Les essentiels : Le match aura lieu samedi soir à 20h en direct du Lincoln Financial Field et sera présenté à NBC et RDS 2. Côté météo, la ville de l'amour fraternel vivra une soirée fraîche (- 6 Celcius environ), mais le vent et la neige ne devraient pas interférer dans la partie.
La question clé : Les Saints peuvent-ils livrer la marchandise hors de leur dôme? Même si Drew Brees n'aime pas qu'on le dise, il y a deux versions aux Saints. Celle, imbattable, du SuperDome et celle, nettement moins glorieuse, en visite aux 4 coins de l'Amérique. C'est d'ailleurs cette piètre tenue à l'étranger qui a obligé les fleurdelisés à emprunter la voie des wild cards dans ces éliminatoires. Zachary-Richard-land a perdu ses 3 derniers matchs sur la route et 5 de ses 6 derniers, leur seule victoire étant acquise péniblement à Atlanta. C'est surtout l'attaque qui perd ses repères dans ces conditions, chose qu'elle ne peut se permettre de faire samedi soir, car on sait que le Philly est capable de marquer à profusion.
L'attaque des Saints vs la défensive des Eagles : N'empêche que tant que Drew Brees est votre quart-arrière, vous avez toujours une chance de bien faire. Le vétéran a discrètement connu une autre campagne de renom et il excelle autant à frapper le coup de circuit sur un long jeu qu'à orchestrer de longues poussées méthodiques. La cible favorite du # 9 est son TE élite Jimmy Graham, une perspective drôlement inquiétante pour une unité défensive qui en a eu plein les bras avec Jason Witten il y a une semaine. Évidemment, on sait tous que les Saints utilisent le jeu au sol aussi souvent que Rob Ford utilise son jugement, ce qui les rend très unidimensionnels. Les jeux de courses sont remplacés par des petites passes dans le flanc vers Darren Sproles, un spécialiste pour créer un long gain à partir de rien. Marques Colston, nettement meilleur en 2e portion de calendrier et la recrue Kenny SCetills, une menace pour les longs jeux complètent l'arsenal aérien à la disposition de Brees. En séries, l'absence d'attaque terrestre représente souvent un handicap, mais dans ce match-ci, l'avantage va aux noirs et or. En effet, la défensive des Eagles s'est élevée comme une des meilleures de la NFL au sol tandis que personne n'a accordé plus de verges par la voie des airs qu'eux. Heureusement, ils provoquent un bon nombre de revirements, mais défendre le jeu de passe n'est pas leur force. Évidemment, il faut prendre les statistiques avec un grain de sel dans leur cas, car ils ont été exécrables en début de saison. Depuis, ils forment un groupe nettement amélioré qui met beaucoup plus de pression sur le quart adverse et à l'exception d'un match au Minnesota, ils se sont bien comportés. Cela dit, Drew Brees est, de loin, le meilleur passeur qu'ils affronteront depuis Peyton Manning en début de saison. Bref, s'ils corrigent leurs ennuis sur la route, les Saints devraient noircir la feuille de pointage souvent.
L’attaque des Eagles vs la
défensive des Saints : Après quelques ratées en début de
saison, l’offensive de Chip Kelly a trouvé son rythme lorsque Nick
Foles s’est imposé comme un partant de qualité. Sa deuxième
moitié de saison fut époustouflante et personne n’a vraiment
réussi à stopper l’offensive des Eagles depuis. Chip Kelly mérite
aussi du crédit pour avoir su adapter son attaque aux rigueurs de la
NFL. Ainsi, oui la vitesse est de mise, mais l’efficacité prime
sur la course aux records de vitesse. L’ingrédient principal des
succès de Cheese-steak city n’est cependant pas Foles, aussi bon
puisse-t-il avoir été, mais bien LeSean McCoy. « Shady »
a accumulé plus de verges au sol que quiconque dans la NFL en 2013
sans compter la menace qu’il représente pour capter les petites
passes dans le flanc. DeSean Jackson force les défensives adverses à
toujours respecter le long jeu tandis que Riley Cooper, Jason Avant
et le TE Brent Celek se sont révélés être des acteurs de soutien
de premier plan. Il ne faut pas oublier non plus la recrue Zack Ertz
de plus en plus présent dans le livre de jeux vert. C’est donc
beaucoup de boulot qui attend la brigade défensive fleurdelisée
menée par le gros Rob Ryan et ses cheveux dans le vent. Toutefois,
son groupe de joueurs a répondu présent à des nombreuses occasions
durant l’année, particulièrement sur la route lorsque l’attaque
tardait à se mettre en marche. La plus grosse différence entre
l’unité 2013 et le groupe minable de 2012 réside dans
l’efficacité des Saints à presser le QB adverse. Cela, combiné à
une tertiaire rebâtie qui compte de bons éléments a permis aux
Saints de revenir dans le milieu du peloton défensif. Toutefois, ils
ont eu de la difficulté au sol, ce qui augure mal en vue d’un
rendez-vous avec LeSean McCoy. De plus, même si elle a bien fait
dans l’ensemble, il y a eu des moments où le groupe défensif noir
et or semblait en avoir par-dessus la tête. Dans ces situations-là,
et samedi soir pourrait bien être l’une d’entre elles, ils ont
rarement su s’ajuster.
Les impondérables : Le
facteur expérience favorisera les visiteurs. En effet, Nick Foles
n’a pas d’expérience en éliminatoires et il a paru nerveux par
moments la semaine dernière. Peut être sera-t-il plus à l’aise
cette semaine si on tient compte que le « win and you’re in »
face aux Cowboys avait toutes les aires d’un match de séries. Une
autre chose qui pourrait faire mal aux Eagles est le temps de
possession. On sait que Chip Kelly se fout de cette statistique et
que ça ne le dérange pas de voir l’adversaire dominer dans
celle-ci. Cependant, on ne peut s’empêcher de penser que ce n’est
jamais une bonne idée de remettre le ballon dans les mains de Drew
Brees plus souvent que nécessaire. Finalement, le froid prévu
samedi soir pourrait compter comme élément défavorable aux
visiteurs, mais je ne pense pas que ce sera déterminant.
La prédiction : Je prévois
un festival offensif, sauf qu’en bout de piste, les déboires des
Saints hors de leur domicile se poursuivront. Nouvelle-Orléans
27 Philadelphie 34

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