Il devrait y avoir plusieurs signatures d’ici 16h, de futurs joueurs autonomes qui décident de rester avec leur équipe actuelle. En voici une première : le CB Terrell Thomas a décidé de demeurer avec les Giants. Le vétéran de quatre saisons a raté 2011 au complet suite à une déchirure de l’ACL. Il est talentueux et pourrait former un bon duo de partants avec le jeune Prince Amukamara.
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mardi 13 mars 2012
Terrell Thomas reste avec le NYG
Il devrait y avoir plusieurs signatures d’ici 16h, de futurs joueurs autonomes qui décident de rester avec leur équipe actuelle. En voici une première : le CB Terrell Thomas a décidé de demeurer avec les Giants. Le vétéran de quatre saisons a raté 2011 au complet suite à une déchirure de l’ACL. Il est talentueux et pourrait former un bon duo de partants avec le jeune Prince Amukamara.
samedi 4 février 2012
Face à face Super Bowl 46 : Les Quarts et les Porteurs de ballon
Stéphane Morneau termine sa série de face à face avec les quarts-arrières et les porteurs de ballon, le dessert de la semaine avant le match crucial de ce dimanche. Nous y sommes enfin, c’est le week-end du Super Bowl et nous avons épluché les deux formations dans les moindres détails mais il nous reste la crème de la crème, les visages que l’on met sur les T-Shirts et les affiches qui tapissent les chambres de nos enfants : Les quarts-arrières et les porteurs de ballon.
Les deux formations présentent beaucoup d’attraits au poste de quart mais on porte d’abord notre attention sur les porteurs de ballons qui sont, dans le cas présent, un peu moins reluisant.
Chez les Patriots, Benjarvus ‘The Law Firm’ Green-Ellis fait du bon travail dans les circonstances. À sa défense, il doit souvent courir sans ‘lead blocker’ et les TE des Patriots font souvent des feintes de tracés pour déjouer les défensives. Green-Ellis n’amène rien de spectaculaire sur la table et n’est pas vraiment une menace pour les longues courses mais mais il court de belle ligne droite et on doit quand même respecter suffisamment son jeu pour ne pas toujours se positionner dans le Nickel ou le Dime. Bref, même sans le ballon dans les mains Green-Ellis est une distraction sur le terrain et n’est pas un mauvais protecteur pour Brady. Danny Woodhead de son côté est une belle petite distraction, rapide, qui se manifeste surtout sur les 3e essais dans des positions évidentes de passe. Woodhead n’est pas un athlète d’exceptions mais il est intelligent et connait sa place dans l’offensive des Patriots, ce qui le mets souvent au bon endroit au bon moment pour compléter des gros jeux. Woodhead ne court pas beaucoup, mais il faut garder un œil sur lui dans le champ arrière et les passes dans le flanc sont toujours une option avec Tom Brady, même si on a tendance à l’oublier avec les deux TE d’exceptions qu’il possède. Un bon combo pour les Pats, mais ça manque cruellement de constance, surtout quand Green-Ellis se met à mal protéger le ballon.
Chez les Giants, tout le monde est en santé et c’est un beau duo 1-2 punch que les G-Men ont sur le terrain. Ahmad Bradshaw est facilement l’un des dix meilleurs porteurs de la NFL et sa capacité de travailler les corridors extérieurs compensent pour les blocs très moyens que sa ligne lui offre. Bradshaw a été ennuyé par toutes sortes de blessures cette saison mais il semble en forme et malgré ses quelques échappés durant les séries, c’est l’option numéro 1 des new-yorkais et il est une menace constante. En contrepartie, Brandon Jacobs s’est remis de son début de saison difficile et il ressemble un peu plus au rouleau compresseur qui tourmentait la NFL en 2007-08. Jacobs ne fait pas dans la finesse, il baisse les épaules et frappe ce qui se présente devant lui et, heureusement, à part Vince Wilfork les Patriots n’auront pas grand-chose à lui envoyer pour l’empêcher de gagner 4 verges dès qu’il touche au ballon. Jacobs, s’il touche au ballon plus de dix fois, pourrait être un gros poids dans la balance en faveur des Giants et l’équilibre entre lui et Bradshaw est beaucoup plus intéressant que chez les Pats. Faut seulement qu’Eli et Coughlin ne tombent pas dans le piège de lancer plus de cinquante fois le ballon comme contre les Niners. La défensive des Pats n’est pas aussi punitive que celle du Frisco et les Giants ont le personnel pour l’exploiter, surtout au niveau de Jacobs et de sa force brute.
Devant tout ce beau monde, Eli Manning connait des séries d’après-saison phénoménale. Le cadet des Manning est le cœur et l’âme de l’offensive des Giants et sa performance contre les Niners est l’une des plus belles manifestations de leadership que nous avons vu récemment. Manning a connu une saison avec ses hauts et ses bas mais il s’est clairement taillé une place dans l’élite de la NFL et il peut attaquer les trois niveaux du terrain aussi bien que n’importe qui présentement. Il a déjà une bague de championnat au doigt et ses performances actuelles peuvent facilement lui en justifier une autre. Tom Coughlin fait totalement confiance à son quart qui lui a démontré, en trois rondes de séries cette année, qu’il avait des nerfs d’acier et une communication hors-pairs avec ses receveurs. Si l’on se base sur le momentum seulement, Eli Manning est le meilleur quart de la NFL depuis le début 2012. Il y a bien sûr plusieurs autres facteurs mais en ce moment, c’est difficile de faire mieux qu’Eli contre les Niners la semaine dernière. Sur le gazon synthétique d’Indy, Manning pourrait enfiler les chaussures de son grand frère et finir par lui faire de l’ombre, surtout s’il ajoute un deuxième championnat dans la maisonnée Manning pour Noël prochain. Le seul défaut d’Eli est qu’il force un peu trop le jeu mais, ces temps-ci, la chance lui sourit et ses erreurs ne lui font pas de mal. Les Giants en sortent gagnants et Eli, la tête bien haute. C’est difficile de contrer un quart en pleine possession de ses moyens.
Chez les Patriots, Tom Brady n’a plus vraiment besoin de présentation. Quatre présences au Super Bowl, trois championnats, son nom tapisse le livre des records et on peut difficilement souhaiter mieux que Brady pour nous guider vers une victoire lors du plus gros match de l’année. De son aveu, Brady a connu un très mauvais match contre les Ravens mais peut-on vraiment parier sur le fait qu’il répètera cette performance ordinaire? Oui les Giants frappent vite, fort et souvent mais Brady a du sang de glace qui lui coule dans les veines et il ne traine jamais longtemps dans la pochette. La façon de contrer la pression est de sortir le ballon rapidement pour prendre tout le monde à contre-pied et Brady est un maître dans cette discipline. Bellichik lui donne beaucoup de lassitude à ce niveau et l’offensive ‘no-huddle’ est très difficile à contenir quand Brady trouve ses receveurs et les orientent à sa guise. Si le Super Bowl est une guerre, Brady est un général émérite et on peut difficilement lui trouver des défauts sinon un excès de confiance qui fait avorter les jeux à l’occasion. Brady court après les records de Joe Montanan et Terry Bradshaw (4 super bowl remportés), on ne peut pas vraiment se sentir inquiet avec ce genre d’enjeux en bout de ligne.
C’est donc difficile de trancher. Les Giants dominent au niveau de la course mais le pedigree de Tom Brady est très difficile à discréditer même si Eli Manning est tout simplement en feu ces temps-ci. Pour cette raison, je vais laisser le match trancher de lui-même cet épineux duel.
Au niveau des quarts et des porteurs de ballons : Avantage Patriots et Giants (PUSH)
jeudi 2 février 2012
Face à face Super Bowl 46 : Les receveurs et les ailiers rapprochés
Stéphane Morneau poursuit les face à face pour le Super Bowl XLVI en s'attaquant aux receveurs et aux ailiers raprochés, enfin de l'action.
Le grand match est de plus en plus près et les face à face sont de plus en plus corsés. Après les défensives, les joueurs de lignes, les unités spéciales et les entraîneurs, c’est le temps de mettre le pied au plancher et de mettre en lumière les deux offensives qui s’affronteront au Super Bowl XLVI. C’est bien beau de gagner des championnats avec une défensive hermétique mais il faut quand mettre des points sur le tableau indicateur pour soulever le trophée après 60 minutes de labeurs.
Alors je lance le tout avec les receveurs (WR) et les ailiers rapprochés (TE) et demain on enchaîne avec les porteurs de ballons (RB) et les quarts-arrière (QB).
Chez les Giants, le retour en santé d’Hakeem Nicks change énormément la dynamique et offre un trio de receveurs rapides, robustes et spectaculaire à Eli Manning. Cette saison, Victor Cruz est tout simplement sortie de nulle part pour devenir l’un des cinq meilleurs receveurs de la NFL (statistiquement parlant) et son habilité à créer de la distance entre lui et sa couverture est tout simplement déconcertante, créant une multitude de longs jeux. À ses cotés, Nicks et Mario Manningham ne sont pas des manchots et pourraient être l’option numéro 1 de bien des équipes du circuit. Les Giants peuvent donc enligner beaucoup de formations à trois receveurs sans exposer un coté faible étant donné que les trois sont des menaces constantes de gros jeux. Les double couvertures sont donc moins abondantes et les ‘reads’ d’Eli sont multiplier par les bonnes options. Chez les TE, Jake Ballard n’est pas le plus athlétique ni le plus constant des receveurs mais c’est un gros gaillard et il offre une cible imposante à Eli en cas de besoin. Généralement, Ballard attaque le milieu du terrain avec un ‘curl route’ et Eli l’utilise pour des courts gains, rapides et sûrs vu le coffre de Ballard et sa très bonne absorption des plaqués adverses. On pensait que la perte de Kevin Boss serait couteuse mais le système de G-Men, Ballard s’est imposé comme une option viable avec de bonnes mains et une bonne vision du jeu. Pour aider Manning, c’est l’idéal, comme une doudou chaude par un soir de Février.
Chez les Patriots, la dynamique est complètement différente mais pas moins spectaculaire pour autant. Rob Gronkowski a battu tous les records de réceptions cette saison chez les TE et a mené la NFL au chapitre des touchés. C’est sans l’ombre d’un doute la cible de prédilection de Tom Brady et on le comprend. Le ‘Gronk’ est massif comme un secondeur, se déplace comme un porteur de ballon et possède les mains, l’athlétisme et le contrôle du corps d’un receveur. Bref, c’est un spécimen rare (ou un freak) et l’offensive s’articule autour de sa capacité constante de se détacher de toute la couverture qu’il reçoit, ou sinon de bêtement l’a tassé de son chemin après avoir attrapé le ballon. Dans le NFL, présentement, personne ne peut couvrir un Gronkowski en santé à 1 contre 1, personne. Le bémol, c’est qu’il souffre d’une entorse à la cheville et pourrait être ralentit lors du Super Bowl. On n’en doute, parce que c’est un freak, mais ce n’est pas impossible qu’il soit simplement humain lors du match de dimanche (Mais un humain spectaculairement imposant quand même). De l’autre coté de la ligne, Aaron Hernandez est en vitesse et en finesse ce que le Gronk est en robustesse et en puissance. Hernandez est un receveur et un porteur de ballon qui s’enligne sur la ligne de mêlée comme un TE, c’est un casse-tête ambulant. D’ailleurs, les Patriots commencent à l’utiliser directement dans des situations ‘singleback’ comme le porteur de ballon désigné, pas de tricheries et pas de jeux renversés. Hernandez, en plus d’attraper et de bloquer, peut simplement courir avec le ballon et attaquer les corridors extérieurs avec sa rapidité. L’offensive des Patriots reposent sur la dynamique entre ses deux TE atypiques mais spectaculaires. Sinon, Brady peut aussi envoyer le ballon vers ses deux receveurs vétérans, Wes Welker et Deion Branch, qui ont vu neiger et qui savent élever leurs jeux lors des grandes occasions. Welker est un métronome de constance au niveau des réceptions et est encore, malgré l’âge, l’un des meilleurs ‘slot receiver’ de la NFL. Pour ce qui est de Branch, il n’est clairement plus dans la fleur de l’âge mais rappelons-nous qu’il a déjà été le MVP du Super Bowl pour les Patriots et ce n’est pas impossible qu’il puise dans ses réserves pour connaître un dernier grand match avant d’accrocher ses crampons. On parle d’un vétéran de qualité et il ne faut surtout pas le négligé. Les Pats enlignent aussi un certain Chad Ocho Cinco mais il parait qu’il auditionne aussi pour devenir la prochaine mascotte de l’équipe. Ce n’est pas trop clair encore à ce niveau.
En bref, deux groupes de receveurs explosifs avec deux quart au sommet de leur art. Si une facette de ce Super Bowl risque de nous en mettre plein la vue c’est bien au niveau des attrappés spectaculaires et des confrontations entre ces deux groupes d’élites. Par contre, on peut passer par-dessus la domination de Gronkowski qui vient de connaître, à mon avis, la meilleure saison de l’histoire pour un TE, toute époque confondue. Donc en ce sens…
Pour les receveurs et les ailiers rapprochés : Avantage Patriots !
Le grand match est de plus en plus près et les face à face sont de plus en plus corsés. Après les défensives, les joueurs de lignes, les unités spéciales et les entraîneurs, c’est le temps de mettre le pied au plancher et de mettre en lumière les deux offensives qui s’affronteront au Super Bowl XLVI. C’est bien beau de gagner des championnats avec une défensive hermétique mais il faut quand mettre des points sur le tableau indicateur pour soulever le trophée après 60 minutes de labeurs.
Alors je lance le tout avec les receveurs (WR) et les ailiers rapprochés (TE) et demain on enchaîne avec les porteurs de ballons (RB) et les quarts-arrière (QB).
Chez les Giants, le retour en santé d’Hakeem Nicks change énormément la dynamique et offre un trio de receveurs rapides, robustes et spectaculaire à Eli Manning. Cette saison, Victor Cruz est tout simplement sortie de nulle part pour devenir l’un des cinq meilleurs receveurs de la NFL (statistiquement parlant) et son habilité à créer de la distance entre lui et sa couverture est tout simplement déconcertante, créant une multitude de longs jeux. À ses cotés, Nicks et Mario Manningham ne sont pas des manchots et pourraient être l’option numéro 1 de bien des équipes du circuit. Les Giants peuvent donc enligner beaucoup de formations à trois receveurs sans exposer un coté faible étant donné que les trois sont des menaces constantes de gros jeux. Les double couvertures sont donc moins abondantes et les ‘reads’ d’Eli sont multiplier par les bonnes options. Chez les TE, Jake Ballard n’est pas le plus athlétique ni le plus constant des receveurs mais c’est un gros gaillard et il offre une cible imposante à Eli en cas de besoin. Généralement, Ballard attaque le milieu du terrain avec un ‘curl route’ et Eli l’utilise pour des courts gains, rapides et sûrs vu le coffre de Ballard et sa très bonne absorption des plaqués adverses. On pensait que la perte de Kevin Boss serait couteuse mais le système de G-Men, Ballard s’est imposé comme une option viable avec de bonnes mains et une bonne vision du jeu. Pour aider Manning, c’est l’idéal, comme une doudou chaude par un soir de Février.
Chez les Patriots, la dynamique est complètement différente mais pas moins spectaculaire pour autant. Rob Gronkowski a battu tous les records de réceptions cette saison chez les TE et a mené la NFL au chapitre des touchés. C’est sans l’ombre d’un doute la cible de prédilection de Tom Brady et on le comprend. Le ‘Gronk’ est massif comme un secondeur, se déplace comme un porteur de ballon et possède les mains, l’athlétisme et le contrôle du corps d’un receveur. Bref, c’est un spécimen rare (ou un freak) et l’offensive s’articule autour de sa capacité constante de se détacher de toute la couverture qu’il reçoit, ou sinon de bêtement l’a tassé de son chemin après avoir attrapé le ballon. Dans le NFL, présentement, personne ne peut couvrir un Gronkowski en santé à 1 contre 1, personne. Le bémol, c’est qu’il souffre d’une entorse à la cheville et pourrait être ralentit lors du Super Bowl. On n’en doute, parce que c’est un freak, mais ce n’est pas impossible qu’il soit simplement humain lors du match de dimanche (Mais un humain spectaculairement imposant quand même). De l’autre coté de la ligne, Aaron Hernandez est en vitesse et en finesse ce que le Gronk est en robustesse et en puissance. Hernandez est un receveur et un porteur de ballon qui s’enligne sur la ligne de mêlée comme un TE, c’est un casse-tête ambulant. D’ailleurs, les Patriots commencent à l’utiliser directement dans des situations ‘singleback’ comme le porteur de ballon désigné, pas de tricheries et pas de jeux renversés. Hernandez, en plus d’attraper et de bloquer, peut simplement courir avec le ballon et attaquer les corridors extérieurs avec sa rapidité. L’offensive des Patriots reposent sur la dynamique entre ses deux TE atypiques mais spectaculaires. Sinon, Brady peut aussi envoyer le ballon vers ses deux receveurs vétérans, Wes Welker et Deion Branch, qui ont vu neiger et qui savent élever leurs jeux lors des grandes occasions. Welker est un métronome de constance au niveau des réceptions et est encore, malgré l’âge, l’un des meilleurs ‘slot receiver’ de la NFL. Pour ce qui est de Branch, il n’est clairement plus dans la fleur de l’âge mais rappelons-nous qu’il a déjà été le MVP du Super Bowl pour les Patriots et ce n’est pas impossible qu’il puise dans ses réserves pour connaître un dernier grand match avant d’accrocher ses crampons. On parle d’un vétéran de qualité et il ne faut surtout pas le négligé. Les Pats enlignent aussi un certain Chad Ocho Cinco mais il parait qu’il auditionne aussi pour devenir la prochaine mascotte de l’équipe. Ce n’est pas trop clair encore à ce niveau.
En bref, deux groupes de receveurs explosifs avec deux quart au sommet de leur art. Si une facette de ce Super Bowl risque de nous en mettre plein la vue c’est bien au niveau des attrappés spectaculaires et des confrontations entre ces deux groupes d’élites. Par contre, on peut passer par-dessus la domination de Gronkowski qui vient de connaître, à mon avis, la meilleure saison de l’histoire pour un TE, toute époque confondue. Donc en ce sens…
Pour les receveurs et les ailiers rapprochés : Avantage Patriots !
mercredi 1 février 2012
Face à Face Super Bowl 46 : Tertiaires et Secondeurs
Stéphane Morneau poursuit avec ses face à face du Super Bowl 46 et boucle la portion défensive du duel en observant les secondeurs et la tertiaire des deux équipes.
Defense wins championship !
Un des clichés que vous allez entendre à toutes les sauces durant la couverture du Super Bowl cette année. C’est vieux comme le monde, on n’y échappera pas alors, comme je ne suis pas plus malin que les autres, je vais aussi vous en parler dans ma série de face à face. Comme j’ai déjà couvert le travail des lignes défensives, nous allons y aller avec tout le reste, les ‘odd-7’ là où les jeux spectaculaires se produisent.
Chez les Giants, ça a fait beaucoup jaser quand les Giants ont fait l’acquisition de Prince Amukamara lors du dernier repêchage mais, malheureusement, blessures et courbes d’apprentissage ont pas mal ralenti les performances du jeune prodige de l’université Nebraska. Donc en attendant, les Giants ont quand même enligné une défensive potable avec les vétérans Antrel Rolle et Corey Webster pour patrouiller les zones profondes, épaules par Kenny Philips et Aaron Ross. Pas de gros noms, ni de grosse performance mais les quatre ensemble forment une unité très décente dans la NFL actuellement et comme le ‘front-four’ diminue de beaucoup le temps de réactions du QB adverse, la tertiaire peut manquer quelques jeux sans trop de conséquences désastreuses. Tout de même, Rolle est un excellent Safetu qui frappe et couvre bien tandis que Webster est un CB efficace qui a de bonnes mains, il ne faut donc pas négligé sa présence et sa capacité de dynamiter les routes pour faire des interceptions (6 au total cette saison).
Chez les Patriots, ça se corse un peu plus au niveau de la tertiaire. Ils ont laissé aller le turbulent Brandon Merriweather au début de la saison et depuis, tout repose sur les épaules de Patrick Chung pour tenir la barre. Devin McCourty s’est aussi hissé comme une bonne première option au poste de CB mais on est loin de l’élite ici, on parle plutôt d’un partant de qualité avec ses bons et ses mauvais matchs. Ce qui n’aide pas les Pats, c’est que le manque de profondeurs les forces à utiliser Julien Edelman, un receveur de passes, dans les formations Nickel et même s’il est efficace et athlétique, il n’est clairement pas en mesure de contenir un receveur comme Hakeem Nicks ou Victor Cruz dans le traffic. Les Pats devront donc contourner cette lacune et essayer tant bien que mal de ne pas l’exposer car ils ont tendances à donner des gros jeux à l’adversaire et les Giants profite très souvent de ces occasions (voir Victor Cruz lors du Wild Card Week-End). Une tertiaire discutable chez les Pats qui sera mise à rude épreuve contre Eli Manning et ses trois receveurs fétiches en santé, ce qui n’était pas le cas plus tôt cette année.
Chez les secondeurs, Jerod Mayo est une bête pour les Patriots et il fait la rotation merveilleusement bien dans les packages défensifs qu’ils utilisent. Heureusement, car Rob Ninkovich et Brandon Spikes sont jeunes et inconsistants et vont donner, trop souvent, des verges supplémentaires superflus aux porteurs de ballons adverses. Évidemment, l’alternance entre le 3-4 et le 4-3 offre pleins de look différents à se groupe de secondeurs mais vraiment, sans Meyo, on se demande à quel point le tout fonctionnerait. On a blâmé souvent les défensives des Patriots cette année et avec raison, elle est en-dessous de la moyenne de la NFL et pourrait devenir un obstacle vers un quatrième championnat pour Brady et Bellichick.
Chez les Giants, Micheal Boley et Mathias Kiwanuka sont des vétérans un peu sur la pente descendante mais qui offre tout de même un bon rendement et surtout du leadership à revendre. C’est dans le milieu que ça se corse avec Chase Blackburn et Greg Jones qui sont très ordinaire. Blackburn est le partant par défaut mais vraiment, ses performances ne commandent pas vraiment la position, c’est plus faute d’options qu’autre chose. Contre Brady et les Pats, se trou dans le milieu sera très exploité avec Gronkowski et Hernandez qui vont attaquer le milieu du terrain soit en alternance ou en même temps, ce sera difficile pour les Giants de contenir le tout sans envoyer les Safety dans le traffic. C’est là que les cartes se brouilleront et que les erreurs vont se commettre. Les Giants ont une bonne défensive avec un gros maillon faible et Bellichik doit s’arracher les cheveux de la tête présentement à trouver toutes les façons inimaginables d’en tirer un maximum de profit. Comme quoi la force d’une chaîne se résume à son plus faible maillon, et bien chez les Giants il n’est pas trop difficile à isoler, malheureusement.
En bref, des secondaires et tertiaires qui ne vont pas réinventer la roue mais qui peuvent sortir des gros jeux à l’occasion. Devin McCourty est le ‘X-Factor’ du côté des Patriots alors que Corey Webster aura la tâche de minimiser Wes Welker, ce qui n’est pas du tout impossible. C’est difficile à déterminer mais si on prend l’échantillon du dernier mois, le choix est facile à faire.
Du côté des secondeurs et de la tertiaire : Avantage Giants !
Defense wins championship !
Un des clichés que vous allez entendre à toutes les sauces durant la couverture du Super Bowl cette année. C’est vieux comme le monde, on n’y échappera pas alors, comme je ne suis pas plus malin que les autres, je vais aussi vous en parler dans ma série de face à face. Comme j’ai déjà couvert le travail des lignes défensives, nous allons y aller avec tout le reste, les ‘odd-7’ là où les jeux spectaculaires se produisent.
Chez les Giants, ça a fait beaucoup jaser quand les Giants ont fait l’acquisition de Prince Amukamara lors du dernier repêchage mais, malheureusement, blessures et courbes d’apprentissage ont pas mal ralenti les performances du jeune prodige de l’université Nebraska. Donc en attendant, les Giants ont quand même enligné une défensive potable avec les vétérans Antrel Rolle et Corey Webster pour patrouiller les zones profondes, épaules par Kenny Philips et Aaron Ross. Pas de gros noms, ni de grosse performance mais les quatre ensemble forment une unité très décente dans la NFL actuellement et comme le ‘front-four’ diminue de beaucoup le temps de réactions du QB adverse, la tertiaire peut manquer quelques jeux sans trop de conséquences désastreuses. Tout de même, Rolle est un excellent Safetu qui frappe et couvre bien tandis que Webster est un CB efficace qui a de bonnes mains, il ne faut donc pas négligé sa présence et sa capacité de dynamiter les routes pour faire des interceptions (6 au total cette saison).
Chez les Patriots, ça se corse un peu plus au niveau de la tertiaire. Ils ont laissé aller le turbulent Brandon Merriweather au début de la saison et depuis, tout repose sur les épaules de Patrick Chung pour tenir la barre. Devin McCourty s’est aussi hissé comme une bonne première option au poste de CB mais on est loin de l’élite ici, on parle plutôt d’un partant de qualité avec ses bons et ses mauvais matchs. Ce qui n’aide pas les Pats, c’est que le manque de profondeurs les forces à utiliser Julien Edelman, un receveur de passes, dans les formations Nickel et même s’il est efficace et athlétique, il n’est clairement pas en mesure de contenir un receveur comme Hakeem Nicks ou Victor Cruz dans le traffic. Les Pats devront donc contourner cette lacune et essayer tant bien que mal de ne pas l’exposer car ils ont tendances à donner des gros jeux à l’adversaire et les Giants profite très souvent de ces occasions (voir Victor Cruz lors du Wild Card Week-End). Une tertiaire discutable chez les Pats qui sera mise à rude épreuve contre Eli Manning et ses trois receveurs fétiches en santé, ce qui n’était pas le cas plus tôt cette année.
Chez les secondeurs, Jerod Mayo est une bête pour les Patriots et il fait la rotation merveilleusement bien dans les packages défensifs qu’ils utilisent. Heureusement, car Rob Ninkovich et Brandon Spikes sont jeunes et inconsistants et vont donner, trop souvent, des verges supplémentaires superflus aux porteurs de ballons adverses. Évidemment, l’alternance entre le 3-4 et le 4-3 offre pleins de look différents à se groupe de secondeurs mais vraiment, sans Meyo, on se demande à quel point le tout fonctionnerait. On a blâmé souvent les défensives des Patriots cette année et avec raison, elle est en-dessous de la moyenne de la NFL et pourrait devenir un obstacle vers un quatrième championnat pour Brady et Bellichick.
Chez les Giants, Micheal Boley et Mathias Kiwanuka sont des vétérans un peu sur la pente descendante mais qui offre tout de même un bon rendement et surtout du leadership à revendre. C’est dans le milieu que ça se corse avec Chase Blackburn et Greg Jones qui sont très ordinaire. Blackburn est le partant par défaut mais vraiment, ses performances ne commandent pas vraiment la position, c’est plus faute d’options qu’autre chose. Contre Brady et les Pats, se trou dans le milieu sera très exploité avec Gronkowski et Hernandez qui vont attaquer le milieu du terrain soit en alternance ou en même temps, ce sera difficile pour les Giants de contenir le tout sans envoyer les Safety dans le traffic. C’est là que les cartes se brouilleront et que les erreurs vont se commettre. Les Giants ont une bonne défensive avec un gros maillon faible et Bellichik doit s’arracher les cheveux de la tête présentement à trouver toutes les façons inimaginables d’en tirer un maximum de profit. Comme quoi la force d’une chaîne se résume à son plus faible maillon, et bien chez les Giants il n’est pas trop difficile à isoler, malheureusement.
En bref, des secondaires et tertiaires qui ne vont pas réinventer la roue mais qui peuvent sortir des gros jeux à l’occasion. Devin McCourty est le ‘X-Factor’ du côté des Patriots alors que Corey Webster aura la tâche de minimiser Wes Welker, ce qui n’est pas du tout impossible. C’est difficile à déterminer mais si on prend l’échantillon du dernier mois, le choix est facile à faire.
Du côté des secondeurs et de la tertiaire : Avantage Giants !
lundi 30 janvier 2012
Face à Face Super Bowl 46 : Les Lignes
Stéphane Morneau poursuit sa série de face à face en prévision du Super Bowl, cette fois en s'attaquant aux lignes offensives et défensives.
Après les entraîneurs et les unités spéciales, on entre dans ce plusieurs considèrent comme étant les nerfs de la guerre dans un match de la NFL : Les lignes offensives et défensives. Les tranchées, là où les guerres se gagnent, les blessures surviennent et où des hommes de trois cent livres pleurent comme des bébés quand ils se retrouvent cul par-dessus de tête. Bref, on sépare les hommes des enfants.
Et parlant de séparation, je suis obligé de lancer le bal avec la spectaculaire ligne défensive des Giants. Justin Tuck et Jason Pierre-Paul étaient déjà terrifiants durant la saison mais depuis le retour en force d’Osi Umenyiora, on parle du meilleur ‘front four’ de la décennie peut-être et je ne crois pas exagérer avec ce genre de propos. C’est impossible pour une ligne offensive d’appliquer une double couverture sur les trois en même temps, ce qui permet aux Giants de ne pas envoyer de secondeurs supplémentaires dans le traffic pour déranger le quart adverse. C’est un casse-tête perpétuel car même sans blitzer, la ligne des Giants finit par passer au travers de la ligne adverse et le quart arrière vit toujours sur du temps emprunter. Quand la menace vient des deux cotés en même temps et que le centre menace de lâcher prise aussi, que peut-on faire? Aaron Rodgers n’a pas trouver de réponses, Alex Smith non plus et le pauvre Matt Ryan doit encore panser ses plaies suite au premier week-end des éliminatoires. Si les Giants jouent de l’aussi bon football depuis 1 mois, ça commence par ce monstre à trois têtes qui meublent la ligne défensive et qui contrôle, littéralement l’échiquier.
Chez les Patriots, la situation est un peu particulière car Bellichik ne préconise pas majoritairement la formation 3-4 mais pourtant, Vince Wilfork est une espèce rare de DT/NT athlétique qui performe merveilleusement bien lorsqu’il monopolise à lui seul le centre de la ligne. Donc les Pats alternent entre le 3-4 et le 4-3, ce qui est déstabilisant pour l’adversaire mais qui est aussi instable au niveau des performances. Suffit que l’équipe adverse trouve un rythme pour que la rotation des Pats devienne une préoccupation. Aux côtés de Wilfork, Ellis et Henderson sont de respectables partants mais aucun des deux ne peut vraiment être considéré comme un ‘game changer’. Par contre, tout le monde embrasse bien le système de Bellichik et dans la performance souvent suspecte de la défensive des Pats, la ligne est rarement un gros problème surtout via la constance et le brio de Wilfork qui, à lui seul, compense pour beaucoup de petites erreurs autour de lui. Vu la fragilité du centre des Giants, Wilfork pourrait causer beaucoup de problèmes à Eli, comme il l’a fait avec Joe Flacco lors du championnat de l’AFC.
Du côté de l’offensive, les Patriots ont l’heureux problème d’avoir de la profondeur mais peu d’expérience en renfort. Brian Waters, Logan Mankins et Matt Light forment un trio expérimenté et surtout très performant. La cohésion est bonne et Brady, malgré tout, est bien protégé surtout du côté gauche via Mankins. Cependant, les blessures obligent les Patriots à utiliser un peu trop le jeune Nate Solder, même en tant que ‘Jumbo TE’ ce qui entraîne une certaine fatigue à mesure le match avance. Si Solder, ou un autre réserviste, affiche une faiblesse durant le match, les Giants vont la saisir à deux mains et l’exploiter jusqu’à plus soif. J’aime la ligne des Pats qui va à l’essentiel : Protéger Brady qui se déplace très peu. Donc les pochettes sont belles et tiennent juste assez longtemps. Reste à voir si la santé sera un facteur dans l’équation dimanche prochain.
Chez les G-Men, il y a des faiblesses. C’est d’ailleurs la grande faiblesse de l’équipe depuis le début de la saison et lors des mauvaises séquences, Eli en voyait de toutes les couleurs. Depuis un mois, tout fonctionne pour les G-Men alors on oublie un peu la ligne très moyenne qu’ils mettent sur le terrain mais si Wilfork est en forme, on pourrait vite se souvenir qu’Eli Manning n’aura pas beaucoup de temps pour prendre ses décisions. Ce qui aide la ligne des Giants, c’est que les deux porteurs de ballons sont physiques et ne nécessitent pas de grandes ouvertures pour se faire un chemin. Mais dans les situations critiques, le centre est une inquiétude et l’excellence d’Eli compense beaucoup, beaucoup de lacunes dans la couverture qu’il reçoit. Vraiment, Coughlin a de quoi s’inquiéter si le match est le moindrement physique.
Si on résume, la ligne défensive des Giants est limite légendaire, Vince Wilfork chez les Pats est un monstre, la ligne offensive des Patriots fait du bon boulot mais la santé n’est pas au rendez-vous et la ligne offensive des Giants pourrait causer de gros problèmes. Avec ce survol, c’est difficile de ne pas aimer les G-Men et surtout Jason Pierre-Paul.
Au niveau des lignes défensives : Avantage Giants
Au niveau des lignes offensives : Avantage Patriots
Mais l’avantage des Giants est considérable alors que celui des Patriots est correct, sans plus. La différence sera notoire sur le terrain.
Après les entraîneurs et les unités spéciales, on entre dans ce plusieurs considèrent comme étant les nerfs de la guerre dans un match de la NFL : Les lignes offensives et défensives. Les tranchées, là où les guerres se gagnent, les blessures surviennent et où des hommes de trois cent livres pleurent comme des bébés quand ils se retrouvent cul par-dessus de tête. Bref, on sépare les hommes des enfants.
Et parlant de séparation, je suis obligé de lancer le bal avec la spectaculaire ligne défensive des Giants. Justin Tuck et Jason Pierre-Paul étaient déjà terrifiants durant la saison mais depuis le retour en force d’Osi Umenyiora, on parle du meilleur ‘front four’ de la décennie peut-être et je ne crois pas exagérer avec ce genre de propos. C’est impossible pour une ligne offensive d’appliquer une double couverture sur les trois en même temps, ce qui permet aux Giants de ne pas envoyer de secondeurs supplémentaires dans le traffic pour déranger le quart adverse. C’est un casse-tête perpétuel car même sans blitzer, la ligne des Giants finit par passer au travers de la ligne adverse et le quart arrière vit toujours sur du temps emprunter. Quand la menace vient des deux cotés en même temps et que le centre menace de lâcher prise aussi, que peut-on faire? Aaron Rodgers n’a pas trouver de réponses, Alex Smith non plus et le pauvre Matt Ryan doit encore panser ses plaies suite au premier week-end des éliminatoires. Si les Giants jouent de l’aussi bon football depuis 1 mois, ça commence par ce monstre à trois têtes qui meublent la ligne défensive et qui contrôle, littéralement l’échiquier.
Chez les Patriots, la situation est un peu particulière car Bellichik ne préconise pas majoritairement la formation 3-4 mais pourtant, Vince Wilfork est une espèce rare de DT/NT athlétique qui performe merveilleusement bien lorsqu’il monopolise à lui seul le centre de la ligne. Donc les Pats alternent entre le 3-4 et le 4-3, ce qui est déstabilisant pour l’adversaire mais qui est aussi instable au niveau des performances. Suffit que l’équipe adverse trouve un rythme pour que la rotation des Pats devienne une préoccupation. Aux côtés de Wilfork, Ellis et Henderson sont de respectables partants mais aucun des deux ne peut vraiment être considéré comme un ‘game changer’. Par contre, tout le monde embrasse bien le système de Bellichik et dans la performance souvent suspecte de la défensive des Pats, la ligne est rarement un gros problème surtout via la constance et le brio de Wilfork qui, à lui seul, compense pour beaucoup de petites erreurs autour de lui. Vu la fragilité du centre des Giants, Wilfork pourrait causer beaucoup de problèmes à Eli, comme il l’a fait avec Joe Flacco lors du championnat de l’AFC.
Du côté de l’offensive, les Patriots ont l’heureux problème d’avoir de la profondeur mais peu d’expérience en renfort. Brian Waters, Logan Mankins et Matt Light forment un trio expérimenté et surtout très performant. La cohésion est bonne et Brady, malgré tout, est bien protégé surtout du côté gauche via Mankins. Cependant, les blessures obligent les Patriots à utiliser un peu trop le jeune Nate Solder, même en tant que ‘Jumbo TE’ ce qui entraîne une certaine fatigue à mesure le match avance. Si Solder, ou un autre réserviste, affiche une faiblesse durant le match, les Giants vont la saisir à deux mains et l’exploiter jusqu’à plus soif. J’aime la ligne des Pats qui va à l’essentiel : Protéger Brady qui se déplace très peu. Donc les pochettes sont belles et tiennent juste assez longtemps. Reste à voir si la santé sera un facteur dans l’équation dimanche prochain.
Chez les G-Men, il y a des faiblesses. C’est d’ailleurs la grande faiblesse de l’équipe depuis le début de la saison et lors des mauvaises séquences, Eli en voyait de toutes les couleurs. Depuis un mois, tout fonctionne pour les G-Men alors on oublie un peu la ligne très moyenne qu’ils mettent sur le terrain mais si Wilfork est en forme, on pourrait vite se souvenir qu’Eli Manning n’aura pas beaucoup de temps pour prendre ses décisions. Ce qui aide la ligne des Giants, c’est que les deux porteurs de ballons sont physiques et ne nécessitent pas de grandes ouvertures pour se faire un chemin. Mais dans les situations critiques, le centre est une inquiétude et l’excellence d’Eli compense beaucoup, beaucoup de lacunes dans la couverture qu’il reçoit. Vraiment, Coughlin a de quoi s’inquiéter si le match est le moindrement physique.
Si on résume, la ligne défensive des Giants est limite légendaire, Vince Wilfork chez les Pats est un monstre, la ligne offensive des Patriots fait du bon boulot mais la santé n’est pas au rendez-vous et la ligne offensive des Giants pourrait causer de gros problèmes. Avec ce survol, c’est difficile de ne pas aimer les G-Men et surtout Jason Pierre-Paul.
Au niveau des lignes défensives : Avantage Giants
Au niveau des lignes offensives : Avantage Patriots
Mais l’avantage des Giants est considérable alors que celui des Patriots est correct, sans plus. La différence sera notoire sur le terrain.
Jason Pierre-Paul : la nouvelle terreur du football

Pour se préparer au Grand Match de dimanche, nous ferons le portrait d’un joueur d’impact pour chacune des 2 équipes en présence. On commence avec l’impressionnant Jason Pierre-Paul des Giants.
De toutes les analyses des forces en présence du Super Bowl, une question dominera toutes les autres : est-ce que le front défensif des Giants peut déranger suffisamment Tom Brady pour l’empêcher d’être efficace? Ou, dit autrement, est-ce que la nouvelle bête défensive de la NFL, Jason Pierre Paul, sera à la hauteur?
Contrairement à son quart-arrière qui a dû apprendre à reculer sur un 3 steps drop avant d’apprendre à marcher par l’avant, le football ne s’est pas imposé rapidement comme sport de prédilection du jeune Jason. Chez les Pierre Paul, des haïtiens d’origine, le football, c’est ce que nous appelons le soccer. D’abord fervent de basket-ball, ce n’est qu’à la suite de multiples blessures aux jambes que le jeune Jason s’est tourné vers le ballon ovale tard au secondaire.
Même s’il ne connaissait que les rudiments du sport, ses habiletés athlétiques faisaient saliver les recruteurs universitaires. Ses résultats scolaires un peu moins et malgré l’intérêt de plusieurs grosses pointures de la NCAA (Georgia, Arkansas, LSU…), il se retrouva à South Florida où il fut accepté en suivant des cours d’été.
Arrivé en retard au camp (en raison des susmentionnés cours d’été) et tout à fait novice en termes de stratégie de football, on ne s’attendait pas à une contribution de sa part avant la mi-saison. Il fut partant dès la 3e semaine! Après une campagne qui lui rapporta une nomination sur la première équipe d’étoiles, il décida de tenter sa chance immédiatement dans la NFL.
Pierre Paul attira l’attention de plusieurs, mais son manque d’expérience faisait peur. Il faut rapidement identifié comme un choix « Boom or Bust », ces gars qui peuvent soit devenir des méga-star, soit devenir des échecs colossaux. Le potentiel était plus que jamais au rendez-vous, mais dans la NFL, tous les joueurs sont des spécimens physiques d’exception. Finalement, ce sont les Giants qui ont pris le risque de le sélectionner avec le 15e choix de l’encan 2010.
L’adaptation à la vie de professionnel ne fut pas facile pour Pierre Paul. Habitué de dominer uniquement grâce à son talent, ses habitudes de travail furent rapidement critiquées par ses coéquipiers. Il ne débuta pas une partie et il fallut attendre 12 semaines pour le voir réussir un sack. Le 28 novembre contre les Jaguars, il laissa entrevoir une partie de son talent, récoltant 2 sacks et provoquant 2 échappées. N’empêche que le verdict sur sa saison recrue demeura inchangé par rapport à celui du repêchage : gros potentiel, mais gros doutes sur ses capacités à le réaliser.
A sa deuxième saison dans la NFL, tous les morceaux semblent être tombés en place pour Pierre Paul qui a connu une saison exceptionnelle. Profitant des ennuis de santé répétés de Justin Tuck et Osi Umenyiora pour saisir un poste de partant qu’il n’a plus cédé, il a amassé 16.5 sacks en plus de provoquer 2 échappées. Il a su élever son niveau de jeu dans les moments importants, comme le démontre sa performance à Dallas lors de la semaine 14, dans laquelle il a réussi 8 plaqués, dont 2 sacks et un safety en plus de provoquer un fumble. Puis, sur le dernier jeu du match, il a bloqué la tentative de placement du botteur des Cowboys, concrétisant ainsi la victoire des siens. Il fut sélectionné pour prendre part à son premier Pro Bowl, mais la qualité de son jeu en séries n’ayant pas diminué d’un iota par rapport à ses performances de la saison, il a du troquer les plages d’Hawaii pour le nightlife débridé d’Indianapolis.
Du haut de ses 6 pieds 5 pouces, 278 livres et avec ses bras disproportionnellement longs, Pierre Paul n’a pas fini de causer des ravages et il y a fort à parier que la simple mention de son nom bousillera de nombreuses heures de sommeil du coordonnateur offensif des Patriots au cours des prochains jours.
vendredi 27 janvier 2012
Face à Face Super Bowl 46 : Les unités spéciales
Stéphane Morneau poursuit ses face à face avec les unités spéciales des Giants et des Patriots.
Après mon portrait sur les entraîneurs qui s’affronteront au prochain Super Bowl, c’est le temps d’enchaîner avec les grands mal-aimés du football : Les unités spéciales. Ce n’est plus un secret pour personne, les unités spéciales sont souvent négligées lors des pronostics et même durant nos visionnements, en général, on choisit toujours le moment d’un punt pour aller se chercher une tite-frette au frigo. Mais plus maintenant, non, c’est le temps de leur donner un peu d’attention.
Chez les Giants, les unités ont fait la manchette la semaine dernière en provoquant deux très gros revirements sur les dégagements, dont un qui mena au placement pour la victoire en prolongation et ainsi leur imprimer un billet pour le Super Bowl. Bien sûr, Eli et compagnie ont complété le travail, mais le fumble qui a été provoqué en prolongation et la stratégie audacieuse d’exploiter la faiblesse du retourneur des Niners sont des preuves que les unités spéciales des Giants sont gonflées à bloc et surtout, elles sont opportunistes. Ça frappe dur du côté des G-Men et ça pourrait causer des maux de tête aux Patriots qui n’ont pas vraiment de retourneur d’élite pour les dégagements. Edelman et Woodhead se partagent la tâche et bien honnêtement, y’a pas de quoi écrire à sa mère. Tom Coughlin pourrait donner le même genre de directives de frapper fort et souvent pour causer des erreurs et annuler des possessions pour Brady et son offensive. Les Giants, avec la profondeur défensive qu’ils ont, possèdent le personnel pour bien équiper les unités spéciales et frapper dures lors de moments clés, comme la semaine dernière. D’ailleurs, Steve Weatherford fait du bon travail sur les dégagements cette année avec une moyenne de 45 verges et les Giants, autant sur les kickoff que sur les dégagements, n’ont pas donné de touchés sur des retours cette année. Une statistique intéressante dans la gestion de la position du terrain qui est souvent cruciale lors du dernier grand match de l’année.
Chez les Pats, les statistiques sont analogues sauf que les gros jeux sont un peu moins au rendez-vous. Zoltan Mesko a aussi une moyenne de 45 verges sur ses dégagements et les Patriots n’ont pas donné de touchés à l’adversaire. Aussi, avec l’offensive explosive de Tom Brady et compagnie, disons que les dégagements sont plus rares et moins spectaculaires. On pourrait dire que les Pats sont victimes de leur succès et que les unités spéciales manquent, un brin, de pratique pour obtenir une cohésion optimale.
Chez les botteurs de précisions, Lawrence Tynes revient hanter les Patriots après le désormais célèbre 18-1. Il était le botteur des Giants lors de leur dernière conquête du Super Bowl, il a donc l’habitude des gros moments au bout de son pied. Gostkowski des Patriots aussi était du dernier SB mais dans une cause perdante, il faut lui enlever quelques points. Gostkowski a été un peu meilleur et plus sollicité cette année, mais c’est une différence négligeable et dans les grandes occasions, le numéro de Tynes sera appelé et il a prouvé par le passé qu’il peut faire le travail et transporter son équipe le temps d’un botté.
Pour les unités spéciales : Avantage Giants !
Après mon portrait sur les entraîneurs qui s’affronteront au prochain Super Bowl, c’est le temps d’enchaîner avec les grands mal-aimés du football : Les unités spéciales. Ce n’est plus un secret pour personne, les unités spéciales sont souvent négligées lors des pronostics et même durant nos visionnements, en général, on choisit toujours le moment d’un punt pour aller se chercher une tite-frette au frigo. Mais plus maintenant, non, c’est le temps de leur donner un peu d’attention.
Chez les Giants, les unités ont fait la manchette la semaine dernière en provoquant deux très gros revirements sur les dégagements, dont un qui mena au placement pour la victoire en prolongation et ainsi leur imprimer un billet pour le Super Bowl. Bien sûr, Eli et compagnie ont complété le travail, mais le fumble qui a été provoqué en prolongation et la stratégie audacieuse d’exploiter la faiblesse du retourneur des Niners sont des preuves que les unités spéciales des Giants sont gonflées à bloc et surtout, elles sont opportunistes. Ça frappe dur du côté des G-Men et ça pourrait causer des maux de tête aux Patriots qui n’ont pas vraiment de retourneur d’élite pour les dégagements. Edelman et Woodhead se partagent la tâche et bien honnêtement, y’a pas de quoi écrire à sa mère. Tom Coughlin pourrait donner le même genre de directives de frapper fort et souvent pour causer des erreurs et annuler des possessions pour Brady et son offensive. Les Giants, avec la profondeur défensive qu’ils ont, possèdent le personnel pour bien équiper les unités spéciales et frapper dures lors de moments clés, comme la semaine dernière. D’ailleurs, Steve Weatherford fait du bon travail sur les dégagements cette année avec une moyenne de 45 verges et les Giants, autant sur les kickoff que sur les dégagements, n’ont pas donné de touchés sur des retours cette année. Une statistique intéressante dans la gestion de la position du terrain qui est souvent cruciale lors du dernier grand match de l’année.
Chez les Pats, les statistiques sont analogues sauf que les gros jeux sont un peu moins au rendez-vous. Zoltan Mesko a aussi une moyenne de 45 verges sur ses dégagements et les Patriots n’ont pas donné de touchés à l’adversaire. Aussi, avec l’offensive explosive de Tom Brady et compagnie, disons que les dégagements sont plus rares et moins spectaculaires. On pourrait dire que les Pats sont victimes de leur succès et que les unités spéciales manquent, un brin, de pratique pour obtenir une cohésion optimale.
Chez les botteurs de précisions, Lawrence Tynes revient hanter les Patriots après le désormais célèbre 18-1. Il était le botteur des Giants lors de leur dernière conquête du Super Bowl, il a donc l’habitude des gros moments au bout de son pied. Gostkowski des Patriots aussi était du dernier SB mais dans une cause perdante, il faut lui enlever quelques points. Gostkowski a été un peu meilleur et plus sollicité cette année, mais c’est une différence négligeable et dans les grandes occasions, le numéro de Tynes sera appelé et il a prouvé par le passé qu’il peut faire le travail et transporter son équipe le temps d’un botté.
Pour les unités spéciales : Avantage Giants !
jeudi 26 janvier 2012
Face à Face Super Bowl 46 - Les Entraîneurs
Stéphane Morneau débute sa série d'analyses sur le Super Bowl avec un portrait des entraîneurs-chefs qui s'affronteront à Indy pour clore la saison.On débute notre analyse détaillée de l’affrontement entre les Patriots et les Giants par les têtes respectives sur le terrain : les entraîneurs-chefs. Plus tard dans la semaine, je vais décortiquer les alignements sur le terrain, mais c’est amusant de commencer par les marionnettistes derrière ce beau cirque que sera le Super Bowl XLVI.
Chez les Patriots, il n’a plus besoin de présentations, Bill Belichick tient l’équipe dans sa paume depuis 2000 et depuis, c’est une véritable institution en Nouvelle-Angleterre. Trois Super Bowl, cinq championnats de l’AFC et nommé trois fois l’entraîneur de l’année (2003-2007-2010). Le pedigree de Belichik, malgré le scandale du spygate, n’est plus à prouver. C’est un gagnant. D’ailleurs, Belichik à son mot à dire dans toutes les décisions de personnelles que prennent les Patriots, une chose qui est rare dans le circuit pour un entraîneur-chef. On parle donc véritablement de son programme, son équipe, sa mentalité.
Ironiquement, Belichik a passé 12 ans dans l’organisation des Giants, sous Bill Parcells, à peaufiner ses stratégies défensives qui ont fait sa renommée et ont culminé vers le poste qu’il occupe présentement. Malgré l’offensive dévastatrice des Patriots, Belichik reste d’abord et avant tout un grand stratège défensif qui a toujours un plan de match au quart de tour pour contrer les forces offensives de ses adversaires.
Chez les Giants, Tom Coughlin est aussi un vieux de la vieille qui fait partie des meubles dans la grosse pomme. Nommé à la barre des Giants en 2004, Coughlin a souvent été sous les projecteurs pour les mauvaises raisons suite à de mauvaises performances des G-Men mais malgré tout, il a offert aux Giants un Super Bowl et deux championnats de la NFC.
Coughlin n’a pas toujours été populaire à New York en commençant par la rétrogradation de Kurt Warner pour le jeune Eli Manning lors de sa première saison à la barre de l’équipe. Avec le recul, on peut difficilement questionner la décision, mais en 2004, Warner était une grosse vedette dans la NFL qui connaissait une mauvaise saison et Eli était encore bien caché dans l’ombre de son frère après avoir fait quelques vagues au repêchage. Coughlin n’a pas bronché et c’est ainsi que son association avec son jeune quart a débuté, pour le meilleur et pour le pire.
Le meilleur, c’est bien entendu le fameux 18-1, le soir où les Giants ont saboté la saison parfaite des Patriots pour gagner le Super Bowl et ainsi empêché les Patriots d’être immortalisé dans le livre des records. Le pire, c’est une saison de 8-8 l’année en 2009 après une saison de 12-4 avant. Mais d’un bout à l’autre de l’aventure, la direction de Coughlin n’est plus mise en doute depuis que les Giants jouent du football de qualité et surtout qu’ils excellent sous la pression.
Tout comme Belichik, Coughlin a été façonné sous la tutelle de Bill Parcells et sa mentalité n’est pas très loin de la source. Orienté sur la défensive, Coughlin est d’ailleurs souvent critiqué pour ses décisions offensives et sa gestion de l’horloge discutable dans des moments clés. Par contre, son développement phénoménal des joueurs de lignes défensives est redoutable et est devenu depuis cinq ans la marque de commerce des Giants.
Les deux coachs proviennent un peu de la même école, mais le succès a clairement plus rencontré le chemin de Belichik au fil des ans. On est obligé de lui donner l’avantage ici, pour sa main mise sur l’organisation des Pats, ses trois bagues et surtout ses plans de matchs non conventionnels qui déstabilisent toujours l’adversaire. Qui plus est, on aime bien les vilains et même si le vieux Bill est un brin arrogant, ça fait du bien d’avoir un entraîneur qui n’hésite pas à enfoncer des clous dans les cercueils de ses rivaux. Un peu de ‘grit’ c’est bon pour le sport.
Donc du côté des entraîneurs : Avantage Patriots !
Super Bowl 46: le parcours des Giants
Après avoir repassé le parcours des Patriots, c’est maintenant le moment de voir le chemin qu’ont pris les champions de la NFC, les Giants, pour se rendre au Super Bowl. La semaine dernière, nous vous avions montré un tableau et un graphique qui montraient l’évolution de chaque équipe pendant la saison. Cette semaine, nous allons plus loin avec une description plus détaillée des rencontres de chaque équipe. Entre parenthèses, vous trouverez la fiche de l’équipe après le match et leur classement dans le palmarès 6vb après cette rencontre.
Semaine 1 (0-1) : Défaite de 28-14 à Washington
La défense contre la passe des Giants a mal commencé sa saison en accordant plus de 300 verges à Rex Grossman. Ils ne parvenaient pas encore à mettre de la pression sur le quart comme il le fallait. Eli avait aussi été moyen.
Semaine 2 (1-1) : Victoire de 28-16 contre les Rams (18)
Si vous ne vous souvenez pas de cette rencontre, c’est bien normal. Les deux équipes ont multiplié les erreurs et les Giants en ont fait juste assez pour battre des Rams qui s’enlignaient vers une saison de misère.
Semaine 3 (2-1) : Victoire de 29-16 à Philadelphie (11)
Ce match était annonciateur de la bonne saison qu’Eli Manning et Victor Cruz allaient connaitre. Ils se sont rejoints pour deux majeurs et Eli en ajouté deux autres. Ils avaient blessé Mike Vick dans ce match, ce qui leur avait rendu la tâche facile.
Semaine 4 (3-1) : Victoire de 31-27 en Arizona (10)
Eli Manning a réussi deux passes de touché en moins d’une minute en fin de partie pour donner la victoire aux siens. Pendant ce temps, Beanie Wells a connu la meilleure performance de sa carrière pour les Cards.
Semaine 5 (3-2) : Défaite de 36-25 contre les Seahawks (18)
Les Seahawks ont trouvé le moyen de gagner cette rencontre et franchement cette victoire fut assez chanceuse de leur part. Doug Baldwin a connu un match monstre et la défense de Seattle a ramené une interception pour un touché en fin de match.
Semaine 6 (4-2) : Victoire de 27-24 contre les Bills (12)
Les Bills étaient encore pertinents à ce moment-là de la saison, mais Ahmad Bradshaw a eu le meilleur sur leur défense. Bradshaw a amassé 3 touchés dans ce match, se moquant ainsi de la défense de Buffalo qui ne pouvait pas l’arrêter sur le bord de la zone des buts.
Semaine 7 (4-2) : Congé (11)
Semaine 8 (5-2) : Victoire de 20-17 contre les Dolphins (11)
Les Giants ont eu chaud dans ce match, alors qu’ils ont failli perdre contre des Dolphins qui n’avaient pas encore gagné cette saison. La combinaison Manning-Cruz a encore fait des siennes en fin de match pour donner la victoire aux G-Men.
Semaine 9 (6-2) : Victoire de 24-20 en Nouvelle-Angleterre (9)
Cet affrontement-là va être revu à la loupe par plusieurs analystes dans les deux prochaines semaines. Tout ce qu’on peut mentionner est qu’Eli avait organisé une autre possession en fin de match pour donner la victoire aux siens.
Semaine 10 (6-3) : Défaite de 27-20 à San Francisco (9)
C’était le prélude du championnat de la conférence, mais la fin fut différente. Les 49ers avaient arrêté les Giants dans la zone payante en toute fin de match pour s’assurer de la victoire.
Semaine 11 (6-4) : Défaite de 17-10 contre Philadelphie (15)
C’est une défaite que l’équipe de Tom Coughlin a surement tenté d’oublier rapidement. Vince Young avait les siens à la victoire à la surprise de tous. Une possession qui a pratiquement duré 9 minutes au 4e quart avait permis à Young d’avoir la passe de touché victorieuse.
Semaine 12 (6-5) : Défaite de 49-24 en Nouvelle-Orléans (17)
Après cette défaite, les Giants se retrouvaient dans une séquence de 3 défaites consécutives dans une section de calendrier particulièrement difficile. Brees avait mieux fait que Manning et le jeu au sol des Saints avait surpassé celui des Giants.
Semaine 13 (6-6) : Défaite de 38-35 contre Green Bay (8)
Ce fut une autre défaite pour les Giants mais cette défaite donnait espoir aux amateurs. Les Newyorkais étaient restés dans le match face à une équipe invaincue qui s’amusait à tout détruire sur son passage. Cette défaite dans la dernière minute de jeu prolongeait la séquence de défaites à 4, mais on voyait la lumière au bout du tunnel.
Semaine 14 (7-6) : Victoire de 37-34 à Dallas (8)
Cette rencontre était un must-win pour les Géants contre les rivaux de division de Dallas. Manning a encore une fois répondu à l’appel avec deux touchés en 3:14 en fin de match. Le botteur de Dallas semblait avoir égalé la marque en toute fin de match, mais Coughlin avait gelé le botteur, une stratégie qui a fonctionné pour New York.
Semaine 15 (7-7) : Défaite de 23-10 contre les Redskins (17)
Les Redskins semblaient avoir le numéro des Giants cette année. Rex Grossman a encore réussi à battre la défensive de New York. Cette défaite mettait les Giants au pied du mur et les forçait à gagner leurs matchs pour rester en vie.
Semaine 16 (8-7) : Victoire de 29-14 à New York contre les Jets (11)
Victor Cruz a battu un record pour le plus long touché de l’histoire de l’équipe. Son touché de 99 verges que vous avez surement déjà vu à plusieurs reprises a surement causé quelques cauchemars à Rex Ryan. Ahmad Bradshaw revenait en forme et il l’a souligné avec 2 touchés au sol.
Semaine 17 (9-7) : Victoire de 31-14 contre les Cowboys
C’était le dernier match de la saison régulière et le gagnant obtenait une place en série. Les Giants ont clairement mérité cette victoire face aux Cowboys. Après cette victoire, les Giants entraient en séries, même s’ils faisaient à l’élimination depuis deux semaines déjà.
Wildcard : Victoire de 24-2 contre les Falcons
Cette rencontre-là a carrément été dominée par les Giants. Les Falcons ont encore une fois oublié de se présenter en série. De son côté, Eli commençait à démontrer à quel point il est bon lorsque les séries arrivent.
Championnat Division : Victoire de 37-20 à Green Bay
Les Packers semblaient manquer de synchronisme dans ce match alors qu’ils n’avaient pas joué de match significatif en un mois. Les Giants, eux, ne jouaient que des matchs à élimination depuis 1 mois. La différence a paru et New York a passé Green Bay avec plus de facilité que n’importe qui aurait pu prédire.
Championnat Conférence : Victoire de 20-17 à San Francisco
Les Giants étaient une coche au-dessus des 49ers dans cette rencontre. Par contre, leurs adversaires trouvaient la façon de rester dans le match. Les erreurs de Kyle Williams ont réglé le problème de New York en fin de rencontre.
-ARTICLE ÉCRIT PAR CHRISTOPHE PERREAULT-
jeudi 3 novembre 2011
Longue absence pour Ahmad Bradshaw?
Le porteur de ballon a un os craqué dans son pied droit… Le site NJ.com rapporte que Bradshaw sera absent pour une période encore indéterminée car le NYG n’a pas encore confirmé le statut de la blessure. Le RB avait déjà eu des vis insérées dans son pied et il semble qu’une des vis en questions nuit à sa santé. Il est présentement en train de réfléchir à une éventuelle opération qui règlerait tous ces problèmes. Il pourrait apparemment guérir suffisamment pour jouer d’ici deux semaines mais s’il décide de se faire opérer, il raterait de nombreux matches.
Toujours est-il que les G-Men se dirigeront vers Foxboro avec Brandon Jacobs comme RB #1 avec DJ Ware comme second. Jacons en arrache depuis le début de la saison (42 courses, 126 v, 2 TD) mais il est le genre de gros porteur de ballon qui gagne à courir plus souvent. Il a déjà fait la job par le passé, on verra bien.
mardi 20 septembre 2011
Fake! Fake!!!!!
On connaissait la bonne vieille technique de simuler une blessure pour ralentir le tempo de l'adversaire (les Pats étaient champions dans ce domaine) mais on trouve que les Giants ont exagéré pas mal hier soir...Sérieusement.
Les arbitres ne peuvent pas donner de pénalités sur le jeu car ils ne peuvent statuer sur la véracité d'une blessure. La ligue pourrait cependant infliger des amendes devant une stratégie aussi déloyale. Ces "fakages" ont permis aux G-Men d'insérer leurs gros joueurs pour un goal-line stand, c'est pas banal...
vendredi 19 août 2011
Osi Umeniyora décide de se faire opérer…
Après avoir mis fin à sa dispute contractuelle, le DE de Giants opte pour le bistouri.
On entend quasiment la direction des Giants sacrer jusqu’ici. Osi était impliqué dans un bras de fer financier avec l’équipe au cours des deux dernières saisons mortes et il s’était rapporté au début de la semaine, ayant probablement reçu l’assurance que l’équipe lui donnerait un petit bonus.
Voilà donc qu’il a subi aujourd’hui une opération arthroscopique pour faire un petit ménage dans son genou droit. On parle d’une convalescence d’environ 3 à 6 semaines, selon les sources. Osi aurait franchement pu subir cette opération durant la saison morte mais son désir de manquer le camp d’entrainement est visiblement très puissant. Il faut s’attendre à de sérieux grincements de dents autour de cette histoire. Le délais de convalescence suscite déjà de la controverse…
dimanche 10 octobre 2010
Sautons aux conclusions: Les matches de 13h
Stéphane Morneau, fidèle collaborateur de 6VB, nous offre ses conclusions des matches de 13h...Neuf match à 13h00 aujourd’hui et comme vous allez le constater, nous avons eu droit à un heureux mélange de surprises, de matchs à sens unique et de suspense en prolongation.
KC 9 , IND 19
Un match plutôt défensif, pour ne pas dire sans rythme, entre les Colts et les Chiefs. Le seul touché du match s’est produit à la fin du quatrième quart. Todd Hailey a perdu ses décisions audacieuses (short kick en début de match et un quatrième essai non converti dans la zone payante au premier quart) et même si Peyton Manning ne lui a pas fait payer directement, les Colts ont fini par dompter les Chiefs et mettre ainsi fin à la saison parfaite du Kansas City. Dans la victoire, Manning a frôlé le 300 verges mais de façon peu éclatante. On donne l’étoile du match à Adam Vinatieri et ses quatre placements mais franchement, quand le ballon du match va au botteur de précision, c’est que l’après-midi n’était pas trop festive. Combiné à la journée de misère des Texans, les Colts sont bien en vie dans leur division et Peyton pourrait nous ressortir son éternel refrain du joueur par excellence de la NFL en deuxième moitié de saison.
ATL 20 , CLE 10
Ça trainait de la patte au début mais finalement Micheal Turner et Matt Ryan auront eu raisons des Browns. Turner est venu courir pour 140 verges à Cleveland, Roddy White a attrapé une bombe de 45 verges de la part de Matty Ice et les Falcons ont ensuite pu profiter des deux interceptions de Jake Delhomme pour sceller le match. Seneca Wallace avait pourtant bien amorcé la rencontre pour les Browns mais Delhomme, en relève, est venu couler les chances de l’équipe et les Falcons se sont contenter d’une deuxième demie sans faille pour se sauver avec la victoire. Une note positive pour les partisans à Cleveland : Jake Delhomme a surement lancé sa dernière interception en carrière cette semaine. On ne voit pas comment il pourra garder sa place dans l’alignement après cette performance, encore une fois, médiocre. Un rating de 30,5, généralement, ça te récolte un beau gros 4% de la part de ton employeur. Nous verrons plus tard cette semaine.
JAC 36 , BUF 26
Pendant un quart, les partisans à Buffalo y ont cru à la première victoire des Bills. Mais David Garrard a lancé trois passes de touchés et dans un étonnant festival offensif, les Jags ont eu la main forte. Encore une fois, Josh Scobe a connu un gros match pour les Jags avec 5 placements réussis et les Bills font une belle démonstration d’instabilité dans leur quête d’une saison parfaitement exécrable. Le 0-16 est dans le rétroviseur des Bills cette saison.
Dans la défaite, Ryan Fitzpatrick a finalement exploité Lee Evans pour une passe de touché mais son bon match n’était clairement pas suffisant pour les Bills. Quand les Jags viennent te dominer dans ton stade, les choses vont vraiment mal.
NYG 34 , HOU 10
Les Texans ont complètement oubliés qu’ils jouaient aujourd’hui mais Eli Manning, lui, a pris des notes et est venu connaître son meilleur match de la saison (malgré ses deux interceptions) aux dépends des Texans. Près de 300 verges et 3 passes de touchés pour le cadet des Manning et surtout, 2 de ses passes à Hakeem Nicks qui était partout sur le terrain aujourd’hui. Les Texans n’ont jamais trouvé de rythme et les Giants ont appliqué de la pression tout l’après-midi sur Matt Schaub qui était un non-facteur dans le match. En fait, l’offensive entière des Texans était virtuellement invisible et les Giants nous ont vraiment offert une performance dominante qui les replace dans le fort de la course aux séries. Osi Umenyiora a enregistré deux sacks mais il est venu bien prêt d’en ajouter 5 ou 6 avec sa constante pénétration du champ arrière. Les Texans tiennent encore la tête de la division mais ils devront rétablir la barque s’ils ne veulent pas saboter leur bon début de saison. On est franchement pas impressionné par la supposé grosse équipe du Texas. Et pour ceux qui se le demande, Brian Cushing était sur le terrain mais ce n’était rien de spectaculaire.
CHI 23 , CAR 6
Solution à Todd Collins derrière le centre? Courir, encore et encore. Matt Forte s’est gâté deux touchés au sol au premier quart et les Panthers n’ont jamais été dans le coup contre la défensive agressive des Bears. Celle-ci n’a pas donné d’espace au jeune Jimmy Clausen qui, dans la défaite, s’est fait montrer le banc au profit de Matt Moore qui a été encore plus mauvais que lui. Quelques chiffres qui font peur pour les Panthers : Les Bears ont envoyé deux quarts dans la mêlée aujourd’hui pour un total de 8 passes complétée et 51 verges, totales. Par contre, Forte a couru pour 166 verges, Chester Taylor pour 43 et la défensive des Bears a enregistré 5 sacks, 3 interceptions et une tonne de jeux brisés contre les Panthers. Bref, une performance à l’ancienne pour les Bears qui rebondissent sur le dos des Panthers qui vont vraiment nulle part cette saison. On cherche du positif chez les Panthers et, honnêtement, à part les 4 interceptions aux dépends du poteau de téléphone Todd Collins, on ne trouve pas. Pour l’anecdote, Collins a terminé le match avec un QB Rating de 6,2, soit seulement ,2 de plus que son nombres de passes complétés. 6,2 est aussi le nombre d’années de trop que Collins a joué dans la NFL.
DEN 17 , BAL 31
Bonnes nouvelles à tous les poolers, Ray Rice est en vie. Ses deux touchés par la course ont permis aux Ravens de disposé assez facilement des Broncos même si le score indique un affrontement moyennement serré. Kyle Orton a essayé tant bien que mal de tenir les Broncos dans le match mais l’incapacité de courir du Denver était trop couteuse contre les Ravens qui ont contrôlé le match avec 17 points en première demie et ils n’ont jamais vraiment regardé derrière ensuite. Joe Flacco était ordinaire dans la victoire mais le duo Rice / McGahee a cumulé 3 touchés, ce qui était suffisant pour une victoire du Baltimore. Dans la défaite, Brandon Loyd a attrapé deux passes de touchés et malgré tout on aime encore beaucoup l’offensive aérienne des Broncos. Surtout, on ne pensait pas dire ça cette saison mais Kyle Orton connait toute une campagne.
STL 6 , DET 44
Non ce n’est pas une blague. Les Lions ont marqué 44 points dans un match à sens unique contre les Rams qui, selon toutes vraisemblances, ont oublié qu’ils jouaient aujourd’hui. Stefan Logan a explosé au deuxième quart avec un retour de bottés de 105 verges pour un touché et les Lions n’ont jamais mis le pied sur le frein ensuite. Shaun Hill, avec trois passes de touchés, a distribué le ballon un peu partout et les Lions ont vraiment connu une belle victoire d’équipe pour leur première de la saison. Sam Bradford vient de connaître son premier départ difficile dans la NFL avec deux interceptions et le seul point positif des Rams est de voir que Steven Jackson peut encore courir pour plus de 100 verges, même dans une cause spectaculairement perdante. La recrue Jahvid Best est bien remise de sa blessure même si sa contribution était modeste au mieux. On commençait à y croire à la saison de rêve des Rams vers la suprématie de la division mais se faire rincer par les Lions mets quelques bémols dans la tête des gens. On s’en reparle dans deux semaines, disons, avec un peu de recul.
TAM 24 , CIN 21
Carson Palmer s’est surpassé lui-même et a offert trois interceptions aux Bucs pour leur donner la victoire aux dépends de ses Bengals. Ce n’est pas parce que les Bengals n’ont pas essayé de gagner avec les 144 verges de Cedric Benson et la performance globale de la défensive mais Carson Palmer en avait décidé autrement. Josh Freeman a élevé son jeu sur la dernière séquence avec une belle passe à Micheal Spurlock permettant au botteur Conor Barth de sceller le match avec 1 seconde à jouer. Dans la défaite, Terrell Owens a connu un deuxième match consécutif de plus de 100 verges mais c’était bien peu contre le jeune Josh Freeman qui, inégal, a quand même connu un gros match et positionne les Bucs à une fiche de 3-1, surprise s’il en est une. Les Bengals eux s’éloignent de plus en plus de la pertinence et sabotent eux même leurs chances à long terme de voir du Football après le jour de l’an. On se demande bien comment les Bengals rebondiront d’une aussi mauvaise défaite surtout vu le manque d’alternative derrière Carson Palmer qui sabote littéralement la saison du Cincinnati.
GRE 13 , WAS 16
Aaron Rodgers en a donné une aux Skins se faisant intercepter en prolongation par LaRon Landry, permettant le botté de la victoire de Graham Gano. Les Redkins ont surmonté un retard de 10 points pour défaire les Packers qui ont perdu les services du TE Jermicheal Finley durant le match. Dans la victoire, Donovan McNabb a encore connu un bon match avec près de 350 verges par la passe et un touché. Le numéro 5 est visiblement heureux dans le système de Mike Shanahan et les Redskins sont de plus en plus opportunistes. Les Packers eux ont connu une journée plutôt difficile et les inquiétudes sont très hautes suites à la blessure de Finley. Bonne nouvelle dans la défaite, Brandon Jackson ressemblait à un RB de la NFL et les Packs n’auront peut-être pas besoin de se magasiner un autre porteur pour espérer survivre la saison. Par contre, avec une fiche de 3-2, ils vont devoir trouver une autre façon de gagner que via le bras d’Aaron Rodgers qui est humain après tout et qui peut connaître des journées moins flamboyantes que d’autres. Aujourd’hui en était une et les Redskins l’ont volé par la peau des fesses en prolongation.
mardi 31 août 2010
Petits mouvements de personnel dans la NFL
En cette dernière semaine du calendrier préparatoire, les équipes se positionnent pour les coupures finales. -Les Bucs ont libéré le porteur de ballon Derrick Ward. Celui-ci n'aura donc passé qu'une saison à Tampa Bay après avoir signe un contrat de 4 ans pour 17 M$ comme agent libre. Il avait connu de bons moment avec les Giants en 2007 et 2008 mais il n'a rien fait de bon à Tampa l'an dernier: 409 v en 114 courses, moy de 3.6 et 1 TD. En plus, il était en mauvaise forme et se poignait le beigne au camp. Il se trouvera peut-être une autre job si une couple de RBs se blessent...
-Les Jets ont libéré le QB Kevin O'Connell, histoire de pouvoir garder Kellen Clemens. Ce dernier a accepté une diminution de salaire pour pouvoir demeurer avec l'équipe. On ne sait pas encore combien il gagnera en 2010 mais ce sera moins que son salaire prévu de 1,176 M$. Clemens a déjà été vu comme le QB de l'avenir du NYJ mais il est maintenant bien installé au troisième échelon du depth chart derrière messieurs Sanchez et Brunnell. En fait, Clemens tient le 2e clipboard, celui avec rien d'écrit dessus.
-Les Giants ont placé les noms de Jim Sorgi (QB) et Sinorice Moss (WR) sur le injured reserve, on ne les reverra plus cette saison. Pour Sorgi, il s'agit d'une deuxième saison consécutive sur le IR, on lui suggère de prendre des cours par correspondance pour se recycler. On serait bien étonnés de le revoir dans la NFL. À bien y penser, c'est probablement la fin pour Moss aussi. Il n'a capté qu'une passe et retourné 17 bottés en 2009 et il n'est tout simplement pas bon. On lui souhaite bonne chance.
-Le secondeur Leroy Hill a accepté une diminution de salaire de 6 M$ à 2.25 M$ pour rester avec les Seahawks. Hill a connu une mauvaise saison l'an dernier et il a des problèmes légaux. Il est chanceux d'encore avoir une job.
Les équipes ont jusqu'à 16h pour baisser leur formation à 75 joueurs. Les coupes finales auront lieu ce weekend.
vendredi 20 août 2010
Les Giants rescapent Shawn Andrews
Le talentueux mais troublé garde obtient une seconde chance. Les G-Men ont fait signer un contrat de six ans à l’ancien des Eagles. Celui-ci a pris part au Pro Bowl en 2006 et 2007 mais sa carrière a périclité par la suite. Il a raté une bonne partie du camp des Eagles en 2008 pour des «raisons personnelles» qui se sont supposément avérées être une dépression. Andrews a commencé à être pas mal erratique à cette époque et en plus il s’est blessé au dos lors du deuxième match de la saison, ratant les 14 derniers matches. Andrews était supposé être en forme pour débuter la saison 2009 mais il s’est encore blessé au dos lors de la partie inaugurale et fut ensuite place sur le injured reserve. Les Phillies l’ont libéré en mars dernier.
Les Giants ne prennent pas une grosse chance en signant Andrews car son contrat ne comportant que très peu d’argent garanti, le montant exact n’est pas encore connu. Donc si Andrews joue bien, les Giants peuvent le garder pendant six ans à rabais et s’il se plante, ils peuvent le couper à peu de frais.
Malgré tout son talent, on serait bien surpris de voir Andrews tenir le coup à New York. En plus de ses maux de dos, il a une drôle de personnalité qui risque de ne pas trop fitter avec le style de Tom Coughlin. Au mieux, l’énigmatique jeune homme donnera un peu de profondeur à la ligne du NYG
mardi 17 août 2010
Eli en sang
Le pauvre Eli Manning a connu des moments difficiles hier lors du duel pré-saison contre les Jets, match d’ouverture du nouveau Meadowlands. Une mauvaise exécution a causé une collision avec son RB Brandon Jacobs qui a déplacé le casque du #10. Il fut ensuite violemment frappé par derrière par le LB Calvin Pace avant de s’accrocher la face dans la grille du safety Jim Leonhard. Ouch. Le vidéo est ici. Malgré son faciès sanguinolent, Eli n’a subi aucune blessure sérieuse. Les Giants l’ont emporté 31-16. mardi 27 juillet 2010
Les camps 2010 sous la loupe: la NFC Est
La division glamour de la NFL offrira un visage différent en 2010 et évidemment, tout commence au camp...-Cowboys de Dallas-
La grande question: est-ce que Doug Free saura remplacer Flozell Adams au poste de left tackle?
Les Cowboys ont décidé d'économiser quelques millions en libérant ce bon vieux Flozell, maintenant âgé de 35 ans. Ils se tournent donc vers Doug Free, un jeune homme de 26 ans qui a effectué sept départs en trois saisons avec l'équipe. Il a adéquatement remplacé Marc Colombo au poste de right tackle l'an dernier mais en changeant de côté, il devra affronter Trent Cole, Justin Tuck, Jared Allen, Dwight Freeney...Des gars l'fun! En plus, les Boys ont tendance à utiliser leurs tight ends comme receveurs de passes et non comme bloqueurs alors Free devra souvent se débrouiller seul. On est sceptiques.
La lutte à surveiller
Le poste de porteur de ballon #1 est disponible et la lutte promet. Marion Barber est évidemment un solide gaillard qu'on aime bien mais son style robuste fait qu'il est souvent magané. À chaque saison, il y a un stretch de 4-5 matches où on ne sait pas s'il va jouer et ça doit être bien tannant pour l'équipe. Il a un moyenne de 12,75 courses par match depuis le début de sa carrière, il n'a donc jamais été un workhorse. Felix Jones est un home run hitter qui va probablement avoir la chance de commencer la saison comme #1, juste pour essayer. Il n'a pas démontré une grande durabilité non plus alors cette promotion pourrait être de courte durée. Tashard Choice pourrait aussi avoir son mot à dire mais il n'a pas le pedigree des deux autres alors il devra vraiment épater pour augmenter son nombre de courses.
Il y aura aussi une lutte entre Dez Bryant et Roy Williams pour le poste de WR #2 mais les dés seront assurément pipés en faveur de Bryant...Williams a déjà fait preuve de sa médiocrité et de son manque d'effort.
-Giants de New York-
La grande question: Y a t-il un pilote dans l'avion?
Les G-Men ont terminé les séries 2008 en queue de poisson et leur saison 2009 est passée de rêve à cauchemar de façon pitoyable. Eli Manning avait mal au pied, Osi Umeniyora était mécontent, Brandon Jacobs était poche...Est-ce que Tom Coughlin saura replacer ses pions et ramener un semblant de leadership et d'harmonie? Si non, il risque de perdre sa job et les Giants pourraient changer de visage.
La lutte à surveiller
La ligne défensive des Giants leur a permis de gagner le Super Bowl XLII mais les choses se sont gâtées depuis. L'équipe a terminé en milieu de peloton avec 32 sacks, dix de moins qu'en 2008 et 21 de moins qu'à leur grosse saison de 2007. Donc le temps de jeu aux positions de DE et DT sera chaudement disputé. Chez les DEs, Justin Tuck devrait être assuré d'un poste de partant pendant que Umeniyora devra compétitionner avec le premier choix Jason Pierre-Paul, la recrue Ayanga Okpokowuruk (quel nom!) et le vétéran Mathias Kiwanuka. Jay Alford, Chris Canty, Barry Cofield et Rocky Bernard seront tous dans le mix au poste de DT.

-Eagles de Philadelphie-
La grande question: Kevin Kolb, on y va ou on n'y va pas?
Pas grand chose à ajouter. Si Kolb est aussi prêt que la direction des Eagles le croit, tout est sous contrôle et l'équipe va encore être forte. Sinon, les fans vont avoir l'occasion de lancer des batteries, des chaines de bicyle et possiblement de l'anthrax. Notre guess: Kolb est prêt. Les Eagles savent ce qu'ils font.
La lutte à surveiller
Trent Cole est bien installé au poste de right defensive end mais à l'autre bout de la ligne défensive, ce sera intéressant. Le premier choix Brandon Graham part favori mais il ne faut pas oublier Daryl Tapp qui n'a que 25 ans et a connu des saisons de 7,0 et 5,5 sacks à Seattle. Le vétéran Juqua Parker ne se laissera pas écarter si facilement, il a réussi 8 sacks l'an dernier.
-Redskins de Washington-
La grande question: Par où commencer?
Vous voulez des questions, en v'la:
Est-ce que Albert Haynesworth va accepter de devenir nose tackle?
Est-ce que Donovan McNabb saura se débrouiller avec un staff de receveurs de passes de troisième ordre?
Est-ce que Trent Williams pourra être un left tackle partant à son année recrue?
Mike Shanahan est-il encore un bon coach?
Qui saura s'imposer au poste de RB? Portis, Johnson ou Parker?
Dans le fond, on aurait du lister les certitudes chez les Skins. On aurait sauvé du temps.
La lutte à surveiller
C'est quasiment certain que Shahahan va opter pour un comité de porteurs de ballon mais avec trois vétérans en place, il sera intéressant de voir comment les courses seront réparties. Portis ne sera probablement pas super heureux de partager le travail, Johnson est un moron de première classe et Parker est bien gentil mais il est scrap. Assez relevé comme lutte. On souhaite bonne chance à Shanahan, son roster est une bien drôle de mélange.
vendredi 9 juillet 2010
Les Miettes du Vendredi: Antonio Pierce, Bobby Engram et plus...
Pierce prend sa retraite, Engram s'accroche et plus... -L'ancien secondeur des Giants Antonio Pierce a annoncé sa retraite hier. Il se joindra à ESPN comme analyste à toutes sortes d'émission dont SportsCenter. Pierce a 32 ans et il a été libéré par les Giants en février. Il aura joué 9 saisons dans la NFL, 4 à Washington et 5 à New York. Il a pris part à un Pro Bowl (2006) et fut un des principaux artisans de la formidable victoire des G-Men au Super Bowl XLII.
-Les Browns ont fait signer un contrat d'un an à ce bon vieux Bobby Engram. Le receveur de passes de 37 ans a pris part à 5 matches avec les Chiefs l'an dernier avant d'être libéré en novembre. Il a connu des saisons acceptables à Seattle en 2007 et 2008, il peux peut-être donner un coup de main.
-Le safety Ed Reed a avisé les Ravens qu'il désirait obtenir un nouveau contrat. Il reste trois ans à son contrat actuel, il recevra un peu moins de 20 M$ pour cette période. Reed mérite évidemment d'être un de joueurs les mieux payés de la NFL mais comme il tente présentement de revenir d'une blessure assez sérieuse à la hanche, on trouve que son timing est plutôt moyen.
-L'Association des Joueurs a offert à la NFL de limiter les contrats des recrues à trois ans. Actuellement, les 16 premiers choix du repêchage peuvent signer pour six ans et les 16 suivants pour cinq ans. La NFL aurait refusé cette offre, ce qui est un peu étonnant car des engagements plus courts peuvent représenter des économies importantes. On présume que ce refus se place dans un plus large contexte de négociations...
-Marcus McNeill, le left tackle gréviste des Chargers, est bien content du contrat que les Jets ont accordé à D'Brickashaw Ferguson. McNeill désire lui aussi un gros contrat et l'entente de Ferguson aidera à situer sa valeur à la hausse...
-Les Trojans de USC seront exclus des classements de la NCAA établis par les coaches en 2010. Peu importe leur performance, ils n'auront jamais de ranking. Cette punition est évidemment une conséquence des nombreuses infractions aux codes de la NCAA que USC a commis pendant le règne de Pete Carroll.
-Bon, LeBron James a signé avec le Heat de Miami et on s'en fout complètement mais cette saga nous aura au moins donné un moment classique: cette lettre du propriétaire des Cavs, Dan Gilbert. Il y livre un message d'espoir pour les fans et traite James de traite et de pissou. Génial!
lundi 28 juin 2010
Les Miettes du Lundi: Chad Jones, Pat White et plus...
-Suite à son grave accident d'auto, le jeune Chad Jones (S, Giants) a subi une opération chirurgicale de plusieurs heures qui semble avoir réussi à sauver sa jambe. Son agent nous rappelle toutefois qu'il est beaucoup trop tôt pour spéculer sur un éventuel retour au jeu. Honnêtement, on serait mystifiés de voir le jeune homme jouer dans la NFL un jour. Il a failli se faire arracher la jambe, tout de même...
-On avait entendu toutes sortes de choses négatives sur Pat White depuis le début des activités hors-saison de Dolphins mais voici que Ricky Williams apporte un autre éclairage. L'ami Ricky affirme que White est le joueur le plus amélioré chez les Dolphins et qu'il est maintenant un vrai quart-arrière. On le souhaite car White est un talent intéressant et il pourrait amener une dimension supplémentaire aux Fins.
-De son côté, Seneca Wallace, un autre QB/wildcat dude, en arrache aux OTAs des Browns. On s'attendait à ce que Wallace lutte un peu avec Jake Delhomme pour le poste de QB partant mais il semble que ce ne sera pas le cas...
-L'ancien QB vedette John Elway commence à passer le message qu'il aimerait devenir copropriétaire des Broncos ou d'une autre équipe. Pourquoi pas? On s'ennuie du Cheval...
-Le receveur de passes Kenny Britt (Titans) connait de son propre aveu un entre-saison de misère. Il s'est présenté en mauvaise forme et il échappe de nombreuses passes. On espère qu'il retrouvera son focus, les Titans ne débordent pas de bons WRs.
-Tom Lewand, le président des Lions a été arrêté pour conduite en état d'ébriété ce weekend. Lewand s'est excusé assurant que ça ne se reproduirait plus. Il a aussi affirmé être en «active recovery», ce qui veut probablement dire qu'il a un problème d'alcool.
samedi 26 juin 2010
Les Miettes du Samedi: Michael Vick, une recrue des Giants très gravement blessée et plus...
-Il y a eu du grabuge au party de 30e anniversaire de Michael Vick. Son coaccusé dans l'histoire des combats de chien, Quannis Phillips, s'est fait tirer dessus après s'être possiblement brouillé avec Vick. Un journal de Virginia Beach rapporte que la chicane a éclaté suite à une histoire de gâteau au visage. Soit Phillips voulait lancer du gâteau à Vick ou vice-versa. Étonnamment, c'est aussi comme ça que la première geurre mondiale a commencé. Phillips s'en remettra mais il y aura des conséquences à tout ça. Vick doit éviter de se tenir avec ses anciens chums de combats de chiens et il doit éviter le trouble en général....
-Ed Reed dit qu'il est présentement à 35% de sa forme suite à une opération de reconstruction à une hanche. Il affirme vouloir être prêt pour le début de la saison mais que rien n'est moins certain. On aurait tendance à être patient avec une telle blessure.
-Le receveur de passes Joe Horn a signé un contrat d'un jour avec les Saints, histoire de prendre sa retraite avec l'équipe. On aimait bien Horn, il nous a souvent été utiles au point de vue poolesque. Il a pris part à 4 Pro Bowls en 7 saisons avec les Saints et il domine l'histoire de l'équipe avec 50 catches pour des touchés.
-Le vénérable quart-arrière Mark Brunell (présentement joueur autonome) a déclaré faillite hier. Brunell a gagné 52 M$ au cours de sa carrière mais il est présentement poursuivi dans de nombreuses cause reliées à de mauvais investissements. Il est supposé signer un contrat avec les Jets sous peu, on lui souhaite car ça lui permettrait de se refaire un peu. Pauvre homme.
-Chad Jones (S), troisième choix des Giants au dernier repêchage, est dans un état critique après un grave accident de la route. Son VUS a percuté un poteau hier matin près de Nouvelle-Orléans. Jones avait une jambe et une cheville farcturée, il y avait des artèes et des nerfs qui sortaient de sa jambe gauche. Il a passé la journée sur la table d'opération, il était même question qu'on lui ampute une partie de la jambe. Va sans dire que sa carrière est très sérieusement compromise.
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