mardi 22 avril 2008

Entrevue avec la bulle de Carey Price


Suite à la splendide victoire décisive des Canadiens contre les Brounzes hier soir, l’équipe de 6VB a réussi à obtenir une entrevue avec l’élément le plus important du succès de l’équipe et de la fantasmagorie médiatique de Montréal : la fameuse bulle de Carey Price.

6VB : Bonjour Bulle. Alors première question jeanpagéesque : comment qu’on se sent quand on se réveille le matin et qu’on se regarde dans le miroir pour se rendre compte qu’on est la bulle de Carey Price?

Bulle : Définitivement, Verge. Mais y’a aussi Zdeno qui est un grand joueur… Un sacrament de grand joueur, maudit qu’chu content de pus y voir la face à c’t’enfant d’chienne-là.

6VB : Dites-nous comment vous avez commencé votre carrière avant de devenir la bulle la plus populaire depuis l’invention du mousseux de dépanneur à $7 dans un sac brun.

Bulle : Ma première job a été avec Denis Mercier dans Traboulidon dans le temps que j’avais les cheveux rouges et que j’étais constamment sur la psylocibine. C’était en 1983, époque simple, remplie de musique plate, de velcro et de Frankenberries. Après ça, j’ai travaillé à la shop de nuages de Saint-Constant pendant une dizaine d’années où je devais m’arranger pour que tous les gars de la shop se parlent pas pendant toute la journée en pesant sur des pitons. J’ai aussi été la bulle de bave à temps plein sur le coin de la bouche de Peter King à chaque fois qu’il interviewait Brett Favre. C’était une job plutôt troublante et humide (j’en ai encore des relans aujourd’hui). Peter était un bon jack mais j’me suis éventuellement écoeuré de son haleine de triple latte au Egg Nog extra crème pis j’ai signé avec Carey alors qu’il était dans le bantam BB.

6VB : Les gens n’en ont que pour Jesus Price et sa bulle ces temps-ci. Deux blanchissages durant la série contre Boston, c’est pas piqué du brun, ça, madame. Pensez-vous que la jeune sensation du BC aurait pu connaître autant de succès sans vous?

Bulle : Carey est un brave garçon mais c’est quand même moi qui abat la grosse besogne dans le net. Lui ne fait que paraître devant les buts pendant que je fais tous les arrêts. Il vit à l’intérieur de moi et bouge de temps en temps pour se dégourdir les pattes, un peu comme la gerboise dans le rectum de Michel Girouard. C’est fucké comme concept mais ça fonctionne.

6VB : Et la cravate de Carbo dans tout ça?

Bulle : C’est sûr que la cravate a aussi fait une grosse job dans la victoire d’hier. Sa mise en échec sur Axelsson était écoeurante. On a aussi eu de l’aide inattendue de Jacques Demers quand on écoutait l’émission d’avant-match dans le vestiaire pour rire un peu. Dans son plan de match, Jacques disait que les joueurs devaient jouer avec passion s’ils voulaient l’emporter. Ç’a soudainement cliqué. Carbo a dit : « Ostiiii, c’est ça que j’cherchais depuis le début. Les boys, c’est avec passion qu’il faut jouer, pas avec taciturnité comme j’vous l’avais dit au début de la série. Oubliez tout ça, j’m’étais trompé de mot. » Il a replacé sa cravate, craché par terre et fait un crosscheck tout-à-fait gratuit en arrière de la tête à Ryder pour y donner une leçon de vie. Ç’a crinqué les joueurs ben comme faut.

6VB : On constate donc que vous avez de l’aide de vos collègues intangibles.

Bulle : Faut ben. Je peux pas tout faire et depuis que le cancer guéri de Koivu et le menton volontaire de Brisebois ont arrêté de faire effet, on a deux fois plus de job.

6VB : Êtes-vous surpris de l’attention médiatique que vous recevez?

Bulle : Pas vraiment. Les médias locaux se crossent tellement sur le hockey qu’ils en débattent en plein juillet. Faut ben leur donner du contenu. T’sais, pendant que les chroniqueurs parlent de moi, ça vous évite d’endurer les jokes de Richard Labbé sur Britney Sprout, la condescendance gluante de Michel « J’vous l’avais dit » Blanchard, l’insipidité distillée de JF Bégin ou l’idolâtrie homoérotique de Réjean sur Normand Legault. De rien.

6VB : Allez-vous prendre un peu de repos avant de vous pogner contre les Phillies ou les New York?

Bulle : J’ai eu le temps après le match d’aller faire une razzia chez HMV pendant que les tatas crissaient le feu aux chars des coch’ fak j’vas chiller un peu aujourd’hui et demain en regardant le coffret DVD des trois Porky et Wrestlemania X, qui manquait à ma collection. J’ai jamais vu encore le Ladder Match entre Razor Ramon et Shawn Michaels. Ah pis j’ai aussi piqué le dernier Boards of Canada pis j’me suis acheté une demi-once au métro Berri en revenant chez nous. Bitchin’!

6VB : Vous êtes célibataire?

Bulle : J‘ai même pas d’graine, crisse, comment tu veux j’aille une blonde? Ch’t’une bulle!

6VB : Merci beaucoup pour cet entretien, Bulle, et bonne continuation dans les séries.

Bulle : BRETT FAVRE!!

1 commentaire:

  1. A moins d'une semaine du repêchage de la NFL, pensez vous revenir au football ou on reste bloquer au hockey jusqu'à ce que le CH soit éliminé ?
    Après tout Jake Long est a deja signé avec les Dolphins, c'est plus intéressant que de parler des crétins qui sautent sur des voitures de police

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