Affichage des articles dont le libellé est Matt Ryan. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Matt Ryan. Afficher tous les articles

jeudi 30 août 2012

La saison 2012 sous la loupe : La NFC Sud

Stéphane Morneau saute sur son clavier pour vous présenter la NFC Sud en évitant, autant que possibles, les scandales et les mauvais gags de pirates.


Falcons d'Atlanta

En 2012, les Falcons vont attaquer directement le sommet de la division et tenter de capitaliser sur l’apparente faiblesse des Saints pour s’envoler vers le titre de la NFC Sud. Logiquement parlant, on ne déteste pas les chances des Falcons.

Sauf que la NFL n’est pas une ligue logique, ça, on le sait.

2011 était une bonne saison pour les Falcons mais les séries ont été décevantes et les capacités de Matt Ryan ont été relativisées plus d’une fois. Sauf que les échos du camp et de la pré-saison nous montrent une offensive par la passe revampée, un Matt Ryan en pleine possession de ses moyens qui utilise enfin les zones profondes et, surtout, un Julio Jones qui n’a plus le stress d’être la «recrue qui a coûté vraiment cher» et qui peut enfin être le receveur étoile qu’on pensait qu’il allait devenir. Ce côté de l’offensive des Falcons est très, très prometteur.

L’autre dimension repose une fois de plus sur les épaules de Michael Turner maisil est possible qu’il ne soit pas le seul bœuf derrière la ligne. Jacquizz Rodgers n’est pas mauvais du tout à petite dose et il pourrait prendre 10-12 ballons par match, ajoutant une couche à l’offensive des Falcons et reposant les jambes de Turner. Et un Turner reposé, c’est un Turner dangereux.

C’est en défensive qu’on est curieux de voir la nouvelle mouture des Falcons. L’arrivée d’Asante Samuel donne tout un coup de main à la tertiaire d’Atlanta qui n’était pas équipée pour affronter les Brees et les Newton de ce monde deux fois par année. Là, avec Robinson et Grimes, on parle d’un trio de CB très compétent qui peut enfin couvrir le terrain en Nickel sans exposer une faiblesse flagrante sous les safety.

Par contre, la ligne défensive ne rajeunit pas et les blessures commencent déjà à affecter la saison: Corey Peters va rater au moins six matchs en raison d’une blessure au pied. Peters est un vétéran très utile dans le milieu de la ligne et il sera intéressant de voir les remplaçants tenter de supporter Jonathan Babineaux pour freiner la course. C’est là que l’âge, les blessures et le départ de Curtis Lofton feront le plus mal. On est pas mal certains que les Falcons vont se débrouiller contre la passe, sauf que les Panthers alignent probablement la meilleure offensive par la course de la NFL et, contre les Falcons, ils pourraient se gâter royalement contre un Front-4 plus lent et moins apte à couvrir les corridors extérieurs.

Saison intrigante en prévision pour les Falcons qui seront explosifs en offensive, potentiellement l’une des cinq meilleures de la NFL, et causeront des revirements en défensive via la tertiaire. Reste à voir comment ils géreront les matchs plus physiques et, surtout, la progression des autres équipes de la NFC.

Selon toute logique, les Falcons se doivent de gagner la NFC Sud en 2012. C’est probablement la meilleure chance qu’ils ont avant le retour des Saints avec Sean Payton et, surtout, la progression complète de Cam Newton qui ne sera pas éternellement le «Next big thing» et qui deviendra l’homme à battre de la division, plus tôt que tard.

Projection 2012 : 11-5, 1er de la division


Panthers de la Caroline (6-10 en 2011)

L’intrigue de la saison dans la NFC Sud : Quelle sera la progression des Panthers, de Cam Newton et de tout ce beau monde après un vrai camp d’entraînement et une saison à peaufiner les jeux?

Du peu que nous avons vu en présaison, Newton est très en forme et il trouve encore le moyen de gagner 6-7 verges sur des «busted plays». En plus, il est entouré d’un monstre à trois têtes pour courir avec lui : DeAngelo Williams, Jonathan Stewart et le nouveau venu format géant Mike Tolbert. En présaison, Tolbert était souvent le FB devant Newton et, si j’étais les autres équipes de la division, cette formation me terroriserait. Non seulement Newton est toujours une menace de courir après une feinte de remise, mais là, Tolbert peut aussi faire avancer les chaînes sur des remises courtes devant Newton ou, encore pire, des «shovel pass» après des feintes. Le livre de jeux va s’agrandir pour Newton et, derrière le centre, le quart de 6 pieds 5 va vraiment y aller à l’instinct, lire ce qu’il voit, et improviser des jeux au sol qui vont nous faire dire qu’il est tout droit sorti d’un jeu retiré de la franchise Madden parce que trop surréel.

Newton est bon à ce point, mais qu’en est-il du reste de l’équipe?

Ron Rivera à fait du bon travail en peu de temps l’an passé et l’offensive sera au sol, surtout, et dans les mains de Steve Smith et Greg Olsen autrement. On parle de deux cibles d’expérience pour Newton et, avec le temps et les répétitions, la chimie est bonne présentement.

Aussi, on espère un retour en santé de plusieurs vétérans qui feront la différence pour les Panthers, notamment Jon Beason et Thomas Davis qui étaient, avant un séjour sur la liste des blessés, les deux meilleurs défenseurs de la formation. Aussi, l’ajout du choix de première ronde Luke Kuechly aux côtés de Beason et James Anderson pourrait être la petite épice subtile qui fait exploser la recette en bouche, littéralement. Kuechly impressionne depuis le début des camps et, avec tout ce beau monde en santé, les Panthers pourraient présenter l’une des très bonnes défensives contre la course de la NFL. C’est beaucoup de «si», mais le potentiel est là.

C’est au niveau de la tertiaire qu’on se pose beaucoup de questions.

Captain Munnerlyn, qui était le seul joueur d’impact de la tertiaire, se bat littéralement pour garder sa place de partant et dans une division très offensive, c’est inquiétant d’avoir autant d’incertitudes autour des partants chez les demis de coins. Ce sera vraiment un jeu d’au plus fort la poche pour le nombre de jeux en défensive et ce sera, sans l’ombre d’un doute, la grosse faiblesse des Panthers cette saison.

Saison sous le signe de la progression en prévision pour les Panthers qui devraient encore dominer au sol. Reste à voir comment les autres receveurs de passes, notamment Brandon LaFell et Louis Murphy, réagiront cette saison. La division ne va certainement pas se gagner par la brillance défensive, ce qui aidera les Panthers. Sauf que sur papier, ils ont quand même seulement la troisième meilleure offensive de la division et c’est probablement là qu’ils termineront la saison. Mais ce sera très spectaculaire et salement divertissant pour la suite des choses.

Projection 2012 : 8-8 (3e de division)


Saints de La Nouvelle-Orléans (13-3 en 2011)

Comment se jouera la saison après le «Bountygate» pour les Saints? Tout a mal tourné pour le Nawrlins durant la saison morte et, vraiment, votre prédiction sera sûrement aussi bonne que la nôtre.

Personne ne sait comment réagira Drew Brees sans Sean Payton. Tout comme personne ne sait comment réagira la défensive sans Jonathan Vilma qui est le capitaine et le meneur sur le terrain pour tout ce beau monde. C’est deux gros points d’interrogation, et ce, sans même entrer dans le cirque des entraîneurs qui joueront à la chaise musicale durant la saison pour finalement remettre les clés du bolide à Payton à la fin de la saison.

Un beau bordel.

Sauf qu’il y a quand même des certitudes. Jimmy Graham est un monstre, ni plus ni moins. Mark Ingram et Darren Sproles forment tout un duo derrière la ligne de mêlée et les problèmes de couvertures sont presque infinis quand on inclut les talents de Sproles en tant que receveur, la présence sûre et réconfortante de Pierre Thomas et le flair d’Ingram pour trouver la verge de plus à chaque fois. Brees n’a jamais lancé pour moins de 4300 verges depuis qu’il est avec les Saints et la ligne offensive ne sera pas trop affectée par le départ de Carl Nicks.

Ça, c’est ce qu’on sait. Pour le reste …

Meachem n’est plus en ville pour épauler Marques Colston et le rôle de Lance Moore sera visiblement bonifié dans l’offensive «nouveau genre» sans Payton. Sauf que cet aspect du jeu des Saints n’inquiète pas vraiment, on s’imagine mal une si grosse régression offensive avec Drew Brees aux commandes. C’est en défensive que tout est à déterminer.

Vilma n’y sera pas, Will Smith n’y sera pas pour une bonne partie de la saison, Gregg Williams n’est plus là pour dessiner les jeux et on ne sait pas trop comment vont réagir les nouveaux venus Curtis Lofton et Jonathan Casillas chez les secondeurs. Aussi, on espère une éclosion de Cameron Jordan qui entamera sa deuxième saison après une année recrue plutôt ordinaire. La tertiaire sera toujours opportuniste et efficace, donc on ne pense pas que les Saints tomberont dans le piège d’accorder trop de longs jeux par la passe, mais contre la course c’est une autre paire de manches. Le mélange de jeunesse, de suspensions et de nouveau système défensif pourrait semer la confusion rapidement sur la ligne et pour le Front-7 et les Saints vont, encore cette saison, donner beaucoup trop de longs jeux et de secondes chances au sol.

Heureusement, avec Drew Brees aux commandes de l’offensive on peut se permettre quelques erreurs en défensive, mais il ne faudrait pas abuser non plus. Les Saints ont très peu de marges de manœuvre cette saison et ils seront sous la loupe, littéralement, de Goodell et son équipe. Il sera difficile de répéter la saison 2011 pour les Saints, mais on ne pense pas qu’ils seront complètement en dehors du portrait non plus. Ça sera difficile, oui, mais on parle d’une équipe bien rodée, motivée et efficace depuis plusieurs saisons déjà.

Reste à voir à quel point les obstacles seront significatifs au classement.

Saison sous le signe de la rédemption pour les Saints, donc, qui tenteront de mettre les scandales de la saison morte dans une petite boîte à jeter au feu. Drew Brees a finalement signé son contrat, le morale semble bon et ça serait bête de prédire un désastre quand l’équipe a survécu à bien pire il n’y a pas si longtemps (Katrina, entre autres).

Projection 2012 : 10-6, (2e de division)


Buccaneers de Tampa Bay (4-12 en 2011)

Nouveau régime à Tampa, nouvel entraîneur, nouvelle direction, nouveau système, nouveau joueur vedette. Bref, l’expression «rien de neuf sous le soleil» ne s’applique pas du tout aux Bucs de 2012.

Sauf que le changement, c’est bien ou non?

À première vue, l’offensive est la grande gagnante de ce vent de nouveauté chez les Bucs. Josh Freeman sort d’une saison difficile où tout allait de travers et là, il reçoit deux beaux cadeaux. Vincent Jackson qui deviendra sans doute son «go to guy» en cas de pépins et, surtout, Carl Nicks s’en vient à sa gauche pour le protéger un peu de lui-même lorsqu’il s’aventure trop loin de sa pochette. En améliorant sa ligne offensive, on offrira peut-être de précieuses secondes supplémentaires à un jeune quart qui ne prend pas les meilleures décisions du monde encore dans la NFL, malgré son flair pour les jeux spectaculaires et les grandes occasions. Aussi, Doug Martin amorcera sa carrière chez les pros et pourrait rapidement devenir le porteur de ballon principal des Bucs, malgré les bonnes performances de LeGarette Blount jusqu’ici. Martin, contrairement à Blount, est capable de lire les défensives un peu, est capable de bloquer en situation de passes et, surtout, peut être utilisé en situation de passes comme légitime option offensive dans les routes «hold and go», ce qui ne faisait pas partie de l’arsenal des Bucs avec Blount.

De l’autre côté du ballon, c’est un plus un casse-tête. On ne sait pas trop ce qui adviendra d’Aquib Talib et de sa tête folle, mais les Bucs n’ont pas pris de chances et ont rapatrié Eric Wright pour patrouiller l’autre côté et, surtout, permettre à Ronde Barber qui ne rajeunit pas de glisser dans un rôle de safety ou de 3e CB dans les formations nickel.

Aussi, on espère une bonne progression des jeunes joueurs de talents sur la ligne, Gerald McCoy et Adrian Clayborn entre autres, pour revamper les performances désastreuses de l’an dernier.

Saison sous le signe d’une nouvelle étape alors chez les Bucs, le deuxième chapitre de l’expérience Josh Freeman d’une certaine façon. Avec les nouvelles additions et tous ces changements, on s’attend à une amélioration notoire par rapport à l’an dernier, sauf que la division est toujours aussi coriace et les tertiaires poreuses n’ont pas de chances de survies contre Drew Brees, Matt Ryan et Cam Newton. C’est malheureux, mais les Bucs ne seront pas trop dans le coup cette saison.

Projection 2012 : 5-11 (4e de division)

mercredi 22 février 2012

Les Points à améliorer : NFC Sud

Continuons notre série sur les besoins des équipes de la NFL avec la NFC Sud. Derrière le clavier : Stéphane Morneau

Buccaneers de Tampa Bay
Fiche 2011 : 4-12

La fin du régime de Raheem Morris et, on l’espère, d’une disette qui est amère en bouche pour les Bucs qui semblaient pourtant pleins de belles promesses il y a deux ans. Les blessures et le calendrier auront été trop forts pour les Bucs qui ont flanché, lamentablement, et présenté sur le terrain l’une des pires défensives de la NFL lors du dernier droit de la saison.

En offensive, malgré une saison ordinaire, Josh Freeman demeure le projet à longs termes des Bucs et LaGarette Blount est clairement le porteur numéro un de l’équipe. Avec ces deux gros postes comblés, on pourrait obtenir partout ailleurs. À part Blount, la production au sol était inexistante chez les Bucs et ils auront besoin d’un ‘change-of-pace-back’ pour la prochaine saison, histoire de casser le rythme, couvrir les 3e essais et offrir une cible un peu plus mouvante à Freeman qui manque encore de confiance devant la pression. Sinon, Mike Williams est un bon jeune receveur, fiable et en pleine croissance. Il a clairement besoin d’aide de l’autre côté du terrain car Arrelious Benn et Dezmon Briscoe sont décevants dans ce rôle jusqu’ici et Kellen Winslow est un très bon TE mais il ne se démarque pas suffisamment dans les zones profondes. Freeman est un athlète naturel avec un gros bras, sauf que si personne ne se démarque à plus de vingt verges, il n’y aura jamais de flammèches dans le jeu des Bucs. L’autre changement majeur dont les Bucs ont besoin c’est une relecture de leur offensive et tout le nouveau personnel d’entraîneurs pourra exploiter les forces de Josh Freeman et qui sait, augmenter son apport au jeu aérien. La ligne offensive tiens quand même bien le coup, il serait le temps de la tester.

En défensive, les Bucs ont coupé le bois morts avec Haynesworth et on les comprend car ils sont bourrés de jeunes talents. Le hic, c’est la cohésion, la santé et le leadership. Da’Quan Bowers, Micheal Bennett, Adrian Clayborn et Gerald McCoy sont tous de bons jeunes joueurs sur la ligne défensives et le potentiel est absolument phénoménale, faut par contre trouver la bonne dose pour faire prendre la sauce. Derrière ce beau monde, un nouveau CB2 pour permettre à Ronde Barber de glisser dans un rôle moindre serait très profitable aux Bucs car le ‘jumeaux-de-Tiki’ est un vétéran de la formation et il donne le ton sur le terrain. Sinon, la tertiaire possède des joueurs de qualités pour provoquer des revirements (Jackson et Talib) mais les secondeurs pourraient utiliser un ou deux vrais spécialistes contre la course car les Bucs se sont fait courir dessus toute la saison. Un MLB d’expérience pour bouger Mason Foster ne serait pas un luxe et offrirait une belle profondeur ainsi que le susmentionné leadership à la formation. Encore là, nouveaux entraîneurs et nouveau livre de jeu rhyme avec beaucoup de mouvances à prévoir chez les Bucs, rien qui ne fera de tort à la formation qui a clairement envie d’oublier 2011.

En bref, beaucoup de jeunes joueurs plein de promesses, mais beaucoup de notions de base à revoir chez les boucaniers. Donc des vétérans, de la profondeur et surtout, surtout, une direction claire pour 2012.

Panthers de la Caroline
Fiche 2011 : 6-10

Caaaaaaaammmmm Newton. Quoi dire après une belle année surprise comme ça? Les Panthers sont remplis de lacunes, oui, mais il y a du terreau fertile pour la suite des choses, oui monsieur.

En offensive, les Panthers nous en ont donné plein la vue cette saison. Newton est un cheval de bataille sur tous les aspects et le duo de DeAngelo Williams et Jonathan Stewart est l’un des excellents combos de toute la NFL. À ce niveau, on ne se questionne pas trop chez les Panthers qui ont présenté la 3e meilleure offensive au sol de la NFL en 2011. Steve Smith est de retour à la vie et a pris tout le monde par surprise en devenant instantanément le meilleur compagnon de Newton et de sa nouvelle gouverne. Greg Olsen et Jeremy Shockey font de belles choses pour Newton et le jeu de passe donc le vrai dilemme, c’est une arme dynamique dans les zones profondes et quelqu’un pour éloigner la couverture de sur Steve Smith. Brandon LaFell ne se développe pas au rythme souhaité et les Panthers ne peuvent pas vraiment se fier sur lui pour la suite des choses donc, un besoin criants d’une alternative pour le jeune Newton.

En défensive, il faut éviter les blessures et réintégrer Jon Beason et Thomas Davis dans le mélange. Parce que les éléments sont là au niveau des secondeurs mais les résultats n’y sont pas. On pourrait aussi offrir un peu d’aide à Chris Gamble et Captain Munnerlyn au niveau de la tertiaire avec un ou deux joueurs d’impact pour amener de la stabilité dans la couverture contre la passe qui a été plutôt mauvaise chez les Panthers en 2011. Ce faisant, Munnerlyn pourrait se glisser dans un rôle de 3e CB qui lui irait beaucoup mieux car on ne pense pas qu’il possède l’étoffe d’un partant. Il faudrait aussi quelqu’un pour jouer de l’autre côté avec Charles Johnson sur la ligne défensive car il ne peut pas tout faire seul. Johnson est un excellent joueur mais la pression qu’il applique n’est pas stable s’il n’a pas de soutient. Un peu comme les Bucs, la défensive des Panthers est jeune et prometteuse et la cohésion n’est pas tout à fait au point.

En bref, on rebondit après une saison surprise chez les Panthers et on construit sur ce qui fonctionne bien : La course, Cam Newton et le groupe de secondeurs qui retrouvera de l’aplomb avec Jon Beason pour permettre de la flexibilité et surtout des gros jeux.

Falcons d’Atlanta
Fiche 2011 : 10-6

Les Falcons ont fait les séries, donc on ne peut pas complètement jeter le bébé avec l’eau du bain. Mais est-ce qu’il y a place à l’amélioration? Sans l’ombre d’un doute.

L’an dernier, les Falcons ont pas mal tout donné pour acquérir Julio Jones et régler le débat des receveurs à Atlanta, donc à ce niveau rien à redire. Tony Gonzalez sera encore là cette année et il ne faut pas régler son remplacement tout de suite donc Matt Ryan possède un trio de cible de qualité avec Jones, Gonzalez et White pour imposer une cadence sur le terrain. Le hic, c’est tout autour. La blessure à l’excellent Ovie Mughelli a exposé la faiblesse des blocs de la ligne défensive, surtout à gauche, et Micheal Turner a spectaculairement ralentit par la suite. On fixe le tout avec un nouvel ailier à gauche et ce le plus rapidement possible. Sam Baker n’est plus du tout le joueur de concession qu’on espérait qu’il devienne et il est plutôt un garde réserviste. Les Falcons devront délier la bourse pour obtenir un ailier sur le marché des agents libres, peut-être Marcus McNeil ici serait un mariage parfait pour protéger le ‘blindside’ de Matt Ryan et ouvrir le chemin pour Turner qui ralentit un peu sauf que Jacquizz Rodgers est là pour attraper les possessions que l’on enlèvera à Turner. On aime beaucoup l’offensive des Falcons, mais les Giants ont bien démontré qu’elle ne pouvait pas du tout s’exécuter quand la pression fait tomber les joueurs de lignes comme des dominos.

En défensive, les Falcons doivent gonfler la tertiaire à tous les niveaux. Dunta Robinson est le seul joueur d’impact pour couvrir les passes profondes et vraiment, c’est insuffisant. Devant lui, les secondeurs (Lofton et Weatherspoon) font de l’excellent travail mais dans une division avec Drew Brees et Cam Newton, les zones profondes seront exploitées et les Falcons n’ont pas le personnel pour empêcher l’adversaire d’attaquer à la verticale, comme en témoigne leur 20e rang contre la passe l’an passé. La ligne défensive se porte bien par contre même si un deuxième DT aux côtés de Jonathan Babineaux serait le bienvenue. Mais sinon, Abraham et Edwards font du bon boulot et même que leur agressivité empêche de surexposer la faiblesse de la tertiaire.

En bref, on poursuit un peu sur la lancée de l’an passé mais il faut protéger Matt Ryan qui ne prend pas les meilleures décisions du monde quand son temps est réduit. Les Falcons sont jeunes et prometteurs, mais il faut boucher les trous si on veut aspirer à plus qu’un passage agace d’une ronde en éliminatoires.

Saints de la Nouvelle-Orléans
Fiche 2011 : 13-3

Champion de division, les Saints ont quand même connu une grosse déception en séries, s’inclinant devant les Niners malgré la performance de Drew Bress. C’est la deuxième fois en deux ans que les Saints se font montrer la porte sur une note amère en séries et les lacunes sont encore bien présentes, même si on apprécie beaucoup la formation actuelle.

En offensive, virtuellement rien à redire. L’injection de Darren Sproles et de Mark Ingram dans l’équation a littéralement dynamité les plans de Sean Payton et Drew Brees a pulvérisé le record de Dan Marino pour les verges en une saison. On peut difficilement critiquer l’une des meilleures offensives de la NFL mais on peut souligner par contre que les Saints devront prendre des décisions sur la ligne. Carl Nicks est l’un des meilleures gardes de la NFL et sera sur le marché des joueurs autonomes, il faut donc prendre une décision alors que les Saints sont engagés à long terme avec leur autre garde d’élite Jahri Evans. Les deux ensembles forment une paire absolument redoutable mais ça vient avec une facture salée. Soit les Saints laissent aller Nicks et tente d’insuffler de la jeunesse dans l’équation, ou bien ils solidifient ce duo pour les années à venir et se concentrent à trouver un centre adéquat pour soutenir tout ce beau monde. Brian De La Puente n’est pas un centre partant pour la plupart des équipes mais bon, c’est à peu près le seul maillon faible de l’offensive des Saints donc si on cherche à améliorer, c’est par là que ça se passe. Sinon, signer Drew Brees est aussi une priorité mais on n’a aucun doute sur le fait que la direction des Saints fera le nécessaire pour garder le visage de la franchise sur le gazon synthétique du Superdome.

En défensive, il faut trouver des solutions car les Saints n’ont plus le mordant ni l’opportunisme d’il y a deux ans. À l’exception de Will Smith, il n’y a pas de pression qui se fait sur le quart adverse et le jeune Cameron Jordan a été décevant lors de son année recrue. Shaun Rogers et Aubrayo Franklin ont été correct, sans plus, mais il n’y a pas ce petit quelque chose des grandes équipes quand on regarde la défensive des Saints. Donc un joueur rapide sur la ligne serait un atout majeur et un secondeur de qualité pour épauler Jonathan Vilma et couper les zones intermédiaires car la défensive des Saints donnent beaucoup de verges et surtout beaucoup d’opportunités aux TE adverses (voire Vernon Davis et son ‘bar open’ durant les séries à Frisco). Au niveau de la tertiaire, ça frappe dur avec Roman Harper et la patrouille est alerte avec Micheal Jenkins et Jabari Greer. Par contre, un 3e CB/S pour bonifier les formations nickels serait aussi le bienvenue. Gregg Williams aime envoyer de la pression de la part de sa tertiaire mais elle s’expose souvent trop pour la qualité de la couverture qu’elle offre, donc les quarts adverses comprennent vite le principe et exploite les ouvertures. Si Williams veut jouer de façon spectaculaire, il faut lui offrir des jeunes joueurs qui ont faim du ballon et surtout qui comprennent leur position sur le terrain. Ce n’est pas évident à trouver, les Saints devront être créatifs.

En bref, la défensive et encore de la défensive pour les Saints qui sont toujours sur le pas de la porte pour un autre championnat durant l’ère Brees mais, il faut l’aider un brin.

lundi 20 juillet 2009

Les camps d’entraînement sous le radar : Les Falcons d’Atlanta

Les Falcons ont été les darlings de la NFL l’an dernier en compagnie des Dolphins. Mais on a plus confiance aux Falcons de rééditer leur fiche de 11-5 que les Dolphins, même si les deux équipes auront un calendrier brutal en 2009. Les Falcons demeurent une excellente pépinière pour les poolers...

Les Falcons ont surpris tout le monde l’an dernier avec l’excellence de leur jeu tout au long de la saison. Ils ont terminé 6ième dans la NFL pour l'attaque totale grâce à une deuxième place pour les gains au sol. Ils pourraient même améliorer ces statistiques en 2009.

Quarts-arrière : Matt Ryan a connu une saison au-delà des attentes qu’on avait en lui. On savait qu’il avait beaucoup de talent mais on ne s’attendait à ce qu’il mature si vite. 3440 verges, 16 TD et 11 INT, c’est pas mal pour une recrue. On dit top pouce à Mike Smith d’avoir su adapter son playcalling afin de ne pas surtaxer son quart recrue. Considérant l’ajout de Tony Gonzales cette année, Ryan aura autour de lui une attaque des plus compétentes qui devrait lui permettre de gonfler ses chiffres. Déjà dans le top 10, c’est un #1 avec beaucoup beaucoup de potentiel pour votre pool.

C’est Chris Redman qui devrait assurer la relêve en cas de blessure à Ryan. Eeeesh.

Porteurs de ballon : On se rappelait que Michael Turner avait eu de bons moments derrière L.T. à San Diego. Mais encore une fois, on ne s’attendait pas à ce que Turner domine à ce point à sa première saison comme partant. 1699 verges, 17 touchés : Faklow. Turner va assurément partir au 4ième ou 5ième rang de la première ronde. On émet quand même une mini réserve à savoir s’il pourra tenir le rythme deux saisons de suite. 376 courses l’an passée, c’est quand même beaucoup pour un joueur qui n'en avait jamais totalisé plus de 80 dans sa carrière. On s’attend d'ailleurs à ce que Mike Smith enlève un peu de travail des épaules de Turner pour augmenter celui de Jerious Norwood.
À sa quatrième saison avec les Falcons, Norwood a maintenu une moyenne par course globale de 5,8 verges en plus d’être excellent sur le jeu de passe. Les Falcons l’ont utilisé à toutes sortes de positions en tant que receveur en plus d’être au commande de la Dirty Bird formation, la version maison du wildcat offense des Fins. Il devra rester en santé par contre, un problème récurrent depuis qu’il est dans la NFL.

Receveurs de passe : Une grande partie des succès de Ryan l’an dernier l’ont été grâce à Roddy White. Après avoir amassé plus de 1000 verges pour la première fois en 2007, il a en a remis l’an dernier avec 1382 verges et 7 touchés. C’est d’autant plus méritoire considérant qu’il a été peu épaulé par les autres receveurs de l’équipe. On ne pense pas que Gonzo va lui enlever beaucoup de sa production. Un #1 de qualité pour votre pool.

Michael Jenkins a lui-aussi amélioré ses statistiques de 2007 mais il partait de moins loin avec un maigre 532 verges. Il y est allé de 700 verges, améliorant spécifiquement sa moyenne de gain par catches de 5 verges. On se rappellera que c’est lui qui avait capté la première passe du premier jeu en carrière de Matt Ryan, la ramenant sur 62 verges pour un touché. Ce fut sa d'ailleurs sa seule passe de la soirée. Ça résume très bien Michael Jenkins. C’est surtout lui qui devrait souffrir de l’arrivée de Gonzo à notre avis. On le surveille sur les waivers mais pas trop non plus.

Les Falcons comptent sur Harry Douglas pour prendre du gallon en 2009. Le troisième choix des Falcons en 2008 en sera à sa deuxième saison et même s'il n’a pas fait grand-chose l’an dernier avec 23 catches et 320 verges (en même temps, c’est ce à quoi on doit s’attendre d’un receveur recrue) et les Falcons aiment beaucoup son explosivité et sa capacité à faire de gros jeux. On attendra tout de même à la saison 2010 pour seulement le surveiller sur le waiver wire.

Tony Gonzales s’amène à Atlanta après avoir connu une excellente saison à Kansas City. Malgré un départ lent, il a terminé la saison avec 1058 verges et 10 touchés. Avant la semaine 6, il n’avait même pas amassé 200 verges! Durable, excellent bloqueur, bonne attitude, c’est un favori à 6VB. Un TE #1 bien qu’il ne faille pas nécessairement s’attendre à une production égale à l’an dernier. Les Chiefs tiraient souvent de l’arrière obligeant le Kansas City a utiliser multiplier le spread offense. Avec le jeu au sol des Falcons, c’est au niveau des touchés que la baisse devrait être la plus marquée pour Gonzo.