Les Patriots humiliés sous les réflecteurs du lundi soir.
Patriots 14 Chiefs 41
Les partisans des Chiefs semblent en forme ce soir. Ce sont
eux qui se chargent de l’interprétation de l’hymne nationale, qu’ils concluent
en remplaçant « Home of the brave » par « Home of the Chiefs! »
Nice. Par la suite, ils augmentent les décibels de quelques coches sur le
célèbre Tomahawk Chop! Profitez-en pendant que ça passe fans des Chefs, la
police de la rectitude politique va bien se mettre sur votre cas un jour ou l’autre…
Sur le terrain, la première séquence offensive rouge
progresse bien jusqu’à ce Chandler Jones fasse ce qu’il fait de mieux cette
saison, soit rabattre des quarts-arrières au sol. La poussée s’essouffle après
cela.
Deux recrues débutent le match sur la ligne offensive des Pats.
Disons que ça ne commence pas comme dans les films avec un 3&out. Ça beugle
fort dans les estrades! Le record des plus forts décibels qui alterne entre
Seattle et KC, revient d’ailleurs au Arrowhead ce soir.
Les fans des Chiefs ont d’autant plus de mérite de crier si
fort que pour ma part, après les gueuletons de gros ribs et de BBQ qu’ils se
tapent au tailgate, j’aurais plus le goût d’un roupillon il me semble…
Kansas City reprend la roche et y va d’une séquence de toute
beauté qui voit tous les contributeurs (Bowe, Kelce, Davis et Charles) faire
progresser la roche. La sélection de jeux laisse la défensive des Pats sur les
talons. Charles termine le travail sur 2 verges. Une poussée méthodique qui
donne les devants aux Chiefs 7-0.
Après une bien timide réplique du Boston (deux premiers
jeux), KC reprend à sa ligne de 14 et il n’y a rien de méthodique à propos de
cette poussée : Knile Davis court sur 48 verges, Travis Kelce en ajoute 33
sur un jeu de passe et Jamaal Charles conclut sur 5 verges. 3 coups de canon.
Pow, Pow, Pow 14-0 KC
What the hell is going on???
Les Pats obtiennent 2 autres chances avant la fin de la
demie, mais il n’y a rien à faire. KC ajoutera l’insulte à l’injure en fin de
demie en retraversant le terrain à partir de leur ligne de 11. Bowe et Donnie
Avery obtiennent les gros catchs sur cette séquence. Un placement permet aux
Chiefs de retraiter au vestiaire en avance 17-0.
Après 30 minutes de jeu, Tom Brady à 72 verges de gains;
Alex Smith, 180. Laissez-moi le répéter : What the hell is going on???
La situation ne s’améliore pas au 3e quart pour
les Pats. Brady perd le ballon dès sa première possession, mais les Pats
recouvrent et dégagent. L’hécatombe se poursuit à la possession suivante et
cette fois, KC recouvre la roche. Jamaal Charles bat Jared Mayo et transforme
le revirement en 7 nouveaux points pour les locaux. 24-0
Brady est tellement en tabarnac sur le banc qu’il ne gueule
même pas après personne pour tenter de les réveiller. Il se contente de s’asseoir,
abasourdi, mais le regard enragé, au bout du banc.
Le cauchemar des Pats ne fait que commencer et le beau
brummel voit son relais être intercepté loin dans sa zone. Depuis le début de la mi-temps, la
Nouvelle-Angleterre a mis la balle en jeu 8 fois : Brady a commis 2
échappées et décoché une interception. Wow?!? Un placement portera le score à
27-0.
Je ris chaque fois que je vois les annonces de TSN
encourageant le Fantasy Football de la CFL. Heille, il faut être crinqué en
sacrifice pour faire des pools de CFL! Qui veut du RB des Roughriders?
Sursaut d’orgueil alors que Brady rejoint Vereen pour un
long gain grâce à une belle feinte de jeu renversé d’Edelman, suivi d’un touché
de Lafell qui brise une couple de plaqués. 27-7. Comme nous parlons des Pats
ici, on va se garder une petite gêne avant de dire que c’est fini.
D’ailleurs, la défensive du Boston a la chance de confirmer
le changement de momentum avant la fin du 3e quart avec un 3e
essai et 10 loin en zone des rouges, mais Ninkovich glisse et Knile Davis gagne
12 verges. Huit jeux plus tard, Kelce inscrit le majeur. Là c’est fini. 34-7
avec une douzaine de minutes au cadran.
Kansas City a un cheval qui sort après chaque touché pour la
célébration. La SPCA risque d’intervenir et trouver qu’il travaille trop ce
soir…
Brady sera intercepté une autre fois avant de laisser sa
place à Garoppolo qui mènera une séquence à la terre promise pour sa confiance
personnelle. Score final : Patriots 14 Chiefs 41 Levez la main ceux qui l’avaient
vu venir celle-là?
Boston est dans le trouble. Malgré une compétition risible
(Miami, Minnesota, Oakland et KC), ils ne présentent qu’une fiche de 2-2 et les
Bengals s’amènent à Foxboro dimanche soir prochain. Disons que ce n’est pas la
recette indiquée pour un club qui peine à protéger son quart-arrière. Par
contre, si les Pats de Brady et Belichick ont toujours montrer une chose à
travers les années, c’est qu’ils ont de la fierté à revendre. Donc les tigrés sont mieux de se préparer
adéquatement, car les Pats fourniront sans doute une opposition beaucoup plus
inspirée la semaine prochaine. Quant aux Chiefs, ils ont été franchement
impressionnants ce soir. Ils présentent aussi une fiche de 2-2, mais le
momentum est clairement de leur bord.
Les dernières réflexions :
Les malheurs des Panthers et des Bears ainsi qu’une couple
de pensées en vrac alimentent les réflexions de cette semaine.
Que se passe-t-il
avec les Panthers? : On se doutait bien que Steve Smith
insufflerait une grande dose d’énergie aux Ravens, mais je suis néanmoins
extrêmement déçu de la performance des Panthers de la Caroline depuis 2
semaines. Cam Newton vient d’être sorti du match deux semaines de suite, les
receveurs ne se démarquent pas, la protection est nulle et les porteurs de
ballon tombent comme des mouches; voila un portrait offensif pas trop glorieux… Toutefois, le plus inquiétant se situe de l’autre
côté du ballon. Deuxième meilleure du football l’an dernier, la défensive s’est
fait piler dans la face par les Steelers et les Ravens ces dernières semaines.
Dans les 2 cas, on parle d’une domination physique complète et la résultante
est un total de 75 points accordés en 2 matchs.
C’est dégueulasse à dire, mais on comprend mieux pourquoi la
Caroline tenait tant à se fermer les
yeux dans le dossier de violence conjugale de Greg Hardy. Depuis qu’il ne joue
plus, la pression est inexistante sur les quarts adverses et la bataille des
tranchées vire systématiquement à l’avantage de l’adversaire. Heureusement pour
eux, les Bears, malgré leurs nombreuses armes offensives, n’offrent pas le même
défi que Baltimore et Pittsburgh au plan de la robustesse. Peut être que les
félins pourront prendre avantage des nounours éclopés pour se relancer. De
plus, ils bénéficient des ennuis des Saints et des Falcons, qui présentent une
fiche combinée de 0-5 sur la route, donc rien n’est perdu pour eux dans la
division.
Un moment donné,
il faut passer par-dessus les obstacles : Parlant des Bears, ils
ont reçu (et mérité) beaucoup de crédit dernièrement pour leurs victoires
arrachées à San Francisco et New York, malgré la panoplie des blessures qui les
affligent. La réalité les a rattrapés hier, alors que leurs rivaux de toujours
les ont pulvérisés à domicile. Ironiquement, les Oursons sont 0-2 au Soldier
Field et 2-0 sur les terrains adverses. Par contre, Marc Trestman ne peut pas
être heureux d’avoir revu le mauvais Jay Cutler, celui du premier match de l’année,
hier encore. Cutler a raté un joueur fin seul dans la zone de buts pour le
touché en première demie et dès la première interception, nous avons vu le
langage corporel changer. La spirale descendante n’a plus jamais cessé. Sugar
Jay constitue une cible de choix, mais il est loin d’être le seul responsable
de la défaite des siens. La défensive fut atroce et Kyle Fuller a eu l’air d’une
recrue contre Aaron Rodgers. Sauf que Jay Cutler présente maintenant un dossier
d’une victoire, neuf défaites contre Green Bay en tant que pivot partant du
Chicago. DA Bears possèdent davantage de talent que le Pack; Jay Cutler possède
un des bons bras du football, mais tant qu’ils ne ressouderont pas l’énigme
présentée par leurs voisins du nord qui les ont sortis des séries de manière
dramatique l’an passé rappelons-le, les Bears ne gagneront pas le championnat
de leur division.
En rafale :
On termine l’analyse de cette semaine avec quelques pensées rapides.
- L’an dernier à la semaine 4, les Steelers l’ont échappé à
Londres face aux Vikings. Cette défaite, jumelée à celle de la semaine 8 contre
Oakland (et une certaine décision d’arbitre en faveur des Chargers lors du
dernier week-end avouons-le) a grandement contribué à leur exclusion des
séries. Personne ne sait ce que l’avenir réserve aux noirs et jaunes, mais l’incompréhensible
revers face aux Bucs, à domicile en plus, pourrait leur coûter cher dans ce qui
sera une chaude lutte dans l’AFC Nord
- Bonne décision de Doug Marrone de remplacer EJ Manuel. Je
ne pense que Kyle Orton soit la réponse à long terme, ni même pour terminer la
saison en fait, mais peut être qu’un peu de temps sur le banc rebâtira la
confiance et le désir de compétionner de Manuel. Le
Buffalo a un bon petit club s’ils peuvent juste obtenir des performances
décentes de leur QB.
- L’ineptie des Saints sur la route est en voie de devenir
franchement inquiétante. Perdre à Atlanta passe toujours, mais hier, ils ont
été pulvérisés à Dallas. La défensive de Rob Ryan est confuse et le gros Rob
devrait cesser d’entretenir ses frustrations passées et se concentrer sur la
préparation de son unité qui en a grandement besoin. Cela dit, Sean Payton et
Drew Brees, complètement absents hier, doivent aussi se regarder dans le
miroir.
- Attendons un peu avant d’élever un monument aux Colts et à
Andrew Luck SVP. Oui les stats des 2 dernières semaines sont sensationnelles,
mais les adversaires étaient les Jaguars et les Titans. On se rappelle surtout
que les Colts ont perdu leurs 2 rencontres face à des adversaires de premier
plan en 2014. Dans leur division de brochets, le triomphe est assuré, mais ils
n’ont pas encore montré leur valeur contre des bonnes équipes. Des
affrontements contre Baltimore, Cincinnati et Pittsburgh au cours du prochain
mois leur permettront (peut être) de montrer de quel bois ils se chauffent.
- Si vous allez à Londres un jour et que vous voulez aller
au football, ne dépensez pas votre argent sur celui de la NFL. Les matchs à
Wembley sont toujours, toujours plates. C’est scientifiquement encore plus
vérifiable que les mauvais matchs du jeudi soir!
- Nouvelle rapide pour terminer : Dennis Allen a été
congédié à Oakland. Top pouce à Christophe, Nick T. et moi-même pour la prédiction
(facile) dans les 4 questions vendredi passé!
Bonne semaine. On remet cela dans 7 jours!


Brady et Brees sont tout croches cette saison. Est-ce que l'âge les rattrape? Tom a 37 ans et Drew en a 35. Les deux gars ont subi une grosse blessure dans leur carrière...On les croit invincibles mais les signes sont inquiétants.
RépondreSupprimerSans vouloir tourner le chemin de fer dans la plaine (même si je prends un grand plaisir à vois les déboires de Brady), est-ce qu'on va bientôt recommencer à jaser de qui est le meilleur QB entre Brady et Manning? Ce sujet semble être tombé aux oubliettes depuis les deux dernières saisons...
RépondreSupprimerIl est normal de parler des déboires de Brady et de son possible déclin. Mais il y a un aspect qu’il faudra bientôt analyser, soit la gestion « cheap labor » de Billichick. Depuis mars 2013, pour des raisons de $$ , il a laissé aller Welker , Woodehead,LeGarette Blount et Logan Mankins. Pour les remplacer par Amandola (quelle erreur) Verreen (surévalué) personne (Blount) et un rookie à la place de Mankins.
RépondreSupprimerdepuis le départ de Moss en 2010, les WR qui ont défilé à Foxboro sont Deion Branch en fin de carrière, Chad Johnson (quelle joke!) Brandon Loyd (qui n’avait pas si mal fait finalement) et Brandon Lefell !!!!!
Mais malgré tout, jusqu’à la saison dernière Brady avait réussi à charrier cette attaque sur ses épaules. Mais cette saison, avec la OL en fromage suisse qu’il a, oubliez ça. À mon avis, le fameux « génie » de Bill durant les années 2001-2013 portaient un nom : Tom Brady. Sauf que le coach des Pats a pensé que c’est son système qui le faisait gagner. Mais là ça lui saute en pleine face. Le « cheap labor « et le manque de protection de son QB va mettre fin à la dynastie.
Ça prendrait peut-être du sang neuf à Foxboro. Il n'y a pas que Brady qui se fait "vieux". Billichik a aussi du millage et son message ne passe peut-être plus dans le vestiaire. Un jeune entraîneur et Garropolo apporterait du renouveau. Hier, c'est la defense qui a flanché. Rien n'est encore perdu pour les Pats; quelques victoires et les critiques vont se taire.
RépondreSupprimerJ'avais pensé à Philbin (Miami) comme premier coach congédié en 2014. C'était l'enjeu lors du match à Londres et manifestement, les joueurs des Fins souhaitaient plus garder leur entraîneur que ceux des Raiders.
RépondreSupprimerC'est plus fort que moi, à chaque fois que les patriots perdre je ne peux pas m'empêcher de me réjouir.... Et hier, c'était le pied mes amis !
RépondreSupprimer@Anonyme 9h17 : Brady est un excellent quart mais quand il a été blessé, ils l'ont remplacé par Matt Cassell et l'équipe a fini 11-5. Le système Belichick y est quand même pour beaucoup et ce système est d'abord centré autour d'une excellente ligne offensive, ce qu'ils ne semblent plus avoir. Tout part de là, surtout.
RépondreSupprimerAvant le début de la présente saison, la fiche à vie de Belichick sans Brady derrère le centre est de 53 v et 62 d. pour un % de .460. Avec Brady comme QB elle est de 147v 43d pour un % de .774.
SupprimerFin du débat
C'est pas tellement honnête d'ajouter à ces stats sa fiche qu'il a eu avec Cleveland...
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