jeudi 15 novembre 2007

Bilan de mi-saison: AFC Nord


Une division qu’on a toujours aimé grâce aux Steelers, aux Browns, parfois aux Bengals mais jamais les Ravens. Une division qu’on aime aussi pour les matches dans la bouette où la neige qu’elle nous offre à chaque année. Voyons maintenant ce que les équipes de l’AFC Nord nous ont offert jusqu’à maintenant…

Steelers de Pittsburgh
Les Steelers sont assez impressionants jusqu’à maintenant. Ratzenburger démontre cette saison toutes les qualités que les recruteurs lui avaient attribués moins une fracture de la yeule et une fracture du jugement. Avec 66% de matérialisation* combiné à 22 TD et 7 interceptions, Big Ben devient cette saison un quart de premier plan. Sans oublier ses courses électrisantes.

Le jeu au sol des Steelers continue d’être leur marque de commerce mais la turgescence du talent de Santonio Holmes, qui a pu profiter de l’absence d’Hines Ward (et le retour de celui-ci) font des Steelers une force majeure de l’AFC.

La défensive, autre marque de commerce du Pittsburgh torche en ta (comme dirait Serge Touchette), elle qui est première et contre la passe et contre la course. Ouch…On doit souligner l’émanescence du talent de James Harrison et de l’excellence de James Farrior tout en attendant impatiemment une première interception de Troy Poilumalu.

Nous avions prédit un 9-7 pour les Steelers en début de saison mais avec un calendrier restant comprenant des matches contre les Jets, les Dolphins, les Bengals et les Rams (ainsi qu’un très attendu duel avec les Satan-Patriots) d’ici la fin de la saison, on doit ajuster la prédiction à un solide 12-4.

Browns de Cleveland
Une mi-saison intéressante pour les Browns. Après avoir mis la main sur Brady Quinn, les spéculations allaient bon train à savoir quelle semaine verrions-nous le prodige de Notre Dame venir enflammer le cœur de Cleveland (en existe-t’il un ?) de ses prouesses sur le terrain…

Neni Brady. C’est plutôt un 6ième choix des Ravens en 2005 réclamé par les Browns le 20 septembre de la même année qui anime cette équipe. Derek Anderson. 20 touchés, 9 interceptions, en route pour une saison de 4500 verges. Wow. Mais Derek n’est pas seul, il peut compter sur l’explosion de deux joueurs à l’attaque, Braylon Edwards et Kellen Winslow. Ce dernier, qui se remet d’une micro-chirurgie à un genou particulièrement réussit, affiche déjà 700 verges et 4 touchés. Et que dire de Braylon Edwards qui lui aussi s’achemine vers une saison de 1500 verges en plus d’avoir déjà marqué 10 touchés.

Voilà les seuls points positifs de cette équipe puisque la défensive est tout simplement pathétique et inepte, étant la seule unité qui accorde plus de 400 verges par match dans toute la ligue. C’est l’équipe qui a donné le plus de touchés par la passe de la ligue (22).

Nous avions prédit en début de saison un 6-10 que nous devons absolument ajuster. Avec des matches à venir contre Houston, Arizona, les Jets , les Bengals et San Francisco, nous ajustons la prédiction à un beau beau 9-7.


Bengals de Cincinnati

Une autre débandade difficile à entrevoir au mois d’août fût bien celle des Bengals. Nous pensions que Marvin avait su trouver une manière de canaliser les énergies criminelles de cette équipe en un gros tube de victoires. Nous nous étions trompés. Les blessures à Rudi Johnson n’aidant en rien, cette équipe pue.

Carson Palmer a une bonne saison sur un plan fantastatistique** avec 2464 verges, un taux de matérialisation de 65% et 16 touchés. La tenue de Houshmandzadeh (719 verges, 10 TD) et de Chad Johnson (852 verges) profitent à Palmer (ou vice-versa).

La défensive n’a rien à envier à celle des Browns. Accordant une moyenne de 135 verges par la course à l’adversaire, elle est la seule défensive avec Cleveland a avoir accordé plus de 20 touchés par la passe. La défaite de 51-45 contre les Bruns résume tellement bien tout ça.

Nous avions prédit un burlesque 10-6 que nous devons ramener à un 7-9 dû à un calendrier pas si évident avec des matches contre Arizona, Tennessee, Pittsburgh et Cleveland entre autre.


Ravens de Baltimore
Les Ravens sont une des équipes les moins attrayantes, tout sport confondu. Ils ont des uniformes mauves avec un oiseau pseudo-épeurant sur le casque (et un logo avec un bouclier qu’on s’en colisse donc).

Une des pire attaque de la ligue. McNair est tellement pathétique, 1113 verges; 2 touchés, 4 interceptions; une moyenne de 5,4 verges par passes. My god…Mark Clayton et Todd Heap ont donc des saisons extrêmement décevantes (euphémisme) mais on ne sait pas si les deux sont mauvais ou si c’est McNair qui est juste mauvais (énigme). Derick Mason s’en tire pas si mal avec beaucoup de catches mais peu de verges (en proportion) et peu de touchés.

Willie McGahee met un peu de baume sur cette attaque, lui qui est en route pour une saison de 1500 verges et une dizaine de touchés.

C’est encore une fois la défensive qui « sauve la saison » des Ravens. Ray Lewis, Bart Scott et le reste du bunch continue d’exceller à de hauts niveaux. Sans parler d’Ed Reed qui mène l’équipe avec 5 interceptions.

Nous avions prédit un 11-5 en début de saison (Nous avions succombé au trend des experts du mois d’août qui voulait que les Ravens allaient torcher presque tout le monde) mais à cause d’un restant de calendrier régulier franchement brutal pour les Ravens (Cleveland, San Diego, Nouvelle-Angleterre, Indy, Miami, Seattle et Pittsburgh), on réajuste nos errements du début avec un 6-10.


* Pour cet article, nous avons engagé Robert Frozi comme conseiller spécial à la francisation.

** Nous avons finalement congédié Robert Frozi.

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