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samedi 31 août 2013

32 équipes en 32 jours: les Packers de Green Bay

Considérés comme étant une méga puissance de la NFC il y a deux ans à peine, les Packers se retrouvent maintenant au milieu du peloton de tête, entourés par les Seahawks, 49ers et Falcons. Aaron Rodgers pourra-il ramener le Vince Lombardi à la maison en 2013?

vendredi 11 janvier 2013

Les Séries sous la loupe : Packers-49ers

Match à saveur de vengeance dans la NFC pour une place en Finale d'association alors que les Packers retrouvent les Niners à San Francisco. Stéphane Morneau derrière le clavier pour l'avant-goût.

Les Packers ont sorti les vidanges, d’une certaine façon, en disposant de Joe Webb et des Vikings la semaine dernière. Sauf que là, les formalités sont loin derrière et on passe aux choses sérieuses dans la NFC avec une seule chose en tête : la finale de la NFC.

Les Niners sont venus se payer les têtes fromagères à Lambeau pour lancer la saison 2012, on peut être certains que Mike McCarthy et Aaron Rodgers n’ont pas oublié cette fâcheuse défaite.

Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis, voyons voir que cette ronde éliminatoire nous réserves.

Aaron ou Colin ?

Jim Harbaugh ne manque pas d’audace et de passion, ça, on le sait. Ce qu’on ne savait pas, par contre, c’est qu’il était capable de clouer l’efficace, mais conservateur, Alex Smith au banc, lui favorisant le plus explosif, mais inexpérimenté, Colin Kaepernick.

Jusqu’ici, la manœuvre n’est pas revenue mordre Harbaugh sauf que les éliminatoires, c’est autre chose, et un quart recrue n’aura jamais la main mise sur un vétéran qui a vu neigé, surtout quand celui se nomme Aaron Rodgers et qui s’endort la nuit en fixant sa bague de joueur par excellence d’un Super Bowl.

Ça ne sera pas de la tarte pour le jeune Kaepernick qui a connu une fin de saison un peu moins étincelante, mais pas suffisamment inquiétante pour qu’on questionne sa place dans ce match contre les Packers – jusqu’à ce qu’il commette une bévue.

L’avantage des Packers, au-delà du bras de Rodgers, réside dans l’absence d’ambiguïté entourant sa position. Bonne ou mauvaise journée, Aaron Rodgers EST l’offensive des Packers et personne à Green Bay ne réclamera la tête de Mike McCarthy pour avoir choisi d’envoyer son quart dans la mêlée.

Harbaugh ne peut pas en dire autant…

Si Kaepernick découpe la défensive des Packers et que les Niners triomphent devant leurs partisans, tout va bien jusqu’à un autre jour. Si Colin, toutefois, lance une interception au premier quart et coûte des points à son offensive, les caméras se tourneront vers Alex Smith et son calepin de notes. Les partisans grogneront et les murmures seront bruyants au Candlestick Park.

Qu’est-ce que Smith pourrait nous offrir ce soir, ici, maintenant?

Les doutes, en éliminatoires, c’est à éviter. Les Niners, malgré une belle saison, jouent dans le doute jusqu’à preuve du contraire. Rodgers le sait, mais surtout, un vétéran comme Charles Woodson le sait.

Ça passe ou ça casse pour Kaepernick, littéralement.

La vie sans Justin Smith

La plus grosse ombre au tableau des Niners ces jours-ci, c’est l’absence du pilier défensif Justin Smith.

Il est l’un des joueurs les plus discrètement efficaces dans la NFL qui n’a pas de trou dans son jeu, vraiment, et qui se donne corps et âme pour son équipe.

Il a raté les derniers matchs de la saison pour les Niners et même si les performances ne sont pas désastreuses, défensivement parlant, reste que la différence est palpable.

Un Smith en attire un autre dans le cas présent. Sans Justin, Aldon n’est plus aussi efficace. Justin est le dix-huit roues qui ouvre le chemin pour Aldon qui obtient presque tous ses sacs avec Justin sur le terrain. Justin est le col bleu de la finesse d’Aldon et un sans l’autre, l’équilibre n’y est plus.

L’ami Justin repousse son séjour sur la table d’opération dans l’espoir de jouer. Il ne sera visiblement pas à 100%, mais tout n’est pas perdu pour les Niners.

Ce qui a changé depuis la dernière fois?

Lors du premier match de la saison, la défensive des Packers comptait sur plusieurs recrues pour faire tourner la machine.

18 semaines plus tard, les jeunes sont un peu moins jeunes et tout le monde connaît un peu plus ses repères. Se faisant, la défensive des Packers est plus profonde que celle des Niners même si cette dernière reçoit toute l’attention.

Parce que oui, les partants des Niners sont dangereusement efficaces. C’est indéniable. Mais ils se tournent rarement vers leurs réservistes et on se demande encore ce qu’ils peuvent offrir si les enjeux augmentent.

Avec l’absence prolongée de Charles Woodson, les Packers ont eu le luxe d’essayer des choses, de tester des jeunes et d’offrir du temps et de l’expérience à une unité qui dépasse les partants. Woodson revenu, toute cette expérience ne se perd pas et la cohésion, combinée à la polyvalence, offre aux Packers un léger avantage au niveau des surprises qu’ils peuvent offrir aux Niners.

Qui plus est, Clay Matthews a démontré la semaine dernière qu’il pouvait manger pour déjeuner les quarts inexpérimentés « à la Joe Webb ». Pas qu’on souhaite le même sort à Kaepernick, mais ce n’est pas impossible non plus.

La défensive des Packers n’est plus la passoire sans espoir du début de la saison (ou de la fin de la saison dernière). Si Harbaugh n’a pas ajusté son plan de match, il va s’en mordre les doigts après deux quarts à regarder Frank Gore se buter à une ligne défensive jeune, dynamique et qui frappe fort.

Cette fois, les Packers sont en visite et la motivation sera double après une défaite à Lambeau. Ça, c’est une différence de taille dans la guerre psychologique.

Le pied qui blesse

La décision est tombée jeudi : David Akers sera en uniforme avec son soulier tout propre pour tenter de racheter sa saison de misère.

Erreur – ou stratégie éclairée de la part d’Harbaugh et de son équipe?

Le vétéran n’a plus le pied au bon endroit depuis le début de la saison et les auditions pour le remplacer se sont déroulées durant le congé des Niners. Après des jours de doute, Akers retourne dans la mêlée.

Mais les Niners ne sont pas les seuls à avoir des maux de tête en raison d’un pied. Mason Crosby en fait voir à toutes les couleurs à McCarthy et son équipe depuis le début de la saison.

La précision n’est pas au rendez-vous malgré la puissance de son pied et quand le temps d’un placement crucial arrive, le doute s’installe.

D’un côté comme de l’autre.

Ce doute entraînera peut-être des situations délicates de quatrième essai. Des revirements et peut-être même des erreurs coûteuses.

Le « Foot » dans football n’aura jamais été autant justifié.

La clé du succès …

À moins de conditions météo loufoques, Aaron Rodgers fera la différence dans ce match.

La semaine dernière, les Vikings n’avaient aucune réponse à ce que leur envoyait le meneur des Packers. Passe courte, pas profonde, feinte, passe piège, une dizaine de cibles incluant John Kuhn. Rodgers est un général aux dents longues et son expérience en éliminatoires ne fait qu’améliorer sa crédibilité derrière le centre.

Le jeu au sol des Packers dépend de la peur de la défense adverse par rapport aux jugements de Rodgers. En retour, il exploite cette peur et crée toutes sortes de problèmes dans la couverture individuelle.

Les Niners ont trouvé une faille dans le système des Packers, mais c’était avant d’avoir une saison et plein de de momentum en banque pour Rodgers qui n’a pas d’égal depuis deux mois.

Soyons audacieux, car je vois les Packers se rendre au Super Bowl cette année.

Packers 31 – 49ers 28

samedi 5 janvier 2013

Sautons aux conclusion : Packers-Vikings

Ceux qui espéraient du suspense au Lambeau Field n'ont pas été servi alors que les Packers ont sorti les gros canons pour disposer des pauvres Vikings dans la tundra gelée du Wisconsin.

Aaron Rodgers a enfilé sa plus belle tuque et les Packers n’ont jamais été en danger dans une victoire facile de 24-10 contre les Vikings du Minnesota qui, pour l’occasion, envoyait dans la mêlée un quart tout vert en remplacement de Christian Ponder, blessé au bras.

Joe Webb, le quart mobile de UNLV, a été très mauvais pour les mauves et la non-menace de son bras a guidé les Vikings vers un gouffre duquel il était impossible de sortir après une demie.

Le pointage n’illustre pas à quel point le match n’était pas serré. Tout le monde savait que les Packers allaient gagner après deux quarts. Voici comment le tout s’est déroulé.

Premier quart

L’ère Joe Webb débute (peut-être). C’est le premier quart depuis 1950 a débuté un match des éliminatoires sans avoir lancé une passe en saison régulière. Prometteur.

Sans surprise, Adrian Peterson court sur le premier jeu du match. J’aurais parié la maison que je n’ai pas là-dessus.

Sur le troisième essai, le jeu s’en va nulle part sur la feinte de remise, mais Joe Webb sauve les meubles avec ses jambes, se sauve du traffic et VLAN, premier jeu Joe Webb. Heu… WOW !?!

Encore un troisième essai après 8 courses en … 8 jeux. Webb n’a pas le choix et doit lancer le ballon, directement sur le sol trois pieds devant Michael Jenkins. Les Vikings doivent se contenter d’un placement sur la première séquence, 3-0 VIKINGS via le pied de Blair Walsh.

Les Packers ont la réplique timide. Après une belle passe de Rodgers de sept verges, la séquence stagne devant la pression des Vikings. 3 and out PUNT.

Après une belle course de Webb, encore, rien de très à signaler à part que le dit Webb a réussi sa première passe, sauf qu’on PUNT quand même.

Les Packers trouvent du rythme et c’est Harris avec un gros gain de 16 verges qui donne le ton. D’ailleurs, une chance qu’il est là Harris parce qu’il fait tout – petites courses, passe piège, blocs et une souris verte. Il va jusqu’à la porte des buts et même Ryan Grant a mis la main à la pâte. C’est 2008 en boucle chez les fromages.

Coup de théâtre, McCarthy va à la reprise et finalement, Harris a traversé la ligne des buts par le bout d’un de ses dreads. TOUCHDOWN PACKERS, 7-3.

Ceci nous trimballe jusqu’à la fin du quart.

Deuxième quart

Ça reprend avec un scramble de Webb qui ne fait absolument pas confiance à son bras, c’est un brin ridicule – mais premier jeu. Sauf que Clay Matthews commence à comprendre et Matt Kalil ne peut pas sauver les meubles à tous les jeux. Les Packers ramassent Webb sur deux jeux consécutifs, PUNT.

Le Harris Show est de retour pour la suite, je pense que les Packers ont trouvé une nouvelle façon de faire avancer le ballon et ça fonctionne très bien. Mais Jared Allen n’entends pas regarder le tout avec les bras croisés et il enfonce son garde sur Rodgers, ça fonctionne pour un sac. Troisième essai au milieu du terrain et les Vikings donnent juste assez de terrain à Jennings qui est arrêté ensuite. PUNT

Webb lance la séquence avec un play-action et une horrible passe, misère. Sans surprise, la course stagne ensuite, 3 and out PUNT.

Les Packers commencent à faire ce qu’ils veulent. Après un gros jeu du TE Crabtree, Rodgers enchaîne avec un gros play-action et les Packers sont dans la zone des Vikings en deux jeux. Le froid casse un peu le synchronisme et la séquence va au quatrième essai et 5 verges. Les Packers y vont… et c’est converti jusqu’à la porte des buts par Greg Jennings. Fa-Ci-Le.

Les Vikings dressent le mur et freinent les Packers trois fois en ligne. PLACEMENT PACKERS 10-3

Belle surprise de la défensive des Vikes qui se tient debout, malgré Joe Webb.

Webb envoie le ballon environ 40 verges devant Jerome Simpson qui avait pourtant de la place conte Woodson. Est-ce que Peterson peut jouer QB?

Sur le troisième essai, les Packs font reculer le jeune Webb, encore du gâchis. PUNT

Pause Pub : Les Sandiwchs déjeuners de Special K – ça a l’air épouvantablement mauvais.

1m48 à jouer pour les Packs, qui démarrent ça avec un plomb dans les mains de Jordy Nelson et 23 verges plus tard, ils sont dans la zone des Vikings. Rodgers découpent les Vikes, deux passes plus tard les Packs sont de retour à la porte des buts.

Cette fois, le mur mauve ne peut rien contre John Kuhn. TOUCHÉ PACKERS 17-3

Avec 34 secondes à faire, Leslie Fraser attaque en l’air et c’est un brin pathétique. Aux vestiaires tout le monde.

Troisième quart

Les Packers démarrent la demie avec le ballon, en plus. Les Vikings ont 6 passes aériennes en première demie. S-I-X ! Rodgers, lui, est 14 en 18 pour 205 verges.

Sur un troisième essai, Rodgers trouve encore son receveur, cette fois pour 19 verges et on retourne dans la zone mauve.

Dujuan Harris est encore en feu apparemment, passe piège et les Packers retrouvent la zone rouge en quatre minutes. Mais les Vikes reprennent les bonnes habitudes et freinent les Packers, sauf qu’ils sont 12 sur le terrain pour le placement. Premier jeu Packers et une GROSSE gaffe des mauves.

Rodgers n’en demandait pas tant, un seul jeu suffit et John Kuhn retourne dans la zone des buts sur une passe piège. TOUCHDOWN PACKERS 24-3

Un match à sens unique.

Joe Webb double ses verges par la passe sur le deuxième essai avec un gain de 13 verges. Champagne tout le monde, surtout que AP gagne le premier jeu avec une course de 1 verge. Les mauves sont en vie (mettons).

Ça roule un peu pour les Vikings qui traversent le milieu du terrain, mais un 4e essai et 3 verges se pointe le bout du nez. Fraser envoie son offensive sur le terrain, pas le choix. Et c’est un flop, FUMBLE recouvert par Clay Matthews. Ballon aux fromages.

Les Packers sont conservateurs à la reprise, sans surprise. 3 and out PUNT.

Les Packers donnent les zones courtes, alors Webb court et donne l’illusion de créer des jeux, mais c’est du vent. Les Vikings sont de retour dans la zone des Packs, timidement, avant de voir Webb lancer une INTERCEPTION en courant dans les mains de Sam Shield. Ridicule…

Heureusement, ne reste qu’un quart.

Quatrième quart

Un autre 3 and out des Packers, mais vraiment, ils ont le pied sur le frein un peu. La menace Webb est inexistante. PUNT … suivi d’un FUMBLE des Vikings et les Packers sautent sur le ballon. Quand ça va mal.

Donc Rodgers reçoit un don d’une nouvelle séquence cette fois dans la zone des Vikings, du bel ouvrage sans trop suer. Mais l’effort n’y est pas, 3 and out PUNT pour de bon cette fois.

Webb part ça avec une bombe pour, well, personne à moins de dix verges. Ensuite, rien du tout, vraiment. 3 and out PUNT.

Je vous épargne les détails, mais les Packers font un dégagement. Y fait froid et c’est un peu long à vrai dire.

Les Vikings espèrent encore, sur un 4e et 4 au milieu du terrain. Joe Webb lance la roche dans la couverture, un autre pétard mouillé. Ballon Packers, ZZZzzz.

Je vous avais prédit le match le moins serré de la fin de semaine, mais je n’imaginais pas à ce point.

Les Packers ne refont rien et on se console en regardant le tableau qui indique 4 minutes à jouer.

YES – Garbage time TOUCHDOWN des Vikings et Joe Webb va gonfler ses stats avec un long passe et course de Jenkins. 24-10

3m38 à jouer, les Packs y vont pour tuer le temps et se réchauffer, essentiellement.

De ce fait, les Vikings brûlent leurs temps morts et on passe les deux minutes à jouer.

Après une belle passe de Rodgers et une petite course, les Packers vont dégager avec une trentaine de secondes à jouer. C’est terminer les amis, les Vikings sont passés en touristes à Lambeau.

Notes d’après-match

On ne pensait pas dire ça un jour, mais Christian Ponder a manqué aux Vikings. Son contrôle du jeu et ses gros troisièmes essais font la différence quand Peterson est un peu ralentit et Joe Webb, dans le rôle, avait plus l’air d’une poule sans tête que d’un quart de la NFL. Sa première demie a été pitoyable et la deuxième pas tellement mieux, malgré la passe de touché bidon. Vraiment l’un des pires départs de QB que j’ai vu de mon vivant.

De l’autre côté, Aaron Rodgers a fait sa petite besogne avec un match sobre, mais sans faute. Il faisait froid, les Packers n’ont jamais été menacé et Rodgers a fermé les livres lorsque nécessaire.

Pour le reste, même Adrian Peterson n’a pas été en mesure de faire de miracles. Un match vraiment sans histoire, à sens unique pour les Packers. Un brin décevant après l’affrontement de la semaine dernière, mais prévisible quand on sait qu’en éliminatoires, le meilleur quart repart souvent avec les accolades.

jeudi 13 septembre 2012

Les Choix du parieur - Édition du jeudi

Stéphane Morneau sort sa calculatrice et fait un retour sur la première semaine d'activités en plus d'offrir ses prédictions pour le match de jeudi entre les Bears et les Packers.

Résultat de la semaine 1 : 7-9 (43,75%)
Résultat de la saison 2012 : 7-9 (43,75%)

Comme la NFL nous offre des matches les jeudi soirs à partir de la deuxième semaine, je suis dans l’obligation d’officiellement diviser Les Choix du parieur en deux chroniques pour être sûr de bien couvrir toutes les activités de la ligue.

Dès cette semaine, un petit post-mortem sur la semaine précédente ainsi qu’une prédiction pour le match du jeudi sera en ligne le jeudi matin (ou le mercredi soir) et une analyse plus complète des matchs du dimanche sera en ligne les samedi matin, comme nous avions l’habitude de faire l’an passé. Faut s’ajuster dans la vie et après la semaine plus difficile que je viens de vivre en termes de paris, les ajustements sont nécessaires.

Retour sur la Semaine 1

Définitivement une première semaine ardue avec seulement sept bonnes prédictions, ce qui est tout de même prévisible quand les équipes se dévoilent pour la première fois de la saison. Par contre, point positif, mes trois choix de la semaine ont été payants alors, malgré le pourcentage plus faible, le moral est très très bon pour la deuxième semaine.

Quelques petites notes en vrac que j’ai prise durant la première semaine.

- Parier CONTRE l’offensive des Browns semble être une bonne idée pour la suite des choses. Les Eagles ont été très décevants, mais j’avais vu juste de penser que les Browns seraient pitoyables avec Weeden aux commandes. Malgré un mauvais résultat, il faut clairement répéter l’expérience.

- J’ai (comme plusieurs) sous-estimé la défensive des 49ers. Soyons plus prudent à l’avenir.

- Je me demande si les Ravens et la nouvelle offensive « no huddle » sont si dominants, ou bien si c’est les Bengals qui ont encore des ennuis à se mettre en place? Je vais attendre encore 2-3 semaines avant de tirer une conclusion.

- Les Patriots sont MONSTRUEUSEMENT efficaces. Les Titans n’ont jamais été dans le coup, même si le score n’est pas énorme. À date, les Pats c’est de l’argent facile.

- C’était peut-être un peu tôt finalement pour acheter le « hype » des Seahawks et de Russell Wilson. On met ça sur la glace pour l’instant.

- RG3 a défié toute logique. Gagner au Superdome à son premier match chez les pros, ce n’est pas un accident ou un hasard. On regarde très attentivement les Redskins à partir de maintenant.

- J’avais vu venir les Rams cette semaine, mais surtout parce que je m’attendais à un faux départ des Lions. Le talent est là, mais les problèmes sont très nombreux dans l’organisation et éventuellement, ça affecte les performances sur le terrain. Voir les Niners avant l’arrivée d’Harbaugh comme exemple.

- Parlant des Rams, parier CONTRE leur offensive est définitivement une stratégie que je vais tenter dans les prochaines semaines. Sam Bradford n’a tout simplement pas de cibles fiables, c’est un brin ridicule.

- Tant et aussi longtemps que Manning sera en santé, c’est une bonne idée d’endosser les Broncos. Je ne sais pas encore si ça va durer, mais après avoir écouté attentivement le SNF de cette semaine, il est définitivement en contrôle de son offensive et la défensive est hyper agressive. C’est un match parfait quand Manning offre les devants souvent à son équipe.

- Les Texans ne m’ont pas impressionné contre les Dolphins. Je vais être un peu plus prudent quand ils affronteront de bonnes équipes.

- Adrien Peterson est de retour, mais n’oubliez pas que les Vikings n’ont pas d’offensive autour de lui. C’était évident contre les Jaguars dimanche.

- Les Jets, le verdict? Ça ne durera pas. Mark Sanchez n’est pas constant, n’achetez pas trop d’actions dans cette entreprise. Patience, patience…

- Les Falcons sont sortis très très forts, mais Julio Jones ne sera pas superman à toutes les semaines. Qui plus est, ne tassez pas les Chiefs trop vites, j’y crois encore à cette défensive moi.

Voilà pour les notes, maintenant, passons au match de jeudi soir qui en sera tout un.

Bears +6,5 @ Packers -6,5

Gros match de division, une rivalité vieille comme le mode et un deuxième match de suite à Lambeau pour les Packers qui ont trébuché contre des Niners très bien préparés. On serait tentés de se laisser séduire par la superbe performance des Bears lors de la semaine 1 et de Jay Cutler qui avait des airs de larron en foire avec son vieil ami Brandon Marshall. Par contre, il ne faut pas oublier qu’ils affrontaient la défensive des Colts qui fait partie des pires de la NFL. Les Packers ne seront pas aussi cléments avec Cutler et, surtout, l’offensive du Pack sera beaucoup plus frénétique que celle des Colts. Les Bears ne viendront pas à Lambeau pour s’amuser, mais les Packers vont sortir très fort pour éviter les questionnements hâtifs en début de saison.

Le pari : Packers -6,5 (Bonus, l’OVER à 50,5 est très tentant pour le total des points combinés)

On se retrouve samedi pour la suite des prédictions de la semaine ainsi que mes trois choix de paris pour les matchs de dimanche et lundi.

mercredi 30 mai 2012

Donald Driver reviendra avec les Packers

Le WR et champion de danse sera de retour à Green Bay pour une 14e saison.

Driver et son agent ont annoncé qu’ils en étaient venus à une entente sur une restructuration de contrat avec le Pack. La nouvelle n’a pas été confirmée par l’équipe mais le tout semble plausible et fut reporté par d’innombrables sources.

Le vétéran devait recevoir un boni de 1.5 M$ et un salaire de base de 2.6 M$. On peut donc présumer que son nouveau salaire sera près du minimum.

À 37 ans Driver sera principalement un mentor pour le plus jeunes WRs de l’équipe. Il est le meneur des Packers pour les verges (10 060) et les catches (735) en carrière. Il a amassé 445 v et 6 touchées en 2011, ce qui est tout de même pas pire.

vendredi 27 avril 2012

Colt McCoy à Green Bay?

Les Browns tenteraient de se départir de leur futur-ex-quart numéro 1.

Après l'étonnante sélection de Brandon Weeden avec le 22e choix global, les Browns auraient décidé de tourner totalement la page sur l'époque Colt McCoy. L'état-major serait en discussion avec les Packers pour leur refiler le quart quasiment déchu. Weeden deviendrait donc le partant d'emblée avec Seneca Wallace comme substitut. Hé ben.

Les Browns demeurent difficiles à suivre. Même si McCoy n'a pas connu une bonne saison l'an dernier (2733 v, 14 TD, 11 INT) mais il faut admettre que l'attaque du Cleveland était poche au grand complet. McCoy a deux saisons d'expérience et il aura 26 ans en septembre, deux ans de moins que Weeden. Mettons qu'on l'aurait gardé encore un peu.

Quant aux Packers, ils savent flairer la bonne affaire et ils pourraient hériter d'un solide backup avec du potentiel à prix modique. On peut présumer qu'il en coutera au maximum un #4 pour obtenir l'ancien Longhorn. Une histoire à suivre au cours de la journée...

jeudi 29 mars 2012

Anthony Hargrove se joint aux Packers

Le Pack améliore sa ligne défensive avec un des rares joueurs autonomes potables encore disponibles...

Les Packers pigent rarement dans le bassin des agents libres mais Hargrove est leur deuxième signature après Jeff Saturday. Dans les deux cas, on parle de bouchage de trou à court terme. Hargrove peut jour comme DE ou DT et il améliorera sensiblement un pass rush qui s'est détérioré l'an dernier. À 28 ans, il en serait à sa 5e équipe. Il faut dire qu'une suspension d'un an en 2008 pour abus de substance a nui à sa réputation. Il a réussi 18 plaqués et 4 sacks l'an dernier dans un rôle limité avec les Seahawks.

Source: ESPN

vendredi 23 mars 2012

Jeff Saturday se joint aux Packers

Le vétéran joueur de centre n'ira pas rejoindre son buddy Peyton...

Saturday devait visiter quelques équipes pour se dénicher un nouvel emploi mais finalement il ne visitera que les Packers. Il a rapidement signé un contrat avec le Pack. On ne connait pas la durée de l'entente mais le sympathique barbu a 36 ans alors ça doir être à court terme. Saturday passe Peyton Manning à Aaron Rodgers, pas si mal.

Les Packers avaient perdu Scott Wells au profit des Rams et ils vont chercher un remplaçant de luxe. Au-delà de son talent athlétique, Saturday est un général sur le terrain et sa présence permettra à Rodgers des coquesteries d'auteurs au niveau de ses audibles. Les Packers vont rarement piger dans le bassin des joueurs autonomes mais ils viennent de réaliser une bonne prise.

mardi 6 mars 2012

Les points à améliorer: la NFC Nord

On termine notre tour d'horizon des besoins des équipes en 2012. Stéphane Morneau est derrière le clavier pour couvrir la compétitive NFC Nord.

Vikings du Minnesota
Fiche 2011 : 3-13


Une chose est sûre, les partisans des Vikings n’ont pas envie d’entendre parler de la désastreuse expérience du #5, Donovan McNabb, et de la saison de misère qu’ils viennent de vivre. Abominables performances de McNabb, blessure majeure à Adrian Peterson et une défensive drastiquement vieillissante, c’est en gros la saison 2011 des Vikings. Il y a eu du positif dans tout cela, mais trop peu pour être optimiste. Il faut donc reconstruire, vite et bien, dans la compétitive NFC Nord.

En offensive, Christian Ponder en a surpris plusieurs l’an passé avec sa présence dans la pochette, sa prise de décision et sa maturité pour le poste de quart partant. Il y a encore une tonne de travail à faire, mais une chose que les Vikings doivent faire c’est de l’empêcher de se faire frapper à toutes les sauces. Un gros ailier à gauche est primordial pour la suite des choses. Les Vikings vont peut-être pouvoir repêcher Matt Kalil au 3e rang du repêchage, sinon, il faut se tourner vers les agents libres et bonifier la ligne offensive très rapidement, pour sécuriser la formation et l’évolution du jeune quart qui sera vraisemblablement le partant pour les saisons à venir. Aussi, la blessure à AP a vraiment exposé le manque de profondeur des Vikings pour les porteurs de ballon et comme son retour au jeu est incertain pour 2012, c’est un besoin à adresser. Toby Gerhart est un joueur intéressant, mais il n’a pas l’étoffe d’un RB partant et n’a surtout pas le talent pour porter le ballon plus de vingt fois par match. Un vétéran pour tenir le ballon en attendant le retour de Peterson ne sera pas un luxe pour les Vikings qui ne voudront pas croupir dans la cave de la NFC trop longtemps, avec ou sans AP. Qui plus est, les jeux truqués avec Percy Harvin qui court avec le ballon, c’est mignon, mais on ne construit pas une offensive de la NFL autour de ces jeux là. Les défenseurs adverses sont beaucoup trop rapides et robustes pour ne pas rapidement comprendre la dynamique de ces jeux de finesses. Il faudrait aussi des cibles pour Ponder car depuis le départ de Sidney Rice, il n’y a pas vraiment de receveurs numéro 1 chez les Vikings. Harvin fait le gros du travail, mais il serait beaucoup plus efficace dans un rôle de deuxième receveur ou de trouble-fête dans les zones médianes pour essayer de percer à l’occasion la défensive pour un gros ‘passe et course’. Aussi, les rumeurs pointent vers le départ de Visanthe Sciancoe, ce qui serait une perte importante dans l’offensive des Vikes. Le marché est mince chez les TE qui peuvent capter des passes, ça serait une bonne idée de conserver ses atouts.

En défensive, ça prend du sang frais pour cimenter le tout. Jared Allen était un monstre sur la ligne défensive, mais c’est vraiment le seul bon élément à ce niveau. Kevin Williams ralentit et Remi Ayodele n’a rien fait de bien impressionnant avec seulement 15 plaqués en 2011 (oui, il a joué les 16 matchs). La ligne défensive n’a pas du tout bien performé en 2011 et c’est par là que la reconstruction doit débuter. Ensuite, il faut aider Cedric Grffin et Husain Abdullah au niveau de la tertiaire, car les quarts adverses ont passé à volonté contre les Vikings. L’absence de pression combinée à la tertiaire poreuse n’aidant vraiment pas la cause des Vikings. Donc un bon demi de coin pour faire une couverture des deux côtés ne serait pas un luxe, on parle même plutôt d’une nécessité, mais c’est un problème assez récurrent chez les Vikes depuis quelques saisons déjà. On aime bien les secondeurs des Vikings, quand ils sont en santé. Un peu de profondeur pour alléger le travail de tout le monde est souhaitable.

En bref, il y a des manques pas mal partout chez les Vikings et il faut reconstruire. Donc un repêchage intelligent, appuyez la progression des jeunes bons éléments (Ponder, Harvin) et épauler les meneurs de jeux en défensives (Allen, Henderson) pour leur éviter d’être surtaxés sur le terrain et d’hypothéquer leur longévité durant la saison. Beaucoup de pain sur la planche pour les Vikes.

Bears de Chicago
Fiche 2011 : 8-8


Les blessures ont coupé court à la saison intéressante et compétitive des Bears. Sans Cutler et avec Matt Forte sur une jambe, les Bears n’avaient plus de chances de se faufiler en séries et ils doivent composer avec la réalité que la NFC Nord ne pardonne pas les faux pas.

En offensive, c’est la vie après Martz et il faut se distancer de son attaque complexe qui n’était pas du tout articulée autour des forces de Jay Cutler qui est plutôt un quart de la vieille école. Un gros bras, un gros ego, quelques décisions coûteuses, mais beaucoup de passes qui vont vous jeter la mâchoire au sol. Il faut donc lui trouver une belle grosse cible qui ira jouer dans le trafic, un vrai receveur numéro un qui ouvrira le terrain pour tous les autres receveurs des Bears qui ont du potentiel, mais qui ne seront jamais des vedettes qui nécessitent une attention constante. Mais ajouter un Vincent Jackson (par exemple) dans l’équation et soudainement Johnny Knox et Devin Aromashodu deviennent de belles alternatives qui pourront manœuvrer un peu plus à leur aise sans la pression du meilleur couvreur de l’équipe adverse. Qui plus est, un vrai receveur numéro permettra aux Bears d’arrêter d’essayer d’envoyer Devin Hester jouer dans le trafic alors qu’il est incapable de se démarquer avec ses tracées de passes. Hester est un athlète formidable, mais il n’a pas la vision du jeu nécessaire pour être un receveur productif dans la NFL. Et comme les ‘bubble screen’ ne sont pas très efficaces chez les pros, Hester n’est rien de plus qu’une distraction sur le terrain en tant que 2e ou 3e receveur. Il faut donc le reléguer au rôle de 4e ou même 5e receveur, actif dans les situations évidentes de passes avec des potentiels ‘busted coverage’ et surtout, lui donner de l’énergie pour avoir de l’impact sur les unités spéciales. C’est là qu’Hester influence le plus l’issue du match. Un gros receveur provoque tout cela pour les Bears. Sinon, remplacer Marion Barber par des jambes plus jeunes serait intéressant. Forte est un cheval de bataille donc lorsqu’il joue les occasions sont plus rare et malgré tout, Barber n’a pas été très impressionnant. On s’attendait à plus. Protéger Jay Cutler sera aussi vitale pour les Bears qui n’ont pas présenté une ligne offensive très compétente en 2011. Dans les schémas complexes de Martz, Cutler devait en plus composer avec une pochette réduite et surtout très courte. Un gros centre et des joueurs d’impacts sur la ligne seront sur la liste d’épicerie des Bears durant la saison morte.

En défensive, le gros du travail est fait. Les deux premiers niveaux performent très bien avec un mélange efficace de pression et de couverture de zone et avec des gros playmakers comme Julius Peppers, Lance Briggs et Brian Urlacher, les deux premiers niveaux sont expérimentés, en santé et efficaces. Si on injecte un peu de jeunesse pour préparer la suite des choses la continuité sera intéressante pour les Bears. Par contre, la tertiaire aurait besoin de renfort, surtout au niveau des demis de coins. Les gros jeux devant eux couvrent un peu les lacunes, mais quand les quarts adverses dominent, les Bears paraissent bien mal dans les zones profondes. Mais sinon, la défensive des Bears était la clé du succès en 2011 et ils ont presque surpris de bonnes équipes grâce à celle-ci, incluant l’handicap qu’était devenu Caleb Hennie aux commandes de l’offensive.

En bref, on ajuste l’offensive autour des forces de Cutler, on oublie le passage de Mike Martz dans la ville des vents et on continue le bon travail avec la ‘blue collar defense’ des Bears. La plupart des éléments sont déjà en place, les Bears seront compétitifs en 2012.

Lions de Detroit
Fiche 2011 : 10-6


Saison Cendrillon (ou presque) pour les hommes de Jim Schwartz. Avec Stafford qui explose les 5000 verges et Calvin Johnson qui meuble les jeux spectaculaires a toutes les semaines, y’a de quoi être optimiste pour les Lions. Un retour en série après des années de vache maigre, il y a beaucoup de bien sur lequel construire et des besoins bien ciblés pour l’avenir.

En offensive, il faut absolument trouver une solution viable et à long terme pour porter le ballon une vingtaine de fois par match. Jahvid Best est incapable de rester en santé, Kevin Smith est une belle histoire, mais souffre du même problème et le choix de deuxième ronde de l’an passé, Mikel Leshoure, n’a jamais foulé le terrain encore, blessé lui aussi. Les Lions ont essayé tant bien que mal de boucher le trou et d’offrir un deuxième temps à l’attaque, mais y’a rien à faire, les Lions ne sont pas capable de courir de façon constante et force l’offensive à passer exclusivement par le bras de Stafford qui, heureusement, a réussi à se tenir en forme toute la saison. Avec même pas 100 verges en moyenne au sol par match, c’est une performance médiocre qui se doit d’être corrigé le plus rapidement possible. D’ailleurs, un peu de renfort sur la ligne offensive ne serait pas un luxe non plus, faciliter la vie de quiconque sera le coureur désigné pour la saison 2012. Sinon l’offensive aérienne se porte bien. Nate Burleson ne rajeunit pas, mais Titus Young est plein de belles promesses et pourrait bien devenir le second de Megatron dès l’an prochain. Donc vraiment, l’offensive des Lions est respectable, mais unidimensionnelle, c’est bien un temps, mais éventuellement il faut élargir pour conquérir.

En défensive, c’est simple, il faut empêcher les équipes adverses de marquer à volonté. Les Lions sont dans le dernier tiers de la NFL dans les deux registres défensifs et c’est surtout à cause de leur grande agression sur la ligne défensive. À ce niveau, rien à redire, Ndamukong Suh, Cliff Avril, Kyle Vanden Bosch et le jeune Nick Fairley feront frémir l’an prochain aussi, aucun doute là-dessus. Le problème réside plutôt au niveau de la tertiaire. Les Lions ont besoin d’un playmaker dans les zones profondes, que ce soit un Safety ou un demi de coin, il faut quelqu’un pour patrouiller ces zones et établir une menace constante d’interception. Personne n’a peur d’attaquer la tertiaire des Lions et même si le front défensif terrorise tout le monde, la vie devient drôlement plus simple quand tu peux envoyer des lobes à tes receveurs qui vont gagner immanquablement les duels à 1 contre 1. Pourquoi ne pas envoyer la banque vers Courtland Finnegan ? On propose ça comme ça. Sinon, un peu de support à Stephen Tulloch chez les secondeurs serait le bienvenu, surtout pour la couverture de passe. Les Blitz fonctionnent bien, mais les formations de zones sont plutôt poreuses chez les Lions, c’est à corriger.

En bref, un porteur de ballon et du mordant en défensive. Ça, plus une belle continuité sur les morceaux déjà en place et les Lions seront dans la course pour un bon moment dans la NFC Nord, malgré la suprématie des Packers. Qui plus est, Megatron est un robot fabriqué pour gagner des matchs de football, donc ça aide.

Packers de Green Bay
Fiche 2011 : 15-1


Avec une fiche de 15-1, c’est difficile de demander mieux n’est-ce pas? Sauf que les têtes fromagères ont été exposées par les Giants en série et c’est clair que l’organisation cherchera à ne pas se faire jouer le même tour deux ans de suite. Pour se faire, il y a quelques lacunes à corriger.

En offensive, la ligne offensive des Packers doit se trouver une stabilité et surtout une ancre pour donner le ton. Josh Sitton est l’un des meilleurs gardes de la NFL, mais il ne peut pas faire seul, surtout avec un quart mobile derrière lui et un jeu de course suspect. Les Packers doivent donc se magasiner des ailiers des deux côtés et espérer trouver un joueur d’impact. Même son de cloche au centre. Les Packers se sont fait ridiculiser par le front défensif des Giants et c’est clair que Mike McCarthy et ses hommes seront en mode prioritaire pour gonfler cette ligne. Sinon, déterminer une direction au niveau des porteurs de ballon serait le bienvenue. Ça manquait beaucoup de constance et peut-être que les Packers devraient plus se tourner vers un partant clair au lieu d’un comité selon le rythme du match. Sinon pour le reste, peut-on vraiment mettre un doute sur Rodgers et son groupe de receveurs? Les Packs ont offert un contrat à Jermicheal Finley, ce qui était la bonne décision, donc pour le reste on continue dans la bonne voie. Jennings est sous-estimé malgré sa constance et son excellent jeu des dernières années et Jordy Nelson émerge comme une solide deuxième option. Les Packers vont mettre sur le terrain, encore une fois, toute une offensive aérienne en 2012.

En défensive, faut clairement augmenter la constance. Les Packers sont des opportunistes dans l’âme et souvent, les gros jeux contre eux finissent par faire mal. Pour aider ça, entourer BJ Raji aimerait bien de l’aide sur les deux côtés de la ligne défensive. Ryan Pickett est bon, mais ce n’est pas non plus un DE qui fait tourner bien des têtes. Raji est un cheval de bataille et avec du support, la ligne ferait des ravages. Sinon, on aime beaucoup les vedettes que les Packers ont en défensive. Les Matthews, Collins, Williams et Woodson font des gros jeux et commandent un certain respect chez les équipes adverses. Le problème, c’est qu’avec des joueurs vedettes tu dois aussi présenter des joueurs de supports de qualité sinon les offensives adverses vont simplement contourner les vedettes. C’est un peu ce qui arrive aux Packers et c’est aussi comme ça qu’on peut régler le problème. Amener de jeunes joueurs pour faire la rotation, chercher de la profondeur et développer ce monde autour des forces des grosses vedettes autour. Sinon, la défensive est en santé, expérimentée et explosive. Il faut juste balancer le tout.

En bref, on oublie la défaite contre les Giants et on cherche à débuter 2012 avec une ligne offensive bonifiée et de la continuité. Après tout, après une saison presque parfaite on ne peut pas vraiment se plaindre de l’équipe que l’on présente sur le terrain.

mercredi 22 février 2012

Nouveau contrat pour Jermichael Finley

Le tight end demeurera à Green Bay pour deux autres saisons.

Les Packers ont pu éviter d'utiliser leur franchise tag sur Finley en lui faisant signer un contrat de deux ans d'une valeur de 15 M$. Il aurait gagné 5.4 M$ en 2012 s'il avait été désigné joueur de concession. Les deux parties sortent gagnantes, Finley fera une belle passe d'argent tandis que les Packers pourront utiliser le tag pour quelqu'un d'autre. Le centre Scott Wells semble un candidat intéressant mais l'équipe pourrait tenter un tour de passe-passe impliquant Matt Flynn. En assignant le tag à Flynn, le Pack pourrait tenter de l'échanger. Sa nouvelle équipe pourrait ensuite le signer à long terme. C'est la technique Matt Cassel.

Finley a connu une saison acceptable en 2011 avec 55 catches, 767 v et 8 touchés mais on s'attend à davantage de sa part. Il a le talent athlétique et les coéquipiers nécessaires pour rivaliser avec Rob Gronkowski...


mardi 1 mars 2011

Lock-out dans la NFL: la situation actuelle

Plus que quelques heures avant l’expiration de la convention collective entre joueurs et propriétaires dans la NFL. Malheureusement, le lock-out semble inévitable. Dans le premier d’une série de trois articles sur le sujet, JR essaie d’abord de tirer des conclusions sur le modèle d’affaires dans la NFL à partir des seuls états financiers rendus publics, soit ceux des Packers de Green Bay.

Les propriétaires de la NFL protègent jalousement leurs chiffres, mais dans tout cet univers de secret, les champions du Super Bowl sont l’exception. Entité publique, officiellement à but non lucratif, les Packers appartiennent à plus de 100 000 personnes, la plupart des fans de la région immédiate de la Baie Verte. L’équipe n’a donc pas le choix de déposer publiquement un rapport financier et il est instructif de le regarder pour en tirer quelques conclusions d’ensemble. Évidemment, chaque équipe est différente et les Packers évoluent dans un mini-marché, mais l’analyse de leurs états financiers permet quand même de déceler quelques données intéressantes sur le fonctionnement de la grosse Business qu’est la NFL.

Précisons une chose tout de suite pour ceux qui ne sont pas familiers avec la comptabilité. Les états financiers analysés ici sont ceux de l’exercice de 12 mois terminé le 31 mars 2010. Ils couvrent donc la période allant du 1er avril 2009 au 31 mars 2010, soit la saison de football de l’automne 2009. Vous aurez compris que les chiffres du dernier automne de football ne seront disponibles qu’après le 31 mars 2011.

-Les revenus-

On constate d’abord que les revenus sont à la hausse dans la NFL. Les champions du Super Bowl ont généré des revenus de 257.8 millions de dollars pour l’exercice terminé le 31 mars 2010, une progression de 18 % en 3 ans. Environ 60 % de ceux-ci proviennent de la ligue, soit 100 M$ des contrats de télé et un autre 45 M$ des commanditaires nationaux. On présume que ce montant est assez semblable pour toutes les équipes. Les contrats de télé avec CBS, Fox et NBC prendront toutefois fin en 2011 et seront certainement renouvelés à la hausse. Les proprios ne le diront pas trop fort, mais les cotes d’écoute des dernières séries éliminatoires devraient contribuer à faire encore plus sonner les caisses enregistreuses dans le futur.

Sur les revenus générés localement, il y a plus de disparités. À Green Bay, ces revenus totalisent près de 100 M $ répartis également entre les commanditaires et la vente d’articles promotionnels locaux d’un côté et la vente de billets de l’autre. Évidemment, à ce chapitre, les clubs de New York ou les Cowboys sont dans un autre monde. Mais malgré le micro marché, les Packers se tiennent dans la masse. Forbes évalue d’ailleurs qu’ils sont au 15e rang pour les revenus générés. Donc, les joueurs ont tort de dire qu’en raison de sa faible population, Green Bay ne représente pas adéquatement les autres équipes au niveau financier.

Deux dernières remarques sur les revenus. Les ventes de billets ne représentent qu’environ 20 % des revenus totaux des Packers. Au hockey, même pour des clubs riches comme le CH et Toronto, c’est le revenu dominant. Et sans trop m’avancer, je dirais que c’est probablement aussi le cas pour le basket et le baseball. Finalement, avec une population métropolitaine semblable à Sherbrooke et seulement 10 matchs locaux (incluant la pré-saison), la région de Green Bay réussit à générer 100 000 000 $ en revenus locaux. Phénoménal!

-Les dépenses et les profits-

La dépense principale des Packers, ce sont évidemment les salaires. Ceux-ci, et c’est au cœur du conflit, grimpent en flèche. Depuis, la signature de la dernière convention collective, ils ont effectué un bond spectaculaire, passant de 110 M$ à 160 M$. Et ça c’était pour la saison 2009, on présume que la dernière année sans plafond salarial a été encore plus dispendieuse. Précisons qu’on parle ici de salaires ET bénéfices marginaux. Les bénéfices marginaux représentent les déductions à la source (partie employeur) qui doivent être remises au gouvernement ainsi que les coûts liés aux assurances santé et autres attentions qui ne sont pas inclues au plafond salarial. C’est ce qui explique une dépense salariale de 160 M$ alors que le plafond pour la saison 2009 était fixé à 127 M$. La hausse des coûts liés aux salaires des joueurs est évidemment semblable dans la grande majorité des 32 équipes de la NFL, la plupart d’entre elles dépensant le maximum qui leur est alloué. Les autres dépenses, sur lesquelles nous n’avons que peu de détails, sont stables et totalisent 90 M$ à Titletown, USA.

Tout ceci laisse aux Packers, un bénéfice d’exploitation de 9,8M$. En comparaison, à la première année sous le contrat de travail actuel (exercice financier terminé le31 mars 2006), ce bénéfice d’exploitation était de 34,2 M$, alors qu’il se situait aux environs de 20 M$ pour les exercices 2007 et 2008. Le profit réel, « la ligne du bas », une fois les provisions fiscales et boursières comptabilisées s’élevait quant à lui à 5.2 M$ au 31 mars 2010 (21.9 M$ au 31 mars 2006). Avant de tirer des conclusions pour l’ensemble de la ligue, il faut toutefois noter que s’ils sont dans la moyenne au niveau des revenus, les Packers sont en queue de peloton pour les profits. Selon Forbes, ils pointent au 27e rang. Ceci s’explique probablement par le système de partage des revenus duquel nous parlerons dans un prochain article. La conclusion sur les résultats est donc que les bénéfices sont en baisse constante, car la charge salariale augmente plus rapidement que les revenus.

-Le nouveau problème, la dette-

Bien que moindre qu’avant, ce bénéfice net de 5.2 M$ peut sembler tout à fait acceptable, mais il faut faire attention. Il inclut les intérêts, mais pas les remboursements de capital qui doivent être faits sur la dette, l’hypothèque sur le nouveau stade le plus souvent. A ce chapitre, les Packers, comme quelques autres clubs dont les stades furent payés par les contribuables, s’en tirent bien. Mais le modèle a changé, les finances publiques de plusieurs villes et états sont dans le rouge et l’époque où les proprios n’avaient qu’à claquer des doigts pour se faire construire un amphithéâtre sur le bras est révolue. Sauf à Québec, mais ça c’est un autre débat!! Pour être honnête, il faut dire que ces villes américaines ont déjà une équipe, ce qui n’est pas le cas de la vieille capitale. Mais revenons au football pour dire que les clubs doivent de plus en plus assumer eux-mêmes le financement de leurs infrastructures, ce qui occasionne des dettes importantes. Forbes estime que les remboursements en capital sur la dette s’élèvent en moyenne à 20 M $ par club. Ici, c’est très variable selon les équipes. Certaines n’ont pratiquement pas de dettes alors que d’autres doivent assumer de forts paiements, parfois de l’ordre de 50 000 000 $ annuellement. Lorsque les proprios parlent des risques qu’ils assument, c’est principalement ces paiements (nouveaux dans l’univers de la NFL) qu’ils ont en tête.

J’espère que ce tour d’horizon vous a éclairé un peu plus sur les finances types des équipes de la NFL. Dans les 2 prochains articles de cette série sur le lock out, nous plongerons plus directement dans le conflit, d’abord en examinant les points de discorde entre les parties puis en concluant sur les impacts qu’aura ce conflit de travail.

samedi 7 août 2010

Les Miettes du Samedi: Russell Okung, CJ Spiller, Donald Driver et plus...

On a une solide fournée de miettes pour commencer votre weekend: Okung et Spiller signent leur contrat, Driver sera un Packer à vie et plus...

-Tous les choix de première ronde de la NFL sont maintenant sous contrat! Russell Okung (LT, Seahawks) et CJ Spiller (RB, Bills) en sont venus à des ententes avec leurs équipe respectives hier. Okung (6e choix global) a signé un contrat de six ans d'une valeur maximale de 58 M$ (avec beaucoup de bonis!), le montant garanti est de 29 M$. Okung devra remplir les gigantesques souliers de Walter Jones à Seattle mais il a le talent pour réussir ce mandat. Quant à Spiller (9e choix global), il est l'heureux détenteur d'un contrat de 5 ans, 25 M$ avec un beau 20,8 M$ garanti. Spiller luttera pour du temps de jeu avec Freddy Jackson et Marshawn Lynch à Buffalo. C'est l'fun que tous les premiers choix aient signé leur contrat, ils pourront entreprendre la saison à pleine pine et ça agrémente le spectacle.

-Donald Driver, un de nos favoris, a signé une prolongation de contrat avec les Packers. Il est donc lié à l'équipe jusqu'à la fin de la saison 2012, il aura alors 38 ans. On ne connait pas les détails financiers de l'entente mais on est content que Donald reste à Green Bay.

-Une étrange histoire: un choix de 3e ronde des Colts, Quinn Pitcock, qui prend sa retraite pour s'adonner à sa passion des jeux video.  Or, ce n'était pas une passion, mais plutôt une dépression.  Le revoilà qui ressurgit avec les Seahawks.  On lui souhaite bonne chance.

-Pour ceux qui ne le savent pas, Isaac Bruce a été invité par les Bears pour donner un coup de main aux receveurs de l'équipe. Quelle bonne idée. La présence de Bruce s'inscrit dans un programme visant à initier les joueurs noirs retraités aux rudiments du coaching.  Le genre de programme qui doit horripiler Rush Limbaugh. On adore Issac Bruce et on hait Rush Limbaugh.

-Kenny Britt: beaucoup de potentiel mais peu de jugeote. Il a été arreté pour conduite sans permis...

-Man, une histoire typiquement Irvin-esque. Le Playmaker refuse d'enlever son blazer jaune après son introduction au Temple de la Renommée, même lorsqu'il s'agit de s'acquitter de son devoir conjugual. Wow. On tente l'expérience ce soir avec notre ceinture jaune de judo. 

-Section Réjean Tremblay: les 10 athlètes les mieux habillés. Devinez qui est #1...(indice: ce n'est pas Patrice Brisebois).

-Notre ami Simon Bussières mène sa campagne annuelle pour que Vidéotron ajoute le NFL Network à sa sélection de postes. Joignez-le dans sa croisade.


mercredi 4 août 2010

Les Camps 2010 sous la Loupe: la NFC Nord

Nous terminons notre tournée des camps avec une division pleine de vedettes et de belles rivalités, la NFC Nord.

-Bears de Chicago-

La grande question: Mike Martz?!!

L'arrivée de Mike ‘I’m much smarter than you’ Martz comme coordonnateur à l'attaque repart l’éternel débat entre l’œuf ou la poule. L’architecte du Greatest Show on Turf avait en main un arsenal offensif d’autre moins 4 Hall of Famers (Bruce, Holt, Warner, Faulk), ce qui fait dire à plusieurs que Martz n’était en fait qu’une simple poule. Il serait toutefois injuste de conclure que ses passages à Detroit et San Francisco furent désastreux. L’attaque aérienne des Lions a nettement progressé sous ses ordres, comme en fait foi la première et unique saison de 4000 verges de Jon Kitna. En l’espace de 2 saisons, l’équipe a progressé du 26e au 9e rang au chapitre des verges par la passe…pour ensuite replonger au 24e rang après le départ de Martz. Idem pour son court passage avec les Niners: avant son arrivée, l’équipe était bonne dernière de la pour les verges par la passe et les points comptés. En une seule saison, les Niners ont progressé au 13e et au 22e rang à ces deux chapitres. Même avec des QB plutôt médiocres (Kitna, O’Sullivan, Hill, Smith) Martz a su cuisiner des brigades offensives presque potables. Ajoutez maintenant Cutler, de l’huile et du persil, me semble qu’y a moyen de faire quelque chose de bon.

Les luttes à surveiller

C’était écrit dans le ciel: la signature d’Orlando Pace a été un désastre. Sa blessure en fin de saison a au moins l’avantage de révéler le talent de Chris Williams, qui sera le LT partant. Pace a depuis reçu son 4%. Plusieurs lutteront pour les postes de WR derrière Devin Hester: Earl Bennett est sensé avoir un avantage comme WR2 vu que lui et Cutler sont buddies depuis l’époque de Vanderbilt. Devin Aromashodu - fort de 3 bons matchs en 5 saisons – devrait être le WR3, mais Johnny Knox et Rashied Davis pourraient mêler les cartes. Ceci dit, on ne parle pas de gros chars…La recrue Major Wright (cousin de Minor Wrong) pourrait s’insérer comme nickelback, mais on pourrait aussi le voir comme FS ou SS en cas de blessure. Finalement, les Bears ont un truckload de TE: après avoir signé Brandon Manumaleuna (un pur blocking TE), on se demande bien qui de la recrue Kellen Davis, du vétéran Desmond Clarke ou du décevant Greg Olsen survivra à la purge. On gage un vieux deux que Olsen sera échangé d'ici la fin du camp.

-Lions de Detroit-

La grande question: à l’instar des diamants, la médiocrité des Lions est-elle éternelle?

Le problème avec les hauts choix de première de ronde, c’est qu’ils offrent un rapport qualité-prix médiocre qui force l’équipe à faire des sacrifices ailleurs au profit de joueurs potentiellement talentueux mais somme toute surpayés. Les Pats – qui, eux, préfèrent accumuler les choix de 2e ronde – le savent depuis bien longtemps. Mais je digresse…Aucun des 40 joueurs repêchés par Matt Millen entre 2002 et 2006 n’est encore avec les Lions, ce qui en dit long sur l’effort de reconstruction. Tout repose donc sur les frêles épaules de Matthew Stafford, qui a connu une première saison désastreuse, écourtée par une blessure à l’épaule (2267 verges, 13 TD, 20 Int). Les Lions seront mieux outillés en 2010: Burleson, Pettigrew, Best, ce qui devrait donner plus de punch de l’attaque. Mais remarquez ici l’emploi du conditionnel. Quand c'est rendu qu'on s'excite de l'arrivée de Nate Burleson...En défense, ça demeure un exercice de patchage.

Les luttes à surveiller

Kevin Smith et la recrue Jahvid Best devraient former le comité de RB, mais considérant la vilaine opération que Smith a subie au genou, les chances sont fortes de voir le rapide Best prendre les commandes. Avec la signature de Tony Scheffler et le choix de Brandon Pettigrew l'an dernier, le 2-TE-set devrait être plus souvent utilisé, ce qui, combiné à la signature de Burleson, pourraient sonner le glas pour le putride WR Bryant Johnson. En défense, le vétéran Kyle Vanden Bosch a évidemment un poste assuré. Cliff Avril, Jared DeVries, Turk McBride et Jason Hunter devraient lutter pour le dernier poste de DE. Plusieurs postes sont ouverts dans la tertiaire, mais à noter le retour d’une vieille fixture, l’ineffable Dre Bly. Finalement, tout indique que le holdout de Ndamukong Suh va s’éterniser, ce qui réduira d’autant son impact en 2010. C’est bien dommage.

MISE À JOUR : Notre ami Sue est finalement sous contrat avec les Lions. Un beau bravo.

-Vikings du Minnesota-

MISE À JOUR: le texte fut écrit avant que Favre n'annonce sa Nième retraite. Si ça ne vous dérange pas, on va continuer comme si de rien n'était.

La grande question: Lord Favre pourra-t-il répéter l’exploit en 2010?

À l’exception du soap-opera qui précédé son arrivée au Minnesota, Lord Favre a connu une saison admirable en 2009: plus de 4000 verges, mais surtout 33 TD pour seulement 7 interceptions, un ratio étonnant pour un QB vieillissant qui a construit sa légende en prenant beaucoup, mais vraiment beaucoup de risques. La vengeance cosmique des Football Gods fut brutale, sous la forme d’une passe insensée dudit Lord en fin de match qui a mis fin aux espoirs des Vikings en finale de la NFC. La légende se remet encore d’une opération à la cheville gauche et la ligne offensive, jadis un point fort, commence à montrer des signes de faiblesse et de vieillissement. Difficile à dire si Favre pourra maintenir la cadence pendant une saison complète si les sacks commencent à s’accumuler à un rythme effréné. Les Vikings demeurent bien pourvus en arsenal offensif, ce qui devrait aider Lord F. a garder son sourire grisonnant...

Les luttes à surveiller

Les Vikes ont signé le CB Lito Sheppard pour compenser l’absence prévue de Cedric Griffin (ACL pété). Le choix de 2e ronde, Chris Cook, pourrait bien voler la job de Benny Sapp comme nickelback, mais certains chuchotent qu’on pourrait faire de lui un safety. C’est d’ailleurs le maillon faible des Vikes: Madieu Williams et Tyrell Johnson sont des safeties plutôt ordinaires et Madieu est un prénom assez loufoque. Jamarca Sanford, un choix de 7e ronde en 2009, pourrait potentiellement voler la job de Johnson. La gigantesque recrue, Chris DeGeare, luttera avec Ryan Cook pour un rôle de backup sur la ligne offensive. Le poste du RG partant Anthony Herrera pourrait d’ailleurs être en jeu.

-Packers de Green Bay-

La grande question: c’était quoi l’problème avec leur ligne offensive?

Jusqu’au milieu de la saison 2009, la ligne offensive du Pack était la risée de la NFL. Après les 8 premiers matchs, Aaron Rodgers avait subi pas moins de 37 sacks. Yikes! Puis, par un beau matin ensoleillé, les choses se sont replacées; les Eskimos du sud n’ont accordé que 13 sacks par la suite. Apparemment, les coupables étaient la recrue T.J. Lang mais surtout le RT Allan Barbre. L’arrivée du vétéran Mark Tauscher comme RT est venu stopper l'hémorragie. Mais les Packs ont eu leur leçon: ils ont repêché le tackle Bryan Bulaga en 1ère ronde, tout en re-signant Tauscher et le LT Chad Clifton.

Les luttes à surveiller

Ledit Bulaga pourrait commencer la saison comme RT, mais certains chuchotent que les postes de Tauscher, Clifton et Josh Sitton (RG) sont déjà assurés. Quant au putride Barbre, il tentera de déloger Daryn Colledge au poste de LG. Le punter Jeremy Kapinos a offert une performance turbo-merdique en 2009, et c’est pourquoi il est aujourd’hui sans emploi. Tim Masthay et Chris Bryan (un footballeur australien!) convoitent son poste. Le TE JerMichael Finley pourrait brouiller les cartes au poste de WR3 dans un rôle de composition, ce qui risque de rendre James Jones et Jordy Nelson plutôt nerveux. La recrue CB Sam Shields pourrait se tailler une place, mais sa performance comme punt returner sera le facteur élément déterminant. Son nom semble d'ailleurs tout droit sorti du Random Name Generator de Madden.

Fait à noter: A.J Hawk (LB) est décent contre la course mais mauvais contre la passe, si bien que le 5e choix global en 2006 ne fait plus partie de la formation Nickel. Peut-être sa dernière saison comme partant à Green Bay. Il n'est pas très beau non plus...

samedi 17 juillet 2010

Les Miettes du Samedi: Johnny Jolly, Sam Bradford et plus...

Une solide batch de miettes pour débuter le weekend: méga-suspension pour Jolly, Bradford s'approche d'un contrat record et plus...

-Johnny Jolly (DE, Packers) a été suspendu par la NFL pour toute la saison 2010 au MINIMUM, la suspension étant de durée indéfinie! Jolly pourrait être réintégré après le prochain Super Bowl. Il est présentement accusé de possession de plus de 200 g de codéine suite à une arrestation en juin 2008, il est passible de 20 ans de prison pour cette offense. Selon Jason LaCanfora du NFL Network, il est possible que la suspension ait été causée par autre chose que cette affaire. Hmm, ça risque de prendre un bout de temps avant qu'on revoit Jolly dans la NFL. Celui-ci avait perdu son poste de partant au profit de Ryan Pickett l'an dernier.

-Adam Schefter d'ESPN rapporte que les Rams et le clan de Sam Bradford devraient s'entendre sur les termes d'un contrat avant le début du camp le 28 juillet. Selon Schefter, ce contrat serait le plus gros contrat de recrue de tous les temps, avec une valeur maximale oscillant entre 45 et 50 M$. Wow. Les Rams ne veulent vraiment pas que Bradford rate le camp et ils sont prêts à payer pour s'en assurer. Matt Stafford a signé pour 41,5 M$ avec les Lions l'an dernier, un contat de 50 M$ marquerait une augmentation substantielle. Vivement un rookie cap!!!

-Terrell Owens continue à faire jaser et son agent, Drew Rosenhaus, se dit heureux de l'intérêt que son client suscite. C'est vrai que le nom de TO circule beaucoup mais on n'a pas l'impression qu'il y a tant d'intérêt que ça...

-Adrian Peterson a déclaré à un journaliste de Minneapolis qu'il n'avait pas l'intention d'exercer de la pression pour obtenir un nouveau contrat cette année. Il faut préciser que contrairement à Chris Johnson (choix de 2e ronde), AP a été choisi au 7e rang global et qu'il a déjà une solide entente en poche. Il gagnera 3.64 M$ en 2010 et un beau 10.72 M$ en 2011. C'est pas rien mais il est clair que le Jésus Mauve a l'intention de briser la banque plus tôt que tard.

-Le garde Logan Mankins continue à demander un contrat à long terme et les Patriots continuent à lui refuser. En fait, l'agent de Mankins dit qu'il n'y a eu aucune négociation entre les deux parties. Il faut dire que le garde émérite n'a pas beaucoup de pouvoir de négociation car il est agent libre avec compensation...On voit mal les Pats céder à ses demandes mais en même temps si Mankins faisait la grève, l'équipe s'ennuierait de lui et surtout de sa barbe.

-Ce n'est pas l'imminence d'un lockout qui va inciter les joueurs de la NFL à ralentir leur train de vie, non monsieur. Mike Freeman de CBS Sports nous donne plusieurs exemples de joueurs qui dépensent comme des fous et il semble que ce soit assez généralisé. Les joueurs n'ont visiblement pas appris la leçon de la NBA. Lors du lockout de 98-99, les joueurs de basket ont du plier l'échine devant les propriétaires car ils avaient dépensé tout leur argent et devaient recommencer à travailler...

mercredi 9 juin 2010

Aaron Rodgers n'appréciait pas du tout Tony Kornheiser

Dans un moment d'honnêteté comme on en voit rarement, le quart-arrière des Packers déverse son fiel sur Kornheiser et d'autres personnalités d'ESPN.

Le court séjour de Tony Kornheiser au Monday Night Football a été critiqué de toute part et Aaron Rodgers ne fait pas exception. Lors d'une entrevue à la station de radio ESPN de Milwaukee, Rodgers en avait long à dire sur Tony K: «Savez-vous qui était meilleur que Kornheiser? Dennis Miller était dix fois meilleur. Miller était un excellent humoriste mais il fut un des pires participants au MNF mais il était quand même dix fois meilleur que Kornheiser. Miller était drôle. Tony n'était pas drôle du tout. Il ne faisait aucune recherche. (…) On allait en meeting avec Tony et il posait toutes sortes de questions qui n'avaient rien à voir avec le match qui s'en venait ou quoi que ce soit qu'on faisait». Mais encore, Aaron? «Je ne le trouve pas drôle. Je ne le trouve pas perspicace (insightful). Je pense que finalement il ne connait rien au sport».

Wow. Bravo pour ta franchise, Aaron. On ne se souvient pas d'une autre incidence où un joueur a démoli un journaliste de la sorte. Il y a eu des confrontations de vestiaire mais on a rarement vu des trucs du genre. Il a clairement raison, Korny était affreux au MNF et on est heureux qu'il n'y soit plus...

Rodgers trouve que le descripteur Mike Tirico est bien préparé mais même Ron Jaworski trouve peu de faveur à ses yeux. L'ami Aaron dit que Jaworski a botché un reportage pré-repêchage portant sur la technique du #12 et que quand Rogders l'a confronté à ce sujet, Jaws est devenu tout têteux...

On ose à peine imaginer ce qui se produirait si un joueur du Canadien s'ouvrait la trappe et disait que Benoit Brunet dit n'importe quoi ou que Pierre Houde ne connait rien au hockey...La ville prendrait un mois à s'en remettre!

dimanche 6 juin 2010

Les Miettes du Dimanche: un brunch de petites nouvelles.

Voici une dose de varia footballesque pour accompagner votre dimanche matin. On y parle entre autres d'un scandale sexuel en puissance chez les Packers...

-Un joueur des Packers est sous enquête pour agression sexuelle mais on ne sait pas encore de quel joueur il s'agit. Le tout se serait produit lors d'un party dans la nuit de vendredi à samedi. Sept joueurs ont été interviewés par la police, six furent innocentés: Matt Flynn (QB), Josh Sitton (G) , Korey Hall (FB), Brad Jones (LB), Clay Matthews (LB) et Khalil Jones (S). Le septième, Monsieur X, aurait admis avoir eu des contacts avec ses victimes (il y en a deux, apparemment) mais il affirme avoir eu leur consentement. Un mystère à suivre! MISE À JOUR: il semble que le joueur soupçonné est le demi de coin Brandon Underwood. Nous non plus on ne le connait pas.

-Les Bills ont fait signer un contrat de deux ans au linebacker Reggie Torbor, anciennement des Dolphins. Les spécialiste des unités spéciales a entrepris deux matches avec les Fins l'an dernier et a réussi 37 tackles.

-Bill Polian, DG des Colts, a affirmé que ses deux principaux grévistes, Reggie Wayne et Robert Mathis, n'auraient fort probablement pas de nouveau contrat avant la saison 2010. Polian explique que le contexte actuel de saison sans plafond et l'incertitude sur la suite des choses l'empêchent de s'engager à long terme avec ces joueurs. C'est logique mais on doute que Mathis et Wayne se contentent de cette explication.

-Sam Bradford n'a toujours pas pratiqué avec les les partants lors des OTAs des Rams. AJ Feeley demeure dans le poste de #1 tandis que Bradford partage les snaps de la 2e unité avec Keith Null. Ça ne signifie pas que Bradford sera sur le banc pour commencer la saison mais ce n'est pas particulièrement bon signe non plus.

-Les Broncos ont une bonne ligne offensive et ils ont l'intention de la préserver. Ils ont donc fait signer un nouveau contrat de six ans pour 28 M$ au garde Chris Kuper. Celui-ci a 27 ans et il a débuté 15 matches pour le Denver l'an dernier. C'est toujours agréable de voir les héros obscurs de la ligne offensive être récompensés par de gros contrats.

-On sait tous que Peyton Manning étudie beaucoup de films de matches pour s'améliorer mais imaginez donc qu'il analysera tous ses snaps de 2009 pour trouver des failles dans son jeu et les corriger. Un gars dévoué!

lundi 10 mai 2010

Le repêchage 2010 sous la loupe: la NFC Nord

La NFC Nord est toujours une division intéressante et ce fut le cas au repêchage 2010, particulièrement du côté des Lions...

Bears de Chicago

Quand une équipe n'a pas de premier ou de deuxième choix, c'est difficile de réussir un coup d'éclat au repêchage. Donc c'était bien tranquille du côté des Bears. Leur choix du safety Major Wright (Florida) en 3e ronde fait bonne impression, celui-ci devrait bien performer dans le Tampa-2 du Chicago . Il possède de bonnes qualités générales (bons instincts, robustesse) mais on ne peut compter sur lui pour le homme-à-homme. Un bon choix de 3e ronde.

Le DE Corey Wooton (Northwestern) est aussi un choix honnête compte tenu de son rang (4e tour). Une blessure subie en 2008 lui a nui la saison dernière mais il demeure un joueur polyvalent doté d'un physique de premier ordre (6'6'', 270 livres) et un bon leader.

Les autres choix sont des «depth players» mais notons la sélection de Dan LeFevour (QB) en 6e ronde. Celui-ci a connu une turbo-carrière à Central Michigan, lançant pour 3438 v avec 28 TDs et 7 INT l'an dernier. Il pourrait être un flop total mais on a l'impression que ce gars-là a un certain avenir dans la NFL.

Les Bears ont fait du travail convenable avec les choix qu'ils avaient mais somme toute, l'impact immédiat sera minime. En plus, où sont les receveurs de passes? Ça n'aurait pas nui d'en choisir au moins un.

Notre cote: 2 Serge Amyot


Lions de Detroit

Deux ans après un saison de 0-16, les Lions sont en voie de sortir des bas fonds avec style.

Au 2e rang global, le Detroit a opté pour Ndamukong Suh (DT, Nebraska), le choix le plus «safe» du repêchage. Suh est un phénomène physique qui a des qualités ahurissantes: rapidité, robustesse, bon plaqueur, bonne tête sur les épaules. Tout un joueur qui devrait empêcher l'équipe de finir 32e en défensive une fois de plus.

Les Lions ont ensuite bougé pour avoir un second choix de 1e ronde en transigeant avec les Vikings. Ils ont donc pu choisir le porteur de ballon Jahvid Best des Golden Bears de California, un excellent outside runner, rapide et agile. On ne le voit pas comme un workhorse, il sera assurément utilisé en comité. Il demeure un bon choix car avec Calvin Johnson, les Lions auront deux menaces pour le long jeu. On verra Best dans les faits saillants très souvent.

Les choix subséquents sont moins spectaculaires mais le 3e choix Amari Spivey (CB, Iowa) devrait ajouter un playmaker à la pitoyable défensive détroïte. Il est athlétique et robuste, excellant en couverture de zone. Certains le voient comme un futur ballhawk.

Comme pour la plupart des équipes, les choix tardifs visent à ajouter de la profondeur mais on s'en voudrait de ne pas mentionne le 7e choix du Detroit: le retourneur de bottés, Tim Toone (Weber State). C'est un nom vraiment l'fun. Tim Toone! En plus, il fut le dernier joueur choisi au repêchage, lui conférant le titre de «Mr Irrelevant».

Les Lions ont ajouté des joueurs très prometteurs à leur formation et Suh vaut deux Serge à lui seul.

Notre cote: 4 Serge Amyot.


Packers de Green Bay

Le Pack a déjà une très solide équipe sans trop de besoins criants, ils ont donc pu opter pour de solides joueurs sans tenter de frapper des coups de circuit.

La direction des Packers se souvenait que quand Chad Clifton s'est blessé en 2009, Aaron Rodgers s'est fait sacker environ 15 fois par match. C'est là qu'entre en scène Bryan Bulaga (OT, Iowa), un gros gaillard qui ajoutera de la profondeur à la ligne avant de se trouver un poste permanent. Intelligent, fort, méchant, il possède même un gros face de taupin qui fittera super bien à Green Bay. On le voyait dans le top 10 alors au 23 rang, c'est une aubaine.

Un autre joueur de rotation s'ajoute en 2e ronde, le DT Mike Neal (Purdue). Le jeune homme manque de constance mais une couple de saisons à jouer en alternance devraient lui permettre de pallier à cette lacune. Neal est un bon plaqueur, un joueur fort et agile qui donnera du punch au milieu de la ligne défensive.

Le Green Bay a eu la main heureuse en 3e ronde avec le SS Morgan Burnett, issu de Georgia Tech. Un ballhawk très instinctif et agressif. On chuchote qu'il pourrait être partant assez rapidement.

Autre joueur intéressant acquis par les Packers: le RB James Starks (Buffalo, 6e ronde). Celui-ci a raté la saison 2009 au complet en raison d'une blessure mais il avait connu deux solide saisons auparavant. Il a longtemps été vu comme un choix de 2e ou 3e ronde...Un sleeper.

On aime bien les trois premiers choix du Pack, ces joueurs devraient contribuer dès 2010.

Notre cote: 3.5 Serge Amyot


Vikings du Minnesota

Une autre équipe qui n'avaient pas trop de besoins criants et qui a misé sur la profondeur. Ayant échangé leur premier choix aux Lions, les Vikes n'ont parlé que tôt en 2e ronde, optant pour le CB Chris Cook (Virginia). Un grand gars qui en a encore à apprendre mais qui pourra supporter les Winfield, Sheppard et Griffin qui ne rajeunissent pas. Cook est un bon athlète et il est rapide, un solide choix de début de deuxième tour. Il sera toutefois comparé à Patrick Robinson que les Saints ont repêché au 32e rang et que les Vikes auraient pu choisir au 30e choix...

Toujours en 2e ronde le Minesota s'est tourné vers Toby Gerhart, un RB blanc issu de Stanford. En plus d'être blanc, il a l'air d'un jeune homme très sérieux et plutôt talentueux. Il devrait être un bon coureur nord-sud capable de seconder Adrian Peterson.

Le DE Everson Griffin (USC) était vu par plusieurs comme un choix de 1e ou 2e ronde mai il a glissé jusqu'au Vikings en 4e ronde, principalement en raison de son attitude. Le jeune homme a la réputation d'être paresseux et indiscipliné. Cela dit, il est un excellent pass rusher et il pourra aider l'équipe comme substitut à Jared Allen ou Ray Edwards. Ça ressemble à un vol...

Aucun des trois messieurs nommés précédemment ne devrait être partants alors imaginez les autres. De la profondeur difficile à évaluer pour l'instant.

Le repêchage des Vikes n'est certes pas flamboyant mais on aime quand même le trio Cook-Gerhart-Griffen.

Notre cote: 3 Serge Amyot