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jeudi 22 novembre 2012

Sautons aux conclusion - Jets vs Patriots

Stéphane Morneau poursuit son marathon de dinde et de football et une chose est sûre - Les Jets savent comment bien recevoir des invités pour qu'ils soient heureux. Parlez-en aux Patriots qui se sont payés un festin des fêtes pour conclure la trilogie de Thanksgiving, jeudi soir.

Les Patriots n’ont fait qu’une bouchée (excusez là) des Jets devant les partisans plutôt silencieux du New Jersey. Après une rafale de points, le score s’est finalement arrêté sur 49-19 en faveurs des Patriots et croyez-moi, le match n’était pas aussi serré que le pointage ne l’indique.

Avec le match complètement dément entre les Lions et les Texans, le rédacteur est un peu heureux de voir un match à sens unique qui favorise les Patriots, même si normalement aucune bonne nouvelle pour les Patriots n’est une bonne nouvelle pour l’amateur que je suis. Bref, on se réconforte comme on peut dans la vie. Ces conclusions seront brèves, comme les regains de vie des Jets en fait.

Conclusions – En vrac 

Après un premier quart très brouillon, les Patriots marquent 35 points consécutifs au 2e quart avant de voir les Jets répliquer avec un maigre placement. Oui monsieur, trois passes de touchés de Brady (Deux à Edelman), une course de Vereen et un retour de fumble pour un touché. La dégringolade en cinq temps des Jets, signé Bill Bellichick.

Ensuite, on doit attendre jusqu’à la fin du 3e quart avant de revoir des points, et c’est un Safety des Jets à la suite d’un chop block contre les Patriots. Quand on parle d’action là, c’est sans parler que les Pats venaient de geler les Jets avec un 4e et les buts en défensive quand Rex Ryan a eu la brillante idée d’essayer une course « au travers » de Vince Wilfork. Je crois qu’il aurait eu plus de chance de faire tomber un mur de brique en le grugeant avec ses dents d’en avant. Du BEAU TRAVAIL !

L’histoire du match – Les Jets ont les mains pleines de pouces et de graisses. Sanchez n’a pas été si mauvais (du moins, selon ses propres standards), mais les Fumbles tue littéralement les chances de l’équipe. On parle d’une notion de base au football – protéger le ballon.

Les Jets ont marqué quelques points au 4e quart, mais sérieusement, c’était presque par pitié. Se fier aux statistiques serait vraiment futile, le match est perdu depuis la pause pour la demie et Ryan s’en doutait bien, son équipe ne s’est tout simplement pas présentée.

Rob Gronk-qui? Les Patriots, quand ils se sont mis en marche, ne s’ennuyaient pas du tout du TE étoile.

Avec la victoire, les Pats sont maintenant 8-3 et ont main mise sur la division (et les éliminatoires). Si les Ravens s’essoufflent en fin de saison, ce qui est probable, un Bye week avant pour amorcer les éliminatoires n’est pas impossible pour Brady et sa bande.

Surveillez les journaux demain, la Tebow-Fevor sera forte.

D’ailleurs, Ryan Mallett, le gradué d’Arkansas, a vue de l’action à la fin du match. Il est gentil Bellichik, pour l’Action de grâces il offre un peu de pitié à son bon vieux rival.

Brady termine sa besogne avec trois touchés par la passe, un au sol, 323 verges et aucune interception. Bref, une journée tranquille au bureau. Sanchez a franchi le cap des 300 verges, mais la plupart sont survenues lors de la deuxième demie quand c’était pas mal terminé. Du gros vide.

On se retrouve cette fin de semaine, on va laisser la digestion faire son travail. D’ici là, bon lendemain de vieille de la grande fête du football.

mardi 18 septembre 2012

Kellen Winslow avec les Pats

Les Patriots cherchaient un remplaçant pour Aaron Hernandez...

...ils ont donc donné un coup de fil à Winslow, qui avait visité le club il y a deux semaines. Les Pats ne lui avaient pas offert de contrat à ce moment-là car il était incommodé par les blessures et avait échoué un examen médical. Le vétéran TE avait d'ailleurs été libéré pas les Seahawks lors du camp pour des raisons médicales. Se sent-il mieux ces jours-ci? Selon ESPN, un contrat d'un an est en place entre les deux parties mais on n'a pas de confirmation pour le physical.

Winslow a été très souvent blessé en début de carrière mais il n'a pas raté de match de 2009 à 2011 avec les Bucs. Il a capté 72 passes pour 736 v et 2 TD l'an dernier à Tampa. S'il est en forme, il sera un complément intéressant à Rob Gronkowski et permettra à la bande à Belichick de continuer à utiliser des formations à deux TEs.

samedi 5 mai 2012

Joseph Addai se joint aux Patriots

Le porteur de ballon quitte les Colts pour les grands rivaux.

Fait intéressant, c'es Peyton Manning qui a dévoilé la nouvelle en entrevu avec les Indy Star. La nouvelle a plus tard été confirmée par le NFL Network. Addai remplacer donc BenJarvus Green-Ellis et se joindra à une rotation avec Stevan Ridley, Lousaka Polite Shane Vereen et Danny Woodhead.

Addai a connu de bons moments avec les Colts, connaissant des saisons de plus de 1000 verges en 2006 et 2007. Il s'est toutefois avéré fragile depuis, il a raté 8 matches en 2010, 4 en 2011 et on dirait qu'il est "questionable" depuis 4 ans. Il demeure un bon RB de rotation et il donnera assurément un coup de pouce à l'offensive des Pats.

Source: PFT

jeudi 22 mars 2012

Les Pats perdent deux morceaux

Mark Anderson et BenJarvus Green-Ellis quittent le navire de Belichick

-Le DE Mark Anderson n'aura passé qu'une saison à Foxboro et il quitte pour la froide contrée de Buffalo. Il a signé un contrat de quatre d'une valeur maximale de 27,5 M$ avec un montant garanti de huit millions. Anderson a connu une saison de 10 sacks en 2011, sa meilleure depuis les 12 sacks enregistrés lors de son année recrue en 2006 avec les Bears. On présume qu'il sera aligné à l'opposé de Mario Williams sur la ligne défensive des Bills, ça devrait assez bien fonctionner. Anderson est inconstant mais tous les double teams assignés à Williams lui donneront de l'espace.

-BenJarvus Green-Ellis a signé un contrat de trois ans avec les Bengals pour remplacer Cedric Benson qui n'a pas été resigné. BJGE a transporté la roche 181 fois en 2011, amassant 667 v et 11 touchés. Une bonne saison quand on joue pour une équipe qui passe beaucoup. Il sera pas mal plus occupé avec les Tigrés. On ne connait pas encore la teneur financière de l'entente.

Il est à noter que les Pats auraient repris les deux joueurs mais qu'ils ont refusé de surpayer, comme d'habitude...

Source: Boston Globe

samedi 17 mars 2012

Les Pats tentent de signer Brandon Lloyd -MISE À JOUR #2-

L'équipe tente de mettre la main sur le WR rapide qui leur manque tant.

Lloyd a passé la saison 2011 avec deux équipes dont l'attaque aérienne ne marchait pas trop, les Broncos et les Rams. Il a tout de même capté 70 passes pour 966 v et 5 touchés. Il a connu la saison de sa vie en 2010 avec Denver (77 catches, 1448 v, 11 TD) alors qu'il était dirigé par Josh McDaniels. Ce dernier est maintenant coordonnateur offensif des Pats alors le mariage semble évident. Les Pats pensaient bien que Chad Ochocinco serait le deep threat dont ils avaient besoin mais le jello n'a jamais pris. Lloyd formerait une combinaison infernale avec les Welker, Gronkowski et Hernandez...

Les négociation entre les deux parties progressent un peu lentement car Lloyd demand un peu plus que ce que les Pats paient habituellement. Il y a aussi de l'animosité entre Tom Condon, agent de Lloyd, et l'organisation des Pats. Cela dit, c'est un fit trop naturel pour que les personnes impliquées ne trouvent pas un terrain d'entente.

Source: Sporting News

MISE À JOUR: Comme nous le fit l'ami Art Vandelay, les Pats ont signé l'ancien des Colts Anthony Gonzalez. Le premier choix de 2007 était très prometteur mais il est constamment blessé depuis 2009. On doute qu'il puisse remplir le même rôle que Lloyd mais c'est une acquisition intrigante.

MISE À JOUR #2: C'est fait, Lloyd a signé son contrat.

samedi 4 février 2012

Face à face Super Bowl 46 : Les Quarts et les Porteurs de ballon

Stéphane Morneau termine sa série de face à face avec les quarts-arrières et les porteurs de ballon, le dessert de la semaine avant le match crucial de ce dimanche.

Nous y sommes enfin, c’est le week-end du Super Bowl et nous avons épluché les deux formations dans les moindres détails mais il nous reste la crème de la crème, les visages que l’on met sur les T-Shirts et les affiches qui tapissent les chambres de nos enfants : Les quarts-arrières et les porteurs de ballon.

Les deux formations présentent beaucoup d’attraits au poste de quart mais on porte d’abord notre attention sur les porteurs de ballons qui sont, dans le cas présent, un peu moins reluisant.

Chez les Patriots, Benjarvus ‘The Law Firm’ Green-Ellis fait du bon travail dans les circonstances. À sa défense, il doit souvent courir sans ‘lead blocker’ et les TE des Patriots font souvent des feintes de tracés pour déjouer les défensives. Green-Ellis n’amène rien de spectaculaire sur la table et n’est pas vraiment une menace pour les longues courses mais mais il court de belle ligne droite et on doit quand même respecter suffisamment son jeu pour ne pas toujours se positionner dans le Nickel ou le Dime. Bref, même sans le ballon dans les mains Green-Ellis est une distraction sur le terrain et n’est pas un mauvais protecteur pour Brady. Danny Woodhead de son côté est une belle petite distraction, rapide, qui se manifeste surtout sur les 3e essais dans des positions évidentes de passe. Woodhead n’est pas un athlète d’exceptions mais il est intelligent et connait sa place dans l’offensive des Patriots, ce qui le mets souvent au bon endroit au bon moment pour compléter des gros jeux. Woodhead ne court pas beaucoup, mais il faut garder un œil sur lui dans le champ arrière et les passes dans le flanc sont toujours une option avec Tom Brady, même si on a tendance à l’oublier avec les deux TE d’exceptions qu’il possède. Un bon combo pour les Pats, mais ça manque cruellement de constance, surtout quand Green-Ellis se met à mal protéger le ballon.

Chez les Giants, tout le monde est en santé et c’est un beau duo 1-2 punch que les G-Men ont sur le terrain. Ahmad Bradshaw est facilement l’un des dix meilleurs porteurs de la NFL et sa capacité de travailler les corridors extérieurs compensent pour les blocs très moyens que sa ligne lui offre. Bradshaw a été ennuyé par toutes sortes de blessures cette saison mais il semble en forme et malgré ses quelques échappés durant les séries, c’est l’option numéro 1 des new-yorkais et il est une menace constante. En contrepartie, Brandon Jacobs s’est remis de son début de saison difficile et il ressemble un peu plus au rouleau compresseur qui tourmentait la NFL en 2007-08. Jacobs ne fait pas dans la finesse, il baisse les épaules et frappe ce qui se présente devant lui et, heureusement, à part Vince Wilfork les Patriots n’auront pas grand-chose à lui envoyer pour l’empêcher de gagner 4 verges dès qu’il touche au ballon. Jacobs, s’il touche au ballon plus de dix fois, pourrait être un gros poids dans la balance en faveur des Giants et l’équilibre entre lui et Bradshaw est beaucoup plus intéressant que chez les Pats. Faut seulement qu’Eli et Coughlin ne tombent pas dans le piège de lancer plus de cinquante fois le ballon comme contre les Niners. La défensive des Pats n’est pas aussi punitive que celle du Frisco et les Giants ont le personnel pour l’exploiter, surtout au niveau de Jacobs et de sa force brute.

Devant tout ce beau monde, Eli Manning connait des séries d’après-saison phénoménale. Le cadet des Manning est le cœur et l’âme de l’offensive des Giants et sa performance contre les Niners est l’une des plus belles manifestations de leadership que nous avons vu récemment. Manning a connu une saison avec ses hauts et ses bas mais il s’est clairement taillé une place dans l’élite de la NFL et il peut attaquer les trois niveaux du terrain aussi bien que n’importe qui présentement. Il a déjà une bague de championnat au doigt et ses performances actuelles peuvent facilement lui en justifier une autre. Tom Coughlin fait totalement confiance à son quart qui lui a démontré, en trois rondes de séries cette année, qu’il avait des nerfs d’acier et une communication hors-pairs avec ses receveurs. Si l’on se base sur le momentum seulement, Eli Manning est le meilleur quart de la NFL depuis le début 2012. Il y a bien sûr plusieurs autres facteurs mais en ce moment, c’est difficile de faire mieux qu’Eli contre les Niners la semaine dernière. Sur le gazon synthétique d’Indy, Manning pourrait enfiler les chaussures de son grand frère et finir par lui faire de l’ombre, surtout s’il ajoute un deuxième championnat dans la maisonnée Manning pour Noël prochain. Le seul défaut d’Eli est qu’il force un peu trop le jeu mais, ces temps-ci, la chance lui sourit et ses erreurs ne lui font pas de mal. Les Giants en sortent gagnants et Eli, la tête bien haute. C’est difficile de contrer un quart en pleine possession de ses moyens.

Chez les Patriots, Tom Brady n’a plus vraiment besoin de présentation. Quatre présences au Super Bowl, trois championnats, son nom tapisse le livre des records et on peut difficilement souhaiter mieux que Brady pour nous guider vers une victoire lors du plus gros match de l’année. De son aveu, Brady a connu un très mauvais match contre les Ravens mais peut-on vraiment parier sur le fait qu’il répètera cette performance ordinaire? Oui les Giants frappent vite, fort et souvent mais Brady a du sang de glace qui lui coule dans les veines et il ne traine jamais longtemps dans la pochette. La façon de contrer la pression est de sortir le ballon rapidement pour prendre tout le monde à contre-pied et Brady est un maître dans cette discipline. Bellichik lui donne beaucoup de lassitude à ce niveau et l’offensive ‘no-huddle’ est très difficile à contenir quand Brady trouve ses receveurs et les orientent à sa guise. Si le Super Bowl est une guerre, Brady est un général émérite et on peut difficilement lui trouver des défauts sinon un excès de confiance qui fait avorter les jeux à l’occasion. Brady court après les records de Joe Montanan et Terry Bradshaw (4 super bowl remportés), on ne peut pas vraiment se sentir inquiet avec ce genre d’enjeux en bout de ligne.

C’est donc difficile de trancher. Les Giants dominent au niveau de la course mais le pedigree de Tom Brady est très difficile à discréditer même si Eli Manning est tout simplement en feu ces temps-ci. Pour cette raison, je vais laisser le match trancher de lui-même cet épineux duel.

Au niveau des quarts et des porteurs de ballons : Avantage Patriots et Giants (PUSH)

jeudi 2 février 2012

Face à face Super Bowl 46 : Les receveurs et les ailiers rapprochés

Stéphane Morneau poursuit les face à face pour le Super Bowl XLVI en s'attaquant aux receveurs et aux ailiers raprochés, enfin de l'action.

Le grand match est de plus en plus près et les face à face sont de plus en plus corsés. Après les défensives, les joueurs de lignes, les unités spéciales et les entraîneurs, c’est le temps de mettre le pied au plancher et de mettre en lumière les deux offensives qui s’affronteront au Super Bowl XLVI. C’est bien beau de gagner des championnats avec une défensive hermétique mais il faut quand mettre des points sur le tableau indicateur pour soulever le trophée après 60 minutes de labeurs.

Alors je lance le tout avec les receveurs (WR) et les ailiers rapprochés (TE) et demain on enchaîne avec les porteurs de ballons (RB) et les quarts-arrière (QB).

Chez les Giants, le retour en santé d’Hakeem Nicks change énormément la dynamique et offre un trio de receveurs rapides, robustes et spectaculaire à Eli Manning. Cette saison, Victor Cruz est tout simplement sortie de nulle part pour devenir l’un des cinq meilleurs receveurs de la NFL (statistiquement parlant) et son habilité à créer de la distance entre lui et sa couverture est tout simplement déconcertante, créant une multitude de longs jeux. À ses cotés, Nicks et Mario Manningham ne sont pas des manchots et pourraient être l’option numéro 1 de bien des équipes du circuit. Les Giants peuvent donc enligner beaucoup de formations à trois receveurs sans exposer un coté faible étant donné que les trois sont des menaces constantes de gros jeux. Les double couvertures sont donc moins abondantes et les ‘reads’ d’Eli sont multiplier par les bonnes options. Chez les TE, Jake Ballard n’est pas le plus athlétique ni le plus constant des receveurs mais c’est un gros gaillard et il offre une cible imposante à Eli en cas de besoin. Généralement, Ballard attaque le milieu du terrain avec un ‘curl route’ et Eli l’utilise pour des courts gains, rapides et sûrs vu le coffre de Ballard et sa très bonne absorption des plaqués adverses. On pensait que la perte de Kevin Boss serait couteuse mais le système de G-Men, Ballard s’est imposé comme une option viable avec de bonnes mains et une bonne vision du jeu. Pour aider Manning, c’est l’idéal, comme une doudou chaude par un soir de Février.

Chez les Patriots, la dynamique est complètement différente mais pas moins spectaculaire pour autant. Rob Gronkowski a battu tous les records de réceptions cette saison chez les TE et a mené la NFL au chapitre des touchés. C’est sans l’ombre d’un doute la cible de prédilection de Tom Brady et on le comprend. Le ‘Gronk’ est massif comme un secondeur, se déplace comme un porteur de ballon et possède les mains, l’athlétisme et le contrôle du corps d’un receveur. Bref, c’est un spécimen rare (ou un freak) et l’offensive s’articule autour de sa capacité constante de se détacher de toute la couverture qu’il reçoit, ou sinon de bêtement l’a tassé de son chemin après avoir attrapé le ballon. Dans le NFL, présentement, personne ne peut couvrir un Gronkowski en santé à 1 contre 1, personne. Le bémol, c’est qu’il souffre d’une entorse à la cheville et pourrait être ralentit lors du Super Bowl. On n’en doute, parce que c’est un freak, mais ce n’est pas impossible qu’il soit simplement humain lors du match de dimanche (Mais un humain spectaculairement imposant quand même). De l’autre coté de la ligne, Aaron Hernandez est en vitesse et en finesse ce que le Gronk est en robustesse et en puissance. Hernandez est un receveur et un porteur de ballon qui s’enligne sur la ligne de mêlée comme un TE, c’est un casse-tête ambulant. D’ailleurs, les Patriots commencent à l’utiliser directement dans des situations ‘singleback’ comme le porteur de ballon désigné, pas de tricheries et pas de jeux renversés. Hernandez, en plus d’attraper et de bloquer, peut simplement courir avec le ballon et attaquer les corridors extérieurs avec sa rapidité. L’offensive des Patriots reposent sur la dynamique entre ses deux TE atypiques mais spectaculaires. Sinon, Brady peut aussi envoyer le ballon vers ses deux receveurs vétérans, Wes Welker et Deion Branch, qui ont vu neiger et qui savent élever leurs jeux lors des grandes occasions. Welker est un métronome de constance au niveau des réceptions et est encore, malgré l’âge, l’un des meilleurs ‘slot receiver’ de la NFL. Pour ce qui est de Branch, il n’est clairement plus dans la fleur de l’âge mais rappelons-nous qu’il a déjà été le MVP du Super Bowl pour les Patriots et ce n’est pas impossible qu’il puise dans ses réserves pour connaître un dernier grand match avant d’accrocher ses crampons. On parle d’un vétéran de qualité et il ne faut surtout pas le négligé. Les Pats enlignent aussi un certain Chad Ocho Cinco mais il parait qu’il auditionne aussi pour devenir la prochaine mascotte de l’équipe. Ce n’est pas trop clair encore à ce niveau.

En bref, deux groupes de receveurs explosifs avec deux quart au sommet de leur art. Si une facette de ce Super Bowl risque de nous en mettre plein la vue c’est bien au niveau des attrappés spectaculaires et des confrontations entre ces deux groupes d’élites. Par contre, on peut passer par-dessus la domination de Gronkowski qui vient de connaître, à mon avis, la meilleure saison de l’histoire pour un TE, toute époque confondue. Donc en ce sens…

Pour les receveurs et les ailiers rapprochés : Avantage Patriots !

mercredi 1 février 2012

Wes Welker : le petit géant

Nous complétons notre série portant sur des joueurs qui pourraient avoir une influence marquante sur le résultat final dimanche soir. Après Jason Pierre-Paul lundi, voici maintenant un portrait du dangereux receveur des Patriots, Wes Welker.

Impossible de parler du receveur de 30 ans sans mentionner sa grandeur, ou plutôt son absence de… Welker ne fait que 5 pieds 9 pouces et ne fait osciller la balance qu’à 185 livres, bref il a un physique de David Desharnais dans un monde de Georges Laraque. Cet handicap, qu’il a combattu toute sa carrière, rend son succès encore plus méritoire.

Dès son secondaire, il excella dans son Oklahoma natal, particulièrement lors de l’Oil Bowl, un match sans doute commandité par Amir Khadir! Cependant, les principaux collèges levèrent le nez sur lui, le jugeant trop petit pour avoir du succès. Il accepta finalement une invitation de dernière minute de Texas Tech où, sans surprise quand on connaît la suite de sa carrière, il obtint beaucoup de succès. Cependant, ce fut insuffisant pour impressionner les recruteurs du grand circuit et Welker fut snobé, n’étant même pas invité au combine. Évidemment, il ne fut pas repêché non plus.

De toute façon, une invitation à ces tests où l’on mesure l’amplitude, la vitesse et autres qualités athlétiques n’aurait vraisemblablement pas été utile au receveur, dont les aptitudes physiques sont en dessous de la moyenne, mais dont l’intelligence et la compréhension du jeu sont dans une classe à part.

Finalement, Welker obtint un essai avec les Chargers, mais la reconnaissance du talent étant ce qu’elle est à San Diego, il fut libéré après un match. L’appel suivant fut en provenance de Miami, là où l’ami Wes performa surtout sur les unités spéciales. Comme recrue, ses meilleures prestations eurent lieu contre les Patriots, incluant celle du 10 octobre 2004 où il réussit un plaqué, un retour de botté d’envoi, un retour de botté de dégagement, un botté de placement et un extra-point! Bizarrement, il n’est pas le premier à se farcir cette improbable série dans l’histoire de la NFL, mais on présume que l’autre lauréat jouait dans les années 30, à une époque où les joueurs étaient botteurs, linebackers, quart-arrières et thérapeutes sportifs sur le même jeu! Peu à peu, Welker se greffa à la rotation de receveurs du Fish et à sa troisième saison à Miami, il amassa 687 verges par la passe.

En 2007, Miami croyait avoir fait un bon coup en échangeant Welker à Boston en retour de choix de 2e et 7e rondes. Erreur! La chimie avec Tom Brady fut instantanée. Dès la 6e semaine d’activités avec sa nouvelle équipe, il fit son entrée sur les radars nationaux avec un match de 11 attrapées pour 124 verges et un touché, une production quasiment banale pour lui aujourd’hui, mais qui repoussait ses sommets personnels à l’époque. La semaine suivante, contre son ancienne équipe à Miami, il en remit une couche, terminant la rencontre avec 2 touchés et 138 verges de gains. Au final, sa première saison en Nouvelle-Angleterre le vit capter 112 ballons pour 1175 verges et 8 touchés. Lors du Super Bowl, malgré la défaite, il démontra sa capacité à performer sous la pression, amassant 103 verges sur 11 attrapées.

Il connu des saisons semblables en 2008 et 2009, ce qui est remarquable sachant que les autres receveurs de passes des Pats ont souffert lors de l’absence de Brady en 2008. Matt Cassell peut remercier le diminutif receveur pour le contrat débile qu’il est allé chercher, car sans la capacité du # 83 à se démarquer dans le flanc et à gober à peu près tout ce qui se dirige vers lui, les limites de l’actuel meneur des Chiefs auraient été beaucoup plus exposées qu’elles ne l’ont été.

La saison 2010 fut la pire depuis son arrivée à Boston, mais il a plus que compensé en commençant 2011 sur les chapeaux de roue. Dès le premier match, il a pris un malin plaisir à torturer son ancienne équipe, entre autres grâce à ce long jeu de 99 verges. Il fit encore mieux à la semaine # 3 dans une cause perdante à Buffalo, captant un ridicule 16 ballons pour 217 verges et 2 touchés. Après 3 matchs, Wes avait accumulé 458 verges dans les airs. On jase là, mais le meilleur receveur des Jaguars en a obtenu 460 POUR LA SAISON COMPLÈTE!!! Il n’a pas dérougi et a complété la campagne avec 1569 verges, au 2e rang dans la ligue. Évidemment, avec un Rob Gronkowski dont l’état de santé est incertain en vue du match de dimanche, les Patriots compteront sur leur petit géant pour prolonger les drives et contrer la forte pression du front défensif new-yorkais.

Comme on peut le voir, rien n’a été donné à Welker qui a durement gagné ses galons, méritant le respect de ses pairs. Cette estime se vérifie dans des expressions maintenant consacrées, comme « le Wes Welker des pauvres » lorsqu’une équipe met la main sur un possession receiver doté d’un bon QI de football qui n’a pas peur d’aller dans le trafic en milieu de terrain. Il y a aussi Sports Illustrated qui publie chaque année la « Wes Welker watch list » après le repêchage consacrée aux joueurs non-sélectionnés, mais qui devraient quand même faire des vagues dans la grande ligue. Sans compter que Welker lui-même est capable de clips médiatiques savoureuses, qu’on se souvienne de ses nombreuses allusions au mot pied en réponse à Rex Ryan juste avant l’affrontement contre les Jets en éliminatoires l’an dernier.

Surveillez donc attentivement le # 83 ce dimanche. Quand on y pense, si les Patriots l’emportent, il y a fort à parier que ce sera parce qu’un choix de 6e ronde (Brady) aura su repérer fréquemment sa cible favorite qui est un gars non-repêché! Comme quoi, sélectionner des joueurs au sortir du collège n’est vraiment pas une science exacte!

Face à Face Super Bowl 46 : Tertiaires et Secondeurs

Stéphane Morneau poursuit avec ses face à face du Super Bowl 46 et boucle la portion défensive du duel en observant les secondeurs et la tertiaire des deux équipes.

Defense wins championship !
Un des clichés que vous allez entendre à toutes les sauces durant la couverture du Super Bowl cette année. C’est vieux comme le monde, on n’y échappera pas alors, comme je ne suis pas plus malin que les autres, je vais aussi vous en parler dans ma série de face à face. Comme j’ai déjà couvert le travail des lignes défensives, nous allons y aller avec tout le reste, les ‘odd-7’ là où les jeux spectaculaires se produisent.

Chez les Giants, ça a fait beaucoup jaser quand les Giants ont fait l’acquisition de Prince Amukamara lors du dernier repêchage mais, malheureusement, blessures et courbes d’apprentissage ont pas mal ralenti les performances du jeune prodige de l’université Nebraska. Donc en attendant, les Giants ont quand même enligné une défensive potable avec les vétérans Antrel Rolle et Corey Webster pour patrouiller les zones profondes, épaules par Kenny Philips et Aaron Ross. Pas de gros noms, ni de grosse performance mais les quatre ensemble forment une unité très décente dans la NFL actuellement et comme le ‘front-four’ diminue de beaucoup le temps de réactions du QB adverse, la tertiaire peut manquer quelques jeux sans trop de conséquences désastreuses. Tout de même, Rolle est un excellent Safetu qui frappe et couvre bien tandis que Webster est un CB efficace qui a de bonnes mains, il ne faut donc pas négligé sa présence et sa capacité de dynamiter les routes pour faire des interceptions (6 au total cette saison).

Chez les Patriots, ça se corse un peu plus au niveau de la tertiaire. Ils ont laissé aller le turbulent Brandon Merriweather au début de la saison et depuis, tout repose sur les épaules de Patrick Chung pour tenir la barre. Devin McCourty s’est aussi hissé comme une bonne première option au poste de CB mais on est loin de l’élite ici, on parle plutôt d’un partant de qualité avec ses bons et ses mauvais matchs. Ce qui n’aide pas les Pats, c’est que le manque de profondeurs les forces à utiliser Julien Edelman, un receveur de passes, dans les formations Nickel et même s’il est efficace et athlétique, il n’est clairement pas en mesure de contenir un receveur comme Hakeem Nicks ou Victor Cruz dans le traffic. Les Pats devront donc contourner cette lacune et essayer tant bien que mal de ne pas l’exposer car ils ont tendances à donner des gros jeux à l’adversaire et les Giants profite très souvent de ces occasions (voir Victor Cruz lors du Wild Card Week-End). Une tertiaire discutable chez les Pats qui sera mise à rude épreuve contre Eli Manning et ses trois receveurs fétiches en santé, ce qui n’était pas le cas plus tôt cette année.

Chez les secondeurs, Jerod Mayo est une bête pour les Patriots et il fait la rotation merveilleusement bien dans les packages défensifs qu’ils utilisent. Heureusement, car Rob Ninkovich et Brandon Spikes sont jeunes et inconsistants et vont donner, trop souvent, des verges supplémentaires superflus aux porteurs de ballons adverses. Évidemment, l’alternance entre le 3-4 et le 4-3 offre pleins de look différents à se groupe de secondeurs mais vraiment, sans Meyo, on se demande à quel point le tout fonctionnerait. On a blâmé souvent les défensives des Patriots cette année et avec raison, elle est en-dessous de la moyenne de la NFL et pourrait devenir un obstacle vers un quatrième championnat pour Brady et Bellichick.

Chez les Giants, Micheal Boley et Mathias Kiwanuka sont des vétérans un peu sur la pente descendante mais qui offre tout de même un bon rendement et surtout du leadership à revendre. C’est dans le milieu que ça se corse avec Chase Blackburn et Greg Jones qui sont très ordinaire. Blackburn est le partant par défaut mais vraiment, ses performances ne commandent pas vraiment la position, c’est plus faute d’options qu’autre chose. Contre Brady et les Pats, se trou dans le milieu sera très exploité avec Gronkowski et Hernandez qui vont attaquer le milieu du terrain soit en alternance ou en même temps, ce sera difficile pour les Giants de contenir le tout sans envoyer les Safety dans le traffic. C’est là que les cartes se brouilleront et que les erreurs vont se commettre. Les Giants ont une bonne défensive avec un gros maillon faible et Bellichik doit s’arracher les cheveux de la tête présentement à trouver toutes les façons inimaginables d’en tirer un maximum de profit. Comme quoi la force d’une chaîne se résume à son plus faible maillon, et bien chez les Giants il n’est pas trop difficile à isoler, malheureusement.

En bref, des secondaires et tertiaires qui ne vont pas réinventer la roue mais qui peuvent sortir des gros jeux à l’occasion. Devin McCourty est le ‘X-Factor’ du côté des Patriots alors que Corey Webster aura la tâche de minimiser Wes Welker, ce qui n’est pas du tout impossible. C’est difficile à déterminer mais si on prend l’échantillon du dernier mois, le choix est facile à faire.

Du côté des secondeurs et de la tertiaire : Avantage Giants !

lundi 30 janvier 2012

Face à Face Super Bowl 46 : Les Lignes

Stéphane Morneau poursuit sa série de face à face en prévision du Super Bowl, cette fois en s'attaquant aux lignes offensives et défensives.

Après les entraîneurs et les unités spéciales, on entre dans ce plusieurs considèrent comme étant les nerfs de la guerre dans un match de la NFL : Les lignes offensives et défensives. Les tranchées, là où les guerres se gagnent, les blessures surviennent et où des hommes de trois cent livres pleurent comme des bébés quand ils se retrouvent cul par-dessus de tête. Bref, on sépare les hommes des enfants.

Et parlant de séparation, je suis obligé de lancer le bal avec la spectaculaire ligne défensive des Giants. Justin Tuck et Jason Pierre-Paul étaient déjà terrifiants durant la saison mais depuis le retour en force d’Osi Umenyiora, on parle du meilleur ‘front four’ de la décennie peut-être et je ne crois pas exagérer avec ce genre de propos. C’est impossible pour une ligne offensive d’appliquer une double couverture sur les trois en même temps, ce qui permet aux Giants de ne pas envoyer de secondeurs supplémentaires dans le traffic pour déranger le quart adverse. C’est un casse-tête perpétuel car même sans blitzer, la ligne des Giants finit par passer au travers de la ligne adverse et le quart arrière vit toujours sur du temps emprunter. Quand la menace vient des deux cotés en même temps et que le centre menace de lâcher prise aussi, que peut-on faire? Aaron Rodgers n’a pas trouver de réponses, Alex Smith non plus et le pauvre Matt Ryan doit encore panser ses plaies suite au premier week-end des éliminatoires. Si les Giants jouent de l’aussi bon football depuis 1 mois, ça commence par ce monstre à trois têtes qui meublent la ligne défensive et qui contrôle, littéralement l’échiquier.

Chez les Patriots, la situation est un peu particulière car Bellichik ne préconise pas majoritairement la formation 3-4 mais pourtant, Vince Wilfork est une espèce rare de DT/NT athlétique qui performe merveilleusement bien lorsqu’il monopolise à lui seul le centre de la ligne. Donc les Pats alternent entre le 3-4 et le 4-3, ce qui est déstabilisant pour l’adversaire mais qui est aussi instable au niveau des performances. Suffit que l’équipe adverse trouve un rythme pour que la rotation des Pats devienne une préoccupation. Aux côtés de Wilfork, Ellis et Henderson sont de respectables partants mais aucun des deux ne peut vraiment être considéré comme un ‘game changer’. Par contre, tout le monde embrasse bien le système de Bellichik et dans la performance souvent suspecte de la défensive des Pats, la ligne est rarement un gros problème surtout via la constance et le brio de Wilfork qui, à lui seul, compense pour beaucoup de petites erreurs autour de lui. Vu la fragilité du centre des Giants, Wilfork pourrait causer beaucoup de problèmes à Eli, comme il l’a fait avec Joe Flacco lors du championnat de l’AFC.

Du côté de l’offensive, les Patriots ont l’heureux problème d’avoir de la profondeur mais peu d’expérience en renfort. Brian Waters, Logan Mankins et Matt Light forment un trio expérimenté et surtout très performant. La cohésion est bonne et Brady, malgré tout, est bien protégé surtout du côté gauche via Mankins. Cependant, les blessures obligent les Patriots à utiliser un peu trop le jeune Nate Solder, même en tant que ‘Jumbo TE’ ce qui entraîne une certaine fatigue à mesure le match avance. Si Solder, ou un autre réserviste, affiche une faiblesse durant le match, les Giants vont la saisir à deux mains et l’exploiter jusqu’à plus soif. J’aime la ligne des Pats qui va à l’essentiel : Protéger Brady qui se déplace très peu. Donc les pochettes sont belles et tiennent juste assez longtemps. Reste à voir si la santé sera un facteur dans l’équation dimanche prochain.

Chez les G-Men, il y a des faiblesses. C’est d’ailleurs la grande faiblesse de l’équipe depuis le début de la saison et lors des mauvaises séquences, Eli en voyait de toutes les couleurs. Depuis un mois, tout fonctionne pour les G-Men alors on oublie un peu la ligne très moyenne qu’ils mettent sur le terrain mais si Wilfork est en forme, on pourrait vite se souvenir qu’Eli Manning n’aura pas beaucoup de temps pour prendre ses décisions. Ce qui aide la ligne des Giants, c’est que les deux porteurs de ballons sont physiques et ne nécessitent pas de grandes ouvertures pour se faire un chemin. Mais dans les situations critiques, le centre est une inquiétude et l’excellence d’Eli compense beaucoup, beaucoup de lacunes dans la couverture qu’il reçoit. Vraiment, Coughlin a de quoi s’inquiéter si le match est le moindrement physique.

Si on résume, la ligne défensive des Giants est limite légendaire, Vince Wilfork chez les Pats est un monstre, la ligne offensive des Patriots fait du bon boulot mais la santé n’est pas au rendez-vous et la ligne offensive des Giants pourrait causer de gros problèmes. Avec ce survol, c’est difficile de ne pas aimer les G-Men et surtout Jason Pierre-Paul.

Au niveau des lignes défensives : Avantage Giants

Au niveau des lignes offensives : Avantage Patriots

Mais l’avantage des Giants est considérable alors que celui des Patriots est correct, sans plus. La différence sera notoire sur le terrain.

vendredi 27 janvier 2012

Face à Face Super Bowl 46 : Les unités spéciales

Stéphane Morneau poursuit ses face à face avec les unités spéciales des Giants et des Patriots.

Après mon portrait sur les entraîneurs qui s’affronteront au prochain Super Bowl, c’est le temps d’enchaîner avec les grands mal-aimés du football : Les unités spéciales. Ce n’est plus un secret pour personne, les unités spéciales sont souvent négligées lors des pronostics et même durant nos visionnements, en général, on choisit toujours le moment d’un punt pour aller se chercher une tite-frette au frigo. Mais plus maintenant, non, c’est le temps de leur donner un peu d’attention.

Chez les Giants, les unités ont fait la manchette la semaine dernière en provoquant deux très gros revirements sur les dégagements, dont un qui mena au placement pour la victoire en prolongation et ainsi leur imprimer un billet pour le Super Bowl. Bien sûr, Eli et compagnie ont complété le travail, mais le fumble qui a été provoqué en prolongation et la stratégie audacieuse d’exploiter la faiblesse du retourneur des Niners sont des preuves que les unités spéciales des Giants sont gonflées à bloc et surtout, elles sont opportunistes. Ça frappe dur du côté des G-Men et ça pourrait causer des maux de tête aux Patriots qui n’ont pas vraiment de retourneur d’élite pour les dégagements. Edelman et Woodhead se partagent la tâche et bien honnêtement, y’a pas de quoi écrire à sa mère. Tom Coughlin pourrait donner le même genre de directives de frapper fort et souvent pour causer des erreurs et annuler des possessions pour Brady et son offensive. Les Giants, avec la profondeur défensive qu’ils ont, possèdent le personnel pour bien équiper les unités spéciales et frapper dures lors de moments clés, comme la semaine dernière. D’ailleurs, Steve Weatherford fait du bon travail sur les dégagements cette année avec une moyenne de 45 verges et les Giants, autant sur les kickoff que sur les dégagements, n’ont pas donné de touchés sur des retours cette année. Une statistique intéressante dans la gestion de la position du terrain qui est souvent cruciale lors du dernier grand match de l’année.

Chez les Pats, les statistiques sont analogues sauf que les gros jeux sont un peu moins au rendez-vous. Zoltan Mesko a aussi une moyenne de 45 verges sur ses dégagements et les Patriots n’ont pas donné de touchés à l’adversaire. Aussi, avec l’offensive explosive de Tom Brady et compagnie, disons que les dégagements sont plus rares et moins spectaculaires. On pourrait dire que les Pats sont victimes de leur succès et que les unités spéciales manquent, un brin, de pratique pour obtenir une cohésion optimale.

Chez les botteurs de précisions, Lawrence Tynes revient hanter les Patriots après le désormais célèbre 18-1. Il était le botteur des Giants lors de leur dernière conquête du Super Bowl, il a donc l’habitude des gros moments au bout de son pied. Gostkowski des Patriots aussi était du dernier SB mais dans une cause perdante, il faut lui enlever quelques points. Gostkowski a été un peu meilleur et plus sollicité cette année, mais c’est une différence négligeable et dans les grandes occasions, le numéro de Tynes sera appelé et il a prouvé par le passé qu’il peut faire le travail et transporter son équipe le temps d’un botté.

Pour les unités spéciales : Avantage Giants !

jeudi 26 janvier 2012

Face à Face Super Bowl 46 - Les Entraîneurs

Stéphane Morneau débute sa série d'analyses sur le Super Bowl avec un portrait des entraîneurs-chefs qui s'affronteront à Indy pour clore la saison.


On débute notre analyse détaillée de l’affrontement entre les Patriots et les Giants par les têtes respectives sur le terrain : les entraîneurs-chefs. Plus tard dans la semaine, je vais décortiquer les alignements sur le terrain, mais c’est amusant de commencer par les marionnettistes derrière ce beau cirque que sera le Super Bowl XLVI.

Chez les Patriots, il n’a plus besoin de présentations, Bill Belichick tient l’équipe dans sa paume depuis 2000 et depuis, c’est une véritable institution en Nouvelle-Angleterre. Trois Super Bowl, cinq championnats de l’AFC et nommé trois fois l’entraîneur de l’année (2003-2007-2010). Le pedigree de Belichik, malgré le scandale du spygate, n’est plus à prouver. C’est un gagnant. D’ailleurs, Belichik à son mot à dire dans toutes les décisions de personnelles que prennent les Patriots, une chose qui est rare dans le circuit pour un entraîneur-chef. On parle donc véritablement de son programme, son équipe, sa mentalité.

Ironiquement, Belichik a passé 12 ans dans l’organisation des Giants, sous Bill Parcells, à peaufiner ses stratégies défensives qui ont fait sa renommée et ont culminé vers le poste qu’il occupe présentement. Malgré l’offensive dévastatrice des Patriots, Belichik reste d’abord et avant tout un grand stratège défensif qui a toujours un plan de match au quart de tour pour contrer les forces offensives de ses adversaires.

Chez les Giants, Tom Coughlin est aussi un vieux de la vieille qui fait partie des meubles dans la grosse pomme. Nommé à la barre des Giants en 2004, Coughlin a souvent été sous les projecteurs pour les mauvaises raisons suite à de mauvaises performances des G-Men mais malgré tout, il a offert aux Giants un Super Bowl et deux championnats de la NFC.

Coughlin n’a pas toujours été populaire à New York en commençant par la rétrogradation de Kurt Warner pour le jeune Eli Manning lors de sa première saison à la barre de l’équipe. Avec le recul, on peut difficilement questionner la décision, mais en 2004, Warner était une grosse vedette dans la NFL qui connaissait une mauvaise saison et Eli était encore bien caché dans l’ombre de son frère après avoir fait quelques vagues au repêchage. Coughlin n’a pas bronché et c’est ainsi que son association avec son jeune quart a débuté, pour le meilleur et pour le pire.

Le meilleur, c’est bien entendu le fameux 18-1, le soir où les Giants ont saboté la saison parfaite des Patriots pour gagner le Super Bowl et ainsi empêché les Patriots d’être immortalisé dans le livre des records. Le pire, c’est une saison de 8-8 l’année en 2009 après une saison de 12-4 avant. Mais d’un bout à l’autre de l’aventure, la direction de Coughlin n’est plus mise en doute depuis que les Giants jouent du football de qualité et surtout qu’ils excellent sous la pression.

Tout comme Belichik, Coughlin a été façonné sous la tutelle de Bill Parcells et sa mentalité n’est pas très loin de la source. Orienté sur la défensive, Coughlin est d’ailleurs souvent critiqué pour ses décisions offensives et sa gestion de l’horloge discutable dans des moments clés. Par contre, son développement phénoménal des joueurs de lignes défensives est redoutable et est devenu depuis cinq ans la marque de commerce des Giants.

Les deux coachs proviennent un peu de la même école, mais le succès a clairement plus rencontré le chemin de Belichik au fil des ans. On est obligé de lui donner l’avantage ici, pour sa main mise sur l’organisation des Pats, ses trois bagues et surtout ses plans de matchs non conventionnels qui déstabilisent toujours l’adversaire. Qui plus est, on aime bien les vilains et même si le vieux Bill est un brin arrogant, ça fait du bien d’avoir un entraîneur qui n’hésite pas à enfoncer des clous dans les cercueils de ses rivaux. Un peu de ‘grit’ c’est bon pour le sport.

Donc du côté des entraîneurs : Avantage Patriots !

mercredi 25 janvier 2012

Super Bowl 46: le parcours des Patriots

Christophe Perreault nous trace un aperçu du chemin par les Pats pour se rendre au grand rendez-vous...

La semaine dernière, nous vous avions montré un tableau et un graphique qui montraient l’évolution de chaque équipe pendant la saison. Cette semaine, nous allons plus loin avec une description plus détaillée des rencontres de chaque équipe. Entre parenthèses, vous trouverez la fiche de l’équipe après le match et leur classement dans le palmarès 6vb après cette rencontre. Voici donc le parcours des Pats.

Semaine 1 (1-0) : Victoire de 38-24 à Miami
Les deux équipes avaient amassé 906 verges par la passe, ce qui était un record. C’était donc un archétype pour la saison des Pats alors que Brady avait accumulé plus de 500 verges pendant que la défense des Pats se faisait traverse par Chad Henne.

Semaine 2 (2-0) : Victoire de 35-21 contre les Chargers (2)
Vincent Jackson avait explosé dans cette rencontre avec 172 verges, confirmant les problèmes de la défense de la Nouvelle-Angleterre. Toutefois, Brady a répliqué avec plus de 400 verges.

Semaine 3 (2-1) : Défaite de 34-31 à Buffalo (4)
Les Bills sont revenus d’un déficit de 21-0 alors que Brady a lancé 4 interceptions. Welker a amassé plus de 200 verges. Ce match rendait Buffalo crédible, mais avec le recul, on se rend compte que les Bills étaient faibles et qu’il ne gagnaient que grâce aux revirements.

Semaine 4 (3-1) : Victoire de 31-19 à Oakland (4)
Après s’être fait battre par les revirements la semaine précédente, les Pats se sont assurés de garder le ballon. Ils ont intercepté Jason Campbell à deux reprises. Un petit match tranquille pour la Nouvelle-Angleterre.

Semaine 5 (4-1) : Victoire de 30-21 contre les Jets (4)
Pour la première fois de l’année, le jeu de passe n’était pas la facette majeure de l’attaque des Pats. BenJarvus Green-Ellis a réussi deux touchés en plus d’accumuler 136 verges au sol. La défense de Bill Belichick a limité Mark Sanchez à 166 verges.

Semaine 6 (5-1) : Victoire de 20-16 contre les Cowboys (3)
Les Pats l’ont eu à la toute fin celle-là. Une passe de Brady à Hernandez a scellé le tout dans les derniers moments du match. Les Pats menaient 13-3, mais se sont fait rattraper pendant la rencontre.

Semaine 7 (5-1) : Congé (2)

Semaine 8 (5-2) : Défaite de 25-17 à Pittsburgh (4)
Les Steelers ont gardé le ballon pendant pratiquement 40 minutes dans ce match. Cette tactique a fonctionné puisque la meilleure attaque de l’époque, celle des Pats, a été limitée à trop peu de gains pour pouvoir l’emporter.

Semaine 9 (5-3) : Défaite de 24-20 contre les Giants (11)
Bien évidemment, cette rencontre aura beaucoup d’attention cette semaine alors que les deux équipes se retrouvent dans le match ultime. Cela représente d’ailleurs la dernière défaite des Pats cette saison. Eli Manning avait organisé une possession en toute fin de match pour battre la Nouvelle-Angleterre. Les fans des Pats doivent s’en rappeler encore d’ailleurs.

Semaine 10 (6-3) : Victoire 37-16 à New York (Jets) (7)
Il n’y a rien de mieux qu’un match contre les Jets pour relancer les Pats. C’était un des matchs qui a permis à Ron Gronkowski de se faire connaitre auprès des partisans avec ses 2 touchés.

Semaine 11 (7-3) : Victoire de 34-3 contre les Chiefs (7)
Gronkowski a ajouté 2 touchés dans cette rencontre pendant que Tyler Palko était complètement nul de l’autre côté. Il s’agissait d’un match sans histoire vraiment.

Semaine 12 (8-3) : Victoire de 38-20 à Philadelphie (4)
Cette rencontre était plus importante pour les Eagles que pour les Pats. C’est en effet dans ce match que nous avons entendu les premiers chants de « Fire Andy » à Philly. C’était la 3e victoire facile des Pats en ligne.

Semaine 13 (9-3) : Victoire de 31-24 contre les Colts (5)
D’ailleurs, les matchs étaient peut-être trop faciles pour les Pats puisqu’ils ont failli échapper cette rencontre contre des Colts qui n’avaient pas encore gagné dans la saison. La défense de la Nouvelle-Angleterre a même accordé à Dan Orlovsky 353 verges dans ce match.

Semaine 14 (10-3) : Victoire de 34-27 à Washington (4)
C’est dans ce match que Gronkowski a finalement brisé le record pour le plus de réceptions de touché. Jerod Mayo a intercepté une passe de Grossman dans la zone des buts pour assurer la victoire des siens avec 22 secondes à faire.

Semaine 15 (11-3) : Victoire de 41-23 à Denver (3)
Les Pats aimaient décidément jouer avec le feu dans cette séquence de matchs contre les équipes faibles. Dans ce match, ils perdaient 17-6 à un moment donné au 2e quart, mais ils ont trouvé un moyen de revenir et de limiter le Tebowtime!!!

Semaine 16 (12-3) : Victoire de 27-24 contre les Dolphins (3)
Le problème des lents départs a continué à hanter les Patriots dans cette fin de saison. Ils perdaient 17-0 à la mi-temps, mais sont revenus sans problème. Cette victoire leur donnait le congé lors de la première semaine des séries.

Semaine 17 (13-3) : Victoire de 49-21 contre les Bills
Les Patriots ont encore une fois commencé le match en retard. Ils perdaient 21-0 après les 15 premières minutes. Comme il s’agissait d’un match contre les pauvres Bills, ils sont revenus au score sans trop de difficultés et se sont ainsi assurés de l’avantage du terrain tout au long des séries.

Championnat division : Victoire de 45-10 contre les Broncos
Les hommes de Bill Belichick avaient vraisemblablement en tête de mettre fin au phénomène Tebow dans ce match. Ils sont sortis en lions et n’ont jamais regardé derrière. Brady et Gronkowski en ont d’ailleurs profité pour inscrire leurs noms dans le livre des records.

Championnat de conférence : Victoire de 23-20 contre les Ravens
Lorsqu’on analyse ce match, on se rend compte que les deux formations étaient biens égales. À la toute fin, ce sera deux erreurs bêtes des Ravens, plus précisément de Lee Evans et Billy Cundiff, qui ont donné une chance aux Pats de prendre leur revanche contre les Giants.

Reste à voir ce que le Super Bowl réserve au New England. Le parcours des Giants suivra sous peu...

mardi 8 novembre 2011

Albert Haynesworth libéré par les Pats

Le gros Albert n’aura pas duré longtemps à Foxboro…

Haynesworth s’est chicané avec le coach de la ligne défensive Pepper Johnson dimanche dernier et ce fut la goutte de trop pour Bill Belichick. Albert n’a pas beaucoup joué cette saison, prenant part à six matches et réussissant deux plaqués.

Les Pats avaient envoyé un choix de 5e ronde en 2013 pour le DT au cours de l’été. Haynesworth avait connu de grosses saisons avec les Titans entre 2005 et 2008 et il a ensuite signé un méga-contrat avec les Redskins avant la saison 2009. Albert était reconnu comme un gars motivé par l’argent et une fois qu’il a touché le gros lot, il s’est assis sur son steak de façon lamentable. Ses deux saisons à Washington ont été infernales pour tout le monde et il serait étonnant qu’une autre équipe lui donne une chance cette saison.

Les Pats sont vraiment passés dans le beurre avec leurs deux acquisitions high profile de la saison morte. Haynesworth est parti et Chad Johnson a 9 catches pour 136 verges…

Source: Boston Herald


mercredi 14 septembre 2011

Vidéorama: A Football Life


Oh que ça va être bon, ça. NFL Films a suivi Bill Belichick pendant la saison 2009 au complet et voici le film qui en résulte. Très intrigant. Ça passe au NFL Network demain soir et on se dit qu'il devrait bien avoir moyen de downloader ça sous peu...

jeudi 11 août 2011

Nouveau contrat pour Logan Mankins, Steve Smith avec les Eagles

Après une saga de plus d'un an, Mankins s'entend FINALEMENT à long terme avec les Pats et le Steve Smith des Giants quitte pour Philly.

Mankins avait commencé à bougonner après s'être vu imposer un «tender» d'un an d'une valeur de 3,26 M$ en 2010. Il avait ensuite fait la grève jusqu'à la semaine 8 avant de rejoindre les Pats pour finir la saison. Cette année, il fut une des figures de proue symboliques de la poursuite anti-trust des joueurs contre la NFL et il a failli faire dérailler la nouvelle convention collective avec des demandes particulière en fin de processus. Il aurait pu gagner 10,1 M$ sous le coup du franchise tag cette année mais il a préféré la sécurité à long terme. On ne connait pas les détails financiers du contrat mais il gagnera assurément au moins 5 M$ par année, histoire de récupérer son 10 M$ au cours des deux premières années.

Quant à Smith, il quitte les Giants pour leurs rivaux de division alors qu'il est entrain de se remettre d'une blessure au genou. Tom Coughlin, qui croyait bien que Smith reviendrait à NYC, disait cette semaine que le WR avait encore un bout de chemin à faire pour contribuer sur le terrain. Visiblement, ça ne dérangeait pas trop les Eagles qui lui ont offert un contrat d'un an. C'est une bonne manœuvre pour Smith qui pourra mousser sa valeur et redevenir agent libre l'an prochain. Il n'a pris part qu'à 9 matches en 2010, captant 48 passes pour 529 v et 3 TDs. Il avait toutefois eu une saison du tonnerre en 2009 avec 107 catches, 1220 v e 7 TDs. S'il est en forme, il formera un trio du tonnerre avec Jeremy Maclin et DeSean Jackson.


vendredi 29 juillet 2011

Vince Young à Philly, Ochocinco à Foxboro

Deux mal-aimés se trouvent des nouvelles équipes bien intéressantes...

-Tout indique que Vince Young sera le nouveau backup de Michael Vick. Il aurait signé un contrat d'un an avec les Eagles, peu de temps après que ceux-ci aient échangé Kevin Kolb. C'est évidemment un arrangement des plus intrigants mais c'est difficile d'imaginer un joueur plus apte à exercer le même style de jeu que Vick. Young a évidemment des problèmes de personnalité mais comme il était prompt à se retirer des matches quand il jouait pour les Titans, le rôle de substitut devrait bien lui convenir. Les Phillies avaient besoin d'un bon backup car Vick va assurément se blesser un peu, on pense qu'ils l'ont trouvé.

-L'échange qui a envoyé Chad Ochocinco est évidemment une copie conforme de ceux impliquant Albert Haynesworth et Randy Moss. Si le coloré WR s'entend bien avec Tom Brady, il pourrait y avoir de la magie mais ça pourrait mal tourner assez rapidement. Cela dit, Chad n'est pas un criminel et la plupart de ses frasques relevaient de l'auto-promotion. On parie que les Pats lui ont déjà dit qu'il avait une occasion unique de relancer sa carrière et que le niaisage ne serait pas toléré. Il a beau avoir un contrat de trois ans, ça se déchire vite dans la NFL. On aime le move. En plus, Chad ne nuira pas dans la guerre du swagger contre les Jets.

jeudi 28 juillet 2011

Albert Haynesworth échangé aux Patriots

Bill Belichick roule encore les dés mais cette fois-ci il entreprend un gros défi.

Wow, ça c’est une surprise. Les Pats ont envoyé un choix de 5e ronde en 2013 aux Skins en retour du Gros Albert. Ce dernier doit passer un examen médical pour que la transaction soit confirmée, ce qui n’est pas automatique dans son cas. Après toutes les magouilles des Skins avec son contrat, Haynesworth ne doit gagner que 5 M$ en 2011.

Dans le fond, le pari Haynesworth est identique à celui que les Pats avaient pris avec Randy Moss. Albert a l’air fini, en mauvaise forme et désintéressé mais la rigueur et l’atmosphère de winner des Pats pourraient le réveiller. Si ça marche, watch out. On se demande toutefois où il fittera dans le 3-4 du New England. Il ne voulait pas jouer comme NT avec les Skins et les Pats ont déjà Vince Wilfork de toute façon…


mercredi 9 mars 2011

Vidéorama: Tom Brady au Carnaval de Rio


Comme il n'a pas gagné le Super Bowl depuis un bout de temps, on commence à moins détester Tom Brady. On doit aussi dire qu'on n'a absolument jamais douté de sa virilité auparavant mais là...les cheveux, la petite danse. Come on.

vendredi 14 janvier 2011

Jets-Pats: du hype à son meilleur

Ce serait vraiment l'fun que le match Jets-Pats de dimanche soit un classique du sport car le buildup d'avant-match est fabuleux. Comme cerise sur le sundae, voici ce loufoque montage du New York Post qui transforme les belligérants en personnages de Star Wars. On ne parle pas d'un chef d'oeuvre de subtilité mais Rex Ryan en Han Solo avec se bedaine et Nick Mangold en Ewok, c'est drôle. Et que dire de Mme Ryan en Sexy Leia...