jeudi 7 août 2008

La transaction Favre sous la loupe

La transaction a eu lieu, la saga semble finie, regardons ça d’un peu plus près...

Favre a-t-il eu ce qu’il voulait? À notre avis, non. Il voulait quitter les Packers tout en gardant son aura de good old boy qui a tellement d'fun...C’est raté. Il faut vraiment être un fan fini du Brett pour ne pas admettre qu’il a perdu de son lustre dans toute cette histoire. On le connaissait déjà comme une girouette mais son côté manipulateur a été exposé au grand jour. Il est bien chanceux d’être un turbo-media darling car si un autre joueur avait fait un tel numéro, il se serait fait crucifier par les journalistes. CRU-CI-FIER. Pire, il ne passe pas à une équipe qui aspire au Super Bowl. Déjà que l’AFC est bien plus compétitive que la NFC, voilà qu'il se retrouve dans la même division que les Patriots. On peut facilement imaginer Bill Belichick prendra un malin plaisir à massacrer Mangini et Favre 45-3… Au moment où on se parle, il est déjà en train de conconcter des jeux exotiques pour faire souffrir Brett.

Brett améliorera-t-il les Jets? Assurément. Il aura des cibles de qualité en Jerricho Cotchery et Laveranues Coles et le fait d’avoir un QB qui peut lancer des bombes devrait ouvrir le chemin à Thomas Jones. L’an dernier, les défensives adverses savaient bien que Chad Pennington ne pouvait pas lancer plus loin que 20 verges alors c’était le festival du eight in the box. Les Jets ont ajouté Alan Faneca et Damien Woody à leur ligne offensive alors ca devrait aller de ce côté-là. L’attaque des Jets devrait s’améliorer mais peut-être pas au point de faire les séries. Favre aidera cependant beaucoup les Jets au point de vue médiatique. Peter King dit qu’il est le Jet le plus célèbre depuis Joe Namath… Le combo Favre/NYC fait déjà saliver les réseaux de télé, c’est clair. Avec deux équipes de New York intéressantes, les cotes d’écoute vont exploser. Hier matin encore, le match Jets-Dolphins de la semaine 1 était un match plate entre deux équipes de merde. Ce matin, c’est devenu un évènement historique…

Les Packers ont-ils eu un bon deal? En présumant que Favre jouera 70% des snaps offensifs et qu’ils recevront un deuxième choix, on pense bien que oui. Rares sont les joueurs qui valent un premier choix, alors un #2 est pas mal le mieux qu’ils pouvaient espérer. Évidemment, le principal bénéfice dans tout ça est qu’ils ont pu se débarrasser de Favre relativement tôt dans le camp et qu’ils pourront se préparer en paix pour la saison. En plus, ils l’ont envoyé dans l’AFC à une équipe qu’ils n’affronteront pas de si tôt. Ça, c’est un tabarouette de bonus. L’organisation a perdu des plumes dans toute l’histoire mais tout compte fait, ils s’en tirent plutôt bien.

Et les amateurs dans tout ça? C’est clair qu’un match Brett contre les Packers aurait été du bonbon, mais, pour paraphraser l'ami Chrétien, que voulez-vous? En revanche, nous aurons droit à deux matches Favre-Brady (le 14 septembre et le 13 novembre) et le Monday Night du 22 septembre à San Diego prend des couleurs. Bien sûr, nous sortons tous gagnants du fait que tout cela soit fini. On peut finalement se concentrer sur les camps et sur toutes les autres équipes de la ligue…

Quelques grenailles favresques supplémentaires:

-Avec les Jets, Brett sera plus vieux que son coach… Eric Mangini a 37 ans et Brette en aura 39 le 10 octobre.

-Le DG des Jets Mike Tannenbaum a annoncé que Chad Pennington serait probablement libéré dès aujourd’hui. Il devrait se trouver un poste assez rapidement, malgré son bras de guimauve. Il sera assurément backup mais c’est mieux que rien.

-Favre arriverait à NYC aujourd’hui et se joindrait à ses coéquipiers à Cleveland pour le match de ce soir. Kellen Clemens sera le partant des Jets.

-Ne pensez pas que les Jets vont se revirer de bord et échanger Favre aux Vikings. Les Packers ont inclus une clause spéciale dans la transaction: si les Jets ré-échangent Brett, ils devront donner TROIS premiers choix aux Packs… Il faudrait donc logiquement que les Vikes donnent plus que trois premiers choix aux Jets en retour, ce qui serait franchement mystifiant.

Revivez toute cette saga dans votre tête avec de désopilantes cartes à collectionner Brett Favre.

Bon, c’était la fin de notre programmation spéciale, de retour aux émissions régulières…enfin.

6 commentaires:

  1. je suis un fan finit...:)Pas d'accord avec vous. Les Packs ont eu l'air con en lui offrant de l'argent pur qu'il reste chez lui...

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  2. C'est clair que l'offre de 20 M$ sur 10 ans faisait dur mais Favre plaçait l'équipe dans une position impossible.

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  3. Entièrement d'accord avec ton analyse Nick. Le plus hallucinant dans cette histoire est que le déluge de couverture médiatique n'a pas aidé les gens à comprendre ce qui se passait. La preuve est que la plupart des amateurs pensent que les Packers l'ont chassé de Green Bay ... comme si Favre avait un gun sur la tête quand il a invité les journalistes pour prendre sa démission.

    Je doute que Favre finisse la saison, à mon avis il est très mélangé et excessivement mal conseillé par son entourage. Il va s'ennuyer des fans de Green Bay et il va se faire intercepter presqu'aussi souvent que "sacker".

    Comme c'est souvent le cas, je respecte l'athlète pour ce qu'il a fait sur le terrain, mais en dehors ça se gâte beaucoup

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  4. Effectivement, les Packers ont le mauvais rôle alors que c'est bel et bien Favre le clown là-dedans...Moi je souhaite qu'Aaron Rogers connaisse une bonne saison recrue pour farmer la yeule à tous les Favre suckers de ce monde (et de ce blog ;-)

    Je fais bien plus confiance au jugement de la direction des Packers que du jugement de Favre...

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  5. Faut pas oublier qu'un QB, c'est pas comme un gardien de but. Y'a un playbook à digérer, des schémas d'attaque qui sont préparées des mois d'avance en fonction de l'identité du QB. Un gars peu pas jouer à tu-m'aimes-tu-m'aimes-pas éternellement et présumer que son équipe va l'accueillir à bras ouvert en mettant aux vidages 6 mois de préparation. On reproche souvent aux dirigeants d'équipe d'agir de façon irréfléchie (Al Davis, Snyder, Jerry Jones). Or, on a ici un beau contre-exemple avec les Packers, qui ont monté un roster plein de jeunes talents et qui ont justement pris une décision RATIONNELLE en disant non à Favre. Ils ont l'air fou? Peut-être pour certains, mais c'est une décision très avisée à long terme. Les Packers avaient un des calendriers les plus facile l'an passé et n'ont pas pu se rendre au Super Bowl. Avec un calendrier bien plus difficile cette année, pas sûr que Favre aurait pu les mener plus loin. Dans ce contexte, tu donnes les clefs du char à Rodgers, parce qu'il faut ben qu'il se développe, pauvre petit.

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  6. En fait, je soupçonne que la gestion rationelle à long terme de l'équipe soit à la base du conflit avec Favre.

    Lui il voulait que l'équipe signe Randy Moss et fasse tout en son possible pour gagner le Super Bowl pendant qu'il jouait. Thompson et McCarthy avait visiblement autre chose en tête et c'est ça qui a choqué Favre, je pense.

    Soudainement, l'équipe se préparait à l'après-Favre, un concept qu'il a visiblement énormément de misère à envisager.

    Et il ne faut pas considérer Aaron Rodgers comme un deux de pique. Il a été repêché 22e car les Niners ont préféré Alex Smith et les équipes suivantes n'avaient pas besoin de QBs. Il auarit pu être choisi bien avant. Les Packers ne confient pas leur attaque à Spurgeon Wynn ou Moses Moreno...

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