On conclut notre revue de la saison du CH en parlant des têtes pensantes de l'organisation. Guy Carbonneau: Le principal accomplissement de Carbo aura été d’éviter une glissade rocambolesque, comme celles qui ont marqué les saisons précédentes. On a eu peur un peu en février lors d’une série de trois défaites consécutives mais finalement le CH a rapidement retrouvé le chemin des deux points. On imagine que le fier instructeur-chef a du piler sur son orgueil pour ramener Kovalev dans le droit chemin mais les résultats ont été assez probants alors ça valait la peine. On a senti Carbonneau en bien meilleur contrôle de la situation cette saison mais on lui reproche une certaine lenteur à modifier ses trios. Par exemple, il ne s’est jamais vraiment rendu compte que Lapierre et Latendresse ensemble ça marche pas pantoute. Malgré tout, on sent le CH en de bonnes mains avec lui et on lui donne 4 Scotty Bowman sur 5.
Bob Gainey: Le DG du Canadien ne fera jamais l’unanimité mais il faut être de mauvaise foi pour ne pas admettre que le club s’en va dans la bonne direction. Année après année, l’organisation ajoute des jeunes joueurs qui viennent se greffer au noyau de l’équipe. C’est un fait qu’éventuellement, Gainey devra porter un grand coup et acquérir un ou deux joueurs qui feront de l’équipe une grande puissance mais à notre avis on en est pas encore là. On reproche à Gainey de ne pas avoir pu obtenir Hossa mais il ne faut pas oublier qu’il y a 30 autres équipes dans la LNH et que les Thrashers n’étaient pas à genou devant Bob pour qu’il leur cède Grabovski et Lapierre. C’est difficile de conclure des échanges de nos jours et cette année, la demande pour des joueurs offensifs supplantait l’offre. On a aussi mis en doute la décision d’échanger Huet aux Caps mais on est portés à croire que Bob a agi car la cohabitation Huet-Price devenait difficile. On donne donc le bénéfice du doute à Bob et il ne faut pas oublier que Cristo n’est pas Patrick Roy. Du côté des joueurs que Bob avait acquis avant la saison, les Brisebois, Kostopoulos et Smolinski ont rempli leur mandat et ont représenté des investissements acceptables. On félicite également Gainey pour sa capacité à ne pas encombrer le plafond salarial de l’équipe avec des contrats loufoques. On imagine qu’éventuellement il devra aussi embarquer dans la valse des contrats de 10 ans mais à date, il fiat du bon travail. 4,5 Serge Savard sur 5 (ou 117 Réjean Houle sur 5)
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