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lundi 25 février 2013

La vie après un scandale


Nostalgique, Stéphane Morneau visite l'avenir des Saints qui devront opérer plusieurs changements dans l'avenir afin de mettre le Bounty Gate derrière eux.

dimanche 7 octobre 2012

Sautons aux conclusion - Le SNF de Drew Brees

Stéphane Morneau n'allait certainement pas manquer la soirée record de Drew Brees au Superdome, voici ses conclusions pour ce SNF bien spécial.

Ce soir, Drew Brees cherche encore à graver son nom dans le grand livre d’histoire de la NFL et il accomplira l’exploit en complétant une passe de touché, devançant ainsi le grand Johnny Unitas pour le nombre de matchs consécutifs avec un touché (47). C’est un record vieux de 52 ans qu’on pensait intouchable. Après Marino, c’est au tour d’Unitas de tomber.

Tout ça et plus encore au SNF entre les Saints et les Chargers. 


Avant-match

Parlant du record d'Unitas, Faith Hill a modifié les paroles de sa chansons et parle que Brees bottera le derrière du record du bon vieux Johnny. Si Faith Hill le dit, qui suis-je pour la contredire?

La chanson, par contre, demeure une plaie pour les oreilles.

Sean Payton est dans les gradins, à la demande de Drew Brees, et nous prouve que c’est un coach avec un cœur gros comme la terre. Quand ton QB vedette te demande un service, contrairement au coach intérim dont j’oublie le nom, bien tu oublis ton égo et tu te présentes au Superdome. C’est la moindre des choses après tout ce que Brees a fait pour l’équipe, la ville et l’espoir post-Katrina des partisans. Good Job Sean !

Fait beau en Louisianne et Philip Rivers est tout sourire durant le warm-up. Ça sent la crise de bébé gâté sous peu…

Les Saints sont 0-4 et le record de Brees pourrait être le seul point positif de toute la saison. On comprend l’équipe de NBC d’en mettre épais.

Pis criss, c’est Jordin Sparks qui chante l’hymne national. Parait qu’elle a gagné un American Idol pis qu’elle est Big chez nos voisins du sud. Moi, à part la trouver charmante, je n’ai pas de commentaire éditorial à faire. Passons !

Premier quart

Les Chargers vont recevoir le botté d’envoi et c’est Richard «mugshot» Goodman qui démarre le tout.

Les Saints sont très agressifs sur les deux premiers jeux offensifs des Chargers et pénètrent le champ arrière comme si c’était du beurre mou. La foule est vraiment, vraiment électrique ce soir. Ça sent la soirée spéciale. D’ailleurs, c’est un 3 and out pour les Chargers et on dégage… PUNT!

Brees mets tout le monde en marche rapidement, Henderson et Camarillo rapidement pour un premier jeu. Fumble sur le 2e essai suivant, mais les Saints s’en sortent bien et Mark Ingram passe par là et trouve même le moyen de gagner une verge. C’était chaud. Sauf que les Chargers blitz avec tout ce qui bouge sur le troisième essai et Darren Sproles n’a aucune chance de se retourner après son catch… PUNT.

Les Chargers sont creux dans leur zone, mais Rivers trouve Malcolm Floyd tout seul avec les safetys des Saints, long premier jeu pour lancer la séquence jusqu’au 50. Les Chargers ont des problèmes avec les porteurs de ballon. Battle ne va nulle part et Matthews échappe un screen de routine, ce n’est pas joli. Par contre, Floyd est la nouvelle arme fiable de Rivers et il lui lobe le ballon sur 30 verges, BAM, premier jeu dans la zone rouge des Saints malgré la foule en délire.

Les Chargers gaspillent encore les deux premiers jeux sur Jackie Battle, j’espère que le thème ne sera pas récurrent pour le spectacle. Troisième essai, Rivers recule, recule… TOUCHDOWN Robert Meachem avec une superbe possession dans le trafic et il vient hanter son ancienne équipe. 7-0 Bolts.

Conclusion très rapide – Les Chargers n’iront pas loin avec le jeu au sol, mais Philip Rivers est très en harmonie avec ses receveurs. 3 passes pour traverser le terrain, du bel ouvrage.

Les Chargers aussi sont agressifs en défensive, Brees doit reculer beaucoup pour compléter ses jeux. Éventuellement, il va trouver une bombe à son goût. En attendant, il prend ce qu’on lui offre, dans le cas présent des passes courtes dans le milieu à Colston. Premier jeu et on avance tranquillement. Ingram couvre un peu de terrain et Brees attaque encore le milieu, cette fois à Camarillo pour un premier jeu en zone des Chargers, au 44.

Parenthèse : Les casquettes grise et rose, même pour la bonne cause, c’est laid en petit pêché.

On parlait de bombes tantôt, troisième essai et TOUCHÉ Drew Brees – Le record est battu au premier quart gracieuseté d’une bombe de 44 verges dans les mains de Devery Henderson, tout seul dans la zone des buts. Mesdames et messieurs – Voici l’HISTOIRE avec un gros H. 7-7.

L’annonceur maison ne perds pas une seconde pour féliciter Brees et mentionne à peine le pauvre Devery Henderson qui se fait voler un de ses rares touchés. C’est clairement la soirée de Brees ce soir, le vibe n’est pas habituel. D’ailleurs pendant la séquence record de Brees, c’est seulement le cinquième touché de Devery.

NBC qui enchaîne avec Tonight Tonight des Smashing Pumpkins – Succulent.

Ryan Matthews sauve un peu la face du jeu au sol des Chargers avec une belle course de 12 verges sur le premier jeu, sauvant du même coup la mauvaise position sur le terrain. Il remet ça sur l’option du quart le jeu suivant, même s’il passe bien près d’échapper la passe. Mais bon, la séquence de Matthews se termine un peu en queue de poisson, les Chargers enchaînent deux passes incomplètes dans la circulation… PUNT!

Baylen Brees porte toujours son casque anti-bruit dans les gradins. C’est tellement cute.

Pierre Thomas nous offre une petite course et c’est là-dessus que se termine le premier quart. 7-7 au Superdome et après la frénésie du record, place au football. 


Deuxième quart

Les Saints par contre n’entrent pas dans le nouveau quart avec de l’éclat. Les Chargers se dressent, 3 and out pour les Saints, PUNT!

Matthews reprends là où il a laissé, premier jeu sur une course de dix verges. Ensuite, un bubble screen à Eddie Royale qu’on pensait mort, et ben, non seulement il est vivant, mais il a encore un peu de jus dans les jambes parce que c’était franchement une belle petite course. Les Chargers sont au milieu du terrain, et Matthews ajoute une autre course pour un premier jeu. Changement drastique de performance au sol pour les Chargers et Matthews, le temps de deux séquences, ressemble au Tomlinson des belles années. (Ok non, mais j’essaie d’être positif).

Ensuite, Jabari Greer nous offre une belle bulle au cerveau, interférence à la porte des buts et les Chargers retournent dans la zone rouge, à la ligne de 6 pour être précis. Jackie Battle est arrêté à la ligne de deux, parce que les mains de Matthews sont glissantes, au mieux. On parlait d’Eddie Royale tantôt, et bien il vient d’échapper une passe de touché comme un champion. Voilà un peu pourquoi on l’avait oublié. Sur le jeu suivant, Roman Harper est dans le grill d’Antonio Gates et l’empêche de compléter son attraper, les Chargers devront se contenter de trois points. 10-7 Bolts.

Les Chargers sont encore abusifs sur les zone blitz et Brees trouve Henderson deux autres fois dans les zones que les Chargers ne couvrent pas, les Saints avancent. Ensuite, parlant de zone non couverte, Colston est tout seul après un play action et il traverse presque tout le terrain, 40 verges plus loin, les Saints sont au 25 des Chargers. Vraiment, Brees a vu le Blitz ici et il s’est gâté un classique à Colston, les Chargers ne font pas leur devoir.

Deux jeux plus tard, Brees envoie une passe chancelante dans la zone des buts, mais… TOUCHÉ Marques Colston avec un couvreur sur le dos, à une main, Su-Per-Be. 14-10 Saints, tout un catch et les Saints ne sont pas morts dans l’eau.

Début de séquence = Ryan Matthews pour les Chargers. Dommage qu’il soit inutile dans la zone rouge. D'ailleurs, ça stagne dans la zone des Chargers sauf que Rivers retrouve Royale sur le troisième essai, bien installé dans la zone des Saints et ensuite, par-dessus tout ça, de la rudesse contre les Saints qui ont bardassé un peu Rivers et juste comme ça, on est au 35 pour les Chargers. Sauf que les Saints poussent la note et Will Smith fait oublier sa pénalité avec un gros sack sur le 3e essai, la séquence se termine ici pour les Chargers. Novak y va d’un placement de 55 verges … COMPLÈTEMENT RATÉ! 14-10 toujours pour les Saints qui reprennent près du milieu du terrain.

Les Saints manquent un peu d’aplomb sur les deux premiers essais et le 2 minutes warning n’est pas encore passé, San Diego pourrait bien s’en sortir. D’ailleurs, gros sack de Liuget qui s’est débarrassé du garde des Saints comme d’une poche de patate avant de rabattre Brees au sol, gros jeu pour le choix de première ronde des Chargers…PUNT!

C’est donc l’offensive deux minutes des Chargers que l’on va voir, avec deux temps d’arrêts en poche. Bref, une éternité dans la NFL.

Ronnie Brown part ça en force avec une grosse course dans le milieu, 21 verges et premier jeu près du 40. Rivers ensuite ne perds pas de temps, passe à Matthews et Meachem avant de prendre un temps d’arrêt dans la zone des Saints. Au retour, Meachem se faufile derrière les safety, déborde son couvreur et VLAN, une bombe de 44 verges dans les mains de l’ex-Saints qui marque son deuxième touché de la soirée. TOUCHDOWN Bolts, 17-14 pour les visiteurs avec 36 secondes à faire à la demie.

Avec peu de temps devant lui, Brees trouve Sproles près des lignes de côtés et on avance timidement. Finalement ça va un peu nulle part et c’est brouillon avec une seconde à jouer et un quatrième essai au 40 des Saints. C’est là-dessus que se termine la demie, 17-14 San Diego.

Notes de la mi-temps

Duel de quarts arrière jusqu’ici alors que Rivers et Brees sont presque parfaits. 125.6 de QBR pour Rivers contre 117.0 pour Brees.

Les deux défensives sont agressives et les Blitz de zone sont très nombreux, sauf que les deux quarts reçoivent de la belle protection et les passes longues ont vraiment dicté le tempo du match, particulièrement celles de Rivers qui ont fait mal aux Saints.

Quiton Jammer, le CB des Chargers, connait un très mauvais match. Quand ce n’est pas Devery Henderson qui le déborde comme un pee-wee, c’est Colston et Camarillo qui abusent de lui avec des curl routes plutôt conventionnels. Turner devrait songer à le faire changer de côté une fois de temps en temps parce que Brees s’amusent drôlement jusqu’ici.

Mine de rien, les trois porteurs de San Diego totalisent 84 verges en 11 courses. Ce n’est pas si mal, mais personne ne court avec autorité et constance.

Chez les Saints, c’est le néant au sol. C’est la soirée de Drew Brees et pas seulement pour le record.

Les deux TE vedettes, Antonio Gates et Jimmy Graham, sont discrets depuis le début du match et très bien couverts. On voit que les plans de matchs étaient de leur mettre des bâtons dans les roues, de façon constante.

La défensive des Saints est une passoire, faudrait penser à leur offrir des primes à la performance. (Quoi, trop tôt?)

Hayden Panettieredans une série qui s’appelle Nashville? J’achète, ne serait-ce que dans l’espoir de la voir devenir une hillbilly alcoolique qui échappe son linge devant le moindre gratteux de guitare.

Troisième quart

Les Saints vont recevoir le ballon pour lancer les hostilités de la deuxième demie.

Semblerait-il que Jimmy Graham s’est tordu la cheville lors du 2e quart. Il revient néanmoins en jeu et Brees rate une passe vers Devery Henderson qui n’est pas en mesure de compléter le jeu, INTERCEPTION Chargers rapidement au début de la demie. Premier revirement du match au 25 des Saints.

Avec un terrain court, les Chargers se tournent encore vers Matthews, course et puis une passe pour un premier jeu et on est dans la zone rouge. Rivers n’hésite pas et remet encore le ballon à Matthews qui contourne tout le monde et fait un saut de l’ange par-dessus les derniers Saints devant lui, TOUCHÉ Chargers avec une belle course de Ryan Matthews qui se reprends pour son début de saison assez ordinaire. 24-14 Bolts.

Au retour, c’est encore chancelant pour les Saints et Colston échappe une passe hésitante de Brees, mais il se reprend sur la suivante dans la double couverture, premier jeu Saints. La séquence se poursuit timidement vers le 40 des Saints et Colston échappe une autre passe sur un play action. Brees pousse beaucoup le ballon et ça parait, les Chargers couvrent bien et les passes sont rabattues. Sur un 3 et 20, Brees a une éternité pour compléter un jeu, mais rien ne se passe. Vraiment navrant à voir … PUNT!

Sur le retour, c’est au tour des Chargers de ne pas être convaincants. Matthews se fait arrêter dans le champ arrière et l’offensive attrape une pénalité de délais. 2 et 19 s’en suivra, sauf que Matthews court bien et c’est un 3e et court.

Mauvaise nouvelle pour les Saints, Greer ne reviendra pas au jeu pour le match et peut-être plus. Blessure à l’aine au CB partant des Saints.

Gates trouve finalement un peu de rythme et déculotte Roman Harper, premier jeu Chargers. Ensuite, petite passe pière à Ronnie Brown et les Chargers s’installent encore dans la zone des Saints. Sur le 2e et 10, 32 joueurs des Saints trouvent Rivers loin de sa ligne et c’est un solide sack du quart qui recule les Chargers à la mi-terrain, gang bang style. 3 et 22 pour les Chargers, et plus rien, PUNT!

Les Saints débutent à leur 10 et Brees comble bien avec une passe de 9 verges, sauf que Morgan échappe une petite slant facile et on se retrouve avec un 3 et 1 et Ingram n’est pas en mesure de passer par-dessus la pile de chandail bleu, mais c’est juste assez pour un premier jeu. Sauf que sur le jeu suivant, Shaun Phillips retrouve son ancien coéquipier avec un gros sack qui fait reculer les Saints de 6 verges. Les Chargers remettente de la pression sur le jeu suivant, INTERCEPTION Chargers … NON, les arbitres appellent une rudesse contre Brees et l’interception est renversée, avec le touché qui venait avec. Les Saints peuvent remercier les Dieux de la Louisiane.

On reprends donc la séquence et Brees regarde du côté de Pierre Thomas, course et passe, pour gagner un premier jeu et ensuite, un autoroute devant le vétéran qui court pour 35 verges jusque dans la zone rouge des Chargers. Quelle course !

Sur le jeu suivant, Brees attaque le milieu du terrain, TOUCHÉ Marques Colston, le 3e de la soirée pour Brees à quelques secondes de la fin du quart, Wham-Bam-Thank-You-Mam … 24-21 Chargers, et après le kick-off d’après touché, c’est la fin du troisième quart. 


Quatrième quart

L’interception renversée des Chargers sera peut-être très coûteuse s’il ne capitalise pas sur cette séquence.

Sauf que les Saints ne veulent rien entendre et les Chargers manquent d’opportunisme, 3 and out des visiteurs qui échappent une belle occasion.

Après un gain de 10 verges de Sproles, une mauvaise pénalité annule une belle course de la part de Pierre Thomas qui s’était défait de trois Chargers avant de tomber, dommage. Pas de problème pour Brees qui, en deux passes, comblent les vingt verges et la balle roule pour les Saints.

Pierre Thomas est une bête. Son casque revole douze pieds dans les airs et il refuse d’aller au sol, un vrai. Sur le jeu suivant, une bombe à Devery Henderson et les Saints sont dans la zone rouge. Encore une fois, la vitesse d’Henderson fait mal paraître la couverture agressive des Chargers qui se font brûler par excès de gourmandise. Et, une fois de plus, Quinton Jammer est le responsable d’une mauvaise couverture.

Brees, après deux jeux, trouve Colston à la porte des buts pour un autre premier jeu, first and goal pour les Saints. Sur la passe suivante, un autre classique…TOUCHÉ Marques Colston qui complète le jeu avec de l’interférence mur à mur de la part de la défensive, tout un catch de Colston qui connait un match du tonnerre. 28-24 Saints.

C’est le 3e touchés du match pour Colston, si vous tenez le compte à la maison.

Reste 8m50 au quatrième quart et les Saints se nourrissent à même la foule, la pente sera ardue pour les Chargers.

Matthews s’impose encore tôt dans la séquence, premier jeu au sol et un petit screen pour cinq verges. Rivers accélère la cadence durant les cocus, et premier jeu à Rosario ensuite, les Chargers sont au milieu du terrain. Sauf que moins de temps, c’est aussi moins de communication. Rivers se débarrasse du ballon sur le premier jeu et se fait ramasser sur le deuxième quand son dépanneur n’est pas là où il devrait être, 3 et 18…. INTERCEPTION Saints sur une passe qui rebondit dans les mains de Floyd. Roman Harper retourne le ballon jusque dans la zone des Chargers.

Grosse séquence pour Harper qui, après un sack sur Rivers, se paye une interception et un long retour pour placer les Saints au 25 des Chargers. S’il y avait du vent dans le Superdome, il serait déjà tourné à l’heure actuelle.

Les Saints y vont avec deux courses pour lancer cette nouvelle séquence, donc 3 et 6. Après avoir perdu pied, Brees se replace et trouve Colston encore une fois à la porte des buts, en plein milieu du terrain. First and goal pour les Saints. On piétine un peu par contre chez les Saints et c’est un troisième essai, un must-stop pour les Chargers.

Sur le troisième essai, Brees regarde vers Sproles pour éviter la pression, mais la passe est déviée au vol et les Saints devront se contenter d’un placement. Belle présence des Chargers pour sauver les meubles, 31-24 Saints.

Un peu moins de 3 minutes pour Philip Rivers et son offensive, donc le temps n’est pas un facteur ici.

D’ailleurs, Rivers sort ses fusils pour débuter le tout, 25 verges dans les mains de Floyd et on est au 40. Ensuite, Ronnie Brown sort ses jambes de 2007 et captes deux passes consécutives, premier jeu Chargers dans la zone des Saints et ça nous mène au 2 minutes warning.

31-24 Saints, 2 minutes à jouer et les visiteurs ont tous leurs temps d’arrêts à la mi-terrain.

Les Saints font reculer Rivers de sept verges sur le premier jeu. Ensuite, Gates est tout seul dans la zone profonde, mais il reçoit une interférence contre lui. Non seulement le premier jeu est annulé, mais c’est 2 et 27 pour les Chargers – OUCH, les arbitres ont mis leur culotte ce soir.

Sur le jeu suivant, Rivers trouve Floyd pour 22 verges, très rapidement, mais l’offensive recule encore de 10 verges, cette fois pour avoir retenue. Double-OUCH. 2 et 37 pour les Chargers. Sur le jeu, Rivers attaque très profondément vers Robert Meacheam, passe incomplète sauf que les Saints reçoivent une pénalité pour main au visage, cinq verges mais PREMIER JEU Chargers. Si les arbitres de remplacement on fait jaser, voici que les réguliers prennent le match en main.

Rivers trouve Ronnie Brown encore, premier jeu et on revient au 45. Ensuite, confusion au niveau de l’horloge un peu, mais les Chargers sont pile dans le milieu avec 53 secondes à jouer. Petite passe à Floyd, premier jeu et Rivers y va sans cocus, passe piège à Brown suivi d’un temps d’arrêt. 28 secondes et les Chargers sont au 33 des Saints.

On sépare ici les hommes des enfants…

Premier jeu, Rivers lance loin devant Gates qui ne reçoit pas son mouchoir, passe incomplète. Deuxième jeu, passe incomplète encore de Rivers et la foule fait vibrer les caméras, c’est BRUYANT sans bon sens. Troisième jeu … FUMMMBLE après un sack, et les Saints recouvrent le ballon. C’est Ter-mi-né !!! 


Conclusions d’après-match - Saints 31, Chargers 24

C’était la soirée de Drew Brees et il n’a pas déçu Sean Payton. Première victoire de la saison pour les Saints, 4 passes de touchés et 370 verges pour le capitaine de l’équipe. C’est comme ça qu’on entre par la grande porte dans le livre des records, une fois de plus.

Malgré la victoire, la défensive des Saints n’a vraiment pas été au rendez-vous. Les Chargers ont bien performé en offensive et c’est surtout le manque d’opportunisme qui aura coûté la victoire aux visiteurs.

Sur cette note, on prend avec un grain de sel la performance de Ryan Matthews, 80 verges et un touché, contre la pire défensive contre la course de la NFL.

Avec les Falcons à 5-0, c’est quand même peut-être trop peu et trop tard pour les Saints qui sont désormais 1-4 et très loin de la saison de 13-3 de l’an passé.

Avec les blessures à Lance Moore et Jimmy Graham, Marques Colston s’est payé toute une fête. 9 catchs, 131 verges et 3 touchés. De l’or en barre pour vos pools, mesdames et messieurs.

Sinon bien, les Chargers sont 3-2 et ce n’était pas impressionnant comme sortie. La soupe est encore chaude pour Norv Turner, surtout devant son casse-tête chez les porteurs de ballon.

Tout de même, un match brouillon qui donne de la bonne télévision. Un beau match offensif, ça va faire plaisir à Goodell et aux côtés d’écoutes. Who Dat !?!

jeudi 30 août 2012

La saison 2012 sous la loupe : La NFC Sud

Stéphane Morneau saute sur son clavier pour vous présenter la NFC Sud en évitant, autant que possibles, les scandales et les mauvais gags de pirates.


Falcons d'Atlanta

En 2012, les Falcons vont attaquer directement le sommet de la division et tenter de capitaliser sur l’apparente faiblesse des Saints pour s’envoler vers le titre de la NFC Sud. Logiquement parlant, on ne déteste pas les chances des Falcons.

Sauf que la NFL n’est pas une ligue logique, ça, on le sait.

2011 était une bonne saison pour les Falcons mais les séries ont été décevantes et les capacités de Matt Ryan ont été relativisées plus d’une fois. Sauf que les échos du camp et de la pré-saison nous montrent une offensive par la passe revampée, un Matt Ryan en pleine possession de ses moyens qui utilise enfin les zones profondes et, surtout, un Julio Jones qui n’a plus le stress d’être la «recrue qui a coûté vraiment cher» et qui peut enfin être le receveur étoile qu’on pensait qu’il allait devenir. Ce côté de l’offensive des Falcons est très, très prometteur.

L’autre dimension repose une fois de plus sur les épaules de Michael Turner maisil est possible qu’il ne soit pas le seul bœuf derrière la ligne. Jacquizz Rodgers n’est pas mauvais du tout à petite dose et il pourrait prendre 10-12 ballons par match, ajoutant une couche à l’offensive des Falcons et reposant les jambes de Turner. Et un Turner reposé, c’est un Turner dangereux.

C’est en défensive qu’on est curieux de voir la nouvelle mouture des Falcons. L’arrivée d’Asante Samuel donne tout un coup de main à la tertiaire d’Atlanta qui n’était pas équipée pour affronter les Brees et les Newton de ce monde deux fois par année. Là, avec Robinson et Grimes, on parle d’un trio de CB très compétent qui peut enfin couvrir le terrain en Nickel sans exposer une faiblesse flagrante sous les safety.

Par contre, la ligne défensive ne rajeunit pas et les blessures commencent déjà à affecter la saison: Corey Peters va rater au moins six matchs en raison d’une blessure au pied. Peters est un vétéran très utile dans le milieu de la ligne et il sera intéressant de voir les remplaçants tenter de supporter Jonathan Babineaux pour freiner la course. C’est là que l’âge, les blessures et le départ de Curtis Lofton feront le plus mal. On est pas mal certains que les Falcons vont se débrouiller contre la passe, sauf que les Panthers alignent probablement la meilleure offensive par la course de la NFL et, contre les Falcons, ils pourraient se gâter royalement contre un Front-4 plus lent et moins apte à couvrir les corridors extérieurs.

Saison intrigante en prévision pour les Falcons qui seront explosifs en offensive, potentiellement l’une des cinq meilleures de la NFL, et causeront des revirements en défensive via la tertiaire. Reste à voir comment ils géreront les matchs plus physiques et, surtout, la progression des autres équipes de la NFC.

Selon toute logique, les Falcons se doivent de gagner la NFC Sud en 2012. C’est probablement la meilleure chance qu’ils ont avant le retour des Saints avec Sean Payton et, surtout, la progression complète de Cam Newton qui ne sera pas éternellement le «Next big thing» et qui deviendra l’homme à battre de la division, plus tôt que tard.

Projection 2012 : 11-5, 1er de la division


Panthers de la Caroline (6-10 en 2011)

L’intrigue de la saison dans la NFC Sud : Quelle sera la progression des Panthers, de Cam Newton et de tout ce beau monde après un vrai camp d’entraînement et une saison à peaufiner les jeux?

Du peu que nous avons vu en présaison, Newton est très en forme et il trouve encore le moyen de gagner 6-7 verges sur des «busted plays». En plus, il est entouré d’un monstre à trois têtes pour courir avec lui : DeAngelo Williams, Jonathan Stewart et le nouveau venu format géant Mike Tolbert. En présaison, Tolbert était souvent le FB devant Newton et, si j’étais les autres équipes de la division, cette formation me terroriserait. Non seulement Newton est toujours une menace de courir après une feinte de remise, mais là, Tolbert peut aussi faire avancer les chaînes sur des remises courtes devant Newton ou, encore pire, des «shovel pass» après des feintes. Le livre de jeux va s’agrandir pour Newton et, derrière le centre, le quart de 6 pieds 5 va vraiment y aller à l’instinct, lire ce qu’il voit, et improviser des jeux au sol qui vont nous faire dire qu’il est tout droit sorti d’un jeu retiré de la franchise Madden parce que trop surréel.

Newton est bon à ce point, mais qu’en est-il du reste de l’équipe?

Ron Rivera à fait du bon travail en peu de temps l’an passé et l’offensive sera au sol, surtout, et dans les mains de Steve Smith et Greg Olsen autrement. On parle de deux cibles d’expérience pour Newton et, avec le temps et les répétitions, la chimie est bonne présentement.

Aussi, on espère un retour en santé de plusieurs vétérans qui feront la différence pour les Panthers, notamment Jon Beason et Thomas Davis qui étaient, avant un séjour sur la liste des blessés, les deux meilleurs défenseurs de la formation. Aussi, l’ajout du choix de première ronde Luke Kuechly aux côtés de Beason et James Anderson pourrait être la petite épice subtile qui fait exploser la recette en bouche, littéralement. Kuechly impressionne depuis le début des camps et, avec tout ce beau monde en santé, les Panthers pourraient présenter l’une des très bonnes défensives contre la course de la NFL. C’est beaucoup de «si», mais le potentiel est là.

C’est au niveau de la tertiaire qu’on se pose beaucoup de questions.

Captain Munnerlyn, qui était le seul joueur d’impact de la tertiaire, se bat littéralement pour garder sa place de partant et dans une division très offensive, c’est inquiétant d’avoir autant d’incertitudes autour des partants chez les demis de coins. Ce sera vraiment un jeu d’au plus fort la poche pour le nombre de jeux en défensive et ce sera, sans l’ombre d’un doute, la grosse faiblesse des Panthers cette saison.

Saison sous le signe de la progression en prévision pour les Panthers qui devraient encore dominer au sol. Reste à voir comment les autres receveurs de passes, notamment Brandon LaFell et Louis Murphy, réagiront cette saison. La division ne va certainement pas se gagner par la brillance défensive, ce qui aidera les Panthers. Sauf que sur papier, ils ont quand même seulement la troisième meilleure offensive de la division et c’est probablement là qu’ils termineront la saison. Mais ce sera très spectaculaire et salement divertissant pour la suite des choses.

Projection 2012 : 8-8 (3e de division)


Saints de La Nouvelle-Orléans (13-3 en 2011)

Comment se jouera la saison après le «Bountygate» pour les Saints? Tout a mal tourné pour le Nawrlins durant la saison morte et, vraiment, votre prédiction sera sûrement aussi bonne que la nôtre.

Personne ne sait comment réagira Drew Brees sans Sean Payton. Tout comme personne ne sait comment réagira la défensive sans Jonathan Vilma qui est le capitaine et le meneur sur le terrain pour tout ce beau monde. C’est deux gros points d’interrogation, et ce, sans même entrer dans le cirque des entraîneurs qui joueront à la chaise musicale durant la saison pour finalement remettre les clés du bolide à Payton à la fin de la saison.

Un beau bordel.

Sauf qu’il y a quand même des certitudes. Jimmy Graham est un monstre, ni plus ni moins. Mark Ingram et Darren Sproles forment tout un duo derrière la ligne de mêlée et les problèmes de couvertures sont presque infinis quand on inclut les talents de Sproles en tant que receveur, la présence sûre et réconfortante de Pierre Thomas et le flair d’Ingram pour trouver la verge de plus à chaque fois. Brees n’a jamais lancé pour moins de 4300 verges depuis qu’il est avec les Saints et la ligne offensive ne sera pas trop affectée par le départ de Carl Nicks.

Ça, c’est ce qu’on sait. Pour le reste …

Meachem n’est plus en ville pour épauler Marques Colston et le rôle de Lance Moore sera visiblement bonifié dans l’offensive «nouveau genre» sans Payton. Sauf que cet aspect du jeu des Saints n’inquiète pas vraiment, on s’imagine mal une si grosse régression offensive avec Drew Brees aux commandes. C’est en défensive que tout est à déterminer.

Vilma n’y sera pas, Will Smith n’y sera pas pour une bonne partie de la saison, Gregg Williams n’est plus là pour dessiner les jeux et on ne sait pas trop comment vont réagir les nouveaux venus Curtis Lofton et Jonathan Casillas chez les secondeurs. Aussi, on espère une éclosion de Cameron Jordan qui entamera sa deuxième saison après une année recrue plutôt ordinaire. La tertiaire sera toujours opportuniste et efficace, donc on ne pense pas que les Saints tomberont dans le piège d’accorder trop de longs jeux par la passe, mais contre la course c’est une autre paire de manches. Le mélange de jeunesse, de suspensions et de nouveau système défensif pourrait semer la confusion rapidement sur la ligne et pour le Front-7 et les Saints vont, encore cette saison, donner beaucoup trop de longs jeux et de secondes chances au sol.

Heureusement, avec Drew Brees aux commandes de l’offensive on peut se permettre quelques erreurs en défensive, mais il ne faudrait pas abuser non plus. Les Saints ont très peu de marges de manœuvre cette saison et ils seront sous la loupe, littéralement, de Goodell et son équipe. Il sera difficile de répéter la saison 2011 pour les Saints, mais on ne pense pas qu’ils seront complètement en dehors du portrait non plus. Ça sera difficile, oui, mais on parle d’une équipe bien rodée, motivée et efficace depuis plusieurs saisons déjà.

Reste à voir à quel point les obstacles seront significatifs au classement.

Saison sous le signe de la rédemption pour les Saints, donc, qui tenteront de mettre les scandales de la saison morte dans une petite boîte à jeter au feu. Drew Brees a finalement signé son contrat, le morale semble bon et ça serait bête de prédire un désastre quand l’équipe a survécu à bien pire il n’y a pas si longtemps (Katrina, entre autres).

Projection 2012 : 10-6, (2e de division)


Buccaneers de Tampa Bay (4-12 en 2011)

Nouveau régime à Tampa, nouvel entraîneur, nouvelle direction, nouveau système, nouveau joueur vedette. Bref, l’expression «rien de neuf sous le soleil» ne s’applique pas du tout aux Bucs de 2012.

Sauf que le changement, c’est bien ou non?

À première vue, l’offensive est la grande gagnante de ce vent de nouveauté chez les Bucs. Josh Freeman sort d’une saison difficile où tout allait de travers et là, il reçoit deux beaux cadeaux. Vincent Jackson qui deviendra sans doute son «go to guy» en cas de pépins et, surtout, Carl Nicks s’en vient à sa gauche pour le protéger un peu de lui-même lorsqu’il s’aventure trop loin de sa pochette. En améliorant sa ligne offensive, on offrira peut-être de précieuses secondes supplémentaires à un jeune quart qui ne prend pas les meilleures décisions du monde encore dans la NFL, malgré son flair pour les jeux spectaculaires et les grandes occasions. Aussi, Doug Martin amorcera sa carrière chez les pros et pourrait rapidement devenir le porteur de ballon principal des Bucs, malgré les bonnes performances de LeGarette Blount jusqu’ici. Martin, contrairement à Blount, est capable de lire les défensives un peu, est capable de bloquer en situation de passes et, surtout, peut être utilisé en situation de passes comme légitime option offensive dans les routes «hold and go», ce qui ne faisait pas partie de l’arsenal des Bucs avec Blount.

De l’autre côté du ballon, c’est un plus un casse-tête. On ne sait pas trop ce qui adviendra d’Aquib Talib et de sa tête folle, mais les Bucs n’ont pas pris de chances et ont rapatrié Eric Wright pour patrouiller l’autre côté et, surtout, permettre à Ronde Barber qui ne rajeunit pas de glisser dans un rôle de safety ou de 3e CB dans les formations nickel.

Aussi, on espère une bonne progression des jeunes joueurs de talents sur la ligne, Gerald McCoy et Adrian Clayborn entre autres, pour revamper les performances désastreuses de l’an dernier.

Saison sous le signe d’une nouvelle étape alors chez les Bucs, le deuxième chapitre de l’expérience Josh Freeman d’une certaine façon. Avec les nouvelles additions et tous ces changements, on s’attend à une amélioration notoire par rapport à l’an dernier, sauf que la division est toujours aussi coriace et les tertiaires poreuses n’ont pas de chances de survies contre Drew Brees, Matt Ryan et Cam Newton. C’est malheureux, mais les Bucs ne seront pas trop dans le coup cette saison.

Projection 2012 : 5-11 (4e de division)

mercredi 22 février 2012

Les Points à améliorer : NFC Sud

Continuons notre série sur les besoins des équipes de la NFL avec la NFC Sud. Derrière le clavier : Stéphane Morneau

Buccaneers de Tampa Bay
Fiche 2011 : 4-12

La fin du régime de Raheem Morris et, on l’espère, d’une disette qui est amère en bouche pour les Bucs qui semblaient pourtant pleins de belles promesses il y a deux ans. Les blessures et le calendrier auront été trop forts pour les Bucs qui ont flanché, lamentablement, et présenté sur le terrain l’une des pires défensives de la NFL lors du dernier droit de la saison.

En offensive, malgré une saison ordinaire, Josh Freeman demeure le projet à longs termes des Bucs et LaGarette Blount est clairement le porteur numéro un de l’équipe. Avec ces deux gros postes comblés, on pourrait obtenir partout ailleurs. À part Blount, la production au sol était inexistante chez les Bucs et ils auront besoin d’un ‘change-of-pace-back’ pour la prochaine saison, histoire de casser le rythme, couvrir les 3e essais et offrir une cible un peu plus mouvante à Freeman qui manque encore de confiance devant la pression. Sinon, Mike Williams est un bon jeune receveur, fiable et en pleine croissance. Il a clairement besoin d’aide de l’autre côté du terrain car Arrelious Benn et Dezmon Briscoe sont décevants dans ce rôle jusqu’ici et Kellen Winslow est un très bon TE mais il ne se démarque pas suffisamment dans les zones profondes. Freeman est un athlète naturel avec un gros bras, sauf que si personne ne se démarque à plus de vingt verges, il n’y aura jamais de flammèches dans le jeu des Bucs. L’autre changement majeur dont les Bucs ont besoin c’est une relecture de leur offensive et tout le nouveau personnel d’entraîneurs pourra exploiter les forces de Josh Freeman et qui sait, augmenter son apport au jeu aérien. La ligne offensive tiens quand même bien le coup, il serait le temps de la tester.

En défensive, les Bucs ont coupé le bois morts avec Haynesworth et on les comprend car ils sont bourrés de jeunes talents. Le hic, c’est la cohésion, la santé et le leadership. Da’Quan Bowers, Micheal Bennett, Adrian Clayborn et Gerald McCoy sont tous de bons jeunes joueurs sur la ligne défensives et le potentiel est absolument phénoménale, faut par contre trouver la bonne dose pour faire prendre la sauce. Derrière ce beau monde, un nouveau CB2 pour permettre à Ronde Barber de glisser dans un rôle moindre serait très profitable aux Bucs car le ‘jumeaux-de-Tiki’ est un vétéran de la formation et il donne le ton sur le terrain. Sinon, la tertiaire possède des joueurs de qualités pour provoquer des revirements (Jackson et Talib) mais les secondeurs pourraient utiliser un ou deux vrais spécialistes contre la course car les Bucs se sont fait courir dessus toute la saison. Un MLB d’expérience pour bouger Mason Foster ne serait pas un luxe et offrirait une belle profondeur ainsi que le susmentionné leadership à la formation. Encore là, nouveaux entraîneurs et nouveau livre de jeu rhyme avec beaucoup de mouvances à prévoir chez les Bucs, rien qui ne fera de tort à la formation qui a clairement envie d’oublier 2011.

En bref, beaucoup de jeunes joueurs plein de promesses, mais beaucoup de notions de base à revoir chez les boucaniers. Donc des vétérans, de la profondeur et surtout, surtout, une direction claire pour 2012.

Panthers de la Caroline
Fiche 2011 : 6-10

Caaaaaaaammmmm Newton. Quoi dire après une belle année surprise comme ça? Les Panthers sont remplis de lacunes, oui, mais il y a du terreau fertile pour la suite des choses, oui monsieur.

En offensive, les Panthers nous en ont donné plein la vue cette saison. Newton est un cheval de bataille sur tous les aspects et le duo de DeAngelo Williams et Jonathan Stewart est l’un des excellents combos de toute la NFL. À ce niveau, on ne se questionne pas trop chez les Panthers qui ont présenté la 3e meilleure offensive au sol de la NFL en 2011. Steve Smith est de retour à la vie et a pris tout le monde par surprise en devenant instantanément le meilleur compagnon de Newton et de sa nouvelle gouverne. Greg Olsen et Jeremy Shockey font de belles choses pour Newton et le jeu de passe donc le vrai dilemme, c’est une arme dynamique dans les zones profondes et quelqu’un pour éloigner la couverture de sur Steve Smith. Brandon LaFell ne se développe pas au rythme souhaité et les Panthers ne peuvent pas vraiment se fier sur lui pour la suite des choses donc, un besoin criants d’une alternative pour le jeune Newton.

En défensive, il faut éviter les blessures et réintégrer Jon Beason et Thomas Davis dans le mélange. Parce que les éléments sont là au niveau des secondeurs mais les résultats n’y sont pas. On pourrait aussi offrir un peu d’aide à Chris Gamble et Captain Munnerlyn au niveau de la tertiaire avec un ou deux joueurs d’impact pour amener de la stabilité dans la couverture contre la passe qui a été plutôt mauvaise chez les Panthers en 2011. Ce faisant, Munnerlyn pourrait se glisser dans un rôle de 3e CB qui lui irait beaucoup mieux car on ne pense pas qu’il possède l’étoffe d’un partant. Il faudrait aussi quelqu’un pour jouer de l’autre côté avec Charles Johnson sur la ligne défensive car il ne peut pas tout faire seul. Johnson est un excellent joueur mais la pression qu’il applique n’est pas stable s’il n’a pas de soutient. Un peu comme les Bucs, la défensive des Panthers est jeune et prometteuse et la cohésion n’est pas tout à fait au point.

En bref, on rebondit après une saison surprise chez les Panthers et on construit sur ce qui fonctionne bien : La course, Cam Newton et le groupe de secondeurs qui retrouvera de l’aplomb avec Jon Beason pour permettre de la flexibilité et surtout des gros jeux.

Falcons d’Atlanta
Fiche 2011 : 10-6

Les Falcons ont fait les séries, donc on ne peut pas complètement jeter le bébé avec l’eau du bain. Mais est-ce qu’il y a place à l’amélioration? Sans l’ombre d’un doute.

L’an dernier, les Falcons ont pas mal tout donné pour acquérir Julio Jones et régler le débat des receveurs à Atlanta, donc à ce niveau rien à redire. Tony Gonzalez sera encore là cette année et il ne faut pas régler son remplacement tout de suite donc Matt Ryan possède un trio de cible de qualité avec Jones, Gonzalez et White pour imposer une cadence sur le terrain. Le hic, c’est tout autour. La blessure à l’excellent Ovie Mughelli a exposé la faiblesse des blocs de la ligne défensive, surtout à gauche, et Micheal Turner a spectaculairement ralentit par la suite. On fixe le tout avec un nouvel ailier à gauche et ce le plus rapidement possible. Sam Baker n’est plus du tout le joueur de concession qu’on espérait qu’il devienne et il est plutôt un garde réserviste. Les Falcons devront délier la bourse pour obtenir un ailier sur le marché des agents libres, peut-être Marcus McNeil ici serait un mariage parfait pour protéger le ‘blindside’ de Matt Ryan et ouvrir le chemin pour Turner qui ralentit un peu sauf que Jacquizz Rodgers est là pour attraper les possessions que l’on enlèvera à Turner. On aime beaucoup l’offensive des Falcons, mais les Giants ont bien démontré qu’elle ne pouvait pas du tout s’exécuter quand la pression fait tomber les joueurs de lignes comme des dominos.

En défensive, les Falcons doivent gonfler la tertiaire à tous les niveaux. Dunta Robinson est le seul joueur d’impact pour couvrir les passes profondes et vraiment, c’est insuffisant. Devant lui, les secondeurs (Lofton et Weatherspoon) font de l’excellent travail mais dans une division avec Drew Brees et Cam Newton, les zones profondes seront exploitées et les Falcons n’ont pas le personnel pour empêcher l’adversaire d’attaquer à la verticale, comme en témoigne leur 20e rang contre la passe l’an passé. La ligne défensive se porte bien par contre même si un deuxième DT aux côtés de Jonathan Babineaux serait le bienvenue. Mais sinon, Abraham et Edwards font du bon boulot et même que leur agressivité empêche de surexposer la faiblesse de la tertiaire.

En bref, on poursuit un peu sur la lancée de l’an passé mais il faut protéger Matt Ryan qui ne prend pas les meilleures décisions du monde quand son temps est réduit. Les Falcons sont jeunes et prometteurs, mais il faut boucher les trous si on veut aspirer à plus qu’un passage agace d’une ronde en éliminatoires.

Saints de la Nouvelle-Orléans
Fiche 2011 : 13-3

Champion de division, les Saints ont quand même connu une grosse déception en séries, s’inclinant devant les Niners malgré la performance de Drew Bress. C’est la deuxième fois en deux ans que les Saints se font montrer la porte sur une note amère en séries et les lacunes sont encore bien présentes, même si on apprécie beaucoup la formation actuelle.

En offensive, virtuellement rien à redire. L’injection de Darren Sproles et de Mark Ingram dans l’équation a littéralement dynamité les plans de Sean Payton et Drew Brees a pulvérisé le record de Dan Marino pour les verges en une saison. On peut difficilement critiquer l’une des meilleures offensives de la NFL mais on peut souligner par contre que les Saints devront prendre des décisions sur la ligne. Carl Nicks est l’un des meilleures gardes de la NFL et sera sur le marché des joueurs autonomes, il faut donc prendre une décision alors que les Saints sont engagés à long terme avec leur autre garde d’élite Jahri Evans. Les deux ensembles forment une paire absolument redoutable mais ça vient avec une facture salée. Soit les Saints laissent aller Nicks et tente d’insuffler de la jeunesse dans l’équation, ou bien ils solidifient ce duo pour les années à venir et se concentrent à trouver un centre adéquat pour soutenir tout ce beau monde. Brian De La Puente n’est pas un centre partant pour la plupart des équipes mais bon, c’est à peu près le seul maillon faible de l’offensive des Saints donc si on cherche à améliorer, c’est par là que ça se passe. Sinon, signer Drew Brees est aussi une priorité mais on n’a aucun doute sur le fait que la direction des Saints fera le nécessaire pour garder le visage de la franchise sur le gazon synthétique du Superdome.

En défensive, il faut trouver des solutions car les Saints n’ont plus le mordant ni l’opportunisme d’il y a deux ans. À l’exception de Will Smith, il n’y a pas de pression qui se fait sur le quart adverse et le jeune Cameron Jordan a été décevant lors de son année recrue. Shaun Rogers et Aubrayo Franklin ont été correct, sans plus, mais il n’y a pas ce petit quelque chose des grandes équipes quand on regarde la défensive des Saints. Donc un joueur rapide sur la ligne serait un atout majeur et un secondeur de qualité pour épauler Jonathan Vilma et couper les zones intermédiaires car la défensive des Saints donnent beaucoup de verges et surtout beaucoup d’opportunités aux TE adverses (voire Vernon Davis et son ‘bar open’ durant les séries à Frisco). Au niveau de la tertiaire, ça frappe dur avec Roman Harper et la patrouille est alerte avec Micheal Jenkins et Jabari Greer. Par contre, un 3e CB/S pour bonifier les formations nickels serait aussi le bienvenue. Gregg Williams aime envoyer de la pression de la part de sa tertiaire mais elle s’expose souvent trop pour la qualité de la couverture qu’elle offre, donc les quarts adverses comprennent vite le principe et exploite les ouvertures. Si Williams veut jouer de façon spectaculaire, il faut lui offrir des jeunes joueurs qui ont faim du ballon et surtout qui comprennent leur position sur le terrain. Ce n’est pas évident à trouver, les Saints devront être créatifs.

En bref, la défensive et encore de la défensive pour les Saints qui sont toujours sur le pas de la porte pour un autre championnat durant l’ère Brees mais, il faut l’aider un brin.

dimanche 30 août 2009

Sautons aux conclusions: Présaison, semaine 3

Plusieurs matches hier soir dans la NFL...On a déjà des réponses à certaines interrogations...

La semaine 3 du calendrier présaison a l'avantage de mettre en scène les partants potentiels pour la saison régulière. On peut donc déceler des tendances et deviner un peu mieux de quoi auront l'air les alignements pour le début de la saison.

COLTS 17-LIONS 18

Les deux quarts des Lions ont bien fait contre les Colts. Difficile de dire qui sera le partant entre Culpepper et Stafford mais on met un vieux 2 sur Culpepper. Les Lions n'ont rien à gagner de mettre Stafford trop tôt dans la saison et Culpepper semble être dans sa forme de 2004. Kevin Smith a très bien fait avec 50 verges en 8 courses en plus de capter 3 passes pour 33 verges. Il devrait connaître une très grosse saison.

La défensive des Colts avait plusieurs partants absents mais quand même, accorder 412 verges contre les Lions, c'est inquiétant.

Donald Brown semble être celui qui s'occupera des goal line carries pour les Colts au dépend de Joseph Addaï. On en prendra note pour nos pools.

SAINTS 45-RAIDERS 7

Les Raiders vont être putrides. On le savait déjà mais quand même, certains avaient l'impression qu'ils allaient peut-être causer des surprises. On ne pense pas.

Drew Brees a torché la secondaire des Raiders en amassant 179 verges et 2 touchés en 1 quart.
La recrue Lynell Hamilton a très bien fait avec 95 verges en 16 courses. Il pourrait se faufiler dans la formation partante en attendant la guérison complète de Pierre Thomas.

Jamarcus Russell n'a pas mal fait, complétant 12 passes en 18 tentatives avec 153 verges de gain. Mais il n'a pas pu atteindre la zone des buts et le jeu au sol des Raiders a été particulièrement inefficace. Zach Miller continue d'être la cible préférée de Russell et devrait être une aubaine au niveau des TE pour vos pools.

BILLS 0-STEELERS 17

Ceux qui s'inquiétaient de la blessure de Ben Roethlisberger sont maintenant rassurés: Big Ben est top shape: 15 en 19, 165 verges. On a pas besoin d'en savoir plus.

Rashard Mendenhall a très bien paru avec 48 verges en 16 courses en plus de marquer un touché. Les jours de Fast Willie comme primary back sont révolus.

Rien à dire des Bills. Edwards a été ordinaire avec 31 verges en 6 passes et une interception. Il lui manquait T.O et on se demande comment la chimie va se développer d'ici le début de la saison. Ça commence déjà à sentir le flop à Buffalo. On entrevoit déjà le départ de Jauron à la fin de la prochaine saison avec un extreme makeover pour les Bills en 2010.

TITANS 17-BROWNS 23

Eric Mangini aura encore à jongler avant de décider qui sera son QB partant. Quinn et Anderson ont bien fait tous les deux mais il semble quand même évident que les Browns devraient y aller avec Quinn. De plus, advenant que Quinn remporte la mise, ils auraient en Anderson une excellente monnaie d'échange pour des équipes comme les Bucs qui se cherchent toujours un vrai quart partant.

La recrue James Davis continue d'impressionner en matches présaison. Il devrait faire des étincelles avec Jamal Lewis dans un 1-2 punch tout à fait potable.

Braylon Edwards a connu son meilleur match depuis 2007 avec 3 passes, 51 verges et 1 touché.

Pour les Titans, Vince Young a été potable avec 174 verges, 1 touché et 1 interception. Il devrait donc être médiocre lors du dernier match préparatoire. Le jeu au sol des Titans est au point et devrait être encore très payant pour les poolers en 2009.

CHARGERS 24-FALCONS 27

Les Chargers seront très forts dans l'AFC WEST cette saison. Malgré l'absence de Tomlinson et Gates, Rivers a connu un très bon match avec 185 verges en 10 passes en plus d'atteindre Michael Bennett pour un long touché de 48 verges. Bennett a d'ailleurs bien paru tout comme Darren Sproles qui est vraiment explosif dans le champ arrière. On espère que les Chargers l'utiliseront à profusion.

Vite vite comme ça, on doit admettre que l'unité de receveurs des Falcons est vraiment impressionnante. En plus de Gonzales, les Falcons ont ajouté Marty Booker, Robert Ferguson et Brian Finneran. Les 3 derniers ont tous bien joué hier soir, autant avec Matt Ryan que Chris Redman, les faisant bien paraître tous les deux. La seule ombre au tableau pour les Falcons aura été la perte de Jerious Norwood après une blessure au genou. On ne sait pas encore si la blessure est sérieuse mais advenant le cas, les Falcons devront le remplacer afin d'alléger le travail de Michael Turner.

RAVENS 17-PANTHERS 13

L'attaque des Ravens a très bien fait contre les Panthers, mené par un Joe Flacco en grande forme. 22 en 28, 247 verges et 1 touché, c'est effectivement très bien. Ray Rice a bien paru , particulièrement sur le jeu de passe, amassant 8 catches pour 67 verges. La défensive a aussi très bien fait mais on doit dire qu'il manquait quand même DeAngelo Williams et Jonathan Stewart du côté des Panthers. Dwayne Jarrett a été encore très ordinaire et on se demande si on ne le retrouvera pas dans la CFL bientôt. Sa 8ième renaissance annoncée n'arrivera pas visiblement.

JETS 27-GIANTS 25

Les Jets ont eu la preuve que Sanchez peut faire le travail. Il n'a pas été spectaculaire mais n'a pas fait d'erreurs non plus amassant un très honnête 13 en 20 pour 149 verges et un touché. Ça devrait ressembler à un match typique de Sanchez pour la prochaine saison. Shown Greene était absent ce qui a permis à Leon Washington de connaître un bon match même si c'est Thomas Jones qui a porté le ballon près de la zone des buts. On a hâte de voir comment les Jets vont utiliser leurs 3 demis lorsque la saison aura débutée.

Les Giants vont s'ennuyer de Plaxico. Hakeem Nicks a connu tout un match (144 verges et 2 touchés) mais c'était contre les réservistes défensifs des Jets. On va donc se tourner vers la course très souvent. D'ailleurs, Danny Ware a bien paru et devrait remplacer adéquatement Derrick Ward. On parle donc encore d'un monstre à 3 têtes dans le champ-arrière des Giants pour 2009.

NINERS 20-COWBOYS 13

Un match ordinaire pour les deux équipes. Roy Williams n'était pas là pour les Cowboys et on peut se demander combien de temps il aura besoin pour développer une complicité avec Romo. Celui-ci a été très ordinaire et manque visiblement de munitions. Tashard Choice a bien fait et on devrait aussi voir un comité à 3 chez le Dallas cette année, ce qui va causer des maux de tête à tous les poolers.

Les Niners devront courir énormément cette année s'ils veulent gagner des matches. Shaun Hill est un gentil garçon mais n'a pas de bras et pas beaucoup de support de ses receveurs. Mais avec Frank Gore et Glen Coffey, les Niners devraient pouvoir grinder ça en 2009.

Le punter des Niners a envoyé un autre botté sur l'écran géant du nouveau stade. On sent que ça va être un hot topic cet écran en 2009. Jerry Jones est encore une fois la risée de la ligue.

SEAHAWKS 14-CHIEFS 10

La saison va être pénible pour les Chiefs. Leur attaque a été pathétique hier contre les Hawks et Cassel a dû quitter le match très rapidement après une blessure au bas du corps. Le seul point positif chez les Chiefs aura été la tenue de Jamal Charles. Le jeune demi a maintenu une moyenne de 7,7 verges de gain par course. On ne serait pas étonné qu'il dépasse L.J. assez vite dans la saison.

Matt Hasselbeck a encore connu une bonne sortie avec 214 verges de gain et 2 touchés. Les 2 touchés sont l'oeuvre d'Houshmandzadeh et de John Carlson, le jeune TE. On devrait revoir ce scénario assez souvent cette année.

On vous invite à regarder le match des Bears contre les Broncos ce soir, ça risque d'être assez intéressant.