mardi 30 septembre 2014

Les dernières réflexions sur la semaine # 4

Les Patriots humiliés sous les réflecteurs du lundi soir.


Patriots 14  Chiefs 41

Les partisans des Chiefs semblent en forme ce soir. Ce sont eux qui se chargent de l’interprétation de l’hymne nationale, qu’ils concluent en remplaçant « Home of the brave » par « Home of the Chiefs! » Nice. Par la suite, ils augmentent les décibels de quelques coches sur le célèbre Tomahawk Chop! Profitez-en pendant que ça passe fans des Chefs, la police de la rectitude politique va bien se mettre sur votre cas un jour ou l’autre…

Sur le terrain, la première séquence offensive rouge progresse bien jusqu’à ce Chandler Jones fasse ce qu’il fait de mieux cette saison, soit rabattre des quarts-arrières au sol. La poussée s’essouffle après cela.

Deux recrues débutent le match sur la ligne offensive des Pats. Disons que ça ne commence pas comme dans les films avec un 3&out. Ça beugle fort dans les estrades! Le record des plus forts décibels qui alterne entre Seattle et KC, revient d’ailleurs au Arrowhead ce soir.

Les fans des Chiefs ont d’autant plus de mérite de crier si fort que pour ma part, après les gueuletons de gros ribs et de BBQ qu’ils se tapent au tailgate, j’aurais plus le goût d’un roupillon il me semble…

Kansas City reprend la roche et y va d’une séquence de toute beauté qui voit tous les contributeurs (Bowe, Kelce, Davis et Charles) faire progresser la roche. La sélection de jeux laisse la défensive des Pats sur les talons. Charles termine le travail sur 2 verges. Une poussée méthodique qui donne les devants aux Chiefs 7-0.

Après une bien timide réplique du Boston (deux premiers jeux), KC reprend à sa ligne de 14 et il n’y a rien de méthodique à propos de cette poussée : Knile Davis court sur 48 verges, Travis Kelce en ajoute 33 sur un jeu de passe et Jamaal Charles conclut sur 5 verges. 3 coups de canon. Pow, Pow, Pow 14-0 KC

What the hell is going on???

Les Pats obtiennent 2 autres chances avant la fin de la demie, mais il n’y a rien à faire. KC ajoutera l’insulte à l’injure en fin de demie en retraversant le terrain à partir de leur ligne de 11. Bowe et Donnie Avery obtiennent les gros catchs sur cette séquence. Un placement permet aux Chiefs de retraiter au vestiaire en avance 17-0.

Après 30 minutes de jeu, Tom Brady à 72 verges de gains; Alex Smith, 180. Laissez-moi le répéter : What the hell is going on???

La situation ne s’améliore pas au 3e quart pour les Pats. Brady perd le ballon dès sa première possession, mais les Pats recouvrent et dégagent. L’hécatombe se poursuit à la possession suivante et cette fois, KC recouvre la roche. Jamaal Charles bat Jared Mayo et transforme le revirement en 7 nouveaux points pour les locaux. 24-0

Brady est tellement en tabarnac sur le banc qu’il ne gueule même pas après personne pour tenter de les réveiller. Il se contente de s’asseoir, abasourdi, mais le regard enragé, au bout du banc.

Le cauchemar des Pats ne fait que commencer et le beau brummel voit son relais être intercepté loin dans sa zone.  Depuis le début de la mi-temps, la Nouvelle-Angleterre a mis la balle en jeu 8 fois : Brady a commis 2 échappées et décoché une interception. Wow?!? Un placement portera le score à 27-0.

Je ris chaque fois que je vois les annonces de TSN encourageant le Fantasy Football de la CFL. Heille, il faut être crinqué en sacrifice pour faire des pools de CFL! Qui veut du RB des Roughriders?

Sursaut d’orgueil alors que Brady rejoint Vereen pour un long gain grâce à une belle feinte de jeu renversé d’Edelman, suivi d’un touché de Lafell qui brise une couple de plaqués. 27-7. Comme nous parlons des Pats ici, on va se garder une petite gêne avant de dire que c’est fini.

D’ailleurs, la défensive du Boston a la chance de confirmer le changement de momentum avant la fin du 3e quart avec un 3e essai et 10 loin en zone des rouges, mais Ninkovich glisse et Knile Davis gagne 12 verges. Huit jeux plus tard, Kelce inscrit le majeur. Là c’est fini. 34-7 avec une douzaine de minutes au cadran.

Kansas City a un cheval qui sort après chaque touché pour la célébration. La SPCA risque d’intervenir et trouver qu’il travaille trop ce soir…

Brady sera intercepté une autre fois avant de laisser sa place à Garoppolo qui mènera une séquence à la terre promise pour sa confiance personnelle. Score final : Patriots 14 Chiefs 41 Levez la main ceux qui l’avaient vu venir celle-là?

Boston est dans le trouble. Malgré une compétition risible (Miami, Minnesota, Oakland et KC), ils ne présentent qu’une fiche de 2-2 et les Bengals s’amènent à Foxboro dimanche soir prochain. Disons que ce n’est pas la recette indiquée pour un club qui peine à protéger son quart-arrière. Par contre, si les Pats de Brady et Belichick ont toujours montrer une chose à travers les années, c’est qu’ils ont de la fierté à revendre. Donc  les tigrés sont mieux de se préparer adéquatement, car les Pats fourniront sans doute une opposition beaucoup plus inspirée la semaine prochaine. Quant aux Chiefs, ils ont été franchement impressionnants ce soir. Ils présentent aussi une fiche de 2-2, mais le momentum est clairement de leur bord.


Les dernières réflexions :


Les malheurs des Panthers et des Bears ainsi qu’une couple de pensées en vrac alimentent les réflexions de cette semaine.

Que se passe-t-il avec les Panthers? : On se doutait bien que Steve Smith insufflerait une grande dose d’énergie aux Ravens, mais je suis néanmoins extrêmement déçu de la performance des Panthers de la Caroline depuis 2 semaines. Cam Newton vient d’être sorti du match deux semaines de suite, les receveurs ne se démarquent pas, la protection est nulle et les porteurs de ballon tombent comme des mouches; voila un portrait offensif pas trop glorieux…  Toutefois, le plus inquiétant se situe de l’autre côté du ballon. Deuxième meilleure du football l’an dernier, la défensive s’est fait piler dans la face par les Steelers et les Ravens ces dernières semaines. Dans les 2 cas, on parle d’une domination physique complète et la résultante est un total de 75 points accordés en 2 matchs.  C’est dégueulasse à dire, mais on comprend mieux pourquoi la Caroline  tenait tant à se fermer les yeux dans le dossier de violence conjugale de Greg Hardy. Depuis qu’il ne joue plus, la pression est inexistante sur les quarts adverses et la bataille des tranchées vire systématiquement à l’avantage de l’adversaire. Heureusement pour eux, les Bears, malgré leurs nombreuses armes offensives, n’offrent pas le même défi que Baltimore et Pittsburgh au plan de la robustesse. Peut être que les félins pourront prendre avantage des nounours éclopés pour se relancer. De plus, ils bénéficient des ennuis des Saints et des Falcons, qui présentent une fiche combinée de 0-5 sur la route, donc rien n’est perdu pour eux dans la division.

Un moment donné, il faut passer par-dessus les obstacles : Parlant des Bears, ils ont reçu (et mérité) beaucoup de crédit dernièrement pour leurs victoires arrachées à San Francisco et New York, malgré la panoplie des blessures qui les affligent. La réalité les a rattrapés hier, alors que leurs rivaux de toujours les ont pulvérisés à domicile. Ironiquement, les Oursons sont 0-2 au Soldier Field et 2-0 sur les terrains adverses. Par contre, Marc Trestman ne peut pas être heureux d’avoir revu le mauvais Jay Cutler, celui du premier match de l’année, hier encore. Cutler a raté un joueur fin seul dans la zone de buts pour le touché en première demie et dès la première interception, nous avons vu le langage corporel changer. La spirale descendante n’a plus jamais cessé. Sugar Jay constitue une cible de choix, mais il est loin d’être le seul responsable de la défaite des siens. La défensive fut atroce et Kyle Fuller a eu l’air d’une recrue contre Aaron Rodgers. Sauf que Jay Cutler présente maintenant un dossier d’une victoire, neuf défaites contre Green Bay en tant que pivot partant du Chicago. DA Bears possèdent davantage de talent que le Pack; Jay Cutler possède un des bons bras du football, mais tant qu’ils ne ressouderont pas l’énigme présentée par leurs voisins du nord qui les ont sortis des séries de manière dramatique l’an passé rappelons-le, les Bears ne gagneront pas le championnat de leur division.

En rafale : On termine l’analyse de cette semaine avec quelques pensées rapides.

- L’an dernier à la semaine 4, les Steelers l’ont échappé à Londres face aux Vikings. Cette défaite, jumelée à celle de la semaine 8 contre Oakland (et une certaine décision d’arbitre en faveur des Chargers lors du dernier week-end avouons-le) a grandement contribué à leur exclusion des séries. Personne ne sait ce que l’avenir réserve aux noirs et jaunes, mais l’incompréhensible revers face aux Bucs, à domicile en plus, pourrait leur coûter cher dans ce qui sera une chaude lutte dans l’AFC Nord

- Bonne décision de Doug Marrone de remplacer EJ Manuel. Je ne pense que Kyle Orton soit la réponse à long terme, ni même pour terminer la saison en fait, mais peut être qu’un peu de temps sur le banc rebâtira la confiance et le désir de compétionner de Manuel.   Le Buffalo a un bon petit club s’ils peuvent juste obtenir des performances décentes de leur QB.

- L’ineptie des Saints sur la route est en voie de devenir franchement inquiétante. Perdre à Atlanta passe toujours, mais hier, ils ont été pulvérisés à Dallas. La défensive de Rob Ryan est confuse et le gros Rob devrait cesser d’entretenir ses frustrations passées et se concentrer sur la préparation de son unité qui en a grandement besoin. Cela dit, Sean Payton et Drew Brees, complètement absents hier, doivent aussi se regarder dans le miroir.

- Attendons un peu avant d’élever un monument aux Colts et à Andrew Luck SVP. Oui les stats des 2 dernières semaines sont sensationnelles, mais les adversaires étaient les Jaguars et les Titans. On se rappelle surtout que les Colts ont perdu leurs 2 rencontres face à des adversaires de premier plan en 2014. Dans leur division de brochets, le triomphe est assuré, mais ils n’ont pas encore montré leur valeur contre des bonnes équipes. Des affrontements contre Baltimore, Cincinnati et Pittsburgh au cours du prochain mois leur permettront (peut être) de montrer de quel bois ils se chauffent.

- Si vous allez à Londres un jour et que vous voulez aller au football, ne dépensez pas votre argent sur celui de la NFL. Les matchs à Wembley sont toujours, toujours plates. C’est scientifiquement encore plus vérifiable que les mauvais matchs du jeudi soir!

- Nouvelle rapide pour terminer : Dennis Allen a été congédié à Oakland. Top pouce à Christophe, Nick T. et moi-même pour la prédiction (facile) dans les 4 questions vendredi passé!

Bonne semaine. On remet cela dans 7 jours! 

9 commentaires:

  1. Brady et Brees sont tout croches cette saison. Est-ce que l'âge les rattrape? Tom a 37 ans et Drew en a 35. Les deux gars ont subi une grosse blessure dans leur carrière...On les croit invincibles mais les signes sont inquiétants.

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  2. Sans vouloir tourner le chemin de fer dans la plaine (même si je prends un grand plaisir à vois les déboires de Brady), est-ce qu'on va bientôt recommencer à jaser de qui est le meilleur QB entre Brady et Manning? Ce sujet semble être tombé aux oubliettes depuis les deux dernières saisons...

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  3. Il est normal de parler des déboires de Brady et de son possible déclin. Mais il y a un aspect qu’il faudra bientôt analyser, soit la gestion « cheap labor » de Billichick. Depuis mars 2013, pour des raisons de $$ , il a laissé aller Welker , Woodehead,LeGarette Blount et Logan Mankins. Pour les remplacer par Amandola (quelle erreur) Verreen (surévalué) personne (Blount) et un rookie à la place de Mankins.

    depuis le départ de Moss en 2010, les WR qui ont défilé à Foxboro sont Deion Branch en fin de carrière, Chad Johnson (quelle joke!) Brandon Loyd (qui n’avait pas si mal fait finalement) et Brandon Lefell !!!!!
    Mais malgré tout, jusqu’à la saison dernière Brady avait réussi à charrier cette attaque sur ses épaules. Mais cette saison, avec la OL en fromage suisse qu’il a, oubliez ça. À mon avis, le fameux « génie » de Bill durant les années 2001-2013 portaient un nom : Tom Brady. Sauf que le coach des Pats a pensé que c’est son système qui le faisait gagner. Mais là ça lui saute en pleine face. Le « cheap labor « et le manque de protection de son QB va mettre fin à la dynastie.

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  4. Ça prendrait peut-être du sang neuf à Foxboro. Il n'y a pas que Brady qui se fait "vieux". Billichik a aussi du millage et son message ne passe peut-être plus dans le vestiaire. Un jeune entraîneur et Garropolo apporterait du renouveau. Hier, c'est la defense qui a flanché. Rien n'est encore perdu pour les Pats; quelques victoires et les critiques vont se taire.

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  5. J'avais pensé à Philbin (Miami) comme premier coach congédié en 2014. C'était l'enjeu lors du match à Londres et manifestement, les joueurs des Fins souhaitaient plus garder leur entraîneur que ceux des Raiders.

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  6. C'est plus fort que moi, à chaque fois que les patriots perdre je ne peux pas m'empêcher de me réjouir.... Et hier, c'était le pied mes amis !

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  7. @Anonyme 9h17 : Brady est un excellent quart mais quand il a été blessé, ils l'ont remplacé par Matt Cassell et l'équipe a fini 11-5. Le système Belichick y est quand même pour beaucoup et ce système est d'abord centré autour d'une excellente ligne offensive, ce qu'ils ne semblent plus avoir. Tout part de là, surtout.

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    1. Avant le début de la présente saison, la fiche à vie de Belichick sans Brady derrère le centre est de 53 v et 62 d. pour un % de .460. Avec Brady comme QB elle est de 147v 43d pour un % de .774.

      Fin du débat

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    2. C'est pas tellement honnête d'ajouter à ces stats sa fiche qu'il a eu avec Cleveland...

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