lundi 11 juillet 2011

Histoires de receveurs de passes

Avec le lock-out et toutes les distractions autour du conflit entre les propriétaires et la NFLPA, on néglige le fait qu’une légion d’agents libres attend impatiemment à la maison dans l’espoir d’avoir un emploi lucratif l’an prochain. Pour la plupart, c’est comme d’habitude, on parle de signatures sans histoire. Mais cet été, tout le drama de la Favre Saga des années passées sera remplacé par une aventure encore plus rocambolesque, soit l’histoire de quatre receveurs de passes troublés cherchant encore à prouver leur au monde entier. Au clavier: Stéphane Morneau.

Terrell Owens, Chad Ochocinco, Randy Moss et Plaxico Burress seront tous sur le marché dès la reprise des activités et, pour plusieurs raisons, les médias sont polarisés autour de ces quatre receveurs de passes qui ont fait la pluie et le beau temps dans la NFL au cours des dix dernière années. Allons-y cas par cas, on en jase une bonne fois pour toute et on se dit les vraies affaires avec, au passage, des prédictions complètement aléatoires.

-Terrell Owens-

Stats 2010 : 14 matches / 72 rec / 983 verges / 9 tds

T.O. aura 38 ans en décembre, dire qu’il n’est plus dans la fleur de l’âge n’est pas une exagération. Après un arrêt négligeable à Buffalo en 2009, Owens s’est fait une niche intéressante l’an dernier avec les Bengals et a connu une saison très décente dans une cause perdante. À la surprise de plusieurs, il n’a pas accusé Carson Palmer de quoi que ce soit mais TO a quand même trouvé le moyen d’user son public à Cincy et il n’est plus le bienvenu l’an prochain.

Pour en ajouter, il s’est blessé durant la saison morte (apparemment) et il est en convalescence pour une chirurgie (encore là c’est nébuleux). On parle donc d’un receveur de 38 ans, en convalescence, qui a la réputation d’être une plaie incroyable dans une chambre des joueurs et qui a déjà joué pour cinq équipes dans la NFL. Ce n’est pas un portrait bien rose pour TO.

Si on se souvient bien des deux dernières saisons, le marché n’est pas abondant pour Owens. Son contrat avec les Bills est arrivé après plusieurs semaines d’attentes et les Bengals semblaient être la dernière équipe à vouloir lui tendre une perche l’an passé. Serait-ce donc la fin de la route pour TO, fautes d’options? On pense qu'il sera incapable d’accrocher ses crampons de par sa propre volonté mais si aucun contrat valable ne s’offre à lui, son égo pourrait bien le garder dans les gradins cette année.

Notre prédiction, TO ne touchera pas à un ballon avant Janvier, lorsqu’une équipe décimée par les blessures lui lâchera un petit coup de fil pour tenter l’expérience Owens. Je vous gage un vieux 2 que le coup de fil viendra de la part des Jets qui n’ont pas peur des receveurs problématiques mais talentueux. Qui plus est, TO dans la grosse pomme, c’est un match presque parfait.

-Chad OchoCinco-

Stats 2010 : 14 matches / 67 rec / 831 verges / 4 tds

Ocho vient de connaître l’une de ses pires saisons en carrière avec un heureux mélange de blessures, de situations dysfonctionnelles à Cincy et d’abondance de cibles pour Carson Palmer. L’Ocho est donc moins spectaculaire qu’à l’époque mais à 33 ans, c’est probablement le receveur le plus intéressant sur le marché si le prix est bon. Sauf que le 85 ne vient pas sans problèmes, loin de là.

Depuis la fin de la saison, Chad est impliqué dans à peu près toutes les sphères imaginables, sauf le football. On l’a vu à la télé, au rodéo, dans des spectacles, des défilés de modes, des matchs de soccer et les dernières rumeurs folles l’envoies même faire du MMA. En bref, le Chad n’est pas du tout investi dans sa carrière au football et plusieurs équipes pourraient simplement regarder dans une autre direction pour se sauver les problèmes et l’attention inutile autour d’Ocho Cinco. Par contre, il n’a jamais évolué à l’extérieur de Cincy et on se demande vraiment quel genre de performances il pourrait offrir dans un environnement non-parasitaire avec une organisation digne de ce nom.

C’est là que les Patriots entrent dans le portrait. On sait les dégâts que Tom Brady peut faire avec un receveur explosif (Randy Moss) et c’est intriguant de voir ce que Bellichik offrirait à Ocho Cinco comme rôle dans la formation. Si le Chad est sérieux et que l’offre lui plait, on pourrait le voir briller au moins une saison en Nouvelle-Angleterre avant de redevenir complètement fou et de peut-être rechanger son nom pour Chad MuchoLoco. On ne sait plus trop avec lui mais c’est notre prédiction, un petit contrat de deux ans avec les Pats pour attraper les ballounes du Pretty Tom.


-Randy Moss-

Stats 2010: 16 matches / 28 rec / 393 verges / 5 tds (3 équipes)

Quelle saison de misère Randy Moss vient de connaître. D’abord identifié comme persona non grata en Nouvelle Angleterre et puis littéralement rejeté au Minnesota, Moss est allé disparaître au Tennessee en attendant la fin de ce long calvaire. Le plus drôle dans l’histoire c’est que Moss s’est fait libérer par les Vikings à cause de sa critique très sévère à l’endroit du coach Brad Childress qui a perdu son emploi quelques semaines plus tard. Quand tu dis que rien ne va.

Alors Moss, 34 ans, se cherche un autre contrat pour peut-être finir sa carrière. Les jambes sont encore là mais fidèle à son habitude, l’éthique de travail est à retravailler. Moss est capable du meilleur (ses premières années avec les Vikings et les Patriots) et du pire (Son séjour à Oakland et la saison 2010) alors s’est difficile de définitivement trancher dans son cas. Est-ce que c’est terminé pour Moss ou reste-t-il une grosse saison spectaculaire à le voir voler le spectacle avec sa vitesse et ses mains?

On pense que Randy pourrait rebondir s’il le veut bien. Les Titans ne seront visiblement pas preneur et si on écoute Moss lui-même, il aimerait revenir chez les Pats ou les Vikings pour prouver sa valeur. On n’y croit pas beaucoup par contre. Mais on pense qu’une équipe comme les Lions ou les Rams pourraient prendre un moyen risque et offrir une cible de luxe à leur jeune quart. Les Rams ont passé bien prêt des séries l’an passé avec une collection de receveurs amateurs. Les Lions, eux, ont vu Matthew Stafford être blessé plus souvent qu’à son tour et on pense que la vitesse de Moss aux cotés de la magnificence de Calvin Johnson Jr. Donnerait tout un spectacle pour les partisans à Détroit. Donc c’est notre prédiction, contrat d’une saison avec les Rams ou les Lions pour mousser sa valeur avant de dénicher un dernier contrat de 3 ans avec une équipe qui le surpayera basée sur cette production. Des quatre receveurs observés, Moss pourrait connaître la meilleure saison s’il est dans le bon état d’esprit.

-Plaxico Burress-

Stats 2010 : 35 matches / 212 rec / 2500 verges / 75 touchés (Statistiques non-officielles de l’équipe de flag football du pénitencier de Riker’s Island)

Après deux ans à l’écart du monde civil, Plaxico est enfin libre comme l’air et son intention de revenir dans la NFL est bien réelle. À 33 ans, on suppose que Plaxico a encore du gaz mais on s’imagine que ses jambes ne sont plus tout à fait à niveau pour la compétition de la NFL.

On aimerait mettre tout de suite un bémol sur la valeur réelle de Plaxico qui est comparé à Michael Vick pour son retour au jeu l’an passé. On vous rappelle que Vick est un athlète d’exception qui était une superstar avant de passer du temps derrière les barreaux et à son retour, tout n’était pas rose. Vick a travaillé sur sa coordination et c’est sur le banc des Eagles qu’il a réinventé sa carrière. Plaxico, lui, est plus vieux que Vick lors de son retour et n’est pas à la base un phénomène athlétique. Burress est un receveur format géant, un peu plus lent que la moyenne, qui revient de deux ans d’inactivité. Donc sa vitesse sera encore moins adéquate pour la ligue et sa coordination ne le placera certainement pas dans une position pour être un partant avec une équipe de qualité.

Alors quelles sont ses options? Les Seahawks semblent intéressés tout comme les Rams et les Jets. Plaxico aurait émis le désir de joindre les Eagles s’ils veulent de lui ou les Texans mais eux ne semblent pas à la recherche d’un autre receveur. Notre destination favorite par contre serait les Bears avec Jay Cutler. Plaxico pourrait intégrer un système très évolutif instauré par Mike Martz et son expérience lui serait utile pour épauler les jeunes receveurs erratiques des Bears. On ne sait pas la contribution exacte mais comme 4e receveur, Plaxico pourrait reprendre le train à son rythme et voir où il se situe pour la suite des choses.
Par contre, permettez-moi de douter de la capacité de rédemption d’un joueur un peu tête folle qui non seulement trimballe une arme chargée dans ses poches mais trouve le moyen de se tirer dessus sans avoir été provoqué au préalable. On donne quand même la chance au coureur mais, on est très sceptique.

On vous invite à nous faire vos prédictions dans les commentaires pour les quatre receveurs et aussi, pourquoi pas, lequel est le plus susceptible de faire la manchette pour des frasques à l’extérieure du terrain l’an prochain. On spécule parce que vraiment, on s’ennuie terriblement de la NFL.

samedi 9 juillet 2011

Les Miettes du Weekend: petites nouvelles en vrac

Mise à jour sur les négociations, Peyton Manning prudent avec sa santé, Hines Ward arrêté pour DUI et plus...

-Les négociations dans le but de s'entendre sur une nouvelle convention collective font relâche pour le weekend. Les deux parties seraient sur le point de mettre d'accord sur une formuale de partage des revenues enmtre les joueurs et les équipes mais il resterait pas mal de travail à faire au point de vue des règles sur les joueurs autonomes. En passant le 8th Circuit Court of Appeals a finalement rendu son verdict qui invalide l'ordre de la Juge Susan Nelson de mettre fin au lockout. Vous aviez sûrement oublié tout ça mais à la fin avril cette histoire semblait cruciale. Aujourd'hui les parties sont revenus à la table de négociations alors ces décisions sont moins importantes pas mal.

-Les Jets risquent de perdre un de leurs choix au repêchage: le DL Kenrick Ellis, 3e choix en avril, est accusé de voies de fait et comme il n'est citoyen Jamaïcain, il pourrait être déporté. Ça commence bien mal une carrière. Bien des équipes de la NFL avaient laissé passer le jeune homme car ils ne voulaient pas hériter de ses problèmes légaux.

-Les Buckeyes d'Ohio State se sont vus retirer leur championnat du Big 10, leur victoire au dernier Sugar Bowl ainsi que toutes leurs victoires de la saison 2010. Ces sanctions sont bien sûr les conséquences auto-inposées de la vente d'objets souvenirs pas des joueurs de l'équipe et par la «cover-up» orchestré par le coach Jim Tressell. Les Buckeyes seront aussi en probation pendant deux ans. USC, OSU, ça vient deux gros programmes qui seront en marge de la compétition...

-Peyton Manning a subi une opération au cou et une au genou au cours de la saison morte et il ne sait toujours pas quand il recommencera à lancer des ballons. Le lockout l'a empêché de s'entrainer avec les soigneurs des Colts et il ne veut pas prendre de chances.


-Petite nouvelle qui nous avait échappé: ce bon vieux Chad Pennington a décidé de travailler pour Fox Sports en 2011 mais il n'écarte pas la possibilité de revenir au jeu en 2012. Come on. On aime bien Chad et on aimerait le voir réussir dans la NFL mais il est tellement scrap. Trois opérations à sa «throwing shoulder», on avait jamais vu ça avant. Concentre-toi sur la TV, buddy.

-Nouvelle de dernière seconde: Hines Ward aurait été arrêté pour conduite avec facultés affaiblies tôt ce matin en Georgie. Sa réputation de bon gars risque d'en prendre pour son rhume.

vendredi 8 juillet 2011

Avec du recul : Évaluation des repêchages passés – NFC Ouest

Eh misère. La NFC Ouest. Avec ce qu’on a vu de ces clubs sur le terrain, il ne faudrait pas se surprendre d’apprendre qu’un d’entre eux ait repêché un lama, une plante verte ou nain unijambiste depuis les 3 dernières années! Ça promet!!

Cardinals de l’Arizona :

2008 : Juste pour me faire mentir, voilà que le premier repêchage étudié est très convenable. Cousin du fertile Antonio Cromartie, Dominique Rodgers-Cromortie (CB – 1ere ronde) a le bonheur de partager les mêmes gênes que le CB des Jets au niveau du talent, mais sans son tempérament de moron. Rodgers-Cromartie a intercepté 3 ballons en 2010 soit une diminution de moitié par rapport à sa saison 2009 qui lui avait valu une invitation au Pro Bowl. Il demeure quand même une valeur sûre. Ennuyé par des blessures toute l’année, le 2e choix Calais Campbell a tout même réussi 60 plaqués et 6 sacks en 2010. Il est un pass rusher dynamique, un atout dont l’Arizone a bien besoin. Les blessures ont aussi ralenti le cajun Early Doucet (WR – 3e ronde) tout comme Kenny Iwebema (DE – 4e tour), mais ce qu’ils ont montré lorsque en santé a impressionné Ken Wisenhunt. Le choix de 5e ronde, Tim Hightower (RB) a vu son nombre de verges au sol progresser à chaque saison (736 en 2010), mais paradoxalement, le nombre de touchés fut coupé de moitié durant la même période. La sélection du RB Ryan Williams au 2e rang de l’encan 2011 augure mal pour Hightower tout comme ses 8 échappées en 2 ans. Finalement, soulignons le boni en 7e ronde alors que Brandon Keith est le RT partant sur la ligne offensive.

2009 : Aucun unijambiste réclamé en 2009 chez les Cards, mais ils auraient peut être dû car ce ne fut pas très beau. Nous serons indulgents avec le premier choix Beanie Wells en excusant sa piètre campagne 2010 (seulement 397 vgs au sol) par les blessures. N’empêche que les Cards n’auraient pas ressenti le besoin d’utiliser un 2e choix sur un RB en 2011 si le travail de Wells ne leur causait pas d’inquiétudes. C’est la même chose pour le CB Greg Toler (4e ronde). Il fut un partant occupé l’an dernier, les quarts adverses l’attaquant systématiquement plutôt qu’Antonio Rodgers-Cromartie, mais son rôle futur sera nettement moins important vu l’arrivée de Patrick Peterson via le repêchage 2011. Tous les autres choix sont ou bien inutiles, ou bien déjà partis.

2010 : Cuvée intéressante en 2010 pour l’Arizona, alors que le 1er choix, Dan Williams (NT) répond parfaitement à son rôle de gros tas sur la D-Line pour bloquer le centre. Il est déjà parmi les meilleurs nose tackles contre le jeu au sol. Le 2e choix, Daryl Washington (LB) a eu droit à quelques matchs comme partant et a suffisamment impressionné pour être convoité par les Eagles comme monnaie d’échange si la transaction Kevin Kolb se concrétise. Mais dans le désert, on aime sa vitesse pour se rendre au plaqué et les Cards seront réticents à le laisser partir. La sélection en 3e ronde, Andre Roberts (WR) pourrait profiter du départ possible de Steve Breaston et du fait que Early Doucet n’est pas complètement remis de sa blessure pour occuper un poste de partant dès l’an prochain selon ceux qui suivent de près l’équipe. Quant au LB O’Brien Schofield (4e ronde), il pourrait permettre à l’équipe de se débarrasser du vétéran Joey Porter en toute quiétude. Seul bémol à cette belle récolte, l’inhabilité des oiseaux rouges à se dénicher un QB. En fait, si on additionne le QB rating de John Skelton (5e ronde) et de Max Hall (agent libre non repêché) on obtient à peine celui de Kurt Warner en 2009. Vous avez là l’illustration parfaite de la descente aux enfers de ce club l’an dernier.

En résumé : Les encans 2008 et 2010 se démarquent et mine de rien, la défensive compte plusieurs jeunes au potentiel intéressant. Si le jello prend, l’identité de l’équipe pourrait changer.

Rams de St-Louis :

2008 : Sur la période étudiée dans cette série, St-Louis a eu le 2e, 2e et premier choix overall. Conclusion : ils sont aussi mauvais que les Nordiques du début des années 90, mais rappelons-nous ce qui est arrivé aux fleurdelisés lorsqu’ils ont quitté vers Denver. Sauf qu’il faut faire des bons choix pour ça et on s’est longtemps posé la question concernant le DE Chris Long. Très, très ordinaire du côté droit à ses 2 premières saisons, il a connu une saison plus digne de son rang de repêchage l’an dernier avec 9 sacks et 21 pressions sur le QB. L’arrivée de Robert Quinn à l’autre extrémité de la D-Line devrait l’aider à être encore meilleur l’an prochain. Au 2e tour Donnie Avery (WR) est rapide, mais se remet d’une blessure au genou qui lui a fait manquer toute la saison dernière. Il aura sa place sur le comité de WR de l’équipe, mais il sera intéressant de voir comment un gars qui célèbre excessivement un TD lorsque son équipe mange une volée s’entendra avec le nouveau coordonateur offensif Josh McDaniels. Le reste de l’encan a surtout produit des réservistes, le meilleur étant le LB David Vobora (7e ronde).

2009 : Jason Smith fut le premier choix de l’équipe qui voulait en faire son bloqueur à gauche. Ennuyé par une sévère commotion, il n’a disputé que quelques rencontres à sa saison recrue, la plupart du côté droit droite. Et il n’a pu reprendre son dû en 2010, se faisant coiffer au poteau par une recrue du repêchage 2010 Roger Saffold. Smith est correct à droite et a disputé 15 parties en 2010. Mais on s’attend à plus d’un 2e choix overall. St Louis compense avec le choix de 2e tour, James Laurinaitis (LB) qui lui, excède les attentes. Fils de l’ancienne vedette de lutte Road Warrior Animal, Laurinaitis est le meneur de l’équipe en défense et a réussi plus de 100 plaqués à chacune de ses 2 saisons. Le 3e choix Bradley Fletcher (CB) a connu un cheminement en dents de scie, mais le poste de partant du côté droit sur la tertiaire lui appartient après une bonne fin de saison. On complète le portait avec le DT Darell Scott (4e ronde), un bon réserviste et avec Keith Null (6e ronde) qui a disputé les 4 derniers matchs de l’équipe comme quart-arrière en 2009, sans grands succès toutefois.

2010 : Aucune ambiguïté sur le premier choix 2010, le QB Sam Bradford sera une vedette dans cette ligue pour longtemps. Physiquement, il a tous les atouts et c’est un bon leader qui a déjà pris l’offensive en charge. Il sera intéressant à suivre au cours des prochaines années. Les bons coups ne se sont pas arrêtés là avec la venue de Roger Saffold au 2e tour. Recrue, il a suffisamment impressionné pour déloger Jason Smith du poste crucial de Left tackle. Obtenir ton QB et ton LT des 10 prochaines années dans le même repêchage, c’est du joli! Mais il y a plus. Michael Hoomanawanui (5e ronde) n’a pu disputer qu’une demie saison à cause de blessures, mais le TE a eu le temps d’inscrire 3 TD et s’est établie comme une des cibles favorites de Bradford. Eugene Sims (6e ronde) et surtout George Selvie (7e ronde) se sont déjà solidement établis dans la rotation des DE du club tandis que Jerome Murphy (3e ronde – CB) et Mardy Gilyard (4e ronde – WR) ont excellé sur les unités spéciales, surtout en fin de saison.

En résumé : Plusieurs belles prises ces 3 dernières années permettent aux Rams d’espérer un retour au sommet au cours des prochaines saisons.

49ers de San Francisco :

2008 : Kentwan Balmer (DT-1ere ronde) a été jugé le pire pass rusher du football l’an dernier par Pro Football Focus et sera probablement coupé à l’aube de la prochaine saison. Mais San Francisco le savait déjà. L’équipe en était venue à une conclusion semblable suite à la saison 2009 et avait jeté l’éponge sur leur premier choix. En 2010, c’est depuis Seattle que Balmer a confirmé aux Niners qu’ils avaient fait une grosse erreur d’évaluation en le repêchant. Leur 2e sélection de 2008, le garde Chilo Rachal est devenu un icône à la stupidité du régime Singletary lorsqu’il fut déclassé en raison de pratiques manquées pour la naissance de son fils. Rachal, partant depuis 2 ans, en arrache en protection de passe, mais est un des meilleurs du football pour ouvrir le chemin à ses porteurs de ballon. Le S Reggie Smith (3e ronde) et le WR Josh Morgan (6e ronde) ont été partants, mais un peu par défaut.

2009 : Les Niners n’ont pas hésité longtemps lorsque le WR Michael Crabtree a glissé jusqu’à eux à l’encan 2009. Ils sont peut être moins convaincus maintenant. Le WR déborde de talent et est la meilleure arme de son équipe à cette position, mais une longue grève, une éthique de travail critiquée par ses coéquipiers et une production en deçà des attentes font qu’il ne justifie pas son rang de repêchage pour l’instant. Le RB Glen Coffee (3e ronde) a montré de belles choses comme recrue, mais s’est abruptement retiré du football durant le camp d’entraînement 2010. Scott McKillop (LB – 5e ronde) est derrière un certain Patrick Willis dans le depth chart, nous lui souhaitons donc bonne chance! On complète avec un bonus et un pari intéressant. Le bonus se nomme Ricky Jean-François (7e ronde), un nose tackle très potable doublé d’un danseur d’exception! Le pari est l’agent libre non repêché Alex Boone, qui a le talent d’un all-star, mais dont les problèmes avec l’alcool ont miné la progression. Le jeune homme semble en voie de vaincre ses démons et s’il y parvient, son potentiel est illimité.

2010 : Beaucoup de poids en première ronde pour les Niners alors que les joueurs de ligne offensive Anthony Davis (RT) et Mike Iupati (G) on été sélectionnés. Les 2 ont mérité rapidement des postes de partant, ce qui n’est pas rien. Par contre, si Iupati s’est attiré des éloges, Davis en a arraché, surtout en protection de passe. Taylor Mays (S – 2e ronde) a aussi éprouvé des ennuis à s’ajuster au jeu dans la grande ligue, les QB adverses complétant un inquiétant 81 % de leurs passes contre lui. Cela dit, Mays aura malgré tout la chance de se battre pour un poste régulier cet automne. Si les premiers choix ont eu de la difficulté à répondre aux énormes attentes placées en eux, Navorro Bowman (LB -3e ronde) les a excédées. Avec le départ probable du vétéran Takeo Spikes, Bowman (qui a réussit le plus grand nombre de plaqués du club sur les unités spéciales) a de fortes chances d’être partant lorsqu’on rejouera au football. Mention également au 6e choix Anthony Dixon (RB) qui a vu sa part de terrain en fin de saison lorsque Frank Gore s’est blessé, sans toutefois s’imposer.

En résumé : Les repêchages sont à l’image de l’équipe : décevants et avec des résultats en deçà des attentes.

Seahawks de Seattle :

2008 : Il reste bien peu de choses de cet encan à Seattle. En fait, leur meilleure prise, le LB David Hawthorne, est survenue chez les agents libres non repêchés. Sinon, les Seahawks ont abandonné sur leur premier choix, le DE Lawrence Jackson qu’ils ont échangé aux Lions pour un choix de 6e ronde avant la saison 2010. Le pire, c’est que Jackson a connu sa meilleure saison dans la ville de l’automobile, mais une blessure importante au genou pourrait lui faire manquer beaucoup de football cet automne. Le TE John Carlson (2e ronde) est le choix de repêchage qui a fourni le meilleur retour sur l’investissement. Cependant, cette commotion cérébrale subie en série contre les Bears était déjà la 3e de sa carrière, donc il faut se questionner sur sa durabilité. Le choix de 4e ronde Red Bryant (DE) était finalement partant cette saison, mais il a subi une déchirure du ligament qui a mis un terme à sa saison et qui pourrait avoir un impact négatif sur le reste de sa carrière. Finalement, le RB Justin Forsett (6e tour) est un bon porteur en situation de 3e jeu.

2009 : Aaron Curry est l’exemple parfait pour illustrer à quel point le buzz d’avant repêchage, c’est du n’importe quoi. Curry était le choix sûr, le « blue chip » du repêchage 2009, celui qui ne pouvait pas manquer son coup. Lorsque Seattle l’a choisi au 4e rang, l’échelon le plus élevé pour un linebacker en 10 ans, ils n’ont reçu que des éloges des Mel Kiper de ce monde. Plus maintenant. Remarquez que le gars n’est pas un flop complet. Il est partant, décent en couverture, mais incapable de générer le moindre pass rush. Il ne joue certainement pas à la hauteur de son rang de sélection. Le centre Max Unger, choisi en 2e ronde à manqué 2010 au complet à cause d’une fracture à l’orteil, mais il devrait occuper le rôle de centre partant de l’équipe en 2011. Seuls autres restes de la cuvée 2009, le WR Deon Butler (3e ronde) et le TE Cameron Morrah (7e ronde) ont attrapé quelques ballons pour les éperviers des mers comme réservistes.

2010 : Autre choix élevé, autre déception en 2010. Appelé à remplacer un des meilleurs tackles de l’histoire du sport, c’est sur les épaules du jeune Russell Okung que reposait l’héritage de Walter Jones. Ennuyé par des blessures toute l’année, Okung n’a pu se faire justice, une position intenable lorsque tu dois remplacer un icône. La prochaine saison nous en dira plus sur les capacités du left tackle. Aussi choisi en première ronde, le safety Earl Thomas n’a pas mis de temps à faire sentir sa présence. Déjà partant, ce « ball hawk » a intercepté 5 ballons comme recrue et sera une présence intimidante sur la tertiaire couleur pyjama pendant longtemps. Si le choix de 2e tour Golden Tate (WR) fut bien tranquille sur le terrain, il faut le féliciter pour son flair criminel. Alors que certains commettent des hold-up ou des vols de dépanneur, Tate lui est allé subtiliser des beignes dans une boutique fermée!! B-r-a-v-o! Walter Thurmond (4e ronde – CB), Kam Chancellor (5e ronde – S) et Dexter Davis (7e ronde – LB) ont fourni des contributions intéressantes comme recrue et poursuivront leur développement la saison prochaine.

En résumé : 2010 sauve la donne, mais dans l’ensemble, les Seahawks repêchent mal.

Avec du recul :

Les meilleurs : Les Rams

Les pires : Les Seahawks

-ARTICLE ÉCRIT PAR JR-


mercredi 6 juillet 2011

Le Club de Livres 6VB: These Guys Have all the Fun

L’ami Patate 583 nous offre sa critique de ce livre sur la colorée histoire de la chaine sportive américaine ESPN.

These guys have all the fun est en quelque sorte une biographie de ESPN. On y relate les débuts très modestes de la chaine, les changements multiples de présidents, les nombreux scandales qui ont éclaboussé la compagnie au cours de son histoire, et il ne manque pas de matériel sur ce dernier sujet. On parle aussi de l’évolution de l’entreprise qui vaut aujourd’hui plus que la NFL. Le livre est bâti comme un documentaire. Ce sont des bribes d’entrevue entrecoupés de mise en contexte des auteurs pour nous faire comprendre le propos. Le tout est organisé de façon chronologique pour que nous soyons en mesure de constater l’importance d’un évènement spécifique à un moment précis. On part donc des débuts modestes à Bristol jusqu’à la présentation de la Coupe du Monde de soccer en 2010, en passant par le lancement de ESPN2 et le développement de ESPN.com.

Le livre est fait pour un amateur d’ESPN qui aime tous les sports que le réseau présente, ainsi que ses animateurs vedettes. L’omniprésence du football de la NFL et de la NCAA devrait plaire à n’importe quel fan de foot. On voit à quel point la NFL est importante pour les réseaux de télévision, plus particulièrement pour une chaine qui offre uniquement du sport. Une de mes histoires favorites qui concerne la NFL dans ce livre est la présentation des jeux de coulisses qui ont lieu lors de la renégociation des droits de télévision qui a donné à ESPN le Monday Night Football, les forçant également à changer leur NFL Primetime, qui était une de leurs émissions phares. On parle également en long et en large de l’expérience ratée d’amener Tony Kornheiser dans le trio du match du lundi soir et des frictions que cet essai avait amené.

On peut également voir dans ce livre à quel point les animateurs du réseau ne s’entendent pas toujours et que certains se détestent. Cette situation est transparente tout au long de l’évolution du réseau. Également, on apprend à mieux connaitre les superstars de la chaine. Bill Simmons, un des favoris des verges, est d’ailleurs un de ceux qui est le plus frappant dans ce livre. Ses opinions tranchées cadrent très bien dans le livre et elles sont très pertinentes dans le cadre du livre.

Le livre est assez accrocheur et il est difficile d’arrêter la lecture lorsqu’on s’est installé et que l’on a commencé. Ce qui est bien est qu’on peut le reprendre un peu à n’importe quel endroit et comprendre rapidement ce dont il est question. Le livre est donc parfait pour les lecteurs qui n’ont pas vraiment le temps de lire, mais qui apprécie dévorer un livre lorsqu’ils en ont le temps. L’index à la fin est également très bien fait puisqu’elle compte une dizaine de pages et on peut y trouver les sujets ou les intervenants rapidement et aller à la page qui nous intéresse. Finalement, les entrevues qui ont été effectués pour pouvoir écrire ce livre sont faites de magistrales puisque les gens se sont ouverts à un niveau franchement impressionnant. On entre vraiment dans l’univers d’ESPN et l’incursion en vaut la peine. Un livre assez volumineux (784 pages) où l’amateur de sport trouvera de tout pour satisfaire son appétit, de la NFL aux X Games en passant par la NCAA, la MLB, la NBA et bien d’autres, ce livre nous fait entrer dans un univers sportif unique.

Pour les intéressés, vous pouvez vous acheter le livre sur Amazon

La Note : 4,5 Richard Labbé sur 5.



mardi 5 juillet 2011

L’origine du nom des équipes de la NFL : L’AFC Nord

Après avoir changé de conférence pour le dernier article, nous revenons aujourd’hui vers l’AFC et partons nous balader dans les Franchises des États du Nord. Une région au très fort héritage Historique qu’un homme a grandement contribué à faire naître, Paul Brown. Retour très intéressant et tout en anecdotes sur la genèse des noms portés par des Franchises au nombre de Fans grandissant.

Cleveland Browns : En 1945, la Franchise AAFC de Cleveland organise un concours ouvert aux Fans afin de trouver un nom pour la Franchise. La proposition la plus populaire est alors « Browns », en reconnaissance envers le premier Coach et General Manager de la Franchise, Paul Brown, une figure des sports dans l’Ohio. Trop flatté pour accepter l’honneur, Paul Brown met son veto et préfère choisir seul le nom de “Panthers”. Malheureusement ou heureusement pour lui – c’est selon – un souci juridique empêche Cleveland de porter le nom de Panthers (les droits étant déjà détenus par un businessman). Paul Brown change alors d’avis et accepte l’honneur qui lui est fait. Les Browns déménageront par la suite à Baltimore en 1996, mais devant l’héritage historique, ils ressusciteront dès 1999 en donnant leur nom à la nouvelle équipe de la ville.

Cincinnati Bengals : En 1968, le club d'expansion des Bengals voit le jour en AFL. Le tout nouveau propriétaire, manager et entraîneur Paul Brown, encore lui, n’est cette fois pas aller chercher le nom bien loin puisque les équipes de Football de la ville se sont toujours appelées ainsi. Les anciens Bengals jouèrent en effet en AFL en 1937, en tant que club indépendant en 1938, puis dans la nouvelle AFL de 1939 à 1941 avant que la ligue ne périclite. Paul Brown déclarera d’ailleurs avoir voulu créer un lien avec le passé, ce qui était très important à ses yeux.

Paul Brown, un monstre dans l'histoire du Football

Pittsburgh Steelers : A sa fondation en 1933, l’équipe de Football professionnelle de Pittsburgh décide de prendre le même nom que l’équipe de Baseball bien connue, les “Pirates”. Cependant, après 7 ans d’une identité partagée, le propriétaire Art Rooney veut se démarquer et décide de changer de nom. Il opte alors pour le nom de “Steelers” – les hommes de fer –, un clin d’œil à la forte concentration de fonderies, d’entreprises de métallurgie et de sidérurgie implantées dans la ville. Un nom qui lui plut tout de suite en raison de l’esprit travailleur des “Cols Bleus”, et qui lui aurait a priori été suggéré par l’épouse du responsable de la billetterie de la Franchise.

Baltimore Ravens : Après un passage à vide long de douze ans, Baltimore récupère une Franchise en 1996 lorsque les Browns de Cleveland décident de déménager. Le propriétaire de la Franchise, Art Modell, décide que le nom, les couleurs, et toute l’Histoire des Browns doivent demeurer à Cleveland. Un sondage est alors orchestré auprès des Fans par le journal “The Baltimore Sun” afin de prendre en compte leurs suggestions dans le choix d’un nouveau nom. A l’arrivée, c’est le nom de “Ravens” qui est retenu, devant “Americans” et “Marauders”. Un choix plutôt poétique lorsque l’on sait que le nom a été choisi en l’honneur d’Edgar Allan Poe, qui écrivit le poème “The Raven” (Le Corbeau) à Baltimore, ville dans laquelle il finit d’ailleurs ses jours.

Edgar Allan Poe à l'origine d'un Nickname NFL, qui l'eut cru ?


Article écrit par Domanick43

lundi 4 juillet 2011

L’origine du nom des équipes de la NFL : La NFC Ouest

Après l’AFC Ouest, nous restons aujourd’hui sur la Côte du Pacifique, mais nous changeons de conférence. C’est cette fois-ci au tour de la NFC Ouest d’être passée au crible dans notre tour d’horizon de l’origine du nom des Franchises NFL. Nous allons donc, une fois encore, nous intéresser aux tenants et aux aboutissants qui ont fait que nos équipes préférées portent tel ou tel « Nickname ». Let’s Go !

Seattle Seahawks : Ce nom vient tout simplement d’un concours organisé par les dirigeants de la franchise, à sa naissance en 1976. Plus de 20 000 personnes (20 365 pour être précis) proposèrent pas moins de 1 742 noms différents. A l’arrivée, c’est le Nickname « Seahawks » (les éperviers de mer…), proposé 151 fois, qui fut jugé le plus symbolique par le propriétaire de l’époque, Lloyd W. Nordstrom, en raison du lien spécial que la ville a tissé avec la mer. Le pauvre mourra d’une attaque cardiaque avant de voir le premier match de sa Franchise.

Saint Louis Rams : En 1936, une nouvelle Franchise AFL (American Football League) voit le jour dans la ville de Cleveland, et joint la NFL dès 1937. Le propriétaire principal de l’époque, Homer Marshman, est alors à la recherche d’un nom. Son DG Damon “Buzz” Wetzel, lui suggère celui de Rams, tout simplement car il est à l’époque un fervent supporter de l’une des meilleures universités du pays, les Fordham Rams (une université catholique privée située dans un quartier de New York). Marshman trouve que le nom sonne bien et approuve le choix, tant et si bien que Cleveland décide d’emprunter ce nom et de se baptiser ainsi. Les Rams ne changeront jamais de nom, pas même après leurs deux déménagements à Los Angeles (1946) puis à Saint Louis (1995).

La Franchise déménage souvent mais n'a eu qu'un seul nom jusqu'à présent


Arizona Cardinals : A l’origine, une équipe de Football jouant dans le Sud-Ouest de Chicago en 1898 s’appelait The Normals. Un nom qui changea dès 1901. L’anecdote veut que l’équipe jouait dans un Jersey marron (celui de University Of Chicago) qui, au fil des matchs, avait fini par pâlir et avait pris une couleur à mi-chemin entre le marron et le rouge, le Cardinal… Contrairement à une croyance populaire, l’oiseau appelé Cardinal n’a donc strictement rien à voir dans le choix du nom de l’équipe ! La Franchise se fit rebaptiser les Racine Cardinals, et ce nom fut gardé lorsqu’elle déménagea de Chicago (APFA) à Saint Louis en 1960. Il ne changea pas non plus lorsque la Franchise fit une nouvelle fois ses valises pour Phoenix en 1988.

San Francisco 49ers : L’appellation de 49ers est adoptée dès l’arrivée de San Francisco en AAFC (All-America Football Conference) en 1946. C’est le propriétaire Anthony J. Morabito qui choisit seul le nom, en hommage à l’histoire de la Californie, à ses pionniers, et à la ruée vers l’or de 1849 dans les montagnes de la Sierra Nevada. Ce nom était sensé selon lui démontrer un esprit conquérant et désireux d’aventure. La Franchise gardera son nom lorsqu’elle joindra la NFL en 1950.

Le tout premier logo de la Franchise (de 1946 à 1967), fortement inspiré de l'esprit des pionniers


Article écrit par Domanick43

dimanche 3 juillet 2011

L’origine du nom des équipes de la NFL : L’AFC Ouest

Vos Verges sont orientés farniente ces jours-ci alors nous nous tournons vers notre ami français Domanick43 de NFL Book pour cette divertissante série sur les noms des équipes de la NFL.

Pourquoi votre Franchise favorite porte-t-elle ce nom que vous aimez tant ? Pourquoi cette appellation plutôt qu’une autre ? Bien que loin d’être vitale, la question mérite d’être posée, car peut-être avez-vous jeté votre dévolu sur telle ou telle Franchise en raison de la sonorité ou de ce qu’évoque pour vous le nom de l'équipe. Je vous propose donc de faire un tour d’horizon NFL, avec l’origine du « Nickname » pour chacune des 32 équipes actuelles. Nous commençons aujourd’hui de manière totalement aléatoire par l’AFC Ouest, puis nous continuerons par les autres divisions prochainement, au gré de l’humeur du jour…

Denver Broncos : Ce surnom fut, comme beaucoup d’autres (vous allez le découvrir dans les jours à venir), décidé suite à l’organisation d’un concours qui se déroula durant le mois de janvier 1960. Denver ayant un héritage et une image liés au Far West, c’est le nom de Broncos qui en sortit vainqueur pour désigner l’équipe qui évoluait alors en AFL. À noter que l’équipe de baseball de Denver s’appelait déjà les Broncos en 1921.

San Diego Chargers : En 1960, la toute nouvelle franchise AFL de Los Angeles organise un concours afin de trouver un nom à son équipe professionnelle. Après avoir proposé le nom de « Chargers », Gerald Courtney, un supporter habitant à Hollywood, se voit offrir un voyage au Mexique tous frais payés, de Mexico City à Acapulco, les dirigeants ayant jugé son appellation la plus probante. Trois raisons sont avancées : le nom est dynamique et il sonne bien, le nouvel emblème du club est un cheval, mais surtout, il plait à Barron Hilton, tout nouveau propriétaire qui a carte blanche concernant les décisions. Même si la Franchise déménage à San Diego dès l’année suivante, ce nom est gardé, d’autant que le cheval du Président porte maintenant le nom de « High Voltage » en référence à l’ « éclair » des Bolts. Hilton, à l’époque grand ponte de la chaîne hôtelière du même nom (le grand-père de la tristement célèbre Paris Hilton…), dira d’ailleurs : « I liked it because they were yelling « Charge » and sounding the bugle at Dodgers Stadium and at USC games ».




Oakland Raiders : En 1960, l’équipe d’Oakland organise un concours afin de trouver un nom pour sa Franchise AFL. Les Fans votent en masse pour le nom de Senors. Cependant, celui-ci ne semble dans un premier temps pas convenir aux dirigeants. À tel point qu’avant que la saison ne débute, le Front Office opte pour le nom de Raiders, occultant totalement celui de Senors, en faisant en sorte que personne ne se souvienne de cette appellation, ni même du concours préalablement organisé. Le choix définitif du nom de Raiders n’est cependant pas réellement connu, même s’il apparaît comme étant celui du propriétaire principal Y. Charles « Chet » Soda et de ses actionnaires…

Kansas City Chiefs : Cette équipe, issue de l’AFL, a d’abord évolué à Dallas sous le nom de « Texans ». Elle fait ensuite ses valises pour Kansas City (Missouri). Un concours est alors proposé aux fans pour le choix du nouveau nom. Lamar Hunt, propriétaire du club, se laisse séduire par la proposition « Chiefs », qui rend hommage au maire Roe « The Chief » Bartle pour sa contribution à la franchise. Ce dernier, flatté, décide d’agrandir le stade et assure que l’équipe vendra trois fois plus de billets d’entrée qu’à Dallas. L’histoire ne nous dit malheureusement pas ce que le fan a gagné grâce à sa proposition.




Demain : la NFC Ouest