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jeudi 15 novembre 2012

Sautons aux conclusions : TNF Bills - Dolphins

Fait froid à Buffalo, mais le football du jeudi soir était en vedette au royaume des Bills pour les bonnes ... et les mauvaises raisons. On vous résume le tout.

Les Bills et les Dolphins ont peut-être oublié que le football, ça se jouait aussi en offensive. Malgré tout, les Bills ont mit fin à une séquence de trois défaites avec une (belle) victoire de 19-14 face aux Dolphins qui n'étaient visiblement pas armé pour combattre le froid.

Comme ce n'est pas facile la vie hors de l'eau, on a pris des notes durant le match, mais il n'y aura pas d'analyse à la fin de celle-ci. On vous invite à tirer vos conclusions, qui seront peut-être différentes des nôtres. Après tout, y'a des puristes qui aiment ça des matchs avec des échappés, des passes tout croches et des courses de -1 verge.

Le match en vrac 

On était prêt pour un match ennuyeux, pas de friandises, rien, juste de l’eau.

Et BOOM ! Les Bills répondent à la séquence 3 and out des Dolphins avec un retour de Punt pour un touché. 7-0 Bills et le roux d’Harvard n’a pas encore lacé ses crampons.

Y fait froid, les Dolphins sont abonnés aux 3 and out. On va s’amuser ferme.

Les Dolphins nous gâtent aussi un fumble gracieuseté des mains glissantes de Brian Hartline et du fait que le ballon est dur comme une roche à cause du froid. Mesdames et messieurs, on s’enligne pour un festival non-offensif (et non défensif, nuance).

Comme de fait, après un placement sans histoire, les Dolphins retournent le kick-off pour un touché. BANG ! Thigpen donne des points aux Dolphins et jusqu’ici les unités spéciales nous donnent plus de spectacles que toutes les autres unités combinées. Oui, ce genre de match. 10-7 pour les Buffles.

Comme de fait, le premier quart se termine sur un placement. Y’a de l’action, mais c’est parsemé. 13-7 pour les locaux.

On regarde distraitement le match, parce que la vie est trop courte pour vraiment se concentrer sur un match des Bills. Mais avant le troisième placement de Lindell, Fitzpatrick a réécrit le livre des mauvais plongones en gagnant un premier jeu en bombant le torse, avant de s’écraser de tout son long tête première au sol. Bra-Vo ! 16-7 BillZZZZZZzzzzz

Troisième ettttt…. Rien du tout. Les deux offensives dorment au gaz, malgré les quelques points (aucun touché offensif, on vous le rappelle).

Tannehill a cumulé 44 verges en première demie. C’est pas mêlant, à chaque fois qu’on le voit sur la télé, il est en train de chialer sur les lignes de côtés avec sa tuque sur la tête. On dirait une ligue de bière.

Une chance que C.J. Spiller est là pour faire avancer le ballon, sérieusement là.

D’ailleurs, à la porte des buts, Fitzpatrick a failli se faire intercepter deux fois, en plus de bénéficier d’une interférence contre la défensive et ça se termine quand même par un placement. 19-7 Bills à la demie.

Merci seigneur de me donner la force d’encore visionner les matchs du jeudi soir cette saison.

Température ressentie à Buffalo au début de la deuxième demie : -1 degré celcius. C’est un peu comme quand on jouait au hockey balle dans la rue ti-cul et qu’on chialait contre les balles orange qui devenaient des roches volantes à l’assaut de nos mollets.

D’ailleurs, Tannehill ne s’est pas réchauffé durant la pause. Ses passes manquent de précisions et ses receveurs ne l’aident pas du tout. Pire, Reggie Bush dépasse à peine la ligne d’engagement. C’est beau à voir, et là on parle juste des pubs de fast-food.

Point positif - Tannehill n 'a pas d'interception après 3 quarts.

Si on résume, les Dolphins ont marqué sept points sur un retour de botté. Ensuite ... plus rien, sauf des chutes de Tannehill et des passes trop longues.

Et on ne crédite pas vraiment la défensive des Bills. C'est surtout une exécution médiocre de la part des Fins.

Bien sûr, on a manqué le seul touché offensif du match, un des rares attrapés de Bess, inspirant une presque remontée des Dolphins. Mais on est revenu à temps pour la belle interception de Jairus Bird après le 2 minutes warning, clouant ainsi le bec à Tannehill qui avait, le temps d'un bref instant, l'air motivé.

1m30 pour les Dolphins, pas de temps d'arrêt et on tire de l'arrière 19-14. Ryan Tannehill, tout le monde te regarde (croisement de bras s'impose).

( ... )

Et finalement Tannehill trouve les mains de Scott ... comme dans Bryan Scott, linebacker réserviste des Bills. S'en suit un festival du genou par terre, vers une victoire terne des bleus.


jeudi 25 octobre 2012

Sautons aux conclusions - TNF Bucs c. Vikings


Les Bucs capitalisent sur des Vikings qui dorment au gaz et Stéphane Morneau vous résume l'action du jeudi soir avant l'Halloween.

L’assiduité offensive n’était pas au rendez-vous dans le temple du mauve ce jeudi, mais les Bucs et les Vikings ont quand même trouvé le moyen de faire couler un peu de sang et de drame dans une victoire des Bucs de Greg Schiano par la marque de 36-17 contre des Vikings qui, par moment, semblaient sans solution.

Repassons en bref l’action du match avant de tirer nos conclusions.

Premier quart
Tôt dans le match l’histoire du match : la pression sur le quart adverse. D’un côté comme de l’autre, on cafouille et on force des erreurs et du non synchronisme. Comme chez les pee-wee. Les Vikings enchaînent d’ailleurs deux 3 and out, rien pour écrire à sa mère.

D’ailleurs, Da’Quan Bowers est de retour au jeu chez les Bucs. J’ai toujours eu un faible pour lui depuis ses années à Clemson. Les blessures le hantent par contre depuis ses débuts chez les pros.

Doug Martin nous offre le premier gros jeu du match. Une course de plus de 41 verges pour un solide premier jeu dans la zone rouge. Il impressionne Martin, vraiment. S’il n’avait pas joué à Boise il aurait sûrement été sélectionné bien avant lors du repêchage.

Finalement Josh Freeman fait patate, même avec un temps d’arrêt pour brasser des idées. Typique. 3-0 BUCS !

Finalement les Vikings n’ont pas trop envie d’avancer avec le ballon. 1-2-3 PUNT.

Les Bucs l’échappent belle en recouvrant un fumble sur le botté de dégagement. Piteuse job de la part du receveur qui a essayé de prendre le ballon avec son casque. Chapeau champion.

Décidément, les Bucs ne font que des gros jeux. Sur son pied arrière, en se faisant frapper, Josh Freeman trouve Vincent Jackson sur un Jumpball bon pour une trentaine de verges et les Bucs sont de retour dans le rouge des Vikings. Attaboy!

Sur un petit bubble screen, Doug Martin gagne un premier jeu et les Bucs menacent à l’intérieur du 10 des Vikings. Ensuite Dallas Clark, qui d’autre, donne un premier jeu à la porte des buts, menant à une petite passe piège au fullback Eric Lorig (google requis) pour le touché, WAM BAM ! 10-0 BUCS.

Mine de rien, une belle séquence efficace avec un gros jeu et ensuite du travail méthodique de Freeman qui complète des passes rapides, trompant la pression des Vikes. Beau plan de match.

Les Vikes, eux, sont encore en entraînement. FUMBLE Vikings, recouvert par les Bucs à la mi terrain. Ce n’est pas du joli.

Doug Martin ne niaise plus avec le ballon, deux courses et les Bucs sont au 35 des Vikes. Freeman passe bien proche de saboter l’effort mais l’interception échappe au DE des Vikings, de peu. Mauvaise mauvaise décision.

Le premier quart se termine sur un premier jeu des Bucs, au 30 des Vikings, via les jambes de Doug Martin une fois de plus.

Deuxième quart

Finalement tout stagne, la couverture des Vikings s’est ajustée durant la pause. Placement de 40 verges réussi … 13-0 BUCS !

Ponder trouve finalement Harvin, 30 verges plus tard les Vikings sont dans la zone des Bucs enfin. Combiné à un facemask deux jeux plus tard et les Vikes sont à la porte de la zone rouge des Bucs, vite de même.

Trois jeux plus tard, on pensait sortir le botteur, mais non. Une belle flottante dans les mains de Percy Harvin, TOUCHÉ 13-7 Bucs. La passe de Ponder était parfaite, directement dans les mains d’Harvin qui n’avait qu’à se laisser choire dans la zone des buts. On a un match, enfin.

Les Vikes sont gonflés au maximum, 3 and out pour les Bucs devant toute la pression mauve.

Percy Harvin donne un premier jeu aux Vikings, s’en suit Peterson et FUMMMBLE recouvert par les Bucs. Ronde Barber a arraché le ballon à AP qui nous rappelle ses mauvaises années de contrôle de ballon. OUCH !

Martin et Clark combinent leurs efforts et les Bucs ont un premier jeu et les buts. Martin a 10 courses pour 87 verges jusqu’ici, impressionnant.

Mike Williams nous fait ensuite échapper notre bière, tout un catch dans la zone des buts. 20-7 BUCS !

Les Bucs complètent leur premier sack du quart en trois matchs, longue disette. Mais Ponder rebondit avec un premier jeu dans les mains de Simpson avant de nous mener au 2 minutes warning.

Finalement, c’est sans histoire. 20-10 Bucs après un placement.

Après un pas grand-chose des Bucs et des Vikings, bonjour la mi-temps.

Troisième quart

Les Bucs ne perdent pas de temps, une bombe de 64 verges passe et course à Doug Martin, encore lui, qui complète avec un touché, quel jeu. 27-10 Bucs en moins d’une minute trente secondes.

Les Vikings, eux, se payent un joli 3 and out. On se dirige peut-être vers un carnage.

Les Bucs eux n’en ratent pas une et avancent avec le ballon, menacent, et puis se contente d’un placement. C’est méthodique, clinique et les Vikings, malgré quelques bons coups, manque d’impact. 30-10 BUCS !

Les Vikings, ou devrais-je dire Adrian Peterson, sont vivants. 65 verges pour All Day qui déracine tout sur son passage, une course classique de la part de Peterson qui remet les Vikings dans le match, BOOM! 30-17 Bucs.

13 courses, 122 verges pour All Day. Avis aux poolers (mais pas moi, je l’ai échangé en début d’année…)

Parlant AP, il vient de devenir le meneur de l’histoire des Vikings avec 30 matchs de plus de 100 verges au sol. Canton est clairement dans les cartes pour Peterson.

Les Bucs y vont d’un rare 3 and out ensuite, est-ce la remontée mauve?

Les Vikings les imitent, fuck off la remontée.

Comme le match stagne, les esprits s’échauffent. Jared Allen fait du brasse camarade pas mal et les pénalités se multiplient sur le terrain comme les petits pains à messe. Don Cherry serait heureux de voir ça.

Avec tout ça, les Bucs sont revirer de bord grâce à, entre autres, un gros sack de Jared Allen sur le troisième essai. Le stade est en délire.

Les Vikings sont empotés, incapable de capitaliser sur l’énergie offerte par Allen et son nez ensanglanté. 3 and out encore !!!

On s’emmerde un peu, bien honnêtement.

Quatrième quart

Premier jeu, enfin, on dirait que ça fait une heure que les chaînes n’ont pas bougé. Vincent Jackson sauve un peu la peau de Freeman qui, malgré ses 3 touchés, n’a que 200 verges ce soir.

Ça n’en prenait pas plus pour réveiller les Bucs (ou endormir les Vikings) et Freeman fait avancer les siens jusque dans la zone rouge du Minnesota, une fois de plus, puis à la porte des buts. Et finalement, l’homme de la soirée se charge d’enfoncer un clou dans le cœur des Vikings, TOUCHÉ DOUG MARTIN qui pousse une pile de mauve pour traverser la ligne. Après une transformation de deux points ratée … 36-17 BUCS et reste sept minutes et des poussières.

Les Vikings ont compris l’urgence et Ponder traverse le terrain rapidement, en moins de deux minutes les Vikes sont dans la zone rouge. On ne court plus, c’est terminé, all-in. Les Vikings se retrouvent devant le dilemme du 4e essai et 2 près de la ligne de dix des Bucs et les placements sont inutiles rendus ici, go big or go home.

Après un faux départ, Ponder se fait déraciner par les Bucs et sa passe flotte vers nulle part. Avec 4m29 à jouer, ça sent la fin pour les Vikings qui ont flanché sur le gros blitz des Bucs.

Les Vikings n’y sont plus, LeGarette Blount peut même se permettre de changer complètement de trajectoire sans se faire toucher, le morale est au beau fixe, très bas, près à retourner à la maison.

Les Bucs dégagent avec un peu plus de deux minutes à jouer, mais la soupe est pas mal déjà dans l’évier à ce stade-ci.

Les Vikings avancent, mais on termine le tout avec une interception sans conséquence. Ponder lançait à tout rompre et puis finalement, tout se termine ainsi.

Conclusions d’après-match

Les Bucs n’ont pas été constant, loin du compte, mais ils ont été en mesure de marquer des points en capitalisant sur des gros jeux, de mettre de la pression constante sur Ponder et de profiter des erreurs des Vikings. Ce n’était pas toujours joli, mais ça fait la job comme on dit.

Doug Martin vient peut-être de connaître son meilleur match de la saison, et de sa jeune carrière. Il n’avait pas du tout l’air d’une recrue ce soir et Blount n’est plus qu’un vague souvenir à ce stade-ci de la saison. Quel choix des Bucs que de sélectionner Martin.

L’étoile de Christian Ponder brille de moins en moins. Après un début de saison diablement efficace, le jeune quart des Vikings ne tient pas le rythme et ces quelques bons coups sont obscurcis par ses mauvaises décisions, sa facheuse tendance à ne pas faire confiance à sa protection et à son bras qui n’est pas aussi fiable qu’on ne le voudrait. Y’a de l’espoir, bien sûr, mais Ponder devra faire plusieurs ajustement s’il veut sécuriser sa place à long terme dans l’organisation.

Le pass-rush des Bucs a retrouvé de l’aplomb, enfin, et Ponder a passé une bonne partie de la soirée sur le dos à fixer l’éclairage. Bennett était partout sur le terrain ce soir, impressionnant.

Sinon l’histoire du match, c’est les Bucs qui capitalisent et les Vikings qui manquaient d’inspiration. Le je-ne-sais-quoi qui distingue les perdants des gagnants, et bien, il n’a pas trouvé le chemin du Minnesota ce soir. Les Bucs étaient en contrôle de A à Z, malgré quelques soubresauts de la part des Vikings.

Pour les Bucs, grosse victoire convaincante sur la route qui remet de la mine dans le crayon après une décevante défaite à domicile contre les Saints. La division, malmenée par les Falcons, pourrait se corser éventuellement.

Les Vikings, eux, à 5-3 ils trébuchent derrière les Bears, mais pas trop loin.

jeudi 27 septembre 2012

Sautons aux conclusions - TNF pluvieux


Stéphane Morneau salue le retour des vrais officiels de la NFL pour cette édition surprenante du Thursday Night Football durant laquelle les Ravens ont été chauffé de plus près que prévu, se sauvant avec une victoire de 23-16.

On est spectaculairement excite à l’idée de visionner un match en entier des Browns. Vraiment, ramasser les feuilles dehors n’aura jamais été aussi tentant. M’enfin, ça reste du football et comme c’est un soir de semaine, on n’est pas trop en position de se plaindre.

Donc les Browns, sur la route pour le TNF – It’s on !

Avant-Match
C’est ironique de nous présenter un montage des meilleurs moments des Browns avant le match. Good job Sportsnet, mais vraiment, c’est un peu comme chercher des bonnes scènes dans la nouvelle série de Claude Meunier, Adam et Ève, c’est de l’acharnement.

Première fois de ma vie que je vois des arbitres recevoir une ovation avant un match. Merci à la NFL d’avoir enfin fini son boudage. Même Ray Lewis a fait des petits sourires à l’officiel en chef, on était à deux doigts d’un gros câlin.

C’est la soirée de Jamal Lewis qui est intronisé dans le « Ring of Honors » des Ravens et s’est pleinement mérité. Lewis a toujours été un de mes porteurs de ballons favoris et, sérieusement, c’est difficile de ne pas aimer un porteur qui connait un match de 295 verges (contre les Browns justement, belle ironie.) 


Statistiques intrigantes, c’est arrivé cinq fois dans l’histoire qu’une équipe jouait le dimanche soir et le jeudi soir suivant (comme les Ravens ce soir). La fiche : 1-4. Sauf que Joe Flacco est 8-0 en carrière contre les Browns. Les stats se contredisent et/ou disent n’importe quoi, rien de neuf.

J’me demande si Cee-lo Green est disponible pour devenir le nouveau FB des Browns? Il est petit, trapu et à l’air pas mal glissant, un naturel.

Premier quart

Les Browns reçoivent le botté d’envoi pour débuter le bal.

Trent Richardson a bien tenté d’imposer le rythme rapidement avec une belle première course, mais après un premier jeu les Browns ne font un peu rien et Wheeden court dans tous les sens. Dégagement pour les Bruns qui semblent intimidés.

Flacco tente de surprendre rapidement les Browns avec une bombe à Torrey Smith, mais c’était un brin trop tôt dans le match. C’est plutôt Ray Rice qui donne un premier jeu sur une solide course de 10 verges avec un stiff-arm à la Ladainian Tomlinson des belles années. Sauf que les Browns, malgré quelques petites bévues, freinent les aspirations des Ravens qui attaquent agressivement (et sans succès) les zones profondes. Punt et touchback.

Pour ceux qui prennent des notes, on s’ennuie déjà.

Surprise – Josh Cribbs est toujours vivant. Deux attrapés et un premier jeu pour l’ancien « Devin Hester 2.0 » maintenant convertit en meneuses de claques de luxe pour l’offensive des Browns. Sauf que d’un autre côté, Greg Little a déjà une passe échappée et une passe attrapée suivi d’une perte d’équilibre derrière la ligne de mêlée. Moins deux verges pour l’ami Little qui est incapable de saisir les 372 occasions de briller que lui offre l’absence totale et complète de profondeur chez les receveurs des Browns. Ceci étant dit – Punt pour les Browns après une passe quinze pieds trop haute de la part de Weeden. Y’a pas d’erreur, c’est bel et bien les Browns sur la route.

Les Ravens ne sont pas vraiment mieux, essayant même d’en passer une vite aux officiels avec une formation à six joueurs de ligne. Brouillon au possible, punt.

Je vous disais que Josh Cribbs était toujours vivant? Et bien, il s’est fait décapiter (littéralement) sur le retour de dégagement. Je m’excuse d’avoir débalancé son karma, lui qui ne demandait qu’à être laissé tranquille. Sérieusement, Cribbs reste étendu de longues minutes sur le terrain et c’est inquiétant, la collision était violente et il a percuté lourdement le sol sans son casque, ce qui n’est jamais rassurant.

Heureusement, plus de peur que de mal et Cribbs retourne au banc par ses propres moyens, affichant même un sourire.

Dans la tumulte, les Ravens avaient récupérés le Fumble suivant la spectaculaire collision. Les Browns ont par contre lancé le drapeau rouge, pour être certains. Mais les vétérans font le bon appel, et les Ravens reprennent le ballon au 40 des Browns.

Les Ravens y vont no huddle et en trois jeux, les Ravens sont dans la zone rouge. Bang Bang ! Les Ravens poursuivent le beau travail, Ray Rice découpent les secondeurs des Browns. Au 15 des Browns, Flacco attaque la zone des buts … INTERCEPTION pour les Browns. Quelle mauvaise passe de la part de Flacco qui venait pourtant de traverser la moitié du terrain en moins d’une minute. Inexcusable, un ballon flottant dans la double couverture. Les Browns vont reprendre à leur ligne de 20.

Weeden n’a aucune vision périphérique. Il réussit un gros screen à Trent Richardson, mais il avait une passe de vingt verges complètement ouverte pendant trois ou quatre secondes, il a juste jamais regardé ailleurs que sa première lecture. Les recrues ne sont pas toutes phénoménales et ça parait.

Si on résume ensuite, Little échappe une autre passe, Weeden trébuche sur une remise et exécute ensuite un screen pour deux verges sur un 3 et 17. Bref, une autre séquence sans saveurs pour les Browns. Punt… toujours 0-0.

Les Ravens font deux courses pour fermer les livres sur le premier quart. Au retour, troisième essai et ZZZZzzzz.

Deuxième quart

Flacco sort ses gros canons, une bombe de 39 verges dans les mains de Boss qui a complètement débordé le pauvre Sheldon Brown. Sur le jeu suivant, Flacco détruit la couverture de zone avec une autre bombe, cette fois dans les mains de Smith et c’est un premier jeu et les buts à la ligne de 9 des Browns. WOW ! Après une pénalité de dix verges, Flacco retrouve sa nouvelle coqueluche Torrey Smith dans la zones des buts, un cigare en plein milieu et on a enfin des points. 6-0 Ravens qui échappent la remise pour le point supplémentaire, on ne peut pas tout avoir. (3e touché en 2 matchs pour Smith, du bel ouvrage)

Les Buddy Burgers de chez A&W viennent de s’ajouter à ma liste de choses à manger dans un futur rapproché.

Les Browns poursuivent en grand, 1-2-3 OUT, Punt.

Flacco ne perd pas de temps, deux passes courtes et ensuite il retrouve Smith en plein milieu du terrain. Les Ravens sont de retour dans la zone des Browns, à la ligne de 30. Flacco pensait bien ajouter un touché, mais son receveur trébuche en voulant étirer les bras et les Ravens se contentent d’un placement. 9-0 les mauves.

La pluie s’en mêle, comme si les Browns en arrachaient pas assez.

D’ailleurs, 1-2-3 out et Weeden tombe au sol sur une pression à trois joueurs seulement lors du 3e essai. Y’a des insultes qui vont s’échanger lors du retour au banc.

Les Browns se lèvent et c’est le premier 3 and out pour les Ravens, coiffé par un sack de la part de Cleveland sur le 3e essai. Dégagement, encore.

Les Browns reprennent le ballon profondément dans leur zone, ça part mal. Richardson par contre court dans le milieu et Weeden complète le premier jeu vers Ben Watson, court, efficace, c’est déjà mieux. Finalement, Greg Little attrape un ballon et ça en est tout un, une bombe à 1 contre 1 pour un gain de d’une quarantaine de verges et les Browns sont dans la zone des Ravens pour la première fois du match, joie. Les Browns semblent finalement vivant et la séquence continue, Richardson court très bien ce soir malgré le peu de verges.

Premier jeu et zone rouge pour les Browns. Weeden trouve Travis Benjamin à la ligne de un, une belle drag route juste devant les safety des Ravens, belle coordination des Browns qui sont à la porte des buts. Sans surprise, petit toss à Trent Richardson qui contourne facilement tout le monde, TOUCHÉ BROWNS. 9-7 à l’approche du 2 minutes warning.

11 jeux, 94 verges pour les Browns. Enfin une séquence qui vaut la peine de rester debout.

Après un premier jeu signé Ray Rice, c’est le 2 minutes warning de cette première demie.

Finalement, les Ravens manquent un peu de jus et doivent dégager avec un peu plus d’une minute à jouer et deux temps d’arrêts pour les Browns.

Cards vs Rams jeudi de la semaine prochaine, vous faites bien de commencer tout de suite à essayer de m’exciter pour ça.

Finalement, les Browns trouvent le moyen de gruger une trentaine de secondes avant de dégager aux Ravens, du bel ouvrage. (si on veut)

Finalement, Michael Oher se fait battre comme un aveugle (Blind Side, la pognes-tu?) et les Ravens ne font rien du tout non plus. On emballe les petits et tout le monde aux vestiaires pour la mi-temps, 9-7 Ravens dans un festival offensif.

Notes de la mi-temps

Ce n’est pas temps un match défensif qu’un match qui manque de rythme. La pluie dérange visiblement les deux équipes, la synchronie n’est pas trop au rendez-vous et plus ça avance, plus les joueurs de lignes des deux offensives laissent des trous gros comme des autoroutes. Il y aura beaucoup d’ajustements à faire.

Les Ravens sont trop aggressifs dans les conditions actuelles. Les jeux qui fonctionnent le mieux (Screen à Ray Rice et cross-route à Smith) sont trop souvent entre coupés par de longues passes qui ne mènent à rien.

Chez les Browns, Weeden n’a pas confiance en sa ligne offensive et il fixe trop souvent et trop longtemps sa première (et seule) option. Ça donne des passes télégraphiées et des routes semées d’embûches pour ses receveurs qui ne sont déjà pas à tout casser.

On espère du jeu un peu plus serré pour la deuxième demie parce que jusqu’ici, c’est spectaculairement ennuyant.

Troisième quart

Les Ravens reçoivent le ballon et la pluie est limite diluvienne, même Alex Flanagan porte son petit imperméable bleu pastel sur les lignes de côtés.

Flacco en échappe quelques-unes, mais Anquan Boldin sort un peu de cirque de son arsenal et les Ravens sont à la mi-terrain. Tout un catch de Boldin. Les deux remettent ça deux jeux plus tard, Flacco a tout le temps du monde et 25 verges plus tard, c’est directement dans les mains de Boldin, comme une lettre à la poste. Premier jeu au 25 des Browns. Pourquoi changer une formule gagnante, une autre passe de 21 verges à Boldin et les Ravens sont à la porte des buts. Boldin a presque traversé le terrain à lui tout seul. Après deux courses ratées par Rice, Flacco change d’idée sur une feinte de remise et décide d’y aller lui-même… TOUCHÉ RAVENS, 16-7 pour ouvrir le troisième quart.

Au retour, Weeden se sort d’un troisième essai avec une belle passe en mouvement à Trent Richardson qui est, littéralement, le seul point positif jusqu’ici ce soir pour les Browns. Sur le jeu suivant, Ben Watson attrape une belle passe dans le milieu du terrain et les Ravens attrapent une pénalité pour rudesse. Juste comme ça, les Browns sont de retour chez les Ravens.

Ensuite, Norwood échappe deux ballons dans des couvertures difficiles, avec un ballon mouillé on peut difficilement le blâmer, et les Browns y vont pour le long placement. 51 verges et c’est … RÉUSSI ! 16-10 Ravens et ça reste un match serré.

Les Ravens sont plus prudent, mais Pierce passe au travers des Browns pour 21 verges, superbe course de la part de la recrue de Temple. Les Ravens avancent bien, Boldin ajoute deux catchs à son excellent 3e quart, sauf que les Browns élèvent le jeu d’un cran. Après une mauvaise pénalité offensive des Ravens, ils se retrouvent avec un 3e essai et 250 verges à la ligne de 39 des Browns. Finalement, petite passe à Boldin dans le milieu pour se placer en vue d’un placement. La recrue Justin Tucker débarque sous la pluie pour 47 verges … et c’est COMPLÈTEMENT RATÉ. Premier botté raté cette saison par la recrue et les Browns reprennent le ballon.

Les Browns avancent rapidement jusqu’à la mi-terrain, Weeden est de plus en plus confiant dans ses passes, même s’il flirt dangereusement prêt d’Ed Reed à plusieurs occasions. Après une course et un double reverse, Weeden envoie le ballon directement dans les mains de Kerry Williams … INTERCEPTION RAVENS et Williams n’a personne devant lui, PICK-6, TOUCHÉ RAVENS ! 23-10 Ravens et le vent vient de changer de bord drastiquement.

Les Browns reprennent le ballon et le troisième quart se termine sur cette note amère.

Quatrième quart

On repart avec un autre screen à Richardson (Zzzzz) sauf que ça fonctionne, premier jeu et au 40. Ensuite, Weeden retrouve Little au 32 des Ravens et c’est actuellement un très beau jeu sur la feinte de remise, on retrouve du rythme. Sauf que les Ravens se redressent et ça s’arrête là… Placement de 50 verges et c’est 23-13 Ravens.

Les Ravens avancent un peu, encore via Anquan Boldin, mais la pression est bonne chez les Browns et Flacco n’a pas trop de temps. L’avance est au mauve mais le momentum est brun, dégagement.

Et justement – Fair catch interference pour les Ravens, c’est 15 verges qui pourraient coûter cher ça.

Reste 10 minutes de jeu et les Browns commencent à leur ligne de 30. Les Ravens ne veulent rien entendre par contre, pression de partout, 1-2-3 OUT pour les Browns.

Les Ravens contiennent bien la pression des Browns, premier jeu vers Jacoby Jones et, surtout, le temps s’écoule. Mais les Browns veulent vraiment beaucoup reprendre le ballon et Flacco n’est pas très précis, dégagement Ravens avec 6m20 à jouer.

Travis Benjamin retourne le dégagement sur 40 verges et c’est le punter qui sauve les meubles, sinon c’était un touché pour les Browns. Sauf que là, les Browns sont dans la zone des Ravens pour reprendre le ballon.

Sur le premier jeu, feinte de remise et Weeden trouve une autre de ses recrues, Gordon, pour un gros premier jeu et on est au 30 des Ravens. Sauf que là, deux pénalités plus tard les Browns reculent de 26 verges. Et BANG, 22 verges vers Norwood, mais on est encore loin du premier jeu. 3e et 14 pour les Browns, c’est le 9e receveur à toucher au ballon ce soir. Weeden affronte tout un blitz et le ballon vers la zone des buts… ÉCHAPPÉ PAR LITTLE ENCORE !!! La cinquième de la soirée pour les Browns et Dawson vient pour un placement de 52 verges…RÉUSSI, son 3e de la soirée. 23-16 Ravens.

4m33 à faire au match…

Oh my… Joe Flacco teste la profondeur et cette fois c’est bon vers Anquan Boldin encore. C’est 9 catch et 131 verges pour Boldin et les Ravens gagnent du temps, du terrain et sûrement le match avec ce genre de gros jeu.

Un holding annule une grosse course de Ray Rice et fait reculer les Ravens jusqu’à leur 35. Mais Pierce saute sur le terrain et gagne 16 verges, sa deuxième grosse course de la soirée et juste comme ça, trois et court pour les mauves au milieu du terrain. Les Browns l’échappent celle-là, ils empêchent la passe de Flacco, mais attrape un holding loin du jeu, offrant un premier jeu sur un plateau d’argent aux Ravens. Rigueur, rigueur et les Browns n’ont plus de temps d’arrêt déjà.

La séquence se poursuit et c’est l’opération « Tuer l’horloge » pour les Ravens. Après quelques courses et le 2 minutes warning, les Ravens dégagent ça dans le fond de la zone des Browns avec 1m10 à jouer.

Les Browns sont à leur ligne de 10 avec un peu plus d’une minute, c’est Weeden Time !

Conservateur, 13 verges et sortie en touche pour Ben Watson, efficace et rapide. Ensuite, belle passe et course de Norwood qui sort aussi en touche, les Browns sont au milieu du terrain en moins de 25 secondes. Ensuite, Weeden se sauve d’un blitz et trouve Watson en mouvements, superbe jeu et les Browns peuvent spiker le ballon dans la zone des Ravens. Weeden est peut-être une recrue, mais y’a du sang très froids qui coulent dans ses veines.

Les Browns au 33 des Ravens, et le ballon rebondi dans les mains de Norwood dans la zone des buts qui était très bien couvert par Ed Reed qui effleure le ballon, WOW! 15 secondes à jouer … autre passe incomplète de très peu. 10 secondes à jouer, 4e essai… HAIL MARY TIME !

Weeden y va avec le tout pour le tout … Et la passe est rabattue par 72 Ravens qui étaient dans le chemin. Mais les Ravens attrapent une pénalité pour rudesse, 15 verges, premier jeu et il reste 2 secondes. Oh My God !!!

Les Ravens donnent une dernière chance à Weeden à la ligne de 20. 2 secondes à jouer et le livre des Browns est ouvert, plus besoin d’un hail mary.

Weeden lance environ 15 verges trop loin sous la pression des Ravens. Les mauves viennent d’avoir très chaud contre un quart recrue qui a finalement flancé sous la pression.

Marque finale : 23-16 Ravens.

Notes d’après-match

Le match a pris beaucoup de temps avant de lever (plus d’une demie), mais nous avons reçu un dernier tier très divertissant et les Browns, malgré tout, ne sont pas une cause perdue.

Weeden termine avec 352 verges et une interception, mais beaucoup de passes échappées et/ou non précise de la part d’une offensive jeune, dynamique, mais qui manque cruellement d’exécution.

Ce n’est pas plus glorieux chez les Ravens. Flacco termine avec 356 verges sauf qu’il en doit une à Anquan Boldin qui lui a sauvé les fesses plus d’une fois en deuxième demie.

Des deux côtés, les défensives ont donné le ton au match, particulièrement le pass rush des Ravens qui a toujours tenu Weeden sur les talon et la tertiaire des Browns qui a empêché la plupart des gros jeux.

Un beau match de division, chargé en émotion et qui se termine sur le dernier jeu du match. Difficile de demander mieux pour le retour au jeu des officiels de la NFL. Football is back baby !

On se retrouve samedi matin pour les Choix du parieur de la semaine 4 et, sûrement, quelques notes additionnelles sur le match de ce soir.