mardi 3 février 2009

Ricky Williams à la rescousse de Michael Phelps


Rejoint en pleine position du Lotus, Ricky Williams est venu à la rescousse de Michael Phelps

Selon Williams, on ne devrait pas trop se formaliser du fait que Phelps aurait fumé de la marijuana lors d’un party d’universitaires tenu en novembre. « Michael a prouvé qu’il était un grand nageur en remportant 8 médailles aux derniers jeux olympiques. Il a le droit de relaxer de temps en temps bondance. J’ai fumé pas mal de weed dans ma vie et ça ne m’a jamais empêché de faire mon 1000 verges ici et là. Imaginez ce que j’aurais pu faire dans une piscine ! Par contre, je n’ai jamais fumé avec une pipe comme la sienne, préférant le 4 papiers avec un garde de tabac de Virginie ».

Des accusations pourraient être portées contre Michael Phelps mais bien franchement, on trouve que tout ça est une tempête dans une pipe à eau…

Baisse de cotes d’écoute pour le Super Bowl? - Mise à Jour -

-- Mise à jour: l'information circule vite en ces temps d'internet. Ce matin les médias parlaient d'une baisse d'écoute pour le Super Bowl mais voilà que de nouveaux chiffres pointent dans l'autre direction --

Le duel Steelers-Cardinals n’a pas su atteindre les sommets du Super Bowl XLII

...mais ç’a quand même passé proche. 95.4 millions d’Américains ont regardé le match de dimanche dernier, une baisse de 2% par rapport à l’an dernier. Le match Giants-Pats de 2008 avait attiré une moyenne de 97.4 millions de téléspectateurs au Etats-Unis, devenant le SB le plus regardé de l’histoire et prenant le deuxième rang au classement général des émissions les plus regardées. Le dernier épisode de la série M*A*S*H* est encore l’émission la plus populaire de l’histoire avec 106 millions de téléspectateurs en 1983. On aimerait bien savoir quelle sorte de phénomène sociale M*A*S*H* pour obtenir un tel score. On blâme les techniques de mesure de l’époque…

Dans le plus meilleur pays du monde, le SB a attiré 3.6 millions de gens sur CTV, une baisse de 14% par rapport au SB XLII. C’est clair qu’au Canada il y a plus de casual fans, des gens qui regardent le match seulement si le hype est à son paroxysme. C’était le cas pour Pats-Giants mais moins cette année. Le phénomène est le même au Québec, RDS ayant enregistré un recul de plus de 200 000 téléspectateurs comparé à l’an dernier : 691 000 contre 906 000. Pour une raison qu’on ignore, les médias ne mentionnent jamais le nombre de Québécois qui, comme nous, regardent les matches au réseaux américains. Il doit bien y en avoir une bonne centaine de mille, non?

Vidéorama: Detroit se venge de Matt Millen


Matt Millen, l'homme qui a mené les Lions à une fiche de 0-16, a agi comme analyste au réseau NBC lors des dernières séries. Il est bien meilleur à la télé que comme DG mais il a quand même un petit problème de crédibilité. La station NBC de Detroit n'a pas manqué de le rappeler lors de l'avant-match du Super Bowl. C'est sur le ticker en bas que ça se passe...

lundi 2 février 2009

Le retour du Tuck Rule?

On n'a pas vraiment le goût de s'étendre sur cette controverse mais le site Deadspin a un petit montage du "fumble" de Kurt Warner comparé à la fameuse "passe incomplète" de Tom Brady...

Mettons que ça se ressemble pas mal. La décision des arbitres n'aurait peut-être pas été renversée par la reprise vidéo mais diantre, ils auraient pu jeter un coup d'oeil.

Sautons aux Conclusions : le Super Bowl à tête reposée

Nous avons assimilé notre bière et nos pogos, nous voilà prêts à disséquer davantage la victoire des Steelers.

-Commençons par re-féliciter l’organisation pittsbourgeoise d’être devenue la première à remporter six fois le Super Bowl. Cette victoire fait d’eux la meilleure équipe du «Super Bowl Era», c’est pleinement mérité. L’entreprise familiale a toujours fait les choses avec classe, gardant une sorte de décorum old school qu’on aime bien. Les Steelers sont une équipe «dynastique» facile à aimer contrairement aux Yankees et aux Patriots, par exemple. On espère que les Cowboys et les 49ers vont se botter le cul pour essayer d’aller chercher leur propre sixième Super Bowl.

-On félicite aussi la famille Rooney d’avoir eu l’audace d’embaucher Mike Tomlin comme instructeur-chef même si cette décision leur faisait perdre Ken Whisenhunt et Russ Grimm, deux assistants importants. Aujourd’hui, Tomlin est le plus jeune coach à avoir gagné le Super Bowl en plus d’être le coach le plus cool de l’histoire du sport professionnel. On a le goût d’aller prendre une bière avec lui et on aimerait l’avoir comme sergent dans une guerre. Excellent combo.

-Les Cardinals méritent aussi une franche et virile poignée de main pour leur performance. Ils se sont battus jusqu’à la fin, des deux côtés du ballon. Dans un match d’une telle intensité, les pénalités et les revirements pardonnent rarement et les Cards l’ont appris à leurs dépens.

-Même s’il s’est passé une multitude de choses en deuxième demie, le touché de James Harrison en fin de deuxième quart reste le tournant du match à nos yeux. Si les Cards avait marqué ne serait-ce qu’un placement, c’eut été 10-10 à la mi-temps avec une Arizone gonflée à bloc. En plus, les Oiseaux Rouges commençaient la deuxième demie avec le ballon…Ce retournement de momentum aura donc été un facteur déterminant dans un match qui s’est terminé par un écart de trois points. Statistique intéressante: les équipes qui ont ramené une interception pour un touché lors d’un SB ont une fiche de 9-0. Révélateur.

-C’est dommage pour Larry Fitzgerald que les siens aient perdu. Fitz a battu les records des séries pour les catches (30), les verges (546) et les touchés (7) lors d’une même post-saison. Très impressionnant, surtout pour un gars de 25 ans qui pourrait encore s’améliorer.

-Parlant de Fitz, les Cards ont attendu bien trop longtemps avant de lui lancer le ballon. On comprend qu’il était bien couvert mais il a prouvé qu’il pouvait attraper des ballons même contre un double coverage. On aurait aimé voir une couple de jump balls dans sa direction. Les Cards ont fini par marqué 21 points en attaque mais on les a trouvé conservateurs à plusieurs occasions, surtout tôt dans le match.

-La défensive conservatrice utilisée pas les Steelers en deuxième demie a failli leur coûter le match. Sur la poussé qui a mené au touché de Fitz, les Steelers n’appliquaient aucune pression sur Warner ET ils laissaient le milieu «intermédiaire» grand ouvert. On s’attendait un peu à une telle stratégie mais Dick LeBeau aurait dû se réajuster plus rapidement en voyant que ça ne marchait pas pantoute.

-La défensive contre la course de l’Arizone est vraiment pas pire. Ils ont réussi à limiter les Steelers à 58 verges en 26 courses.

-L’équation Roethlisberger = Winner s’avère vraie une fois de plus. Le Gros Ben a réussi tout plein de jeux importants en sortant de la poche pour éviter la pression. Le drive victorieux est évidemment déjà un classique…

-Il y a sûrement des gens qui diront qu’on vient de voir le meilleur Super Bowl de tous les temps mais on n’est pas tout à fait d’accord. Vu qu’on n’avait pas vraiment de préférence entre les deux équipes, l’intensité y était moins. Conséquemment, on a mieux aimé les SB de l’an dernier alors qu’on voulait absolument voir les Pats perdre. Le #43 entre les Rams et les Titans était probablement meilleur aussi. Le match d’hier figure cependant dans le Top 5 des meilleurs SB, sans aucun doute.

-On craint des lendemains de veille difficile en Arizone. Le perdant du Super Bowl en arrache généralement l’année suivante et les Cards ont une riche historique de suçage. En plus, Warner est agent libre et le dossier Anquan Boldin risque d’être épineux.

-Al Michaels et John Madden ne nous ont pas tapé sur les nerfs, on présume donc qu’ils ont fait du bon travail. La production de NBC était excellente, rien à redire.

-Bruce Springsteen ne faisait pas l’unanimité au luxueux Quartier Général 6VB hier soir mais Mak et votre humble serviteur ont bien aimé sa performance. Avec «Born to Run» et «Glory Days», tu ne peux pas te tromper. On a pas trop aimé le faux arbitre venu donner une pénalité de «delay of game» au Boss mais what the hell…C’était quand même mieux que Patti Labelle ou Earth Wind & Fire.

C’est ainsi que se termine la saison de la NFL, l’ennui total peut commencer. 6VB ne prend cependant pas de pause, nous continuerons à couvrir l’actualité footballesque tout au long de la saison morte, soyez des nôtres.

dimanche 1 février 2009

Super Bowl XLIII: les Steelers champions.

Les Cardinals n’ont pu se relever du touché de James Harrison malgré de vaillants efforts, les Steelers ont donc mis la main sur leur sixième titre du Super Bowl. Les deux équipes nous ont donné un Super Bowl extrêmement excitant.

Steelers 27, Cardinals 23: les Cardinals se sont tirés dans le pied au troisième quart, commettant une multitude de fautes. Les Steelers en ont profité pour augmenter leur avance à 20-17 sur un placement de Jeff Reed. Trois personal fouls des Cards leur ont donné un solide coup de pouce sur ce drive.

Après une période de flottement offensif, les Cardinals ont donné du sens au match avec un splendide drive offensif, 87 verges en 3:17… rien que des passes. Le tout s’est conclu sur un fade pass de Warner à Larry Fitzgerald pour le touché. Le Fitz a d’ailleurs égalé une marque de Jerry Rice avec un 6e touché en séries.

La défensive de l’Arizone a mis ses pants au quatrième quart, forçant les Steelers à commettre une faute coûteuse dans leur zone des buts. Un holding sur Adrian Wilson a donné deux points aux Cards, leur redonnant subséquemment le ballon.

Larry a battu le record au bon moment sur un touché de 64 verges qui a donné les devants 23-20 aux Cards. Un jeu épique dont on parlera longtemps. 23-20 Cardinals, on sentait l'upset.

Roethlisberger n’avait cependant pas dit son dernier mot, exécutant une poussée mémorable qui a mené à un spectaculaire touché de Santonio Holmes. Celui-ci a réussi un catch ahurissant sur un fade play, mettant les pieds tout juste à l’interieur de la zone des buts. Un futur classique. 27-23 Steelers.

Les Cards ont réussi à se rendre au milieu du terrain sur le drive de la dernière chance mais Kurt Warner a échappé le ballon avec 7 secondes à faire pour confirmer la victoire du Pittsburgh. Fin un peu décevante, on aurait aimé que Warner en dévisse une couple dans la zone des buts.

On aura malgré tout eu du beau plaisir avec ce Super Bowl, on félicite les Steelers, Mike Tomlin et le MVP Santonio Holmes (9 catches, 131 v, 1 TD). On digère tout ça et on en reparle demain.

Super Bowl XLIII : interception coûteuse!

Les Cardinals avaient réussi à surmonter un excellent début de match des Steelers, gardant le match serré comme on l’aime... jusqu’à ce que James Harrison s’en mêle.

Ben Roethlisberger et sa bande ont connu une première demie de qualité, aidés par du playcalling de premier ordre. Un challenge a renversé un touché au sol de Big Ben suite à une splendide pousée d’ouverture, cette décision aidant à reserrer le match. Les deux premiers drives du Pittsburgh étaient de toute beauté, le deuxième se terminant par un touché au sol de Gary Russell. 10-0 Pittsburgh et l’offensive de l’Arizone avait à peine mis le pied sur le terrain.

Les Cardinals sont revenus à la vie en marquant un touché sur un drive carrément magique. Warner a repéré Anquan Boldin sur une distance de 45 verges avant de lancer une jolie passe de touché au who dat TE Ben Patrick, 10-7. Après un échange de punts, les Steelers se sont retrouvés à leur 20 quand une passe de Rockenboogie a été déviée et interceptée par Karlos Dansby.

Les Cards se sont approchés au 5 des Steelers mais James Harrison a intercepté et retourné le ballon sur une distance de 100 verges pour un touché qui passera à l’histoire. C’est une grosse course pour un joueur de ligne. Les arbitres avaient de la grosse pression lors de la révision de la reprise, Harrison étant entré dans la zone des buts de justesse. 17-7 Steelers.

On parle d’un coup de théâtre Canada de fantaisie, les Cards auront besoin d’une turbo-deuxième demie après ça. On se souhaite une bonne deuxième demie, enjoy the Bruce.

Dans le calepin: le nouveau logo de Gatorade ressemble à celui de Gammick International..

Les Miettes du Dimanche: en attendant le Super Bowl

Voici une foule de petits items footballesques avant le gros match: six nouveaux élus au Temple, Darren Sproles veut tester le marché, Parcells reste à Miami et plus...

-Le Temple accueille ses nouveaux élus: Bruce Smith, Rod Woodson, Randall McDaniel et les regrettés Derrick Thomas et Bob Hayes auront l’honneur de porter le veston jaune-marde du Temple de la Renommée au mois d’août. Smith et Woodson font leur entrée à leur première année d’éligibilité. On est particulièrement heureux de voir Thomas faire son entrée, on l’aimait beaucoup et il est mort trop jeune. Le proprio des Bills, Ralph Wilson, 134 ans, sera également intronisé. Shannon Sharpe et John Randle devront donc attendre leur deuxième année d’éligibilité avant de recevoir l’honneur. Sharpe ne devrait pas attendre trop longtemps mais on doute que Randle puisse un jour accéder au nirvana du football.

-Sproles aime San Diego mais…: les Chargers ont de grandes décisions à prendre à propos de leurs porteurs de ballon pendant la saison morte. Ils tenteront de renégocier le contrat de LaDainian Tomlinson tout en re-signant le petit tannant qu’est Darren Sproles. Ce dernier est libre comme l’air et bien qu’il affirme aimer jouer à San Diego
, il désire néanmoins tester le marché des joueurs autonomes. Sproles a épaté bien des gens avec sa spectaculaire performance contre les Colts en série mais un match ne fait pas un contrat. À moins bien sûr qu’il désire jouer pour les Raiders...

-Bill Parcells reste à Miami: le Gros Thon a dit sur les ondes d’ESPN qu’il ne résiliera pas son contrat avec les Fins même si une clause le lui permet. Il dit désirer en effet rester en poste jusqu’à ce que Jeff Ireland et Tony Sparano puissent naviguer la barque eux-mêmes. L'équipe de 6VB est bien soulagée de cet heureux dénouement: on est très curieux de veut voir ce que Parcells pourra accomplir à Miami après un si beau départ.

-Lors d’entrevues en marge du Super Bowl, le commissaire de la NFL, Roger Goodell, a déclaré que les règlements de prolongation seraient revus et que la NFL était très contente des résultats des matches à Londres. On vous promet une Table Ronde sur la prolongation après la saison.

-Les étudiants de Pittsburgh vont commencer leur journée deux heures plus tard que d’habitude lundi. Des gens prévoyants.

-Un bon article de La Presse, «Place au Recession Bowl»…ça nous donne une bonne idée des effets du climat économique sur la NFL.

-Parlant d’économie, le National Football Post analyse les coûts associés au franchise tag pour chaque position. C’est instructif et ça aide à anticiper les décisions prises par les dirigeants d’équipes.

Derniers détails sur le match:

-Hines Ward va jouer mais il devrait être limité par sa blessure, une entorse au genou.

-Rapport-météo: au botté d’envoi, Tampa Bay devrait nous offrir un acceptable 14°C avec 20% de probabilité de pluie. De la météo plate, donc.

-Le spread est demeuré à Steelers -7 depuis deux semaines.

-Bruce Springsteen tentera de nous divertir à la mi-temps. Tout le monde tente de prédire quelles tounes il jouera alors on ne sera pas en reste. Nos choix: «Born to Run», «Hungry Heart» et sa nouvelle chanson, «The Wrestler».

Bon ben c’est ça qui est ça. Nous vous suggérons de lire notre Table Ronde édition Super Bowl ainsi que nos suggestions de recettes. Il n’est jamais trop tard pour se faire frire une barre Mars avant le match. Nous devrions avoir des mises à jour à la mi-temps et après le match, tout dépendant de notre taux d’alcoolémie.

Bon match.