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dimanche 7 septembre 2008

La Saison 2008 sous la loupe: L'AFC Ouest

On termine notre tour d'horizon de la NFL avec l'AFC Ouest... et avec un tantinet de retard. Mak a écrit le preview mais il est présentement en voyage dans un endroit ou l'internet n'existe pas. Il a donc fait parvenir son texte par pigeon-voyageur à votre humble serviteur qui se fait un plaisir de le publier.

CHARGERS DE SAN DIEGO

Contre toute attente, Norv Turner n’a pas fucké le chien à sa première saison à la barre des Chargers. Certes, il avait en main équipe vachement talentueuse, mais une défaite somme toute honorable aux mains des satanés Pats en finale de l’AFC est venue couronner une saison qui a mal commencé mais qui s’est terminée sur une bonne note, gracieuseté d’une fin de calendrier mou, si vous pigez l’anglicisme.

L’attaque jadis généreuse des Éclairs s’est montrée plutôt avare l’an passée. Devant des WR’s quasi anonymes, les coordonnateurs défensifs n’ont pas hésité à mettre 35-man-in-the-box pour se concentrer sur Tomlinson. Statistique révélatrice : seulement 42% des passes ont été destinées aux alliers espacés. Les Chargers ont réagi en milieu de parcours, chose rare de nos jours : un choix de 2e ronde aux Dolphins en retour de Chris Chambers au mois d’octobre, juste avant la date limite des échanges. Le vétéran a ainsi accumulé 35 réc., 550 verges et 4 TD à San Diego. Pas pire pantoute. Malgré l’arrivée dudit Chambers, l’attaque manquait terriblement de punch et a terminé en milieu de peloton. Les San Diéguites prient fort pour la remise sur pied d’Antonio Gates, qui ne semble pas totalement remis de sa blessure au gros orteil : une blessure plutôt gossante quand l’action de courir fait partie de ta description de tâche. Déplorons également la régression de leur ligne offensive qui est devenue très moyenne en l’espace de 2 saisons seulement. Le pass blocking est au moins demeuré honnête, un facteur rassurant pour les articulations de Philip Rivers. Parlant du loup, ce dernier devrait logiquement être en meilleur forme et rétabli de sa blessure à l’ACL. Mais la croyance populaire veut que ça prenne 2 ans pour s’en remettre totalement. Avec le départ de Michael Turner pour Atlanta, Darren Sproles et la recrue Jacob Hester luttent pour le poste de RB2.

En défense, le talent regorge à tous les niveaux : le vétéran NT Jamal Williams agit comme pierre angulaire de cette défensive qui a faisait partie du top 5 de la ligue l’an passée. Les LB Shawne Merriman et Shaun Phillips (aucun rapport avec le chanteur aux cheveux longs) font plus souvent parler d’eux dans les journaux, mais c’est la tertiaire qui a fait la différence : le jeune Antonio Cromartie CB (10 int...aucun rapport avec Warren) et le vétéran Quentin Jammer. Les Chargers ont repêché en autre DB en 1ère ronde au printemps en la personne de Antonio Cason, qui a reçu le prix Jim Thorpe, remis au meilleur DB du football collégial américain.

Ajoutez Moss et remplacez Turner par Belichick, et vous avez là une solide machine de football. Réalistement, si seulement l’un de leur jeunes WR (Jackson, Davis, Naanee) pouvait devenir plus fiable et productif, et les Chargers feraient très très peur. Soyons magnanime : Coughlin a bien gagné un SB, fak why not Leatherface? Jetez un coup d’œil sur leur calendrier : CAR, NYJ, MIA, BUF, 2x KC, 2x OAK, ATL. Une place aux séries apparaît gagnée d’avance.


CHIEFS DE KANSAS CITY

Les Chiefs avaient une attaque abominable la saison passée, gracieuseté de la ligne offensive putride et de la blessure au pied de Larry Johnson. Une blessure qui n’est sûrement pas étrangère au quelque 752 courses au total que ce dernier a accumulées pendant les saisons 2005 et 2006.

Plusieurs équipes avec des déficiences marquées à la position de quart ont pris les grands moyens pour y remédier au printemps: BAL, MIA, ATL, GB…Même les Pats ont repêché un QB en 3e ronde! Les Chiefs, eux, ont décidé de laisser passer la caravane et n’en ont choisit aucun. Zéwo. Ceci qui nous laisse croire que le 4-12 de l’an passé n’était qu’un prélude à la longue reconstruction de l’équipe…On présume que dans le Great Rebuilding Scheme de Carl Peterson, le QB de l’avenir, c’est pas pour tu-suite. En attendant l’arrivée et le développement du messie, Brody Croyle agira comme Dummy-QB de service. C’est dommage pour la recrue Dwayne Bowe, qui, en dépit de la médiocrité ambiante, a réussi l’an passé 70 passes, 995 verges, 5TD ainsi que plusieurs catchs spectaculaires.



Ceux qui jouent à Madden comme nous savent que le TE est la cible rêvée pour de cours gains par la passe. Des passes à haut taux de réussite, comme le dit si bien Pierre Vercheval. Le OC des Chiefs doit beaucoup jouer à Madden, car encore une fois l’an passée, Tony Gonzalez a été le plus productif de l’équipe avec 99 réc./1173 verges/6 TD.

Le reste du corps offensif est toutefois moins jojo. L’ancien Ravens Devard Darling ainsi que Jeff Webb, devraient respectivement être WR1 et WR2. La recrue Will Franklin (4e ronde) complète cette rutilante brochette. On peut au moins se consoler avec en sachant que Eddie Kennison et Samie Parker ne plus là.

Les Chiefs ont repêché avec leur 2e choix de 1re ronde (résultat de l’échange de Jared Allen) le LG Branden Albert, qui pourrait bien se ramasser comme partant LT, bien qu’il n’ait starté que 2 matchs à vie à cette position. L’équipe a déjà commencé à se débarrasser du bois mort (Welbourn, Terry, Turley (?!)) qui flottait à la ligne offensive, mais rien n’assure que les remplaçants – nécessairement plus jeunes - seront de meilleures qualités.

La défensive a été plutôt potable jusqu’au milieu de la saison, gracieuseté du pass-rush de malade du DE Jared Allen – assurément le meilleure joueur défensif l’an passé chez les Chefs. Mais reconstruction oblige, Allen a été échangé aux Vikings en retour de celui qui pourrait devenir le pilier de leur ligne offensive pour les années à venir. Dans les circonstances, it’s a bold move. Au surplus, l’équipe a fait le plein de recrues défensives au printemps, notamment le DT Glen Dorsey et le DB Brandon Flowers, lequel aurait bien fait durant les matchs pré-saisons. Avec le départ de Ty Law et le choix d’un 2e DB en 5e ronde (Brandon Carr), la moyenne d’âge des CB devrait dramatiquement baisser.

Plusieurs s’attendent à voir les Chiefs dans le fin fond de la cave en 2008 et il serait très hasardeux de les contredire. N’empêche, quelque chose nous dit qu’avec un calendrier qui pardonne, un roster rempli de jeunes loups et l’arrivée d’un nouveau OC (Gailey), les Chiefs pourraient peut-être s’en tirer avec, bof…4 victoires?

BRONCOS DE DENVER

Ah!...Le Denver. Une équipe que l’on aime aimer et qui nous a fourni au cours des années une ribambelle d’excitants RB sortis de nulle part, le dernier en lice étant Selvin Young. Un autre undrafted qui succède à l’expérience Travis Henry, laquelle n’a vraiment pas porté fruit, du moins au sens sportif du terme.

Fort heureusement, l’expérience Jay Cutler, elle, commence à donner des résultats. Mais reste qu’après des saisons successives de 9-7 et 7-9, on se demande si les Broncos ne sont pas soudainement devenue une équipe juste « moyenne ».

Au même titre que les Chiefs, les Broncos ont vu leur ligne offensive vieillir et « putrir ». Le vétéran LT Lepsis a enfin pris sa retraite et été remplacé par le 1er choix Ryan Clady, 12e au total. Avec le retour d’un vétéran LG (Hamilton) et d’un C (Nalen) en santé, on peut espérer de meilleures performances, bien que ce soit un peu shaky pour le reste de la ligne…Le départ de Javon Walker a laissé toute la place à Brandon Marshall, qui ma foi semble être le prochain T.O.-Occho... Brandon Stokley et le jeune TE Tony Sheffler sont des cibles que l’on qualifierait de très potables. Ajoutez-y la recrue Eddie Royal et le poteux (signé à rabais) Darrell Jackson, et vous avez-là une p’tite attaque pas pire pantoute. Même André Hall a fait suffisamment de flammèche pour s’assurer une place au sein du Comité des RB Anonymes Auteurs de 1000 verges des Broncos®.

Là où le bât blesse vraiment, c’est en défensive. Les Broncos ont fini 21e selon les statistiques à 12 exposants de FO, et rien ne présage une amélioration à court terme. Mis à part leur CB’s Champ Bailey et Dré Bly, le reste laisse un peu à désirer, surtout chez les LB. Elvis Dumervil a certes été l’auteur de 12.5 sacks l’an passé, mais on dit aussi qu’il suce contre la course. Un front seven potable, disons. Après avoir repêché 2 DE très tôt en 2007, les Broncos ont décidé de se crisser de la défensive en ne repêchant que 2 DB (4e, 7e) et un DT (5e). La défensive contre la course devrait aussi poche que poche l’an passée en dépit de l’arrivée de l’ancien LB des Lions, Boss Bailey. Des vétérans safeties ont été engagés pour patcher la tertiaire (Manuel, Mcree), en attendant l’arrivée de forces fraîches.

Les Broncos ont la chance d’affronter les Chiefs et les Raiders 2 fois en plus de se taper la NFC Sud et l’AFC Est. Si l’attaque clicke et que la défense tient le coup, les Broncos pourrait facilement s’assurer une place de wild card. Le futur semble prometteur à Denver.

RAIDERS D'OAKLAND

Vous connaissez the talk of the town? Ça de l’air que les Raiders ont la meilleure paire de CB de la ligue avec de DeAngelo Hall mais surtout de Nnamdi Asomugha. En valeur absolue, c’est peut-être vrai, mais comme on parle des Raiders, on a le goût de répondre, so what?

Les Raiders sont médiocres. Leur LT est un rejet des Niners (Harris), leur LG est un LT déchu (Gallery). Inutile de mentionner les autres larrons de la OL, ils ont à peine 30 ans et font tous déjà de la calvitie. Le reste de l’attaque demeure une énigme qui pourrait spectaculairement nous décevoir. Le premier choix (4e total) RB Darren McFadden est explosif et son style s’insère parfaitement dans le one-cut zone blocking scheme des Raiders. On espère qu’il sait attraper, car les dump-offs de 1 verges seront légion. Mais comme la ligne suce, tout ceci est très théorique. Idem pour JaMarcus Russel qui un bras idéal pour lancer des bombes…mais toujours pas de ligne suffisamment potable pour le protéger, ni de cible adéquate à qui la lancer. Javon Walker semble encore traumatisé de son champaign induced conscience lapse de Vegas, Drew Carter est out pour la saison, Jerry Porter est parti, il reste Ronald Curry…et voilà Ashley Lelie qui arrive on ne sait pourquoi. C’est vraiment n’importe quoi. Justin Fargas a signé un nouveau contrat cet hiver, alors on devrait s’attendre à ce qu’il partage la roche avec McF, du moins au début. Mais comme on parle de Al Davis, tout peut arriver.

En défensive, Warren Sappp a été remplacé par Tommy Kelly, qui a inexplicablement reçu un contrat de 7 ans avec 18.5$ millions garantis. Crazy Al, tu ne changeras jamais. Après avoir connu des performances surprenantes en 2006, la défensive s’est effondrée en 2007, surtout contre la course. Ils ont pourtant un excellent DC en la personne de Rob Ryan, (frère de…/fils de…). Le front seven des Raiders est donc plutôt poche et anonyme, mis à part le MLB Kirk Morrison, qui sort nettement du lot. On souligne aussi l’arrivée de du SS Gibril Wilson, un excellent blitzer qui profite du Super Bowl hype. Les RB adverses devraient continuer à brutaliser les Raiders en 2008.

On connaît tous la relation schizophrénique qu’entretiennent Al Davis et Lane Kiffin, alors inutile d’en rajouter. Les Raiders ont une défensive potentiellement potable, mais c’était aussi le cas en 2006 et ça n’a pas empêché l’équipe de finir 2-14. Leur attaque demeure ce mélange de lustre et d’incompétence, un peu comme une fausse bague en diamant cheap. On voit difficilement comment les Raiders pourraient gagner plus que 4 matchs. Contrairement aux autres équipes de l’AFC Ouest, les ils n’ont pas la chance de se « taper deux fois les Raiders ».

La saison 2008 sous la loupe : AFC Sud


L’AFC Sud a beau être la division bâtarde de la conférence américaine, elle est maintenant rendue la meilleure de la NFL, titre appartenant traditionnellement à la NFC Est avec ses gros marchés à la popularité imposée (pourquoi Dallas est encore l’America’s team maintenant que c’est gai d’être un cowboy?) et ses nombreux titres. Ici, on a deux équipes déménagées de Baltimore et de Houston, et deux autres inventées pour combler le déménagement de Houston et le grave manque d’équipes de foot en Floride. Pas trop sérieux, c’pas? Mais l’AFC Sud a fini la saison dernière avec une fiche combinée de 42-22 avec trois équipes dans les playoffs et les Texans, les plus poches, finissant avec une fiche de .500. Waylcome to the South, y’all.


Colts d’Indianapolis

Les Colts sont champions de division depuis 5 ans (fiche de 13-3 l’an passé et au moins 12 victoires à chacune de ces saisons) et sont constamment considérés comme des prétendants au Super Bowl. Ils en ont juste gagné un en 2007 parce que les football gods aiment pas la face de retard de Peyton Manning mais ils forment quand même encore une des plus solides équipes de la ligue avec les Patriots, les Cowboys et les Chargers.

En attaque : Manning s’est fait opérer le sachet qu’il avait dans le genou durant la saison morte et les doutes plannent sur sa préparation et sa condition physique. Jeff Saturday, le centre et cerveau de la ligne offensive, a lui aussi un genou fucké et ratera aux alentours de 6 semaines. Marvin Harrison revient d’une blessure au genou qui lui a fait rater 11 matchs l’an passé. L’épaule de Pierre Garçon et l’inutilité de Jim Sorgi sont elles-mêmes blessées au genou. On peut donc s’attendre à ce que le playbook de Tom Moore implique très peu de genoux cette année.

Démarrer la saison avec autant de blessures pourrait interrompre un séquence intéressante : les Colts n’ont pas perdu un match en septembre/octobre depuis 2004. En plus, ils se pognent contre Minnesota, Jacksonville, Green Bay et Tennessee dans leurs 7 premiers matchs, avant le clash annuel contre les Pats le 2 novembre. Pas facile, Denis. Au moins, Joseph Addai est en forme et toujours dangereux. Les Colts pourront donc toujours compter sur leur zone-stretch pour imposer leur play action et détruire les défensives adverses. Désolé, je connais pas ces termes en français et, franchement, j’m’en crisse comment ça s’appelle. J’appelerai jamais un tight end « ailier rapproché » non plus.

En défensive : ici aussi, les Colts doivent dealer avec beaucoup de blessures. Dwight Freeney et Bob Sanders, les deux piliers de la défense, se remettent de blessures qui pourraient encore les gêner. Raheem Brock et Robert Mathis ont des troubles avec leurs chevilles. Ça risque d’affecter la pression que les Colts ont l’habitude d’exercer sur les QB adverses.

C’est que les Colts ne sont jamais vraiment bons en défense pour bloquer l’autre équipe. Ils donnent des verges et des points en masse mais comptent sur leur vedettes pour provoquer des revirements aux bons moments. Tony Dungy réussit toujours à pondre une défensive qui fait sa job avec des joueurs plutôt légers. Les plans de matchs sont surtout centrés autour de la rapidité des joueurs, ce qui implique donc beaucoup de gambling. Des fois, ils se tirent dans le pied et d’autres fois, ils ont l’air de tout prévoir d’avance. En tant que fan, c’est assez exaspérant et ça provoque très souvent l’expression de sacres composés en rafale devant la tv. Sauf qu’à leur pire saison en défensive, les Colts ont gagné le Super Bowl…

En impondérabilité : les cyniques de ce monde pourraient penser que la NFL corporative tire les ficelles depuis deux ans et font exprès pour faire gagner les Manning au Super Bowl afin de vendre encore plus de publicité avec les deux frères. Jaloux. Pas parce que vot’ père travaillait chez Radiateurs Maska au lieu d’être QB des Saints que vous êtes obligés de chier sur les Manning et leur improbable histoire de succès familial.

Nan, les impondérables cette année tournent autour de la profondeur de l’équipe. Pour la première fois depuis longtemps, les blessures aux nombreux éléments clés de l’attaque et de la défense sont un enjeu majeur. On verra à quel point les Colts sauront tirer profit de Courtney Roby, Marcus Howard et Melvin Bullitt.

Pronostic : 12-4 / 1er dans la division


Jaguars de Jacksonville

De plus en plus d’experts prédisent que les Jaguars vont enfin dépasser les Colts dans la hiérarchie de la division. Ils ne sont effectivement pas très loin de la soupe aux lièvres mais c’est pas encore une cigale, comme dirait Jean Perron après un 3.5 de mush.

En attaque : les Jags courent : 2e de la ligue en nombre de courses l’an passé. Ils font ça depuis plusieurs saisons parce que Fat Albert Leftwich était chorniquement poche et ils ont pas eu un seul bon receveur de passes depuis Jimmy Smith. Maintenant, David Garrard a pris sa place et convaincu tout le monde qu’il était un vrai bon QB constant. Ça diversifie l’attaque même si le jeu de passe devrait rester conservateur par manque de receveurs menaçants.

L’increvable Fred Taylor et l’achondroplasique Maurice Jones-Drew se partageront encore les courses tandis que les passes de Garrard seront saupoudrées dans la direction générale de Jerry Porter, Reggie Williams, Dennis Northcutt, Matt Jones et Troy Williamson, une belle troupe de has-been et de never-been. En plus, Porter et Williams sont blessés pis Matt Jones s’est fait buster à couper d’la coke dans son char et est de moins en moins bon pour pogner des ballounes, même s’il est toujours freakishly athletic. On lui prédit un avenir de marde et on prédit une autre saison saturée de courses pour les Jags.

En défensive : l’obésité morbide frappe fort en Floride. 7 des 9 defensive tackles des Jags pèsent plus de 300 lbs, John Henderson étant le chef des blobs avec un très conservateur 335 lbs affiché sur le site de l’équipe. Ça fait un mur de bidoche très difficile à franchir pour une équipe adverse qui veut courir. Les Jags sont aussi réputés pour frapper fort. On les voit se stabiliser en défensive depuis quelques saisons mais les deux victoires qu’ils ont eues sur les Steelers l’an passé (dont une en playoff), en jouant du football tough style Steelers par-dessus tout, ont montré qu’ils pouvaient se frotter aux autres réputées équipes de tough. Ils n’ont pas beaucoup de faiblesses, avec un corps de linebackers bâti autour de Mike Peterson et des defensive backs rapides incluant le splendide Rashean Mathis.

En plus, le nouveau coordonnateur défensif, Gregg Williams, est réputé pour être agressif et tentera de trouver une façon pour enfin bardasser Manning et battre les Colts. Ils ont repêché deux defensive ends (Quinton Groves et Derrick Harvey) pour lui mettre encore plus de pression. On leur souhaite bonne chan’.

En impondérabilité : les Jags seraient pas mal assurer de faire les playoffs s’ils jouaient dans une autre division que celle-ci. Leur participation dépend toujours de leurs matchs contre les Colts et les Titans. Pour le reste de leurs matchs, ils peuvent se débrouiller. Ils ont des problèmes de blessures et de receveurs poches mais leur coach Jack Del Rio est le seul coach avec Mike Nolan des Niners à porter un suit, ce qui leur donne un avantage incommensurable.

Pronostic : 10-6 / 2e dans la division


Texans de Houston

Les Texans sont devenus une équipe respectables la saison passée en finissant 8-8, même si la plupart de ces victoires étaient contre des équipes poches. Ils ne seront pas encore en mesure de se battre d’égal à égal avec leurs rivaux de division mais, morceau par p’tit peu, on va éventuellement arrêter de rire d’eux autres.

En attaque : le seul joueur qui s’impose à l’attaque est Andre Johnson, un des meilleurs receveurs de la ligue qui a malheureusement tendance à se fouler le vagin à chaque mois d’octobre. Quand il est en forme, il kicke des culs et va vous récompenser si vous l’avez dans votre pool même si les Houston se font planter. C’est un king de la course après le catch et les Texans ont un playbook qui sait exploiter son talent.

Pour le reste, c’est un melting pot de plein de joueurs pas pires qui ont leurs hauts et leurs bas. Le QB partant, Matt Schaub, a bien paru par moment l’an passé mais a manqué 5 matchs où il a été remplacé par le très hébraïque Sage Rosenfels, qui en a gagné 4. Sa seule défaite était lors d’un duel épique contre les Titans où ils perdaient 32-7 au 4e quart et Rosenfels a lancé 4 passes de touchés pour prendre les devants 36-35 juste pour se faire finalement battre 38-36 par le 8e field goal de Rob Bironas, un record de la NFL. Houston garde quand même Schaub comme partant mais le Sage lui renifle dans le cou.

Au niveau des running backs, Ahmaine Graine est le starter mais va probablement se blesser sur le premier punt du premier match. Les Texans sont donc allés chercher Steve Slaton au repêchage, en plus d’avoir Chris Taylor et Marcel Shipp comme backups. Ça donnera du jeu de course varié mais peu convaincant.

Fait intéressant à propos de leur tight end Owen Daniels : 75% de ses 63 passes captées ont donné un 1er jeu, le meilleur pourcentage de la ligue. Peut-être une voie à explorer pour alléger un peu la tâche d’André Johnson.

En défensive : les meilleurs joueurs des Texans sont en défensive. Mario Williams a visiblement un meilleur début de carrière que Reggie Bush, DeMeco Ryans a été la recrue de l’année en 2006 et Amobi Okoye (non, il est pas parent avec le Nigerian Nightmare) est bien parti pour devenir une star lui aussi. Dunta Robinson est un très bon cornerback avec un nom stupide mais il est blessé au genou, à cause de son nom stupide, j’imagine.

Par contre, après Dunta, les DB sont ordinaires et donnent beaucoup de verges et de points. Et Dunta ne reviendra pas avant la semaine 7 parce que Dunta est sur la PUP list. Dunta.

D’autres noms l’fun en défensive? Jeff Zgonina, N.D. Kalu, DeMarcus Faggins, Xavier Adibi.

C’pas mal tout ce que j’ai pu trouver à dire sur la défensive des Houston.

En impondérabilité : les Texans sont quand même juste une équipe d’expansion et, traditionnellement, les équipes d’expansion, on s’en crisse et ils ont jamais de succès à part au hockey. Leur drabitude n’a d’égal que la grisaillerie de leur habit. Si vous connaissez quelqu’un qui aime cette équipe, vous avez légalement le droit d’y casser la face avec une pelle.

Pronostic : 6-10, 4e dans la division


Titans du Tennessee

Les Titans sont bâtis sur les mêmes fondations que les Jaguars : course, défensive, gros QB noir en progression et un trop-plein de testostérone canalisé dans chaque plaqué.

En attaque : Tennessee est l’équipe qui a couru le plus l’an passé et ils ont terminé au 5e rang de la ligue en verges amassées par la course. Donc, une efficacité améliorable mais du gros pounding et du contrôle de ballon. Ça aide aussi d’avoir un QB gros comme un train qui court vite comme une Dodge Aries K ’87.

Vince Young poursuit son développement mais on attend avec impatience qu’il ait l’impact qu’il avait au collégial à l’université du Texas où il torchait tout ce qui bouge. Il a quand même amélioré son pourcentage d’efficacité l’an dernier, passant de 51.7% à 62.3% de passes complétées, mais il a terminé avec 9 passes de touché contre 17 interceptions. Pas les chars pour un joueur de $10M par année. En plus, l’attaque est développée autour de ses forces, avec beaucoup de jeux à plusieurs options pour stretcher la défensive et lui permettre de courir ou de lancer des passes courtes à haute teneur en potentiel de réussite. Normalement, ce genre d’attaque va chier des points mais les Titans ont terminé dernier de la ligue en efficacité dans la zone rouge. What the fuck is wrong, might you ask? Je sais ben pas. Mais la venue d’un nouveau coordonnateur offensif, Mike Heimerdinger, d’un top tight end, Alge Crumpler, et d’un petit RB rapide repêché en première ronde, Chris Johnson, pourrait avoir un impact immédiat et ramener les Titans dans les playoffs encore une fois cette année.

En défensive : les Titans frappent fort et souvent en défensive. Ils sont excellents contre la course mais semblent malheureusement dépendre un peu trop de la présence d’Albert Haynesworth. Le gros defensive tackle de 320 lbs manqué 3 matchs l’an passé suite à une blessure et dans ces 3 matchs, les Titans ont accordé 166, 166 et 148 verges par la course, alors qu’ils ont terminé la saison avec une moyenne de 92.4 verges. Haynesworth est un des meilleurs tackles de la ligue et est aussi connu pour avoir stompé la face à Andre Gurode, un lineman des Cowboys, avec ses spikes en 2006. Une sagesse de base nous inciterait donc à ne pas traiter sa mère d’astronaute.

En impondérabilité : Jeff Fisher est maintenant le coach le plus loyal de la NFL : il est à la barre des Oilers/Titans depuis 1994. Il a réussi à bâtir une équipe quasi-championne en 1999 et est en voie d’en rebâtir une autre. Il a ajouté un pinch complet à sa moustache de vieux porn star désuet, ce qui lui donne un aura de respectabilité qui l’aidera certainement à scorer plus de buts. Manque seulement que Vince Young devienne le QB qu’on espère. C’est rare que ça marche, les QB noirs qui courent vite, mais Young devrait pouvoir devenir ce que Steve McNair a été pour les Titans des années ’90 et éventuellement les amener loin en séries. Mais pas cette année. La division est trop tough et les Colts et les Jags sont plus complets que les Titans.

Pronostic : 9-7, 3e dans la division

La saison 2008 sous la loupe: La NFC Ouest

Le temps nous presse drôlement pour qu’on finisse nos previews alors on s’attaque à la NFC Ouest façon speed preview

Cardinals de l’Arizone

Le bon:

- La profondeur au poste de quart. Il y a de la controverse et des doutes autour du choix de Kurt Warner comme partant mais il faut admettre que c’est l’fun pour une équipe d’avoir le choix. C’est mieux Warner que Matt Cassell. On s’attend à voir Leinart tôt ou tard anyway.

-Une attaque généralement bonne: Si Edgerrin James a encore du gaz dans sa tank, l’Arizone aura une offensive intéressante peu importe le QB. En plus, la ligne offensive en sur la bonne voie pour la première fois depuis L’administration Reagan, surtout grâce aux tackles Mike Gandy et Levi Brown.

Le mauvais :

-Un front seven quelconque: On ne feele pas trop la défensive des Cards cette saison. Les Bertrand Berry et Chike Okeafor de ce monde vieillissent et on ne voit pas de joueur d’impact. La tertiaire est cependant intéressante avec Roderick Hood(CB), Adrian Wilson (S) et la recrue Dominique Rodgers-Cromartie (CB).

-Ils sont encore les Cardinals: Cette concession est maudite et il va toujours leur arriver quelque chose, reste à savoir quoi… Les problèmes de contrat d'Anquan Boldin pourrait d'ailleurs miner l'équipe...

Le pronostic: 8-8, 2e de division. Notre religion nous empêche de les coter mieux que ça. They’re still the Cardinals…

Les Rams de St-Louis

Le bon:

-Un triumvirat solide en attaque: Marc Bulger, Stephen Jackson et Torry Holt, ça demeure trois excellents joueurs. Si les trois demeurent en forme, les Rams vont scorer pas mal. Drew Bennett est pas si mal comme 2e WR et Brian Leonard a bien fait en remplacement de Jackson l’an dernier alors ils sont bien équipés en skill players.

-Une ligne défensive qui pourrait exploser: En ajoutant Chris Long (DE) au dernier repêchage, les Rams se retouvent avec Leonard Little, LaRoi Glover, Adam Carriker et Long sur la D-Line… Hmmm… Glover est pas mal scrap mais Carriker est prometteur et Little est une machine quand il est en forme. Quant à Long, on se dit que le fils de Howie ne peut pas échouer…

Le mauvais:

-La ligne offensive tient avec du scotch tape: Si Orlando Pace se blesse encore, ce qui est fort probable, la ligne va encore s’effondrer et l’équipe au complet va suivre, comme l’an dernier. Sur le depth chart des Rams, il n’y a même pas de backup pour Pace…

-Les linebackers et la tertiaire sont poches: Il n’y a aucun playmaker au sein de ces unités. On tient cependant à noter la présence de Fakhir Brown, Pisa Tinoisamoa et Quinton Culberson, qu’on devrait voir au Funny Name Pro Bowl à la fin de la saison.

Le pronostic: 6-10, 3e de division. Meilleurs que l’an dernier mais poches pareil.

49ers de San Francisco

Le bon :

-Patrick Willis
: Le jeune linebacker a été superbe l’an dernier avec 174 tackles et 4 sacks. Il faut s’attendre à de grandes choses de ce jeune homme, il devrait bénéficier de l’arrivée du vétéran Takeo Spikes…

-La ligne offensive pourrait être bonne: Le jeune Joe Staley (LT) a une saison complète derrière la cravate et le vétéran Jonas Jennings (RT) est encore capable et ces deux-là pourraient être la base d’une solide ligne. C’est un peu stretché mais c’est très difficile de trouver du positif sur les Niners.

Le mauvais :

-La situation des QBs: En remplaçant Alex Smith par le grand voyageur JT O’Sullivan, l’instructeur Mike Nolan a envoyé le message qu’il voulait sauver sa job même si ça nuit à l’organisation. O’Sullivan sera peut-être bon mais ça nous semble improbable. Smith a été super poche à date dans la NFL mais l’équipe au complet est très mauvaise alors… Les Niners auraient dû lui donner une autre saison mais à la place ils le remplacent et devront probablement investir un autre premier choix pour se trouver un QB de l’avenir. Clownesque.

-L’organisation en général: Les Niners sont une pâle carcasse de leur dynastie passée, autant sur le terrain qu’à l’extérieur. On a l’impression que l’équipe est dirigée par de parfaits imbéciles et on les imagine rester dans ce marasme encore longtemps.

Le pronostic: 3-13, 4e de division. Le fond du baril

Seahawks de Seattle

Le bon:

-Un niveau de talent élevé: Les Seahawks ont de bons joueurs à presque toutes les positions et comme ils évoluent dans une division de merde ils sont presque assurés de terminer au premier rang. Ils ont autant de bons joueurs que les Niners et les Rams additionnés. En plus Matt Hasselbeck leur donne de la stabilité au poste de quart, ce qu bien des équipes leur envient.

-La défensive nous interpelle: Appelez ça un feeling mais la défensive des Hawks nous semble bien intéressante. Patrick Kerney, Julian Peterson, Lafa Tatupu, Marcus Trufant, Deon Grant, Daryl Tapp… Ça pourrait donner la meilleure défensive de la NFC.

Le mauvais:

-Les blessures au receveurs de passes: Deion Branch souffre encore d’un fracture à la vulve, Bobby Ingram est éclopé… Ça donne donc Nate Burleson comme #1 et une certaine Courtney Taylor comme #2… Il ne faudrait pas que ça dure trop longtemps.

-Incertitude au poste de RB: On sait bien que la mode est au «RB by committee» mais le trio Julius Jones/Maurice Morris/TJ Duckett ne nous inspire pas trop…

Le pronostic: 10-6, 1e de division. Un championnat facile pour les Éperviers de Mer.

vendredi 5 septembre 2008

La saison 2008 sous la loupe : NFC NORD


Une division mythique de la NFL qui a perdu des plumes ces dernières années et qui vient de perdre une de ses plus grandes vedettes ces dernières semaines. Mais heureusement, de nouvelles têtes cognent à la porte du succès…Et les oiseaux chantent le retour du football sur tous les toits de Chicago, Green Bay, Détroit et du Minnesota…

Packers de Green Bay

Nous ne reviendrons pas sur la saga Brett Favre, on en a amplement parlé. Car oui Brett est parti, mais n’oublions pas qu’il laisse (pour une deuxième fois) une équipe en pleine progression qui pourraient avoir autant sinon plus de succès que sous son égide l’an dernier.

L’attaque
Aaron Rodgers aura plusieurs millions de tonne de pression sur les épaules lorsque les Packers affronteront les Vikings le 8 septembre lors du Monday Night. On n’en sait pas trop sur lui mais il a très bien paru lors des matches pré-saisons. Les statistiques après 3 saisons comme backup de Favre indiquent ceci: En 7 matches : 35/59; 59,3%; 329 verges; 1 touches, 1 interception. Impossible de déduire quoi que ce soit avec des chiffres comme ça. On peut juste dire que Rodgers a été « formé » par Jeff Tedford, le coach des Golden Bears de l’Université de Californie. Le monsieur nous a offert également Kyle Boller, Akili Smith et Joey Harrington. On est donc en droit d’être méfiant envers Aaron. Mais au moins il sera excessivement bien entouré. Sinon, Brian Brohm pourrait prendre le relais. Les observateurs ne s’entendent pas sur les qualités réels de Brohm mais on peut penser que c’est peut-être lui finalement le vrai quart d’avenir pour les Packers.

Le jeu au sol des Packers, malgré les prouesses de Ryan Grant, ne s’est classé que 21ième dans la ligue l’an dernier. Grant s’est vu offrir une prolongation de contrat de 4 ans qu’il s’est bien sûr empressé d’accepter. Voulant certainement protéger leur investissement, les Packers ont déjà annoncé qu’il aimerait impliquer d’avantage Brandon Jackson question d’enlever un peu de pression sur les épaules de Grant. Jackson n’a rien cassé à sa saison recrue mais le deuxième choix des Packers en 2007 a connu un bon camp et il est une menace plus intéressante comme receveur que Grant.

La ligne à l’attaque est grandement responsable de la 21ième position par la course des Packers l’an dernier. Dominante sur la protection du quart, elle a montré des signes de faiblesse pour ce qui est du jeu au sol. On espère que le front 5 va s’améliorer à ce chapitre. On retrouve donc une ligne inchangée avec les T Chad Clifton et Mark Tauscher (sûrement le meilleur duo de tackles de la ligue) , les gardes Jason Spitz Daryn Colledge et le centre Scott Wells. Le retour des 5 lascars va profiter à Rodgers et aux receveurs de passes des Packers qui sont la véritable force de l’attaque du Green Bay. Donald Driver, Greg Jennings et James Jones, on parle ici d’un très très solide trio. D’ailleurs, la qualité du trio n’est pas étrangère au fait que les Packers ont été les meneurs pour les yards after the catch (51% du total des verges par la passe). Jennings est un champion à ce chapitre et il est clairement le successeur éventuel de Driver comme go-to-guy. Le trio est complété par le deuxième choix de cette année Jordee Nelson et Ruvell Martin. Donald Lee est excellent à la position de TE.

La défensive
La ligne défensive des Packers est extrêmement solide et constitue la force de la défense wisconsine. Aaron Kampman (64 tackles, 12 sacs) est possiblement le meilleur DE de la ligue. Il est appuyé par Cullen Jenins et Kabeer Gbaja-Biamila, un excellent run-stuffer. L’intérieur de la ligne pourrait se ressentir du départ pour Cleveland de Corey Williams et les Packers espère que Ryan Pickett et Johnny Jolly prendront le relais.

Les linebackers ne sont pas piqués des vers non plus avec les Nick Barnett et le troisième année A.J Hawk. Il a connu une baisse de régime l’an dernier mais il a tous les outils pour devenir un joueur dominant cette saison. Le reste de la brigade est complétée par Brady Poppinga et l’agent libre Brandon Chillar.

Les CB Al Harris et Charles Woodson ont fait énormément de couvertures homme à homme mais comme Woodson est vieillissant (34 ans en décembre), le coordonnateur défensif Bob Sanders devra ajuster le tir cette saison puisque les backups Jarrett Bush et Tramon Williams ne sont pas prêts pour ce type d’assignation. On devra donc compter un peu plus sur les safeties mais c’est loin d’être un problème dans la mesure où Green Bay peut compter sur deux excellents spécimens avec Nick Collins et Atari Bigby.

Les impondérables
Évidemment, le principal impondérable est bien sûr la tenue d’Aaron Rodgers. Même s’il semble équipé pour faire le travail, c’est carrément sur le plan mental que se jouera la saison de Rodgers. Il a énormément de pression et de succéder à un joueur comme Favre constitue toujours un risque pour n’importe lequel jeune joueur aussi doué soit il. Et on doit ajouter quand même quelques inquiétudes sur la durabilité de Rodgers…

On prédit aux Packers un 10-6 dans la mesure où Rodgers se montre à la hauteur.



Vikings du Minnesota

L’arrivée d’Adrian Peterson a complètement transformé l’attaque du Minnesota. Déjà doté d’une excellente défensive contre la course, la présence de Peterson permet d’enlever beaucoup de pression sur les frêles épaules de Tavaris Jackson.

L’attaque
Tavaris Jackson en sera à sa deuxième saison et les Vikings espère que tout se passera bien. Ils n’ont rien fait pour amener de la profondeur à la position et semble faire confiance au deuxième choix de l’équipe en 2006. Malgré une fiche de 8-4 l’an dernier, Jackson demeure un gros point d’interrogation. Jackson a quand même des qualités, particulièrement à titre de scrambler mais le West Cost offense de Brad Childress demande surtout un quart qui reste dans la poche protectrice et qui démontre de la précision, deux choses qui ont fait défaut à Jackson l’an dernier. Considérant que le Minnesota offrait peu de cibles de choix à Jackson, on est allé cherché le transfuge Bernard Berrian des Bears. Berrian est un receveur intéressant même s’il a démontré au cours de sa courte carrière qu’il n’avait pas toujours les mains les plus sûres. Le reste des receveurs est encore assez faible avec Bobby Wade et Korren Robinson. La seule éclaircie pourrait venir du sophomore Sydney Rice qui bien qu’encore rude (raw), possède néanmoins de bien belles qualités.

On comprend donc que les Vikings vont probablement beaucoup courir encore cette saison, eux qui comptent quand même sur le meilleur duo de RB de la ligue. Adrian Peterson a connu l’an dernier la meilleur saison pour une recrue dans l’histoire de la ligue à sa position. Il sera difficile de répéter les mêmes statistiques cette saison mais reste que les Vikings sont vraiment en voiture avec AP. Et ils peuvent compter en plus sur la présence du vétéran Chester Taylor et du FB Thomas Tapeh qui arrive des Eagles.

Le côté gauche de la ligne à l’attaque constitué de Steve Hutchinson et Bryant McKinnie y est pour beaucoup dans les succès des Vikings à courir à tous vents (AP a une moyenne de 6,3 verges par course à gauche et Taylor, 5,3). Matt Birk est au centre mais son contrat expire à la fin de la saison et les Vikings ont déjà trouvé son remplaçant en repêchant John Sullivan. Le côté droit est solide avec les Anthony Ferrera et Ryan Cook.

La défensive
La ligne des Vikings a été dominante l’an dernier, ce qui permis au Minnesota d’être numéro uno contre la course. On remercie donc l’intérieur de la ligne constitué des Pat Williams, Kenderick Allen, Fred Evans et surtout du sympathique Kevin Williams. Les Vikes ont amené du renfort avec la signature d’Ellis Wyms du Seattle. Étant donné que les Vikings étaient trop fort contre la course, les équipes adverses ont tout simplement passé le ballon pour un total de 646 passes l’an dernier, un sommet dans la ligue. C’est pourquoi les Vikings sont allé chercher le joyaux défensif des Chiefs Jared Allen. Le DE est un spécialiste contre la passe et sera secondé par Ray Edwards, qui a sa troisième année, prédit déjà qu’il battra le record de Michael Strahan pour les sacks du quart. On lui souhaite bonne chance.

Les linebackers des Vikings profitent du travail de la ligne et bien qu’il n’y ait pas de grandes vedettes au sein de l’unité, on parle quand même d’une brigade compétente composée de E.J. Henderson, Ben Leber et Chad Greenway.

La tertiaire bénéficiera de l’arrivée d’un autre gros nom en la personne de Madieu Williams des Bengals. Ralenti par une blessure l’an dernier, le safety devient de facto le pilier de l’unité en compagnie du vieillissant Darren Sharper (33 ans). Ça pourrait être la dernière saison de Sharper au Minnesota puisque les Vikings ont repêché en deuxième ronde le très prometteur Tyrell Johnson. Au poste de CB, les Vikes comptent sur l’excellent Antoine Winfield qui joue un rôle important contre le jeu au sol. On espère qu’il restera en santé puisqu’il a quand même manqué 6 matches l’an passé. De l’autre côté on retrouve le solide Cedric Griffin qui en sera à sa troisième saison. La brigade de CB est complétée par Marcus McCauley et Charles Gordon.

Les impondérables.
Évidemment, la tenue de Tavaris Jackson reste l’ultime impondérable de cette équipe. Si le monsieur faillit à la tâche, les Vikes devront se tourner vers Gus Frertotte ou John Michael Booty, ce qu’on ne souhaite même pas à notre pire ennemi. L’autre impondérable constitue la tenue d’Adrian Peterson. Quand on regarde ses statistiques de l’an dernier, on se rend compte qu’au delà des gros matches de 150-200 verges qu’il a connut, AP a en a arraché lors des 4 derniers matches de son équipe. Des blessures sont venues le ralentir et avec son style de course, AP est effectivement susceptible d’être blessé…

Avec un calendrier abrupt pour ce qui est 5 premiers matches (Green Bay, Indy, Caroline, Tennessee et Nouvelle-Orléans), les Vikes n’ont pas une grosse marge de manœuvre en partant. On leur prédit quand même un 10-6 parce qu’on sent que Tavaris devrait éclore (dans une certaine mesure) cette année.


BEARS DE CHICAGO
Une ancienne grande équipe qui devient de plus en plus clownesque années après années…

L’attaque
Le téléroman des quarts est terminé pour l’instant alors que l’on sait que c’est Kyle Orton qui sera le partant. Comme dirait Charlie Brown : Good grief. On se demande bien pourquoi les Bears n’ont pas été plus inventifs question de solutionner le problème des quarts qui perdure depuis des lustres. Il faut dire que ce n’est pas le seul problème à régler du côté de l’attaque des Bears. Mais comme le quart est le joueur central de toute offensive, on se demande bien à quoi pense les Bears. Depuis son arrivée dans la ligue, Orton est au mieux, médiocre. On peut penser que le fait qu’il ait seulement 18 départs à son actif indique qu’il a encore peut-être un peu de upside…Sexy Rexy, avec 30 départs et une tonne d’interceptions est visiblement le plus fini des 2. Il sera donc le backup d’Orton mais on devrait le voir comme partant cette saison. Le troisième QB des Bears est un certain Caleb Hanie, un undraftee de 25 ans…On se passe de commentaire ici mais disons que l’état-major chicagolais dort au gaz…

Orton ne pourra pas compter sur une escouade de receveurs digne de ce nom. Rashied Davies, Devin Hester, Marty Booker, Brandon Lloyd, Mark Bradley et la recrue Earl Bennett se bousculeront pour capter les checkdown passes de 6 verges de Orton. On ne voudrait pas être un partisan des Bears pour rien au monde avec un bundle de clowns comme ça. Certains disent que Devin Hester est prêt à devenir un receveur digne de ce nom mais on en doute. Heureusement d’ailleurs que les Bears ont Hester sur les unités spéciales, ce qui permettra souvent de couper le terrain en deux et de laisser une chance à Orton d’avoir à peu près l’air, parfois, d’un vrai QB. Sinon, la force des receveurs des Bears pourrait venir des TE. Greg Olsen n’a pas connu une bonne saison recrue mais les Bears devraient l’impliquer plus dans les schèmes offensives. Mais la faiblesse de Olsen à offrir des blocs de qualité pourrait forcer Ron Turner à utiliser Desmond Clark qui est meilleur comme bloqueur mais bien ordinaire comme receveur.

Cedric Benson parti, on va donner le ballon très souvent cette saison au demi recrue Matt Forte. Le 2ième choix des Bears provenant de Tulane semble est promis à un bel avenir. Il n’a pas été dominant lors des matches pré-saison mais les Bears sont prêt à lui donner toutes les chances de devenir la pièce centrale du jeu au sol. Forte a vraiment torché les défensives adverses à sa dernière année universitaire, accumulant 2127 verges et 23 touchés. Il est dangereux également comme receveur. Les Bears ont finalement entre les mains tout un prospect qui pourrait redonner de la noblesse au jeu au sol après le fiasco Cedrick Benson. Forte sera seconder par le vétéran Adrien Peterson (surnommé le faux AP), Kevin Jones et Garrett Wolfe. L’addition de Jones pourrait être intéressante mais ça semble s’enligner pour que Forte soit le workhorse des Bears.

L’autre problème offensif des Bears se trouve sur la ligne à l’attaque. Outre la médiocrité de Benson l’an dernier, il faut certainement pointer du doigt les problèmes récurrents de la ligne à ouvrir des trous pour les demis. Les Bears se sont classé 30ième pour les gains au sol et ça ne devrait être guère mieux cette saison. La seule valeur sûre sur la ligne est le vétéran Olin Kreutz. Les Bears ont repêché en première ronde Chris Williams afin de renforcer la position de tackle. Mais Williams est blessé en plus d’être réputé pour exceller en pass protection alors ça ne règle pas le problème des Bears. Le reste de la ligne est composé des partants John St-Clair, John Tait, Roberto Garza, Terrence Metcalf. Tous ces joueurs seraient assurément des backups dans toutes les autres équipes de la ligue. La saison va être longue à Chicago quand les Bears auront le ballon.

La défensive
La ligne défensive espère pouvoir compter sur un Tommy Harris en santé (chose rare depuis trois ans) question d’avoir un des meilleurs joueurs de ligne de la ligue. Le nose tackle Dusty Dvorachek, s’il est en santé, devrait être aux côté d’Harris ce qui ferait tout un duo de studs. Sinon, ce sera Anthony Adams, moins explosif mais plus durable. Les DE partants seront composé de Adewale Ogunleye, Mark Anderson, Alex Brown, Israel Idonije (2ième choix l’an dernier) et du 3ième choix de cette année Marcus Harrison qui a besoin d’être poli avant de voir plus d’action.

La ligne secondaire est bien sûr dominé par le jeu de Brian Urlacher. Il a manqué le probowl l’an dernier mais a quand même connu une bonne saison (123 tackles, 5 sacks, 5 interceptions et 12 passes rabattues). Il a boudé le début des activités présaisons des Bears pour avoir un nouveau contrat et les Bears le lui ont donné (avaient-ils le choix?). Mais à 30 ans et avec de l’arthrite dans le dos, Urlacher a certainement ses meilleurs années derrière lui. Lance Briggs est un mongol et Hunter Hillenmeyer, quoi que peu flamboyant, est très efficace. On parle donc d’une excellente brigade.

La tertiaire des Bears aimerait compter sur un Mike Brown en santé mais ça semble impossible. Il a manqué 43 matches dans les 4 dernières saisons. C’est une moyenne de 10 matches par saison. Il a même dû consentir à restructurer son contrat à la baisse. Danieal Manning sera de retour au poste de free safety pour seconder (ou remplacer) Brown après avoir passé la dernière saison comme CB sans grand succès. Le SS Brandon McGowan est assuré d’être partant et semble vouloir devenir un stud player. Les CB Charles Tillman et Nathan Vasher sont parmi les meilleurs de leur profession lorsqu’ils restent en santé. Les Bears ont quand même de la profondeur à cette position avec la présence de Truman McBride et Cory Graham.

Les impondérables: Comme les Bears comptent presque exclusivement sur les unités spéciales pour faire des points, on peut considérer que le principale impondérable se situe à tous les postes à l’attaque. La défensive est également vieillissante et pourrait faillir et compromettre les chances des Bears d’aligner les victoires. Avec un calendrier difficile, une saison gagnante pour les Bears est à peu près impossible. On y va plutôt avec un 5-11.


LES LIONS DE DÉTROIT

Les Lions ont tenté de revigorer leur attaque en 2006 en amenant Mike Martz comme coordonnateur offensif. L’expérience n’a pas marché (en fait oui mais pas en victoire, juste en stats) et Martz est parti se surévaluer lui-même avec les Niners. Avec une tradition de médiocrité à Détroit, on voit mal comment ça pourrait changer cette année.

L’Attaque
Après l’essai Mike Martz, on revient au bon vieux football de base cette année à Détroit. Donc des courses, des courses et après des passes. C’est moins spectaculaire mais cela à le mérite de fonctionner plus souvent qu’autrement. Mais nous sommes à Détroit donc c’est plus compliqué. John Kitna est de retour derrière le centre et sous l’œil bienveillant de Jésus. Après 2 saisons consécutives de plus de 4000 verges, on voit mal comment les Lions pourraient le remplacer si vite. On a essayé avec Drew Stanton mais le petit monsieur s’est blessé à un pouce. Ce sera donc Dan Orlovsky qui sera le backup derrière Kitna. Eeech. Le problème de Kitna est qu’il manque de mobilité en plus de ne pas toujours savoir comment réagir sous pression. Et avec la ligne à l’attaque des Lions, autant dire que Kitna est aussi à l’aise qu’un poisson dans un bocal de jello. Ce qui explique les 51 sacks et 20 interceptions l’an dernier seulement. Le gars a 36 ans et certainement pas toutes ses dents.

Mais au moins cette saison, on veut courir beaucoup plus que par le passé ce qui devrait donner un break à Kitna. Et pour se faire, on s’est débarrassé de Kevin Jones pour repêcher en troisième ronde Kevin Smith. Le produit de UCF a bien fait lors du camp d’entraînement et a été nommé le RB partant des Lions. C’est un joueur complet qui peut également exceller dans le jeu de passe. À 6’1’’, il demeure un peu grand pour la position. Il sera secondé par le nouveau venu Rudi Johnson qui se remet d’une série de blessure. On ne sait pas trop combien d’essence il lui reste dans le réservoir mais les Lions ne perdent pas grande chose à l’essayer. La poste de fullback sera occupé par la recrue Jerome Felton.

Les receveurs de passes sont la force des Lions depuis quelques saisons et la prochaine ne sera pas en reste avec les Roy Williams, Calvin Johnson, Mike Furrey et Shaun McDonald. Calvin Johnson, qui n’a pas eu une excellente saison recrue l’an dernier, a vraiment excellé lors du dernier camp et semble être prêt pour son breakout season. Il paraît qu’il était un peu perdu dans la playbook de Martz l’an dernier. Les TE ne sont pas vraiment impliqué dans le jeu de passe mais surtout dans le blocking et Dan Campbell y excelle.

Une autre groupe qui était un peu perdu dans le système Martz fût sans aucun doute la ligne à l’attaque des Lions. Mais avec le retour du heavy run, les Jeff Backus (LT), Edwin Mulitalo (LG), Dominic Raiola (C), Stephen Peterman (RG) et George Foster (RT) devraient être plus à l’aise à pousser la ligne adverse qu’à la retenir en pass protection comme l’an passée. Mais ça va prendre un bon jeu de cohésion parce que le groupe de contient aucun stud et beaucoup de quality backups

La défense
Shaun Rogers parti, les Lions vont s’en remettre pour leur ligne défensive à Jared DeVries, Dewayne White, excellent pour le pass rush, à Chuck Darby et à Cory Redding. Redding a été excellent en 2006 et affreux l’an dernier. Les Lions espèrent retrouver le Redding de 2006 afin de donner une chance à White et Darby de pourchasser efficacement les QB adverses.

Les Lions possèdent un excellent LB en la personne de Ernie Simms. Rapide, mean et capable de plaquer des TE beaucoup plus gros que lui, Simms a réussit 134 tackles l’an dernier. Il sera secondé par Paris Lenon et Alex Lewis. Lewis est relativement inconnu bien qu’il ait brillé sur les unités spéciales l’an dernier. Lenon est adéquat sans plus…

La tertiaire des Lions, une des plus ridicules de la ligue l’an dernier se voit grandement améliorée avec l’arrivée de Leigh Bodden (en retour de Shaun Rogers) et Brian Kelly au poste de CB. Bodden a connu une bonne saison avec les Browns l’an dernier, cumulant 88 tackles et 6 interceptions. Il devrait bien fitter dans le Cover 2 des Lions mais devra partager le travail avec Travis Fisher qui a bien fait la saison dernière. Fisher n’est pas flamboyant mais son covergage est très efficace et surtout très constant. Brian Kelly est un vétéran de 10 saisons avec les Bucs. Il devrait lui-aussi être à l’aise dans le schéma défensif des Lions s’il peut rester en santé, lui qui a manqué 19 matches dans les 2 dernières saisons. Gerald Alexander et Dwight Smith seront les safeties et on les salue bien haut.

Les impondérables
L’impondérable principale demeure le fait que les Lions sont les Lions, c’est à dire une tradition d’excellence dans la médiocrité. On ne peut nier que leur attaque devrait être dévastatrice et leur défense améliorer mais ils devront établir un jeu au sol efficace s’ils veulent espérer jouer en haut de .500. Mais leur calendrier est difficile et on peut présumer que les Lions s’enligne pour une autre saison perdante. On y va d’un 6-10.

mercredi 3 septembre 2008

La Saison 2008 sous la loupe: La NFC Est

La division la plus high profile de la NFL s’annonce très serrée en 2008.

Cowboys de Dallas

Malgré une défaite rapide en séries l’an dernier, les Dallas font figure de favoris pour 2008.

En attaque: Tout semble en place pour les Cowboys de ce côté. Ils ont des valeurs sûres à toutes les positions. Tony Romo a continué à s’affirmer parmi les meilleurs quarts de la NFL l’an dernier avec de sodas de belles stats 4322 v, 39 TD, 19 INT. Il n’a pas encore fait ses preuves en séries mais il est si solide en saison régulière que ce n’est qu’une question de temps. Son backup est Brad Johnson, un gars qui pourra garder les Cowboys à flot si Romo se blesse.

Julius Jones est parti pour Seattle comme joueur autonome et les Cowboys l’ont remplacé par Felix Jones, premier choix de l’équipe en avril. Felix partagera le travail avec Marion Barber, RB très efficace que les Cowboys veulent visiblement ménager à tout prix. C’est pourquoi il n’a eu droit qu’à 12.5 courses par match en moyenne l’an dernier, c’est genre pas beaucoup. Il a quand même amassé 975 verges et 10 TD en gardant une moyenne de 4.8 v/course. On peut présumer que la charge de travail de Barber va augmenter à 15-17 courses par match mais tant qu’il sera à Dallas il ne sera pas un workorse. Le combo Barber/Jones est intéressant et donnera sûrement un bon jeu au sol aux Cowboys.

Le manque de profondeur au poste de WR est un des principales faiblesses de Cowboys. Après Terrell Owens et Patrick Crayton, on se retrouve rapidement avec des Sam Hurd et des Miles Austin. T.O. a été étincelant l’an dernier avec ses 1335 v. et 15 TDs mais il a 34 ans et a souvent de petites blessures. S’il reste en santé, les Cowboys seront en business côté receveurs de passes mais s’il se blesse, ça risque de mal aller. Il faut cependant noter que le TE Jason Witten contribue grandement au jeu de passes et qu’on peut presque le considérer comme le WR #2 du Dallas. Il est un des bons TE de la ligue et sa polyvalence offre de nombreuses possibilités aux Cowboys.

Côté ligne offensive, les Dallas font du neuf avec du vieux. Ils ont eu du succès avec des joueurs de seconde main comme Marc Colombo (RT) et le gargantuesque Leonard Davis (LT converti en RG), ces deux là remplissent le côté droit avec de la grosse viande. Flozell Adams est un solide LT et le centre Andre Gurode est allé au Pro Bowl l’an dernier. Une des bonnes lignes de la ligue mais ils ont perdu leur coach Tony Sparano qui est maintenant le porte-parole de Parcells à Miami. On verra si ça va affecter le Dallas O-line.

L’attaque est dirigée par le Head Coach in waiting Jason Garrett et on s’attend à des pointages élevés de la part des Cowboys.

En défensive: La défensive des Cowboys est moins glamour que leur attaque et elle a connu une saison moyenne en 2007. Les Boys ont fini 6e pour les verges alloués par la passe, 13e pour les verges par la course et aussi 13e point les points alloués.

La couverture contre la passe devrait cependant être meilleure cette saison avec l’arrivée de Adam Jones et du deuxième choix Mike Jenkins. Dans le cas de Jones on oublie qu’il commençait à être très bon quand il a été suspendu. Avec ces deux-là et les vétérans Terence Newman et Anthony Henry, les Cowboys seront en voiture à une position cruciale. Les safeties seront les vétérans Ken Hamlin et Roy Williams, des joueurs efficaces même si Williams a d’assez sérieuses lacunes contre la passe.

Le front-seven 3-4 des Cowboys est aussi rempli de talent. Les linebackers DeMarcus Ware, Greg Ellis et Anthony Spencer sauront profiter de l’arrivée des Zach Thomas des Dolphins. Le vétéran ne jouera peut-être pas tous les snaps mais il apportera du leadership. La ligne défensive est moins spectaculaire mais Marcus Spears et Chris Canty sont très bon et Tank Williams pourra jouer une saison complète.

On s’attend à voir une défensive supérieure à celle de l’an dernier pour les Cowboys.

L’impondérable: L’instructeur-chef des Dallas est en théorie Wade Phillips mais le coordonateur Jason Garrettest vu par tout le monde comme son éventuel successeur et l’autorité de Phillips pourrait s’en retrouver diminuée. Garrett gagne plus que Phillips et il est considéré comme une vedette montante, un futur génie du coaching. Pendant ce temps, Phillips est vu comme un «yes man» et un dummy donc si la saison part mal, Phillips pourrait perdre le contrôle. Et quand t’as T.O. et Pac-Man dans ton équipe le trouble peut poigner vite…

Le Pronostic : 12-4, premiers de division

Giants de New York

Les Giants ont surpris l’humanité entière en battant les Pats au Super Bowl mais l’exploit sera difficile à répéter.

En attaque: C’est clair que gagner le Super Bowl fait oublier les lacunes qu’une équipe peut avoir. Les succès des Giants en attaque nous ont d’ailleurs enlevé de l’esprit la faiblesse relative de l’offensive new yorkaise. Les Giants ont terminé 4e pour les verges au sol mais 21e pour les verges par la passe et 14e pour les points marqués. C’est clair que c’est un peu de l’histoire ancienne avec tout ce que l’équipe a vécu depuis mais il ne faut pas s’attendre à les voir massacrer leurs adversaires.

Eli Manning doit avoir beaucoup moins de pression sur les épaules maintenant qu’il a amené son équipe au sommet. Il pourra continuer à s’améliorer en paix et ça tombe bien car il a encore des croûtes à manger pour rejoindre l’élite. Son nouveau backup est David Carr et on espère ne pas le voir jouer cette saison.

L’équipe commence la saison avec quatre running backs: Brandon Jacobs, Derrick Ward, Ahmad Bradshaw, Reuben Droughns. On ne s’attend pas à voir Droughns trop souvent sur le terrain mais les trois autres devraient former un excellent comité. Jacobs est lourd et tough, Bradshaw petit et rapide et Ward est un mélange des deux. On a vu dans les séries ce que ces gars-là pouvaient faire et Tom Coughlin ne se gênera pas pour courir en masse.

Du côté des WRs, Plastico Burlesque a raté presque tout le camp à cause d’un savant mélange de blessure à la cheville et de dispute contractuelle. On devrait toutefois le voir à son poste pour le match d’ouverture. Burress s’est fait de nombreux amis avec sa performance au Super Bowl et il devrait connaitre une bonne saison, étant devenu la cible de choix de Manning avec le départ de Jeremy Shockey. C’est moins reluisant quand on regarde les autres WRs : Amani Tommer ne rajeunit pass et il n’a jamais été super bon et David Tyree est blessé assez sérieusement. Il faudra donc que le Faux Steve Smith, Dominik Hixon et Sinorice Moss élèvent leur jeu d’un cran. Le joueur à surveiller sera peut-être le troisième choix des Géants Mario Winnigham… Le TE Kevin Boss tenter de faire oublier Shockey ce qui ne sera pas une mince affaire. Malgré sa grande gueule, Shockey était productif avec une moyenne de 62 catches, 704 v. et 4,5 TDs par saison… Boss n’en fera sûrement pas autant mais il devra démontrer un minimum de compétence offensive.

Pour ce qui est de la ligne, les Giants on obtenu de bons résultats avec leur ligne patchée et ils reviennent avec les mêmes gars cette année. De gauche à droite: David Diehl, Rich Seubert, Shaun O’Hara, Chris Snee et Kareem McKenzie. La continuité c’est important sur la ligne offensive alors ça regarde bien de ce côté-là. En plus ils ont ajouté l’agent libre Shaun Olivea qui joue principalement comme tackle mais peut aider comme garde…. Top notch comme ligne.

L’attaque des Giants devrait être en mesure de tirer son épingle du jeu mais on ne la voit pas comme une de meilleures de la ligue.

En défensive: La retraite de Michael Strahan et la blessure d’Osi Umeniyora priveront partiellement les Géants de leur arme principale: un pass rush de l’enfer. C’est beaucoup grâce à leur ligne défensive qu’ils ont remporté le Super Bowl et la moindre diminution de production de ce côté-la risque d’avoir des conséquences fâcheuses. La pression sera donc forte sur les épaules des DEs Justin Tuck et Mathias Kiwanuka. S’ils ne produisent pas, la tertiaire sera davantage sollicitée et ce n’est pas du tout à l’avantage du New York.

Les linebackers font aussi partie de l’équation quand vient le temps de mettre de la pression sur le QB adverse et cette unité risque de souffrir des départs de Kawika Mitchell (Buffalo) et Reggie Torborg (Miami). Antonio Pierce et Gerris Wilkinson sont encore là et ils auront le grand voyageur Danny Clark comme troisième larron. On s’attend à une perte d’efficacité de ce côté.

La tertiaire a aussi perdu un partant en la personne de Gibril Wilson (S) qui a quitté pour l’asile d’Al Davis. James Butler (25 ans) et Michael Johnson (24 ans) seront donc les safeties partants avec le vétéran Sammy Knight comme police d’assurance. Les cornerbacks seront les compétents Corey Webster et Aaron Ross, deux joueurs qui s’amélioraient à vue d’œil l’an dernier. Les vieilles picouilles Sam Madison et RW McQuarters aideront comme nickel et dimebacks.

Avec ce qu’on a vu des Géants au dernier Super Bowl, il ne faut pas négliger la possibilité que les schémas défensifs de Tim Spagnuolo viennent grandement améliorer la performance des joueurs. En séries l’an dernier, le tout était visiblement supérieur à la somme des parties.

L’impondérable: C’est pas facile d’être le champion défendant et en plus la NFC Est sera âprement disputée. On s’attend à voir les Géants en séries mais ce sera ardu.

Le pronostic: 9-7, troisièmes de division et dans la course pour le Wild Card

Eagles de Philadelphie

Les Phillies ont fini la saison en force l’an dernier et bien des zexperts les voient revenir en séries.

En attaque: Si Donovan McNabb (QB) est en santé, l’attaque des Eagles sera bonne et si Bryan Westbrook (RB) est en santé lui aussi, elle sera très bonne. Ces deux gars sont les fondations de l’offensive philadelphite depuis des années et ils ont encore du gaz dans la tank. McNabb a eu des stats respectables en 2007, malgré un lent début et une absence deux matches: 3324 v., 19 TD 7 INT. Westbrook a été une fantasy football machine comme à l’habitude: avec 1333 v et 7 TD au sol en plus de ses 771 v et 5 TD par la passe. La profondeur des Eagles à ces positions névralgiques est adéquate sans être spectaculaire, Kevin Kolb et AJ Feeley sont les QBs substituts et on compte sur Correll Buckhalter, Lorenzo Booker et Ryan Moats pour donner du repos à Westbrook. Buckhalter est un joueur talentueux mais il est toujours blessé…

La position de receveur de passes est une apparente faiblesse pour les Eagles et ils n’ont pas fait de grandes acquisitions de ce côté-là pendant la morte saison. Le fait demeure que McNabb et Andy Reid savent s’accommoder des WRs qu’ils ont sous la main et obtiennent habituellement de bons résultats. On reste donc avec les Kevin Curtis, Hank Baskett et Reggie Brown, des joueurs adéquats mais sans plus. Les Eagles ont bien repêché DeSean Jackson de California en deuxième ronde mais on le voit davantage comme spécialiste des retours de bottés pour le moment. Le TE LJ Smith est également un élément productif de l’offensive.

La ligne offensive a eu une saison difficile l’an dernier mais le talent demeure en place même Jon Runyan (RT) et William Thomas (LT) prennent de l’âge. L’intérieur de la ligne est également convenable avec Shawn Andrews (RG), Jamaal Jackson (C) et Todd Herremans (LG) Il ne faut pas oublier les backup Max Jean-Gilles (RG) et Winston Justice (RT) qui donnent une profondeur enviable. La ligne devrait être dans la bonne moyenne, au pire.

En défensive: La grosse prise de la saison morte pour les Aigles est bien sûr Asante Samuel. Le CB vedette a quitté les Pats en échange d’une grosse poche d’argent et il donne au Philadelphie un trio de cornerbacks de première classe avec Sheldon Brown et Lito Sheppard. Ce dernier a été impliqué dans des rumeurs d’échange pendant des mois mais il est toujours là et les Eagles devraient le garder. On parle d’un nickelback de grand luxe et vu que le shotgun spread est à la mode on devrait voir pas mal de nickel. Les safeties sont aussi très bons avec le vétéran Brian Dawkins, le sous-estimé Qintin Mikell et Sean Considine, un petit blanc très apprécié des commentateurs-télé. Les Eagles devraient avoir une des meilleures tertaires de la NFL sinon la meilleure.

Pour ajouter à tout ce bonheur, les experts unissent leur voix pour vanter la ligne défensive des Phillies. Les DEs Trent Cole et Juqua Parker ont réussi 17.5 sacks à deux l’an derneir et le nouveau venu Chris Clemons en a réussi 8 à Oakland. Les Eagles ont donc de la vitesse sur le côté et du bon lard dans le milieu en Broderick Bunkley et Mike Patterson. Andy Reid et sa bande sont les rois du roster management en défensive, dénichant toujours de beaux talents à peu de frais.

On a un bel exemple de cette philosophie avec les partants au poste de linebacker: Chris Gocong et Stewart Bradley sont de jeunes joueurs qui graduent au poste de partant à temps plein cette saison et on dit beaucoup de bien à leur sujet. Le jeune vétéran Omar Gaither se joindra à eux pour composer une unité dont l’âge moyen est 24.3 ans… Intrigant.

Le talent est donc solidement en place pour la défensive des Eagles et avec l’imagination du coordonateur Jim Johnson, ça devrait bien aller.

L’impondérable: Le karma des Eagles semble bon cette saison et ils sont dus pour une saison sans trop de blessures. La forte compétition intra-division est probablement le principal facteur X à considérer.

Le pronostic: 10-6, deuxième de division et dans la course au Wild Card.

Redskins de Washington

Les Skins ont réussi à participer aux séries en 2007 suite à une poussée émotive due à la mort de Sean Taylor. 2008 risque d’être un retour sur terre.

En attaque: Ça ressemble à une année de vérité pour Jason Campbell. Ce sera sa deuxième saison complète comme partant et l’équipe autour de lui est assez bonne pour se qualifier pour les séries. Ses stats de l’an dernier: 13 matches 2700 v, 60%, 12 TD, 11 INT. Pas atroce mais pas formidable non plus. Pour ajouter au stress il devra encore apprendre un nouveau playbook cette saison et il devra composer avec l’ombre de Todd Collins. Ce dernier a su galvaniser l’équipe et la mener en séries pendant que Campbell était blessé. La tentation d’y aller avec Collins risque d’être forte pour Jim Zorn, un nouveau coach sorti de nulle part qui travaille pour un proprio volatile… La recrue Colt «Hawaii Jailbird» Brennan a épaté lors du camp mais on serait surpris de le voir sur le terrain en 2008. Vite de même, on dirait que la position de quart est une faiblesse pour les Skins.

Les Skins sont en voiture au poste de RB avec Clinton Portis et Ladell Betts. Ils forment un bon duo et Betts est un substitut de classe en cas de blessure à Portis. Les Skins ont fini 12e dans les verges au sol l’an dernier et ils devraient encore courir pas mal en 2008.

C’est moins reluisant côté receveurs de passes, en fait après Santana Moss, c’est pas trop hot. Moss est un receveur rapide et compétent mais ses performances sont intimement liées à celles de Campbell. Moss a eu une saison médiocre l’an dernier avec 61 catches, 808 v. et 3 TDs. En plus ce n’était guère mieux en 2006 et on parle du #1 des Skins. De son côté, Antwaan Randle-El ne semble vraiment pas parti pour devenir le deep threat qu’on attendait. Il a eu sa meilleure saison l’an dernier mais on parle quand même de seulement 718 v et un TD… Les Skins ont sélectionné Malcom Kelly d’Oklahoma en deuxième ronde, un solide gaillard de 6 pieds 3 dont on dit beaucoup de bien. Il est rare qu’un WR s’impose à sa saison recrue mais dans ce cas-ci, il n’y a pas grand-chose qui se dresse entre Kelly et le poste de deuxième receveur. James Thrash est aussi dans l’équation, on se demande bien pourquoi. Le TE Chris Cooley vient pallier un peu à la faiblesse des WRs. Il est polyvalent, s’aligne comme TE ou comme fulback et il est étonnamment explosif. Il a eu trois saisons consécutives de plus de 50 catches, 700 verges et entre 6 et 8 TDs, en plus d’être le joueur le plus cool de la NFL.

La ligne à l’attaque était tout à fait compétente l’an dernier et tout le monde s’attendait au retour du quintet Samuels/Kendall/Rabach/Thomas/Jansen cette saison. Jim Zorn en a cependant décidé autrement et il a installé le joueur de deuxième année Stephon Heyer au poste de RT à la place du vétéran Jon Jansen. Drôle de décision, on verra bien ce que ça donnera. Les coaches évitent généralement d’avoir des points d’interrogation à la ligne offensive.

On a l’impression que l’offensive des Skins sera très très dépendante de la course.

En défensive: Le coordonateur défensif Gregg Williams a quitté le navire quand il n’a pas été sélectionné comme coach en chef et il a été remplacé par un certain Greg Blache ancien coach de la ligne défensive. Williams jouissait d’une bonne réputation mais on le trouvait surévalué et trop rapide à faire des changements. On verra bien ce que ce changement de cap apportera aux Skins.

La venue de Jason Taylor à la ligne défensive a le potentiel d’être un coup de maitre mais il est déjà blessé et on est en droit de se demander si sa tête n’est pas déjà à Hollywood. On voit d’ailleurs très bien Jason dans une comédie policière du style «duo de flics désassortis»… Il ferait une excellente paire avec Rick Moranis… Le reste la ligne défensive est acceptable avec les DT Kedric Golston et Cornelius Griffin et le DE Andre Carter. Si Taylor est motivé, cette unité pourrait aspirer à l’excellence…

Les linebackers sont top notch chez les Skins, menés par le vieillissant mais toujours fringant London Fletcher. Fletch a réussi 129 tackles en 2007, chapeau! Les autres LBs sont Rocky McIntosh qui s’améliore d’année en année et Marcus Washington qui s’appelle Washington et joue à Washington!!! Super cool! Le jeune HB Blades est également à surveiller, il pourrait commencer à gruger du temps de jeu aux autres.

La tertiaire du Washington est solide sans être grandiose. Les fragiles Carlos Rogers et Shawn Springs sont les CBs partants et quand ils sont en santé, on parle d’un solide tandem. Fred «Double Dildo» Smoot est maintenant le nickelback. Si vous pensez qu’on parle de Smoot juste pour ploguer l’expression «Double Dildo», donnez-vous deux morceaux de robot. Les safeties peaux rouges sont jeunes et talentueux, LaRon Landry tout particulièrement. Celui-là pourrait être le porchain Ronnie Lott. Son partner Reed Doughty est encore en apprentissage mais il promet.

Les Skins devraient être en mesure de limiter les dégâts avec leur défensive qu’on qualifierait de solide.

L’impondérable: Nouveau coach, nouveaux coordonateurs… Jim Zorn était seulement coach des QBs à Seattle et il ne choisissait même pas les jeux… L’apprentissage risque d’être difficile.

Le pronostic: 7-9, 4e de division. La compétition sera trop forte pour eux et leur attaque, la plus faible de la division.