Les Steelers se sauvent avec la division dans une guerre
typique de l’AFC Nord qui laissera des traces.
Bengals 17 Steelers 27
Avec la victoire des Broncos, l’orgueil est la principale
motivation de l’affrontement de ce soir. Le gagnant sera champion de division
et recevra Baltimore tandis que le perdant se rendra à Indianapolis. Dans les
faits, ça revient à changer 4 trente sous pour une piastre! Le début de match
est tout à l’avantage des locaux, grâce à Antonio Brown qui démontre tout son
talent pour retourner les bottés. D’un brusque changement de direction, Brown
transforme un rien du tout en un touché de 71 verges. 7-0 Pittsburgh. Puis,
Andy Dalton et AJ Green se mêlent dans leurs lectures, résultant en une
interception à la porte des buts. Toutefois, la défensive tient le coup et
redonne une bonne position sur le terrain aux tigrés et cette fois, Dalton
répond présent en improvisant une petite passe à Gio Bernard qui conduit à un
TD de 17 verges. Cincinnati prendra même
les devants grâce à un placement suite à un revirement causé par une mauvaise
remise de Pouncey à Roethlisberger. Sauf que le momentum change de nouveau de
côté lorsque Dalton décoche sa seconde interception de la demie, celle-là
entièrement de sa faute. Ça ne prend que 2 jeux Martavis Bryant pour faire
payer les Bengals. 20-10 Steelers à la pause et si quelqu’un a vu le pass rush
des tigrés, ce serait bien gentil de leur ramener.
La seconde demie ne débute pas sous de meilleurs auspices
pour les visiteurs qui voient leur botteur Nugent rater un placement de 50
verges. Il s’agit du 9e botté raté en 13 tentatives sur 50 bornes ou
plus au Heinz Field. Décidemment, le domicile des Steelers n’est pas « kicker-friendly ».
Le match tourne à la catastrophe pour les Steelers en fin de quart, alors que
Le’Veon Bell est plaqué dans les genoux par Reggie Nelson. Il ne reviendra pas
au jeu et le diagnostic préliminaire fait état d’une hyperextension du genou.
Inutile de dire que les partisans noirs et jaune surveilleront attentivement l’évolution
de son état de santé au cours des prochains jours. Quelques jeux plus tard, le
même Nelson revient hanter les Steelers en interceptant Roethlisberger.
Les Bengals reprennent vie en assemblant une impressionnante
poussée qui bascule au 4e quart. Jermaine Gresham, que j’ai souvent
critiqué, mais qui démontre du courage en allant dans le trafic malgré une
évidente blessure au dos, capte le touché qui réduit l’écart à 3 points. Cincinnati conserve l’avantage entre autre
grâce à un bizarre jeu truqué sur un dégagement qui rebondit au visage des
Steelers. Lorsqu’AJ Green capte un
relais au 30 de Pittsburgh avec 4 minutes à jouer les tigrés semblent en bonne
position, mais Antwon Blake déloge le ballon et Mike Mitchell gèle le WR des
Bengals avec un coup à la tête. Du coup, Cincinnati perd la peau de cochon, le
momentum et leur meilleur WR sur ce qui a toutes les apparences d’une commotion
cérébrale. Quant au match, il se terminera comme il a commencé, soit avec un
gros jeu d’Antonio Brown. Le meneur chez les receveurs de la NFL se moque de
Dre Kirkpatrick et scelle l’issue du match avec un long majeur sur un 3e
essai et 8. Pittsburgh remporte l’AFC Nord avec un gain de 27-17.
Bien plus que le résultat du match, l’état de santé des
vedettes offensives des 2 formations retiendra l’attention. Sans Le’Veon Bell, à
l’exception du coup de génie d’Antonio Brown en fin de match, les Steelers ont
été embouteillés offensivement. Même chose pour les Bengals qui perdent des
cibles offensives à un rythme effarent. Si jamais AJ Green et Jermaine Gresham
ne peuvent répondre à l’appel dimanche prochain, la recette pour une reprise du
massacre de 27-0 du 19 octobre dernier face aux Colts sera toute prête. Je veux
bien blâmer Andy Dalton et Marvin Lewis pour tous les maux de la terre, mais on
ne gagne pas un match des séries avec Dane Sanzenbacher et Brandon Tate dans l’alignement
de départ.
En attendant, l’horaire du premier week-end éliminatoire est
sorti et il se lit comme suit :
Samedi 3 janvier
16h35 Arizona @
Caroline
20h15 Baltimore @
Pittsburgh
Dimanche 4 janvier
13h00 Cincinnati @
Indianapolis
16h40 Détroit @
Dallas
Les dernières réflexions
Rex Ryan, le momentum, l’AFC Nord et les Seahawks sont au
menu de ces dernières réflexions de la saison régulière.
La plus forte
division du football? Ce fut répété ad nauseam toute l’année, y compris
par l’auteur de ces lignes, et avec 3 clubs en séries, vous l’entendrez encore :
l’AFC Nord constitue la meilleure division de la NFL en 2014. Peut être. Ou
devrions-nous plutôt dire la plus chanceuse? En effet, lorsqu’on regarde leur
calendrier, les clubs du nord ont eu le bonheur d’affronter de la très faible
compétition, soit les sections sud de la NFC et de l’AFC. Et ils en ont
profité! Steelers et Ravens ont présenté un dossier de 6 victoires et 2
défaites face à cette faible compétition, ce qui est moins bon que le 6-1-1 des
Bengals. Seuls les Browns avec leur fiche de 500 ont refusé leur cadeau.
Bien sûr, on ne peut blâmer les clubs du nord pour cela.
Après tout, ils ne peuvent que jouer la cédule qu’on leur présente. Sur papier,
les affrontements contre la NFC Sud ne s’annonçaient pas comme une simple
marche dans le parc non plus. On peut même utiliser l’argumentaire inverse et
expliquer la catastrophe que fut la NFC Sud par leur pitoyable fiche (3-12-1)
contre la puissante AFC Nord! Je pense toutefois que ce serait étirer l’élastique
un peu trop! Chose certaine, nous saurons rapidement à quoi nous en tenir dans
le cas de l’AFC Nord, en séries d’abord et dès l’an prochain ensuite, où ils
affronteront les divisions ouest des 2 conférences, un défi nettement plus
relevé.
La défensive des
champions : 3, 3, 14, 7, 6 et 6. Ce sont là le nombre de points
accordés par les champions du Super Bowl au cours des six derniers matchs.
Évidemment, ils ont gagné ces 6 affrontements et quiconque voulant participer
au Super Bowl dans la NFC devra leur passer sur le corps au Century Link Field.
Good luck with that!!! Sauf que, sans vouloir diminuer l’aura des Seahawks qui
seront très difficiles à vaincre, voici quels QB ils ont affronté au cours de
cette séquence : Drew Stanton, Colin Kaepernick (2 fois), Mark Sanchez,
Ryan Lindley et Shaun Hill. Du lot, seul Kaepernick est un partant, et le quart
des Niners vient de connaître une saison de misère. Le plus beau pour Seattle
est qu’ils éviteront Tony Romo et Aaron Rodgers lors des finales de division,
donc leur domination défensive ne sera probablement pas trop testée (Matthew
Stafford et Cam Newton ne sont pas de mauvais QB, mais un est amoché et l’autre
est atroce à l’étranger). Toutefois, rendus en finale de conférence, ils
trouveront peut être chaussure à leur pied, surtout qu’ils n’ont pas affronté
de la compétition d’élite depuis longtemps.
Rex à Atlanta! :
Non, non, ce n’est pas une primeur que je vous annonce, mais plutôt un souhait.
Sachant que la guillotine tombera sur le gros Rex à New York et que Mike Smith
subira le même sort chez les Falcons, ça me semble un « fit » naturel
d’amener la grande gueule dans le sud. Ce qui manque là-bas : une
défensive qui a du bon sens, de la robustesse et une bonne injection d’attitude,
Rex le traînera dans ses valises. De plus, sachant que la faiblesse de Ryan se
situe en attaque et dans le développement des quarts-arrières, la présence de Matty
Ice et d’une offensive déjà rodée permettra à coach Ryan de se concentrer sur l’aspect
défensif du jeu, sa spécialité. Finalement, en Géorgie, Rex hériterait d’un
alignement solide sur papier et d’une division prenable, ce qui est parfait
pour un motivateur qui n’a pas peur des coups de gueule. Reste évidemment à
savoir ce qu’en pensent les principaux intéressés, mais si j’étais les Falcons,
je sais quelle serait ma priorité dans les prochains jours.
Le fameux
momentum! : Y croyez-vous? Honnêtement, ça vaut ce que ça vaut. Au
football, chaque semaine est différente et on a vu des clubs entrer en séries
sur une patte et cracher le feu dans la vraie saison (Baltimore lors de leur
dernière conquête du Super Bowl notamment) tandis que d’autres sur une belle
lancée se sont spectaculairement effondrés (une spécialité de Peyton Manning et
des Chargers de Marty Schottenheimer). Donc, c’est à prendre avec un grain de
sel, mais voici une analyse de la traction avec laquelle les 12 participants
aux séries entament la vraie saison.
Patriots : De l’aveu même de Tom Brady, certains
ennuis offensifs qu’on croyait disparus, particulièrement la protection sur les
jeux de passes, sont revenus ennuyer les Pats ces dernières semaines. Ils prennent
tout de même le départ en tant que grands favoris dans la conférence
américaine.
Broncos : Malgré la décapitation des Raiders, Peyton
Manning n’a pas lancé de passe de touché ce dimanche. La semaine de congé lui
fera du bien et les doutes subsistent à Denver à l’aube des séries.
Steelers : Forts de 4 victoires consécutives,
personne dans l’AFC n’entre en séries avec plus de momentum. Reste à voir l’état
de santé de Le’Veon Bell en vue du match de samedi soir.
Colts : Leur dernière victoire d’importance date
du mois d’octobre. Il faut toujours respecter un club mené par Andrew Luck en
séries, mais ils devront embrayer à la vitesse supérieure pour veiller tard dans
la vraie saison.
Bengals : L’inconstance a caractérisé leur
saison, particulièrement à la position de quart-arrière. Vous avez plus de
chances de gagner à la loto que de savoir quelle équipe se présentera sur le
terrain dimanche prochain, surtout considérant les blessures en attaque.
Ravens : Le jeu de Joe Flacco n’offre rien de
rassurant et leur qualification n’aurait jamais dû être aussi ardue, mais en
bout de ligne, ils sont de la danse et compte tenu de leur défensive, tout est
possible.
Seahawks : Personne n’entre dans les séries avec
plus de momentum. Leur triomphe de la semaine dernière en Arizona était
particulièrement impressionnant.
Packers : Tout dépendra de l’état de santé d’Aaron
Rodgers. De plus, aussi bons sont-ils à Lambeau, ils devront vraisemblablement
gagner sur la route s’ils espèrent se rendre au Super Bowl, une tâche à
laquelle ils excellent moins.
Cowboys : Ils jouent présentement leur meilleur
football de la saison. Un jour, il faudra bien arrêter d’attendre l’effondrement
et commencer à les prendre au sérieux.
Panthers : Mine de rien, ils ont remporté leur 4 derniers
matchs et la présence de Jonathan Stewart au sol permet d’ouvrir le livre de
jeux. Après tout ce qu’on a dit à propos de la NFC Sud, ils seront probablement
favoris pour l’emporter face aux Cards.
Cardinals : Ah si Carson Palmer n’avait pas été
blessé. Sans lui, ils montrent une fiche de 3-4, sont incapables de générer de
l’offensive et la défensive accorde de plus en plus de longs jeux.
Lions : Dans sa carrière, Matthew Stafford n’a
toujours pas remporté un match sur la route face à une équipe gagnante. De
plus, ils ont toutes les misères du monde à inscrire des points depuis 3
semaines.
Si on se fie à ce classement, Steelers, Patriots, Cowboys et
Seahawks sont en voiture. On verra bien si c’est le cas à compter de samedi
prochain!


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