en vain que la météo perturbe
les plans des équipes de la NFL, le tailgate se penche sur les plus grosses
gaffes en match ultime et sur les affrontements du jour.
Ces gaffeurs au Super Bowl
Que vous ayez regardé la Coupe Grey ou que vous n’en ayez vu
que les faits saillants, vous ne pouvez pas ne pas ressentir un petit pincement
au cœur pour Taylor Reed, le Tiger-Cat qui a poussé son adversaire dans le dos, annulant ainsi ce qui aurait été un des touchés gagnants des plus
spectaculaires de l’histoire par Brandon Banks. Peu importe ce que le reste de
sa carrière lui réserve, Reed possède désormais une place réservée au Panthéon
des athlètes qui ont gaffé dans les moments cruciaux. Il n’est pas seul
cependant, et la NFL compte son lot d’athlètes, immortalisés pour la mauvaise
raison dans le match le plus important de leur carrière. En voici cinq!
5 ) Ceux qui sont
demeurés du bon côté de l’histoire : Garo Yepremian est un Chypriote
immigré aux USA qui a découvert le football par hasard en regardant la télé.
Malgré sa totale non-compréhension du jeu (il fut notamment ridiculisé pour sa
phrase « I keek a touchdown » après ses bottés d’après-touché), il
excellait pour botter le ballon et il se trouva éventuellement une niche avec
les puissants Dolphins de Miami. Au 7e Super Bowl, Yaro et ses
invaincus de coéquipiers menaient 14-0 avec 2 minutes à jouer lorsque Don Shula
lui demanda d’aller mettre le match hors de portée avec un placement. Le reste appartient à l’histoire!!! Heureusement, Miami a tenu le coup et remporté quand même le Super Bowl, mais
ce moment plus que tout autre a défini Yepremian, pourtant un botteur émérite
des années 70. Et puis, au plan des idiots, comment oublier le gros Leon Lett, trop sûr de lui lors du triomphe contre Buffalo!!!
4 ) Les arbitres
donnent la victoire aux Steelers : Les théoriciens du complot un peu partout
aiment bien affirmer que les arbitres ont volé le match à leur équipe. Mais
lorsque l’arbitre en chef d’office lors de l’affrontement admet lui-même que 2 de ses décisions erronées ont eu un impact majeur sur le déroulement du
match, nous pouvons parler d’erreurs majeures. En fait, n’en déplaise à Bill
Leavy ce sont 4 décisions significatives (interférence qui annule un TD de
Seattle au premier quart, TD fantôme accordé à Big Ben au 2e quart,
punition pour avoir retenu qui recule les Seahwaks au 29 plutôt qu’un 1 de
Pitsburgh et bloc trop bas contre Hasselback qui donne 15 verges de plus à
Pittsburgh sur un retour d’interception) qui sont toutes allées contre Seattle
au cours de ce match. Le plus embarrassant, c’est que même un vidéo partisan d’un caricatural fan des Steelers ne parvient pas à disculper les siens, bien
au contraire.
3 ) Les erreurs des
Pats face aux Giants : l’histoire récente du Super Bowl a vu les
puissants Patriots - le plus proche qu’on peut s’approcher d’une dynastie en
cette ère de joueurs autonomes et de plafond salarial - s’incliner 2 fois face
aux Giants de New York lors du match ultime. Lors du deuxième affrontement,
tous se souviennent de la passe critique échappée par le pourtant fiable WesWelker. Boston menait déjà par 2, avec 4 minutes à jouer et un seul temps d’arrêt
restant pour New York. Disons qu’un attrapé aurait sévèrement amputé les
chances du NYG de revenir dans le match. Par contre, tout cela n’est rien comparativement
à l’interception qui a glissé au bout des doigts d’Asante Samuel lors du Super
Bowl 42, celui de la saison parfaite. Le catch n’était pas simple, mais Samuel touchait à l’histoire du bout des doigts. Évidemment, son erreur allait être
amplifiée par ce qui s’est passé dès le jeu suivant!! I
Love it!!! Cela dit, les Pats ont aussi bénéficié des erreurs des autres pour
gagner : rappelez-vous entre autres de John Kasay…
2 ) The sickest man
in America : Jackie Smith a connu une très belle carrière de16 saisons
dans la NFL, pour laquelle il fut intronisé au temple de la renommée. Il a
passé ses 15 premières campagnes à St-Louis, là où il a participé à 5 Super
Bowl, avant de déménager à Dallas, à 38 ans, pour ce qui fut son chant du cygne.
Son dernier match en carrière, le Super Bowl 13 entre les Cowboys et les
Steelers alla toutefois laisser une impression très négative. Fin seul dans la
zone de buts, Smith échappa le relais de Roger Staubach qui aurait permis aux siens d’égaler la
marque au 3e quart. Immortalisé par la description d’anthologie de
Verne Lundquist (« Oh bless his heart, he’s got to be the sickest man in
America »), le jeu a pris sa place aux côtés du roulant de Bill Buckner et
de plusieurs autres parmi les plus grandes gaffes de tout les temps.
Évidemment, le sort n’aurait pu en décider autrement, les Cowboys perdirent la
partie par 4 points.
1 ) No good, wide
right : Eh oui, Scott Norwood! Un placement de 46 verges n’était pas
une sinécure à l’époque et c’est injuste de lui faire porter les 3 échecs
subséquents de la concession lors des affrontements ultimes, mais qui a dit que
la vie était juste? Avec mes excuses aux fans des Bills…
A surveiller aujourd’hui
Nous amorçons le dernier droit de la saison, donc plusieurs
joutes d’importance seront présentées sur nos écrans. Allons-voir les 5
affrontements marquants du jour.
1 ) Quels Steelers se
pointeront à Cincinnati? La constance, ça ne semble pas être la tasse de thé de
personne dans l’AFC Nord, incluant les hôtes de cet après-midi, chanceux de s’en
être tirés avec la victoire à Tampa Bay il y a 7 jours. Sauf que personne n’illustre
mieux le jeu des montagnes russes que les visiteurs de la Pennsylvanie, eux
dont les hauts, notamment les 2 matchs consécutifs de 6 touchés du Gros Benoit,
ont été nettement supérieurs à ce que Cincinnati a fait de mieux cette saison.
Sauf que leurs bas furent aussi abondants et nous ont souvent laissé perplexes.
Même si elle a historiquement connu du succès face à Andy Dalton, la défensive
des Steelers m’apparaît très vulnérable, malgré le retour au jeu de Ryan
Shazier. Cela dit, lors d’affrontements de cette magnitude, les noirs et jaunes
ont beaucoup plus l’habitude de se montrer sous leur meilleur jour que leurs
adversaires tigrés. Ceux-ci sauront-ils
réaliser leur premier vrai « statement » de la saison?
2 ) Un dernier effort
pour les Ravens : La cédule des mauves s’adoucira grandement pour les
3 derniers affrontements de la saison, surtout si le déclin des Bruns se
confirme. Reste donc un dernier grand coup à donner cet après-midi, sous les
palmiers de Miami. Une 6e défaite les condamnerait à faire table
rase d’ici la fin et brûler quelques lampions pour entrer dans la danse de
janvier. Ce ne sera pas plus facile pour les Dauphins qui devront en découdre face
aux Patriots à Foxboro dimanche prochain. Ils n’ont pas plus de marge de manœuvre
que B-More. Est-ce à dire que le perdant de cette rencontre sera exclus des
séries? Pas automatiquement, mais c’est un pari que je serais prêt à relever.
3 ) L’occasion pour
les Saints de créer de la séparation : La Nouvelle-Orléans croyait
bien s’être positionnée avantageusement dans la course au titre de la putride
NFC Sud en surprenant les Steelers chez eux dimanche passé, mais les Falcons
ont détrôné l’Arizone et conservé le premier rang. Bien que le sort de cette
section se décidera fort probablement le week-end juste avant Noël lorsque les
2 rivaux s’affronteront, la Nouvelle-Orléans a l’occasion de créer de la séparation
cette fin de semaine face aux ridicules Panthers. De leur côté, l’Atlanta
vistera Green Bay, une terre inhospitalière s’il en est une. Puis, la semaine
prochaine, les Falcons devront visiter Pittsburgh alors que la Nouvelle-Orléans
se rendra à Chicago affronter une équipe qui n’a plus le cœur à l’ouvrage. Les
représentants du Bayou doivent utiliser les 2 prochaines semaines pour mettre
leur empreinte sur la section, mais aussi retrouver de leurs couleurs. Car malgré
leur saison minable, les Saints possèdent une bonne formation. Si tout clique
rendu en séries, ils demeurent dangereux!
4 ) Qui freinera sa
glissade : Chiefs ou Cards? Excellente question et la réponse
éliminera possiblement une équipe du portrait d'après-saison. On le sait, sans
Carson Palmer, mais aussi sans Larry Fitzgerald, Andre Ellington et une myriade
de talents défensifs, les Cards ne sont plus l’ombre d’eux-mêmes. Ils ont été piétinés
par les Falcons, LES FALCONS!?!?! Gênant. Pourtant, ils sont encore au sommet
de leur division, même s’ils doivent commencer à sentir la brise en provenance
du nord-ouest. Peuvent-ils se ressaisir ou si l’assemblage de bouts de
ficelles tenu de main de maître par Bruce Arians depuis le début de la saison a
cédé définitivement? Je pense plutôt pour la première option, mais je suis de
plus en plus seul dans mon cas. Et si l’Arizone l’échappe encore ce week-end, j’irai
vous rejoindre au rang des sceptiques! Du côté de KC, cette défaite contre
Oakland a fait vraiment mal et la campagne prend des aires de celle de 2013 qui
s’était terminée en queue de poisson. L’habileté des Cards à stopper le jeu de
course sera le facteur clé qui permettra aux hôtes du prochain Super Bowl d’espérer
être de la fête au moins une autre semaine!
5 ) L’air de la
Californie relancera-t-il les Patriots? On s’entend, il n’y a rien de déshonorant
à s’incliner au Lambeau Field. Sauf que la déception était palpable, notamment
chez Tom Brady suite à l’échec de dimanche dernier qui a stoppé la poussée irrésistible
des bleus et gris tout en ramenant les Broncos dans la conversation pour la
lutte au sommet de la conférence. L’enjeu est d’ailleurs là pour le Boston qui
devront en plus négocier avec Miami la semaine prochaine et Buffalo en clôture
de saison (qui sait quel sera l’enjeu pour les Bisons rendu là?). Cette
semaine, ils traversent le pays pour aller affronter une équipe sur papier
inférieure, mais qui n’a rien à perdre et qui n’a peur de rien tout en comptant
quelques scalps intéressants à son actif. Que l’on pense aux Broncos l’an dernier,
aux Bengals en séries ou tout simplement à leur remontée spectaculaire de
dimanche dernier à Baltimore, les Chargers ont prouvé qu’ils peuvent causer des
ennuis aux meilleurs. Les Pats sont mieux d’être prêts!
Dame nature passe un tour
Rendu en décembre, c’est toujours avec un peu d’anticipation
que nous regardons les prévisions, question de savoir si les matchs disputés à
l’extérieur seront affectés par les éléments. Déception, il semble qu’il
faudra attendre la semaine prochaine pour voir l’hiver se mêler à la saison de
football. En effet cette semaine, il n’y a rien d’important à souligner, si ce
n’est qu’un joli mixte de précipations hivernales (pluie, neige, bruine
verglaçante) en faible quantité au Minnesota. Toutefois, comme nous parlons ici
d’un affrontement Vikings – Jets, disons qu’on vous pardonnera de ne pas y
porter attention. Il n’est pas impossible qu’il neige durant la journée de
lundi à Green Bay, ce qui donnerait un charme à la rencontre disputée là-bas en
soirée, mais nous aurons le temps d’y revenir.
Bon football à tous.


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