mardi 23 novembre 2010

Les Miettes du Mardi: Vince Young, Philip Rivers et plus...

On ne verra plus Young en 2010, Rivers continue sa saison de rêve et plus...

-Les Titans ont placé Vince Young sur la liste injured reserve, ce qui met à sa saison, Ouais, ils ont fait ça vite. Selon Jeff Fisher, Young devra subi une opération au tendon du pouce mais on soupçonne fortement que le coach ne voulait plus avoir Young dans les pattes. Les dernières frasques du #10 ont probablement confirmé que celui-ci ne serait pas la solution à long terme au poste de QB. Une niaiserie n’attend pas l’autre avec Young et Fisher en a assez vu. Le propriétaire Bud Adams a déclaré qu’il ne libèrerait pas Young mais il y aura des décisions importantes à prendre chez les Titans. En attendant, le gringalet Rusty Smith sera le partant de l’équipe dimanche prochain contre les Texans, ce qui n’est guère encourageant. Chris Simms a été rapatrié pour être backup, Kerry Collins étant toujours sur le carreau. La saison des Titans prend une bien drôle de tournure.

-Vu que Steve Smith et Hakeem Nicks sont tous deux blessés pour environ trois semaines encore, les Giants vont faire passer une audition au receveur de passes Michael Clayton. L’ancien des Bucs joue présentement dans la UFL avec les prestigieux Nighthawks d’Omaha. Clayton avait connu une bonne saison recrue à Tampa avant de sombrer dans la pochitude.

-Mike Williams (WR, Seahawks) a subi une blessure au pied qui le tiendra à l’écart du jeu pour une période encore indéterminée. Pete Carroll dit que sa blessure est «très inhabituelle» alors c’est difficile d’estimer l’absence de Williams. C’est dommage car Big Mike effectuait tout un retour et son absence nuira à l’attaque aérienne des Hawks.

-Richard Seymour (DL, Raiders) a écopé d’une amende de 25 000$ pour avoir frappé Ben Roethlisberger au visage dimanche dernier. C’est assez léger comme amende, considérant qu’il s’agissait du gendre de geste d’indiscipline que la NFL veut enrayer à tout prix. On a vu des amendes plus élevées pour des coups qui avaient le mérite d’avoir lieu dans le feu de l’action.

-Il est bien possible que Colt McCoy souffre d’une entorse au haut de la cheville, ce qui ferait de lui le troisième QB des Browns à subir une telle blessure. Seneca Wallace et Jake Delhomme étaient déjà absents à cause de ça. Assez spécial. Cela dit, Delhomme semble prêt à revenir au jeu, au grand désespoir des partisans du Brun.

-Pas grand-chose de fascinant à dire sur le Monday Night si ce n’est que Philip Rivers consolide sa candidature comme MVP de la ligue. Avec 3177 v, 23 touchés, 9 INT et un rating de 105, il connait une méga-saison. Il domine la ligue pour les verges, les v/passe (9.00) et les passes de touchés. Il est deuxième derrière Michael Vick pour le QB rating. En plus, il a fait tout ça sans Vincent Jackson et en composant avec de nombreuses blessures à ses autres receveurs. En plus, il a des chances de battre le record de 5084 v en un saison de Dan Marino, ce qui ne serait pas un mince exploit.

La Semaine 12 dans la NCAA

Comme je l'avais prévu, une semaine relativement tranquille dans le monde du football du samedi. Les équipes classées 32 1, 2 et 3 étaient en congé. On a quand même eu droit à de bons matchs

Le Top 10

(1)Oregon: Bye

(2)Auburn: Bye

(3)TCU: Bye

(4)Boise State: Victoire de 51-0 sur Fresno State. Même si Boise est très fort, c'est toute un dégelée contre une équipe comme Fresno. Le match a été l'histoire de l'excellent Kellen Moore (QB - Boise State), avec une fiche 27/38 pour 333 verges, 4 TDs et 1 INT. Pendant que tout le monde parle de Cam Newton (QB - Auburn) comme futur gagnant du Heisman, Moore roule tranquillement sa bosse. Avec les histoires de corruption qui plane sur la tête de Newton, je ne serais pas surpris de voir Moore le devancer au fil d'arrivée. Avec encore la possibilité de jouer une saison dans la NCAA, le #11 des Broncos pourrait devenir un excellent prospect pour la NFL en 2012.

(5)LSU: Les Tigers ne l'ont pas eu facile face aux Rebels d'Ole Miss. Victoire de 43-36 pour l'équipe de la Louisiane. Jordan Jefferson (QB - LSU) est sorti de sa torpeur avec un fort match, 254 verges et un ratio de 1/1 pour les TD et INT. Le joueur qui a retenu mon attention c'est Patrick Peterson. L'excellent CB des Tigers et futur choix de première ronde en 2011 a obtenu une interception et plus de 150 verges sur les retours de bottés.

(6)Stanford: Victoire facile des Cardinals sur la route, 48-14 sur CAL. Je ne sais pas s'il y a des fans des Bills de Buffalo qui lisent mes chroniques, mais si c'est le cas lisez bien ceci. Andrew Luck (QB - Stanford) est le futur premier choix de repêchage de la NFL. Étant donné que les Bills sont mauvais partout, ils reconstruiront en partant avec un jeune bon QB. Encore hier, Luck est 16 en 20 pour 235 verges et 2 TDs.

(7)Wisconsin: La balloune des Wolverines du Michigan est vraiment pêtée. Victoire des Badgers du Wisconsin, sur la route, 48-28 sur les pauvres Wolverines. Grosse soirée pour l'attaque terrestre des Badgers. James White (RB - Wisconsin) et Montee Ball (RB - Wisconsin) ont eu d'excellentes statistiques. White a accumulé 181 verges pour 2 TDs et Ball 173 verges pour 2 TDs.

(8)Nebraska: Dans un match très défensif et à la limite du somnifère, les Cornhuskers s'inclinent sur la route 9-6 sur les (18) Aggies de Texas A&M. Mention honorable au porteur des Aggies, Cyrus Gray qui a porté le ballon sur 137 verges.

(9)Ohio State: Grosse grosse grosse grosse victoire des Buckeyes sur la routes, 20-17 sur leurs rivaux de (20)Iowa. Avec une défaite des Badgers et des Spartans la semaine prochaine, combiné avec une victoire des Buckeyes sur Michigan, les hommes de Jim Tressel pourraient remporter la Big-Ten. Aucun joueur d'Ohio State n'a vraiment ressorti du lot, c'est une belle victoire d'équipe. Du côté des Hawkeyes, Ricky Stanzi (QB) a lancé pour 195 verges et 1 TD.

(10)Oklahoma State: Les Cowboys sont vraiment en feu. Victoire écrasante de 48-14, sur la route, face aux Jayhawks du Kansas. Brandon Weeden (QB - Oklahoma St.) a connu tout un match, 31/43 pour 389 verges et un tour du chapeau de TDs. Sa cible de choix, Justin Blackmon (WR) a capté le ballon pour des gains de 130 verges! Grosse soirée dans le Kansas pour le duo. Avec la déconfiture de Texas et Oklahoma, Oklahoma devrait représenter la Big-XII sud lors du match de championnat.

Autres résultats

Dans la défaite des siens, Denard Robinson (QB - Michigan) a établi 2 records. Il a dépassé les 1,500 verges au sol, record pour un QB dans la Big-Ten. De plus, il est le premier joueur à avoir lancé et couru pour 1,500 verges. Good job buddy!

Pendant que les Badgers et les Buckeyes se battent au sommet de la Big-Ten, les Spartans de Michigan State ne sont pas loin derrière. Ils attendent seulement une erreur de l'une des équipes pour se sauver avec le championnat.

Après un début de saison à 0-2, les Hokies de Virginia Tech sont maintenant à 9-2. Grosse performance sur la route face aux (24)Hurricanes de Miami, 31-17 pour VT. Le ballon du match revient au RB des Hokies, Ryan Williams. Statistiques de 142 verges et un duo de TDs.

USC a beaucoup de difficulté à contrôler ses joueurs. Le RB Freshman (1ere année) Dillon Baxter ne pourra plus jouer cette année. Ce dernier aurait été vu dans un kart de golf, sur le campus de l'université, avec un agent de la NFL. Bravo champion! Très fort!

La guerre entre les ordinateurs du BCS et les humains est repartie pour une Xieme année consécutive. Je trouve ce débat un peu stupide, mais bon, certaines personnes aiment revenir à la charge en disant que les ordinateurs calculent mal. Beaucoup de gens voudraient voir LSU devant TCU et Boise State, mais ces derniers sont invaincus depuis le début de la saison.

Top 5 Wallette:

(1)Oregon
(2)Auburn
(3)Boise State
(4)TCU
(5)LSU

Écrit par Wallette

lundi 22 novembre 2010

Brad Childress congédié par les Vikings

Finalement, le couperet tombe sur Chilly au grand plaisir des fans des Vikes.

Avec une fiche de 3-7 et après d’innombrables controverses, le propriétaire Zigmund Wilf en a assez vu et il a congédié Childress pour le remplacer par le coordonateur défensif Leslie Frazier. Childress en était à sa cinquième saison à la barre de l’équipe. Il avait fait passer l’équipe de 6-10 à 8-8, à 10-6 et à 12-4 avant que le ciel ne lui tombe sur la tête cette saison. L’avis général a pas mal toujours été que les Vikings gagnaient malgré la présence de Childress et qu’il nuisait à l’équipe avec ses mauvaises décisions autant sur le terrain qu’à l’extérieur.

Chilly a toujours été lent à effectuer des changements de personnel et de stratégie et son mauvais playcalling est légendaire. Il s’était fait des ennemis en libérant le receveur de passes Marcus Robinson à la veille de Noël et en imposant une amende à Troy Williamson quand celui-ci avait raté un match pour assister aux funérailles de sa grand-mère. Chilly voulait clairement imposer son autorité sur ses joueurs sans trop savoir comment.

La situation des quart-arrières aura été une épine dans son pied tout au long de son séjour au Minnesota. Il s’est entêté pendant trois ans à faire jouer Tarvaris Jackson, connaissant tout de même un certain succès grâce au jeu de course et à la défensive. L’arrivée de Brett Favre en 2009 aura mené les Vikes en finale de la NFC mais c’était évidemment une solution temporaire et l’équipe en subit les contrecoups cette saison. Chilly va sûrement se retrouver un travail comme coordonateur offensif à quelque part mais on doute qu’on le revoit un jour comme instructeur-chef.

Quant à Leslie Frazier, il a malheureusement souvent été le candidat noir de service qui permettait aux équipes de se conformer au Rooney Rule. Dans ces circonstances, il est difficile de savoir s’il était vraiment un candidat sérieux pour des postes d’entraineur-chef. Cela dit, ils et temps que les Vikes donnent une promotion à l’interne à un de leurs coordonateurs défensifs, les deux derniers qu’ils ont laissé filer s’appelaient Tony Dungy et Mike Tomlin…

Problèmes de quart-arrière au Tennessee et au Minnesota

Rien en va plus: Vince Young est démis de ses fonctions de #1 et le Brett réfléchit à son avenir...

-Après un match difficile et de nouvelles frasques, Jeff Fisher a décidé de dérober Vince Young de son poste de quart-arrière partant des Titans. Après avoir été hué par les fans de Nashville, Young a fait signe de la main à la foule comme pour inviter d’autres huées. Il s’est blessé à la main au 3e quart et en quittant le terrain il a lancé son chandail et ses épaulettes dans la foule. Il a ensuite quitté le vestiaire de façon précipitée, se sauvant de Fisher. Grosse journée. Après le match, Fisher a déclaré que peu importe la gravité de sa blessure, Young ne serait plus le partant de l’équipe. C’est clair que Young manque totalement de maturité et qu’il ne peut composer avec la moindre adversité. Les Titans se retrouvent dans une situation difficile car Kerry Collins est blessé (en plus d’être poche) et Rusty Smith demeure une recrue. À 5-5, la saison des Titans n’est pas terminée mais le reste de la route risque d’être cahoteux. Il est difficile de croire que Fisher et Young seront tous deux de retour l’an prochain, leur relation semble être passée le point de non-retour. Young n'est tout simplement pas fiable à long terme.

-Suite à l’humiliation totale subie par les Vikings hier, Brett Favre a affirmé qu’il s’en allait chez lui pour réévaluer sa saison. À 3-7, rien ne va plus pour les Vikings et les performances de Favre y sont pour quelque chose. 2274 v en 10 matches, c’est bien mais 10 touchés et 17 interceptions…Favre est magané et sa prise de décision est pire que jamais, ce qui donne des résultats funestes. En plus, la NFL a engagé des experts en traçage électronique pour déterminer si Favre a bel et bien envoyé des photos de Little Brett à Jenn Sterger. Quand ça va mal...Cela dit, on doute fort qu’il abandonne l’équipe en milieu de saison, ça entacherait trop sa légende. Aussi, on l’imagine mal laisser la place à Tarvaris Jackson et finir sa carrière sur le banc. On imagine donc qu’il va tout simplement revenir avec l’équipe et terminer la saison, si sa santé le permet. Quand on y pense, ça demeure la meilleure option. Ça donnera une fin de carrière en queue de poisson mais Brett ne sera ni le premier ni le dernier à qui ça arrive. Dans quelques années, tout le monde aura oublié ça pour se rappeler qu’il s’amusait comme un enfant sur le terrain.

Sautons aux conclusions, les matchs de 16h et le SNF

Les Eagles tiennent le coup contre les Giants, Peyton Manning flanche à Foxboro et plus...

-Seahawks 19, Saints 34

Même si Reggie Bush n'a pas joué, Drew Brees semble avoir tout de même retrouvé son rythme des beaux jours. Le #9 s'est payé la traite contre la mauvaise défensive aérienne des Seahawks: 382 v et 4 touchés. Marques Colston a connu son match de l'année avec 8 catches, 113 v et 2 touchés. L'attaque des Hawks s'est courageusement battue mais deux fumbles de Marshawn Lynch ont nui à la cause. Au final, les Saints étaient simplement trop forts et les Hawks continuent à confirmer leur statut de fausse bonne équipe. Les Saints (7-3) restent à un match derrière les Falcons pour le titre de la NFC Ouest, on a déjà hâte à leur duel de la semaine 16. Les Hawks descendent à 5-5 mais ils demeurent premier dans la putride NFC Ouest car toutes les équipes de la division ont perdu aujourd'hui. La division continue à perdre le peu de crédibilité qu'elle avait...

-Bucs 21, 49ers 0

Imaginez-vous donc que c'est la première fois depuis 1977 que les Niners se font blanchir à domicile. Un événement rarissime qui marque par la même occasion la fin de la saison des Niners. À 3-7, même le titre de la NFC Ouest est hors d'atteinte. Troy Smith n'avait plus de magie après sa performance épique de la semaine dernière, se contentant de 148 v, 0 TD et 1 INT. Il n'est pas le seul à en avoir arraché chez les Niners, l'équipe ne s'est simplement pas présentée. Les Bucs ont profité de leurs quelques chances pour voguer vers une victoire facile sur la route. Les Bucs ont donc maintenant une fiche de 7-3, incroyablement. Ils n'ont toutefois pas encore battu d'équipe avec une fiche gagnante...Ils affrontent cependant les Ravens à Baltimore la semaine prochaine et les Falcons à domicile la semaine suivante. Deux gros, gros tests.

-Falcons 34, Rams 17

Le St-Louis s'est bien battu, prenant même les devants 17-16 en début de 2e demie, mais l'attaque des Falcons s'est avérée trop puissante. Matt Ryan et sa bande ont marqué 18 points sans riposte pour aller chercher une autre grosse victoire. Ryan a connu un autre bon match (253 v, 2 TD, 0 INT) et Michael Turner a grindé pour 131 v en 28 courses. L'attaque des Falcons est simpliste et plutôt prévisible mais les résultats sont au rendez-vous. Sam Bradford n'a pas mal fait pour les Rams mais ceux-ci n'ont pas su imposer leur jeu de course et ça leur a nui considérablement. Ces deux équipes s'en vont dans des directions opposées: les Falcons (8-2) ont au sommet de la NFC tandis que les Rams (4-6) devront espérer un effondrement des Seahawks pour gagner la loufoque NFC Ouest. Ne planifiez rien pour dimanche prochain: les Falcons accueillent les Packers au Georgia Dome...

-Colts 28, Patriots 31

Un autre match épique entre ces deux ennemis jurés. Les Pats ont dominé affrontement de bout en bout, des interceptions lancées par Peyton Manning leur donnant un solide coup de pouce. Le premier pick lancé par Manning a mené au premier touché du New England (Wes Welker sur 22 v) et sa troisième a mis fin à ce qui était jusque-là une splendide remontée. Manning a lancé 52 passes, ce qui est beaucoup trop. Il est inévitable que des erreurs surviennent quand on dépend autant de l'attaque aérienne. Cela dit, Manning lance de bien drôles d'interceptions cette saison. Soit il y a de
l'incompréhension sur les routes des WRs ou bedon Manning a de la difficulté à lire le jeu. Les deux sont possibles...Côté défensif, les Colts ressemblaient à l'équipe de 2003: pas de gros jeu et beaucoup de longs drives pour l'adversaire. Du côté des Pats, le plan de match était axé sur le jeu au sol (34 courses pour 168 v), profitant de la légèreté de la défensive des Fers à Cheval. Tom Brady a complété 19 de ses 25 passes pour 198 v, 2 TD et 0 INT. Du beau travail. Les Pats restent égaux avec les Jets avec des fiches de 8-2, le grand duel ayant lieu dans deux semaines au MNF. Les Colts sont chanceux dans leur malchance, les Titans et les Texans s'effondrent et les Jags devraient le faire sous peu. À 6-4, le titre de l'AFC Sud est toujours à la portée de la bande à Manning.

-Giants 17, Eagles 27

Les Eagles ont totalement dominé la première demie, entre autres suite à deux revirements des Giants dans leur propre zone. Les Eagles ont toutefois manqué d'opportunisme dans la zone rouge, se contentant trop souvent de placements. C'était 13-3 à la demie mais ça aurait du être 24-3. L'offensive en vert n'était clairement pas aussi sharp que lundi dernier à Washington. Vick était trop prompt à courir avec le ballon et les receveurs de passes échappaient des ballons. Évidemment, c'était pire du côté des Giants, où rien ne fonctionnait. Le même scénario s'est répété en début de 3e quart: beau drive des Eagles qui meurt dans la zone rouge, encore un placement. 16-3 Eagles. Évidemment, ce manque de production dans la zone rouge a un prix et les G-Men ont remonté Le terrain prestement pour ramener le pointage à 16-10 sur un TD de Manning à Travis Beckum. Les Giants ont ensuite réussi le gros jeu dont ils avaient besoin quand Justin Tuck a fait perdre le ballon à Michael Vick à son propre 30. Les Giants ont recouvert l'objet et le match prenait une toute autre tournure. Deux jeux plus tard, Manning rejoignait Derek Hagan dans la zone des buts et c'était 17-16 pour New York. Tout un revirement de situation. Ce furent toutefois les derniers points de Giants, les Eagles fermant le dossier grâce à une course de 50 v de LeSean McCoy sur un 4th and 1 avec quatre minutes à faire. Un gros jeu. Les Aigles ont limité Eli Manning à 147 v par la passe et provoqué trois interceptions, ce qui a grandement aidé leur cause. À 7-3, Philly prend l'avance sur les G-Men (6-3) au sommet de la NFC Est, le match retour ayant lieu à la semaine 15. Michael Vick n'a pas à rougir de sa performance (258 v, 1 TD au sol) mais c'était pas mal moins facile que contre les Redskins.


dimanche 21 novembre 2010

Sautons aux Conclusions, les matches de 13h

Un autre miracle de Mark Sanchez, le Brett continue à s'enfoncer, voici notre résumé des early games!

-Texans 27, Jets 30

Notre enthousiasme envers ce match était déjà plutôt minime, nous avons donc été agréablement surpris. Comme les Texans étaient en mode «effondrement total», il n'était pas surprenant de voir la défensive verte les maitriser facilement en début de match. Les premiers points sont venus su unr placement du NYJ suite à un beau retour de punt de Jim Leonhard. L'attaque des Jets a été étonnamment lymphatique au premier quart, surtout quand on considère la faiblesse de la défense texane. La bande à Matt Schaub s'est réveillée au début du 2e quart, effectuant un poussée de 67 v en 11 jeu, menant à un court touché d'Arian Foster. L'avance du Houston fut de courte durée car les Jets ont immédiatement remonté le terrain pour reprendre l'avance 10-7. Mark Sanchez a rejoint Braylon Edwrads sur 4 v pour le touché. Le play calling fut très intéressant sur cette poussée, avec des screens à la pelle. Les Jets ont ajouté un placement en fin de demie pour renter au vestiaire avec une avance de 13-7. Le score est resté le même jusqu'au milieu du 3e quand Sanchez a rejoint Santonio Holmes sur un passe et course de 41 v pour le touché. Holmes est le king du «yards after the catch» depuis quelques temps, il est vraiment dangereux. 20-7 Jets. Un fumble d'Arian Foster à son propre 20 est venu ajouter au fardeau des Têtes de Vaches. Leonhard a repris l'objet, en voilà un qui a connu un excellent match. Les Jets ont ajouté un placement suite à ce revirement, 23-7. On croyait le match fini mais les Texans ont marqué 10 points rapidement, relançant le débat. Coup de théâtre, la troupe de Gary Kubiak a complété sa remontée juste avant le two-minute warning avec un touché d'une verge de Foster. 24-23 Texans, on y croyait à peine. Les Texans ont ajouté un placement pour faire 24-23 avec moins d'une minute à faire, la table était mise pour un autre miracle de Mark Sanchez. Le Sanchize a patenté un drive de 72 verges en 5 jeux, rejoignant finalement Santonio Homes pour le TD victorieux avec 10 secondes à faire. Toute une fin de match, les Jets sont durs à battre. À 8-2, ils gardent le rythme dans la course au sommet de l'AFC Est mais ils doivent commencer à s'inquiéter un peu de leur défensive. Celle-ci a clairement perdu de son mordant. Pour ce qui est des Texans...c'est évidemment mauvais pour le karma de se péter les bretelles mais voici ce que votre humble serviteur a écrit dans la Table Ronde de la semaine 8: «Je vais donc courageusement prédire que les Texans vont perdre 4 matches de suite à partir de maintenant pour tomber à 4-6. Ils vont ensuite gagner trois games de suite pour remonter à 7-6 et finalement finir à 9-7 et rater les séries par une gosse. That’s just what they do.» Ils ne gagneront peut-être pas trois matches de suite à partir de maintenant mais leur défaite d'aujourd'hui était bien la 4e de suite...

-Packers 31, Vikings 3

Médiocre depuis un bon bout de temps, la défensive des Vikings a tenu son bout en première demie. L'unité a tenu les Packers en échec jusqu'au début du 2e quart, un belle job. C'était 3-3 jusqu'au milieu du 3e quart quand Aaron Rodgers a rejoint Greg Jennings pour un TD de 11 v qui concluait un drive de 80 v., 10-3 Pack. Les Vikes ont ensuite remonté le terrain jusque dans la zone rouge mais, surprise!, Brett Favre a lancé une douloureuse interception. Oui oui, sans farce. Rodger a ramené ça à l'autre bout illico, touche de James Jones et avance de 14-3 pour les Fromagés. Comme on dit toujours, en fin de période, ça fait mal. Rodgers avait 242 v et deux touchés à la mi-temps contre 96 v, 0 TD et 1 INT pour Favre. C'était évidemment le temps de débarquer le vieux Brett mais comme Childress est un pantin, il ne l'a pas fait. Les Packers ont marqué un autre TD (encore Jennings) en début de 3e quart et on a arrêté de s'occuper de ce match. Fait à noter, la défensive mauve semblait avoir abandonné sur ce troisième touché. C'était laid et les joueurs s'engueulaient sur le banc. Citation stupide de Troy Aikman: «If the Vikings thought Tarvaris Jackson was the answer, he'd be in the game right now». Ben voyons donc. En ramenant Favre, les Vikes ont fait leur lit et maintenant ils doivent dormir dedans. Brett va débarquer quand il le voudra bien, pas avant. Il est resté dans le match jusqu'à la fin, cumulant des stats de 17/38 pour 208 v, 0 TD, 1 INT avec un rating 51.2. Pas joli. À 3-7, on peut finalement enterrer les Vikes, pour notre plus grand bonheur. Chapeau à Aaron Rodgers qui magistralement cloué le cercueil avec une fiche de 22/31 301 v, 4 TD, 0 INT avec un rating presque parfait de 141.3. Ça doit rire gras dans le Wisconsin ce soir.

-Raiders 3, Steelers 35

Les Silver and Black ont marqué un placement sur leur première possession du match mais ça s'est drôlement calmé par la suite. Les Steelers ont pris une avance de 14-3 avec 4 minutes à faire sur une course de Big Ben qui n'était pas sans rappeler John Elway. Un exploit quasi-chevalin. Le gros jeu est survenu suite à un fumble de Louis Murphy repris par Ike Taylor en fin de demie. Roethlisberger a rejoint Emmanuel Sanders pour un TD de 22 v et à 21-3, ça regardait mal pour Oakland. Richard Seymour alors évoqué l'esprit des Raiders des années 78- en buchant Rockenboogie dans la face. Seymour fut donc expulsé du match, privant son équipe de ses précieux services. La deuxième demie n'a vraiment rien changé, les Steelers continuant à dominer des Raiders qui n'étaient pas de calibre. Le Pittsburgh a dominé les «total yard» 431 à 1872, ce qui en dit long sur l'allure du match. Bien des gens voyaient les Raiders (5-5) donner du trouble aux Steelers mais il n'en fut rien. Il reste du travail à faire à Oakland. Les Steelers montent à 7-3 et restent à égalité avec les Ravens au sommet de l'AFC Nord. Cette course devrait durer jusqu'à la toute fin de la saison.

-Ravens 37, Panthers 13

Les Oiseaux Mauves (7-3) ont eu une petite frousse quand Brians St-Pierre (!) a rejoint David Gettis (!!!) sur 88 v pour un touché qui faisait 20-13 Raven en début de 4e quart. La crainte fut toutefois de courte durée, les Ravens ajoutant 178 points en quelques minutes pour se sauver avec une victoire convaincante. On l'a dit plus haut, la course au championnat de l'AFC Nord sera longue et ardue.

-Browns 20, Jags 24

On veut que les Jaguars disparaissent de la course aux séries mais les tannants s'accrochent! Même que si les Colts perdent, les Jags (6-4) seront à égalité en tête de l'AFC Sud! Qui l'eut cru. Gros match de Maurice Jones-Drew: 132 v au sol avec un TD et 87 verges par la passe

-Redskins 19, Titans 16 (OT)

Un match serré entre deux équipes qui s'accrochent dans la course aux séries. Cette semaine, les Skins ont leur chandail blanc avec leurs pants jaunes. C'est laid. Malgré leurs habits, les Redskins ont dominé en termes de verges gagnées et de temps de possession mais un manque d'opportunisme et un retour de botté payant de Marc Mariani ont gardé les Titans dans le coup. C'était 13-13 au 4e quart quand Vinc Young s'est blessé à la main et fut remplacé par un certain Rusty Smith. Celui-ci est une verte recrue qui a l'air d'avoir 11 ans. Et il s'appelle Rusty. Kerry Collins est blessé aussi, on dirait. Malgré son nom et son jeune âge, Smith a mené les siens à un placement qui leur donnait les devants 16-13. Les Skins ont toutefois créé l'égalité et après une litanie de jeux avortés de chaque côté, ils ont marqué le placement victorieux en OT. Mine de rien, les Titans viennent d'en perdre trois de suite et à 5-5, ils sont presque en déroute. Si Young est blessé, ça pourrait se détériorer rapidement. Même si les Skins se gardent dans la course à 5-5, on ne donne pas cher de leur peau. On les félicite toutefois d'avoir rebondi après l'humiliation qu'ils ont subie contre les Eagles lundi dernier...

-Cardinals 13, Chiefs 31

C'est clair qu'affronter les Cards à domicile c'est pas le défi du siècle mais il faut donner crédit aux Chiefs qui ont su rebondir après deux défaites. Il y avait des vidanges à sortir, ils les ont sorties de belle façon. Ils ont enrayé l'offense de l'Arizone et couru efficacement avec le ballon, la clé de leur succès. Rien de bien spécial à signaler côté stats, une belle victoire d'équipe qui remonte les Chiefs (6-4) au sommet de leur division.

Notes en boni:

-Ouais, Tron Legacy en Imax 3D...ça doit être assez hallucinant.

-Anthony Calvillo a connu un gros match dans la victoire contre les Argos, il est donc fin prêt pour aller choker à la Coupe Grey.

-On n'a rien vu du match Bills-Bengals (victoire de 49-31 des Bills) mais on a un vague souvenir que la défensive des Bengals est supposée être bonne...

samedi 20 novembre 2010

Le top 10 6VB: les plus grandes rivalités

JR nous donne sa liste des riclaités les plus tenaces de l'histoire de la NFL...

Vikings – Packers, Colts – Patriots, Giants – Eagles et même Chargers – Broncos, il n’y a pas à dire, les matchs vedettes de la semaine devraient nous offrir du bon football. Et comme de grandes rivalités opposent les belligérants de ces 4 affrontements, nous pouvons être certains que les équipes hausseront l’intensité d’un cran pour l’occasion. En effet, peu importe le sport, rien ne génère les passions comme une bonne rivalité qui dure depuis des décennies. Proximité géographique, historique entre les villes ou les clubs, affrontements en éliminatoires ou simple fait d’être dans la même division, toutes les raisons sont bonnes et les rivalités abondent dans la NFL. Voici les 10 plus intenses.

10 ) Browns - Steelers : Présentement, la rivalité entre les Bengals et les Steelers est plus intense, surtout en raison de la perpétuelle incompétence de Cleveland et de la blessure causée (volontairement?) à Carson Palmer par Kimo Von Oelhoffin des Steelers lors d'un match éliminatoire en 2005. Mais historiquement, avec 117 affrontements entre eux, les Browns l’emportent comme rival principal de l’Ohio pour Pittsburgh. C’est vraiment une rivalité en 2 temps, d’abord largement dominée par Cleveland dans les années 50 et 60 et à l’avantage marqué des Steelers depuis. En fait, seules les années 80 ont été partagées également. S’ajoute à cela le fait que ces 2 villes de cols bleus, de tailles comparables au cœur du passé industriel des USA ne sont séparées que par 200 km. Il y a quand même du respect entre ces communautés, les fans des Steelers ayant arboré des rubans orange lors d’un match entre les 2 équipes à Pittsburgh suivant l’annonce de l’intention d’Art Modell de déménager les Browns en 1995.

Match mémorable : La fin de la dynastie de la ville de l’acier combiné au retour du bon football au nord de l’Ohio vers la fin des années 70, début 80 a donné lieu à de bonnes batailles de coqs. Mais le dernier duel en séries entre ces 2 formations, le 29 décembre 2002 demeure un classique. En retard 24-7 au 3e quart, Tommy Maddox (oui, oui Tommy Maddox) a orchestré une des belles remontées de l’histoire des séries qui s’est finalement conclue par une victoire de 36-33 de Pittsburgh. A noter que le touché gagnant des Steelers fut inscrit par un RB nommé Chris Fuamatu Ma’afala, un nom pour le moins spectaculaire.

9 ) Cowboys – 49 ers : Une rivalité n’a pas besoin d’être intra-division. Elle peut aussi se créer par des affrontements répétés en séries. Les Cowboys contre les Steelers dans les années 70, Browns-Broncos des années 80, et cette féroce rivalité qui a marqué le début des années 90 dans la NFC, les Cowboys contre les Niners. Menés par l’immortel Joe Montana, San Fran a complètement dominé les rencontres entre les 2 équipes dans les années 80, mais l’émergence des triplets (Troy Aikman, Emmitt Smith et Michael Irwin) à Dallas a propulsé les Cowboys vers le sommet. De 1992 à 1994, ces équipes se sont affrontées 3 années consécutives en séries, le gagnant de ces rencontres (2-1 Cowboys) remportant le Super Bowl chaque fois. Des gestes comme la défection de Deon Sanders de SF vers Dallas et la célébration de Terrell Owens sur l’étoile du Cowboys Stadium ont contribué à jeter l’huile nécessaire sur le feu pour garder vivante cette rivalité, même si elle est plus discrète aujourd’hui. N’empêche qu’avec ces 2 formations mythiques, ça ne prendrait qu’une petite étincelle pour repartir le brasier.

Match mémorable : Les rencontres éliminatoires du début des années 90 ont généré un fort intérêt, mais le match qui a marqué cette rivalité est survenu lors du championnat de la NFC en 1981. Montana vers Dwight Clark pour le touché, « the Catch ». Tirant de l’arrière 27-21 avec 5 minutes au match, Montana amorça une séquence de 12 jeux couvrant 89 verges qui a culminé avec ce mémorable attrapé propulsant SF au Super Bowl. La légende de Montana venait de naître, tout comme la rivalité Cowboys – 49ers.

8 ) Vikings - Packers : Cette fin de semaine, ces 2 rivaux de la NFC Nord s’affronteront pour la 100e fois. Ennemis par la géographie (les 2 états sont voisins et les 2 villes séparées par environ 400 km seulement), ces 2 formations se sont affrontées pour la première fois en 1961. Si les Packers ont remporté le premier duel, la rivalité a toujours été serrée comme le démontre la fiche globale de 50-48-1 en faveur de Green Bay. Cette tendance se maintient alors que 14 des 17 derniers affrontements entre ces 2 équipes ont été décidés par 7 points ou moins. Détail surprenant, ces 2 adversaires ne se sont affrontés qu’une fois en séries, à l’avantage des Vikings en 2004, un match rendu célèbre par le Moon de Randy Moss dans la zone de buts.

Match mémorable : Bien sûr, il est impossible de parler de cette rivalité sans parler du Brett, figure emblématique des Packers pendant plus de 15 ans qui a trahi le Wisconsin au grand complet en se drapant de mauve depuis 2 ans. Peu de matchs de football ont généré plus d’intérêt que la première visite à Lambeau Field du # 4 sous des couleurs ennemies le 1er novembre 2009. Accueilli par un concert de hués, Favre s’est chargé de mettre ça dans les dents de ses anciens partisans en lançant 4 passes de TD pour mener sa nouvelle équipe à la victoire.

7 ) Raiders – Chiefs : J’ai déjà écrit sur cette rivalité en pleine renaissance plus tôt cette saison. Pour le match mémorable, disons que la bagarre générale qui fait changer un règlement du jeu dans les années 70 est difficile à battre.

6 ) Giants – Eagles : Les « mangeux » de caviar de Manhattan contre les barbares de Philly, ça ne peut pas ne pas fonctionner comme rivalité. Dans la très médiatisée NFC Est en plus, ça ne peut qu’être amplifié. Cette rivalité ne manque pas de moments forts, pour les 2 équipes et ce à toutes les époques. Du plaqué de Chuck Bednarik sur Frank Gifford (pjhoto qui coiffe cet article) au dégagement de 92 verges de Randall Cunningham en passant par les sacks de L.T., ils sont tous recensés sur le blogue du NY Times, the Fifth down qui retrace 10 moments marquants de cette passionnante rivalité.

Match mémorable : Le miracle aux Meadowlands. Peut être la plus grosse gaffe de l’histoire du football, ce match est plutôt à oublier si vous êtes un partisan des G-Men. Remarquez que la décision d’y aller par la course plutôt que de mettre le genou au sol reflète bien la médiocrité qui animait les Giants de l’époque. Les intéressés n’ont qu’à lire et visionner le # 2 du lien ci-dessus pour plus de détails.

5 ) Jets – Dolphins : Actuellement, la rivalité New York-Boston entre les Pats et les Jets est plus intense (un gros merci au Spygate), mais les confrontations entre les Jets et les Dolphins ont plus d’histoire. Ces équipes s’affrontent 2 fois par année depuis les débuts de Miami dans la défunte AFL en 1966. De Joe Namath à la dynastie floridienne du début des années 70 puis du Mud Bowl à Dan Marino et sa mémorable feinte en passant par les affrontements classiques à la télé nationale, les rencontres Dolphins-Jets ont passionné des amateurs de football de plusieurs générations. A l’exception de la domination des Bills au début des années 90 et des Pats dans les années 2000, ces 2 formations se sont souvent battues pour le titre de l’AFC Est, ce qui donne une rivalité équilibrée menée 47-42-1 par le NYJ.

Match mémorable : Leur seule rencontre éliminatoire en 1982, surnommée le Mud Bowl à certainement contribuer à attiser la rivalité, New York blâmant Miami d’avoir intentionnellement laissé le terrain en mauvaise condition pour les désavantager. Mais le match le plus mémorable entre ces 2 rivaux a eu lieu le 23 octobre 2000, en plein Monday Night Football. Tirant de l’arrière 30-7 au 4e quart, les verts menés par l’éternel Vinnie Testaverde ont entrepris une irrésistible remontée, créant l’égalité 37-37 avec 42 secondes au cadran avant de l’emporter en prolongation. En 2002, les amateurs ont voté ce classique meilleur match à n’avoir jamais été présenté au MNF.

4 ) Steelers – Ravens : Si les rivalités plus historiques des Steelers sont contre leurs rivaux de l’Ohio, celle développée avec les Ravens depuis 1996 n’est tout de même pas banale. Ces 2 équipes aux styles semblables règnent sur l’AFC Nord depuis une dizaine d’années et nous ont offert des duels de « smashmouth  football » comme on les aime depuis l’arrivée des Ratbirds au Maryland. Des guerres de tranchées avec 2 défensives dominantes, des contacts solides et déjà 2 duels en séries sont les faits saillants d’une des meilleures confrontations actuelles dans la NFL.

Match mémorable : Il faudra probablement parler des 3 affrontements de l’année 2008 qui ont propulsés cette rivalité vers de nouveaux sommets. Le 2e match de saison régulière entre les 2 clubs avait donné le ton : une bataille défensive remportée 16-13 par Pittsburgh sur un TD controversé. La table était mise pour un affrontement en séries, avec une place au Super Bowl à l’enjeu. Et Pittsburgh a continué sa domination aux dépends de Joe Flacco remportant un match pour hommes 23-14. Personne ne sera surpris d’apprendre que c’est Troy Polamalu qui a scellé l’issue du match avec un Pick 6 tard au dernier quart.

3 ) Colts – Patriots : Bizarrement, ces 2 équipes ont été rivaux de division entre 1970 et 2001, mais malgré 2 confrontations par année, le jello n’a jamais réellement pris. Il faut dire que la pochitude commune était souvent au rendez-vous. C’est plutôt la domination de l’AFC par ces 2 formations dans les années 2000 qui a mis le feu aux poudres et a fait de ce match, LE moment fort d’une année de football. Depuis 2003, ces équipes se sont affrontées 10 fois (5-5), dont 3 fois en séries. Pour montrer leur domination sur la AFC suffit de penser au match du 4 novembre 2007, alors que les 2 équipes étaient invaincues au moment d’entreprendre la rencontre. Dans ces duels, le football est toujours de qualité et les moments marquants ne manquent pas. En espérant avoir droit à cette rivalité encore longtemps…

Match mémorable : Difficile d’en choisir seulement un, ils le sont tous. Le « goal line stand » des Pats en 2003 ou la décision de Belichick d’y aller sur un 4 et 2 pourraient faire l’affaire, mais j’irai avec la dernière rencontre éliminatoire entre les 2 équipes lors du championnat de conférence en 2007. Les Pats semblaient en voie de poursuivre leur domination contre Peyton Manning en séries prenant les devants 21-3 en première demie. Mais Indy est revenu avec une deuxième demie d’enfer, concrétisée par le TD gagnant de Joseph Addai à une minute de la fin pour l’emporter 38-34, en route vers le seul titre du Super Bowl du QB des Colts.

2 ) Bears – Packers : La plus ancienne rivalité de football existe depuis 1921 et est vieille de 180 matchs (92-82-6 en faveur des Bears). L’Illinois contre le Wisconsin, ce sont des ennemis naturels et c’est d’ailleurs de cette haine entre les 2 états voisins que vient la tradition de porter une tête de fromage dans les gradins du Lambeau Field. Les gens de l’Illinois surnommant en dérision les habitants du Wisconsin les Cheese Heads, ceux-ci décidèrent d’adopter le surnom plutôt que de s’en offusquer. Les équipes évoluant dans 2 des stades les plus mémorables du football (Lambeau Field et Soldier Field), cette rivalité nous retourne inévitablement aux racines du sport. Il n’y a pas d’amour entre ces équipes, dès le premier match les opposant, un joueur de Green Bay a eu le nez cassé par un sucker punch et les premiers joueurs de football expulsés pour s’être battus l’ont été dans un match Bears-Packers. Les bons sentiments ne sont jamais revenus par la suite

Match mémorable : Incroyablement, ces 2 formations ne se sont affrontées qu’une seule fois en séries. C’était en 1941, en pleine 2e guerre mondiale, seulement 7 jours après le bombardement de Pearl Harbour par les Japonais. On comprend donc que la signification du match, remporté facilement par Chicago dépassait largement le football.

1 ) Cowboys – Redskins : Impossible de ne pas nominer une rivalité de la NFC Est au premier rang n’est-ce-pas? Toutes pourraient être listées, mais la rivalité entre Dallas et Washington est la plus intense de toutes. Ces rivaux de division cumulent 8 Super Bowls et 31 titres de division entre eux, donc disons qu’ils se sont affrontés souvent dans des matchs importants. En fait, la naissance même des Cowboys fut menacée par le proprio de Washington dans les années 60, et ce fut le début d’une rivalité haineuse qui a même vu les fans de Dallas déverser des dindes sur le terrain des Redskins! C’est un peu plus calme de nos jours, mais entre les années 60 et 90, aucune rivalité n’était plus intense que celle entre ces 2 clubs.

Match mémorable : Les remontées dramatiques furent nombreuses entre ces 2 équipes et elles sont aussi la marque de commerce de Roger Staubach, le légendaire QB des Cowboys. En 1979, avec les séries dans la mire pour les 2 belligérants, Staubach lança 2 passes de TD dans les 2 dernières minutes de la rencontre pour propulser les Cowboys vers un gain de 35-34 contre les Peaux Rouges, ce qui élimina Washington de la course aux séries.


Les choix du parieur, semaine 11

Vous voulez brûler votre paie avec des paris intelligents? Stéphane "Vegas" Morneau est là pour vous aider!

Résultat de la semaine passé : 8 - 5 (61.53%)
Cumulatif de la saison : 76 – 65 (53,90%)

Troisième semaine consécutive à 8 - 5, on peut dire que j’ai pris mon rythme de croisière un peu à la manière des équipes de la NFL. Onzième semaine d’activités, on commence à séparer les hommes des enfants et c’est là que la crème fait surface. Après le match plate de Jeudi, jetons un œil sur cette semaine.

Cards +8,5 @ Chiefs -8,5
On commence en force, disons, avec un match d’équipes incertaines. Les Chiefs ont oublié de se présenter la semaine dernière mais cette saison à la maison ils sont impayables. Reste à voir ce que les Cards ont en banque et selon moi, ça ne vaut pas cher le mille. Un match plate à prévoir avec beaucoup de courses et de contrôle d’horloge, en faveurs des Chiefs. LE PARI : Chiefs -8,5

Ravens -11,5 @ Panthers +11,5
Trois mots pour résumer ce match: Brian St-Pierre. Les Panthers vont utiliser un quatrième quart cette saison et envoyant St-Pierre, le réserviste de profession, derrière le centre pour amorcer le match. St-Pierre n’était même pas dans la NFL au début de la saison et il meublait l’unité de pratique des Panthers pas plus tard que dimanche passé. On verra donc une équipe qui va nulle part avec un quart-arrière à des milles d’êtres prêts, ses deux principaux porteurs de ballons blessés et une ligne offensive passoire pour affronter l’une des défensives les plus féroce et agressive de la NFL. En anglais, l’expression ‘A walk in the park’ viendrait se greffer à ce petit voyage des Ravens en Caroline. Ne soyez pas surpris de voir Marc Bulger venir lancer quelques ballons au quatrième quart, même une équipe de la CFL performerait mieux que les Panthers. LE PARI : Ravens -11,5

Bills +5,5 @ Bengals -5,5
Vegas aime encore les Bengals ? Ça me dépasse complètement. Un des thèmes de la saison est de parier contre les Tigrés et jusqu’ici, la stratégie fonctionne. Les Bills viennent de gagner un match et d’en pousser deux en prolongations. Un écart de plus de 5 points est donc beaucoup trop haut et il faut donner du crédit aux Bills qui sont combattifs dans le désespoir. LE PARI : Bills +5,5

Browns +1,5 @ Jaguars -1,5
Les Browns auraient du battre les Jets et là ils doivent voyager à Jacksonville pour affronter les Jags qui ont le vent dans les voiles. La ligne reflète bien la situation du match et dans ces cas, il faut prédire un gagnant et y croire. Est-ce que les Jags pourront encore exploser offensivement ? Est-ce que les Browns pourront contrôler le jeu avec de longues séquences offensives sur le dos de Peyton Hillis ? Perso, je me tiens loin de ce match mais pour la forme: LE PARI : Browns +1,5

Lions +7,5 @ Cowboys -7,5
Les Cowboys par plus d’un touché ? Vegas se gâte l’optimisme et surtout capitalise sur le fait que les Lions sont sur la pente descendante depuis la deuxième blessure à Matthew Stafford. Mais peut-on vraiment donner autant de crédit aux Cowboys ? Pas dans mon salon, non monsieur. Je ne vais pas vraiment surveiller le match mais mon argent risque d’y toucher un peu. LE PARI : Lions +7,5

Packers -4,5 @ Vikings +4,5
Peut-être la dernière chance pour Aaron Rodgers de venir sonner les grelots du vieux Brett dans son nouveau dôme à l’abri du froid, peut-on vraiment parier là-dessus ? Les Packers affichent de plus en plus de rythme et se mettent progressivement en mode éliminatoire, là où les Vikings ne seront pas. Même à la maison, je ne crois pas que les Vikings puissent empêcher le Pack de leur marcher sur la tête. LE PARI : Packers -4,5

Texans +7,5 @ Jets -7,5
Je partage l’impression de Bill Simmons ici en pensant que les Jets sont plus que dus pour infliger une correction notoire à quelqu’un et, cette semaine, les Texans cadrent dans le genre d’équipe qui pourrait se faire revirer de bord en arrivant à New-York. La balloune des Texans est pas mal à terre et un voyage dans le New Jersey n’est pas vraiment un bon remède pour se remettre d’aplomb. LE PARI : Jets -7,5

Raiders +8,5 @ Steelers -8,5
Aiguiser vos crayons parieurs parce qu’ici, c’est une belle situation de paris pour y aller avec les négligés et ce, haut la main. Les Steelers ont trébuché deux fois et leur ligne offensive ne suit plus du tout la cadence. Les Raiders sont tout simplement en feu et ils vont débarquer à Pittsburgh gonflés à bloc. 8,5 points c’est beaucoup, beaucoup trop et je crois même que les Raiders vont venir gagner le match et de façon convaincante. Richard Seymour sera sur le dos de Big Ben et Darren McFadden s’amusera. Je vous le dis. LE PARI : Raiders +8,5

Redskins +7,5 @ Titans -7,5
Vince Young vs Donovan McNabb dans le championnat du plus gros égo qui déçoit cette saison. Ni un ni l’autre n’affiche quoi que ce soit de bons depuis des semaines et on cherche encore où mettre ses avoir ici. D’un coté les Titans se doivent de gagner pour ne pas perdre du terrain derrière les Colts et de l’autre les Redskins se doivent d’effacer les crampons des souliers de Micheal Vick qu’ils ont encore d’imprimés dans le dos après la dégelée de Lundi soir. Un match difficile à prévoir et dans ce cas, on opte pour un match serré et on choisi les points. LE PARI : Redskins +7,5

Falcons -4,5 @ Rams +4,5
On ne pensait pas dire ça un jour mais les Falcons se doivent d’aller gagner à St-Louis pour solidifier leur position au sommet de la NFC. Les oiseaux en arrachent sur la route et ils devront freiner Sam Bradford qui connait beaucoup de succès à la maison dans sa première campagne à la barre des Rams. Personnellement, j’ai encore envie de faire confiance aux Rams surtout avec 4 points d’écarts et je m’attends à un bon match solide, relevé et surtout, serré. LE PARI : Rams +4,5

Seahawks +11,5 @ Saints -11,5
Reggie Bush est de retour, à la maison, et les Saints pourront se remettre d’aplomb vers les séries. Les Seahawks démontrent de belles choses depuis quelques semaines mais pas sur la route et surtout pas contre Drew Brees et les Saints. L’écart est élevé mais, j’ai l’impression qu’il va se compter beaucoup de points ce dimanche. LE PARI : Saints -11,5

Bucs +3,5 @ 49ers -3,5
L’effet Troy Smith est évident sur les Niners et on est moins enclins à parier systématiquement contre eux. Par contre, Josh Freeman est l’artisan de superbe remonté depuis le début de la saison et si les Bucs ne gagnent pas, ils vont être dans le coup jusqu’à la toute fin. LE PARI : Bucs +3,5

Colts +4,5 @ Patriots -4,5
La rivalité se poursuit entre les deux puissances de l’AFC et c’est le temps pour Peyton Manning de faire oublier ses deux mauvaises semaines consécutives. Par contre, venir rebondir à Foxborough ce n’est jamais facile et les Colts, encore, sont décimés par les blessures. Tom et sa chevelure angélique devraient encore contrôler la situation, à mon grand malheur. LE PARI : Patriots -4,5

Giants +4,5 @ Eagles -4,5
Les ‘Vick for MVP’ se font entendre de toute part et avec raison. Micheal Vick est tout simplement le meilleur joueur de la NFL présentement et c’est dur de prédire autre chose qu’une victoire pour les Eagles. Les G-Men viennent de subir une défaite gênante et ils vont tout faire pour bardasser Vick mais au final, les Eagles possèdent trop d’armes offensives pour tomber dans le piège, surtout à la maison. LE PARI : Eagles -4,5

Broncos +10,5 @ Chargers -10,5
Ça finit mal la semaine, non ? Deux équipes instables capables du meilleur et du pire pour coiffer le MNF. L’écart est énorme mais pour une raison qui nous échappe, les hommes de Norv Turner jouent leur meilleur football après 10 semaines d’activités. Un mystère étrange qui se répète à toutes les années. Donc, croyons en Philip Rivers, advienne que pourra. LE PARI : Chargers -10,5

MES TROIS CHOIX DE LA SEMAINE

Ravens -11,5
Packers -4,5
Eagles -4,5