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mercredi 29 janvier 2014

Le Super Bowl XLVIII en double couverture: les défensives

Cette année, on sort de nos habitudes pour le preview du Super Bowl. Nous avons emprunté le format "double coverage" et séparé le preview en trois sections. Vos hôtes: JR et Nick T.

dimanche 12 janvier 2014

Les séries sous la loupe : Chargers – Broncos

J-R analyse l’entrée en scène de Peyton Manning dans un affrontement mettant aux prises deux rivaux de division qui s’affrontent en séries pour la première fois!

samedi 4 janvier 2014

Les séries sous la loupe: Saints - Eagles

J-R poursuit la tournée d'analyse des premiers duels éliminatoires avec une rencontre où beaucoup de points devraient être inscrits.

vendredi 3 janvier 2014

samedi 19 janvier 2013

Les séries sous la loupe : Falcons - 49ers

Les Niners ont encore la défaite de l'an dernier contre les Giants sur le coeur. est-ce que Matt Ryan pourra ajouter l'insulte à l'injure où est-ce que Colin « Video Game » Kaepernick sauvera les meubles du Frisco? Stéphane Morneau se penche sur la question

Des surprises mur à mur dans la NFC qui nous présente néanmoins un duel spectaculairement intéressant qui soulève beaucoup de questions.

Sans couvrir tout, tout, tout – nous allons quand même essayer de survoler l’essentiel afin de vous donner quelques sujets de conversations autour d’une assiette pleine d’ailes bien ruisselantes dimanche après-midi.

Ce que l’on a appris la semaine dernière

Les Niners n’ont pas l’intention de se faire pointer la porte comme l’an passé, ça c’est définitif.

Les Packers débarquaient au Candlestick Park comme des favoris pour se rendre jusqu’au Super Bowl et peut-être même le gagner. Colin Kaepernick n’avait pas lu les mêmes journaux que le reste de l’Amérique et s’est assuré que plus personne ne mette en doute les capacités des Niners.

C’était convaincant !

Reste à voir si le génie de Jim Harbaugh et des Niners fera le voyage jusqu’à Atlanta. Parce que nous avons aussi appris que les Falcons peuvent gagner en éliminatoires, même s’ils ont eu chauds.

Effectivement, les Falcons ont joué avec le feu en laissant les Seahawks reprendre vie en deuxième demie et sans l’horrible décision de « geler » le botteur de Pete Carroll, les Falcons seraient peut-être en vacances en ce moment.

Outrepassant cet écart de Carroll, les Falcons ont tout de même livré une solide performance pour finalement sortir Matt Ryan de son embarrassante situation dans laquelle il ne remporte pas les gros matchs.

Matty Ice, malgré quelques erreurs, a joué tout un match de football et n’a rien à envier à Kaepernick même si lui ne fait pas la couverture du SI de la semaine.

Ce qu’on sait, avec certitude, c’est que les deux meilleures équipes de la NFC se disputeront le laisser-passer pour le Super Bowl. Ça c’est rare, soyons prêt pour tout un match. La dernière fois, les Saints avaient disposé des Vikings en route vers le premier Super Bowl de l’histoire de La Nouvelle-Orléans.

Serait-ce un présage pour les Falcons ?

Est-ce que les Falcons peuvent contenir Kaepernick?

Ça sera très difficile.

Cam Newton a malmené deux fois la défensive des Falcons cette saison en utilisant à profusion le read option qui a permis à Kaepernick de découper les Packers en petits morceaux la semaine dernière.

Newton a cumulé 202 verges au sol en plus de 502 par la passe contre les Falcons cette saison. Pas besoin de ses maths fortes pour comprendre que c’est le genre de statistiques qui exposent gravement une défensive.

De plus, Russell Wilson a aussi connu tout un match contre les Falcons. Ça commence à faire beaucoup de preuves contre la défensive d’Atlanta qui risquent de trouver le temps très long contre Kaepernick qui, malgré tout, est encore une surprise par rapport à ce qu’il peut offrir sur le terrain.

Oui, tout le monde a vu le match contre les Packers, comment le manquer? Mais c’est clair qu’on se demande s’il a d’autres tours dans son chapeau pour sa visite à Georgia Dome. Ça promets…

Justin Smith amoché, une béquille?

Les stats ne disent pas à quel point Justin Smith est essentiel au « pass rush » des Niners. Il ouvre le chemin, maintient les blocs, dérange la circulation et, surtout, force le quart-arrière à constamment garder un œil de son côté car les problèmes vont souvent provenir du sillage de Smith.

Lors des rencontres d’équipe, on planifie comment contrer Justin Smith. Il influence le match à ce point.

Contre les Packers, Kaepernick était tellement dominant que la défensive des Niners n’avait pas trop de pression. Un minimum de pression et le tour était joué.

Sauf que Matt Ryan possède peut-être le meilleur arsenal de la NFL pour recevoir ses ballons et les Seahawks, tyrannique contre la passe, ont constaté les dégâts que Ryan peut produire avec son bras et son contrôle de l’espace.

L’absence de Smith achète du temps à Ryan qui lui convertit ce temps en succès. Parlez-en à Julio Jones et Roddy White.

Si les Niners veulent retourner au Super Bowl, Justin Smith devra retrouver la forme plus tôt que tard.

En route vers le Harbaugh Bowl?

Même si le sujet n’est pas ouvertement débattu par les frangins, la possibilité d’un Super Bowl opposant deux frères entraîneurs est réelle et, d’une certaine façon, intrigante.

Les frères Harbaugh ont des caractères bouillants, sont volubiles et ne sont pas très discrets sur les lignes de côtés. Pour le spectacle, difficile de demander mieux.

Est-ce que ça représente une motivation supplémentaire pour les Niners? N’importe qui avec de la fratrie connait la réponse à cette question. Au plus fort la poche gouverne bien des maisonnées, qu’on le veuille ou non.

Un élément humain à ne pas négliger avant le match.

La prédiction

C’est très difficile de trancher pour un match qui va clairement se décider sur la dernière possession offensive du match.

Les Falcons ne disputent que des matchs serrés au Georgia Dome et, malgré un statut évident de défavorisés, ils vont être en mesure de marquer des points contre la défensive des Niners qui n’est pas à des milles de celles des Seahawks.

Si on enlève le relâchement de la deuxième demie, la semaine dernière, les Falcons faisaient ce qu’ils voulaient contre les Seahawks. Les Niners, sur la route et sans Justin Smith, doivent sérieusement considérer la menace de Matt Ryan et de ses cibles.

Tout le monde offre le trophée Lombardi sur un plateau d’argent à Kaepernick, mais je suis un grain de poivre dans l’engrenage, comme toujours.

Marque finale : Falcons 35 , 49ers 32

Sur ce, bon match à tous et n’oubliez pas que la St-Valentin s’en vient ben vite, c’est une excellente monnaie d’échange afin de s’acheter la paix pour écouter le match sans être dérangé.

vendredi 11 janvier 2013

Les Séries sous la loupe : Packers-49ers

Match à saveur de vengeance dans la NFC pour une place en Finale d'association alors que les Packers retrouvent les Niners à San Francisco. Stéphane Morneau derrière le clavier pour l'avant-goût.

Les Packers ont sorti les vidanges, d’une certaine façon, en disposant de Joe Webb et des Vikings la semaine dernière. Sauf que là, les formalités sont loin derrière et on passe aux choses sérieuses dans la NFC avec une seule chose en tête : la finale de la NFC.

Les Niners sont venus se payer les têtes fromagères à Lambeau pour lancer la saison 2012, on peut être certains que Mike McCarthy et Aaron Rodgers n’ont pas oublié cette fâcheuse défaite.

Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis, voyons voir que cette ronde éliminatoire nous réserves.

Aaron ou Colin ?

Jim Harbaugh ne manque pas d’audace et de passion, ça, on le sait. Ce qu’on ne savait pas, par contre, c’est qu’il était capable de clouer l’efficace, mais conservateur, Alex Smith au banc, lui favorisant le plus explosif, mais inexpérimenté, Colin Kaepernick.

Jusqu’ici, la manœuvre n’est pas revenue mordre Harbaugh sauf que les éliminatoires, c’est autre chose, et un quart recrue n’aura jamais la main mise sur un vétéran qui a vu neigé, surtout quand celui se nomme Aaron Rodgers et qui s’endort la nuit en fixant sa bague de joueur par excellence d’un Super Bowl.

Ça ne sera pas de la tarte pour le jeune Kaepernick qui a connu une fin de saison un peu moins étincelante, mais pas suffisamment inquiétante pour qu’on questionne sa place dans ce match contre les Packers – jusqu’à ce qu’il commette une bévue.

L’avantage des Packers, au-delà du bras de Rodgers, réside dans l’absence d’ambiguïté entourant sa position. Bonne ou mauvaise journée, Aaron Rodgers EST l’offensive des Packers et personne à Green Bay ne réclamera la tête de Mike McCarthy pour avoir choisi d’envoyer son quart dans la mêlée.

Harbaugh ne peut pas en dire autant…

Si Kaepernick découpe la défensive des Packers et que les Niners triomphent devant leurs partisans, tout va bien jusqu’à un autre jour. Si Colin, toutefois, lance une interception au premier quart et coûte des points à son offensive, les caméras se tourneront vers Alex Smith et son calepin de notes. Les partisans grogneront et les murmures seront bruyants au Candlestick Park.

Qu’est-ce que Smith pourrait nous offrir ce soir, ici, maintenant?

Les doutes, en éliminatoires, c’est à éviter. Les Niners, malgré une belle saison, jouent dans le doute jusqu’à preuve du contraire. Rodgers le sait, mais surtout, un vétéran comme Charles Woodson le sait.

Ça passe ou ça casse pour Kaepernick, littéralement.

La vie sans Justin Smith

La plus grosse ombre au tableau des Niners ces jours-ci, c’est l’absence du pilier défensif Justin Smith.

Il est l’un des joueurs les plus discrètement efficaces dans la NFL qui n’a pas de trou dans son jeu, vraiment, et qui se donne corps et âme pour son équipe.

Il a raté les derniers matchs de la saison pour les Niners et même si les performances ne sont pas désastreuses, défensivement parlant, reste que la différence est palpable.

Un Smith en attire un autre dans le cas présent. Sans Justin, Aldon n’est plus aussi efficace. Justin est le dix-huit roues qui ouvre le chemin pour Aldon qui obtient presque tous ses sacs avec Justin sur le terrain. Justin est le col bleu de la finesse d’Aldon et un sans l’autre, l’équilibre n’y est plus.

L’ami Justin repousse son séjour sur la table d’opération dans l’espoir de jouer. Il ne sera visiblement pas à 100%, mais tout n’est pas perdu pour les Niners.

Ce qui a changé depuis la dernière fois?

Lors du premier match de la saison, la défensive des Packers comptait sur plusieurs recrues pour faire tourner la machine.

18 semaines plus tard, les jeunes sont un peu moins jeunes et tout le monde connaît un peu plus ses repères. Se faisant, la défensive des Packers est plus profonde que celle des Niners même si cette dernière reçoit toute l’attention.

Parce que oui, les partants des Niners sont dangereusement efficaces. C’est indéniable. Mais ils se tournent rarement vers leurs réservistes et on se demande encore ce qu’ils peuvent offrir si les enjeux augmentent.

Avec l’absence prolongée de Charles Woodson, les Packers ont eu le luxe d’essayer des choses, de tester des jeunes et d’offrir du temps et de l’expérience à une unité qui dépasse les partants. Woodson revenu, toute cette expérience ne se perd pas et la cohésion, combinée à la polyvalence, offre aux Packers un léger avantage au niveau des surprises qu’ils peuvent offrir aux Niners.

Qui plus est, Clay Matthews a démontré la semaine dernière qu’il pouvait manger pour déjeuner les quarts inexpérimentés « à la Joe Webb ». Pas qu’on souhaite le même sort à Kaepernick, mais ce n’est pas impossible non plus.

La défensive des Packers n’est plus la passoire sans espoir du début de la saison (ou de la fin de la saison dernière). Si Harbaugh n’a pas ajusté son plan de match, il va s’en mordre les doigts après deux quarts à regarder Frank Gore se buter à une ligne défensive jeune, dynamique et qui frappe fort.

Cette fois, les Packers sont en visite et la motivation sera double après une défaite à Lambeau. Ça, c’est une différence de taille dans la guerre psychologique.

Le pied qui blesse

La décision est tombée jeudi : David Akers sera en uniforme avec son soulier tout propre pour tenter de racheter sa saison de misère.

Erreur – ou stratégie éclairée de la part d’Harbaugh et de son équipe?

Le vétéran n’a plus le pied au bon endroit depuis le début de la saison et les auditions pour le remplacer se sont déroulées durant le congé des Niners. Après des jours de doute, Akers retourne dans la mêlée.

Mais les Niners ne sont pas les seuls à avoir des maux de tête en raison d’un pied. Mason Crosby en fait voir à toutes les couleurs à McCarthy et son équipe depuis le début de la saison.

La précision n’est pas au rendez-vous malgré la puissance de son pied et quand le temps d’un placement crucial arrive, le doute s’installe.

D’un côté comme de l’autre.

Ce doute entraînera peut-être des situations délicates de quatrième essai. Des revirements et peut-être même des erreurs coûteuses.

Le « Foot » dans football n’aura jamais été autant justifié.

La clé du succès …

À moins de conditions météo loufoques, Aaron Rodgers fera la différence dans ce match.

La semaine dernière, les Vikings n’avaient aucune réponse à ce que leur envoyait le meneur des Packers. Passe courte, pas profonde, feinte, passe piège, une dizaine de cibles incluant John Kuhn. Rodgers est un général aux dents longues et son expérience en éliminatoires ne fait qu’améliorer sa crédibilité derrière le centre.

Le jeu au sol des Packers dépend de la peur de la défense adverse par rapport aux jugements de Rodgers. En retour, il exploite cette peur et crée toutes sortes de problèmes dans la couverture individuelle.

Les Niners ont trouvé une faille dans le système des Packers, mais c’était avant d’avoir une saison et plein de de momentum en banque pour Rodgers qui n’a pas d’égal depuis deux mois.

Soyons audacieux, car je vois les Packers se rendre au Super Bowl cette année.

Packers 31 – 49ers 28